Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter...
James
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James J. Miller
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AVATAR : Seth Kuhlmann

ANNÉE D'ÉTUDE : 6ème

DC : Calypso R. Storm (à privilégier pour les MPs !), Nine Werthem, Samson H. Hugher et Harmony Chanteloup

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COMMENTAIRES : J'ai tué, j'ai été arrêté, j'ai été placé dans un hôpital psychiatrique mais j'en suis sorti. Je suis retourné dans cette académie juste pour La revoir encore et encore. Mais désormais je ne suis plus le même. Mon objectif ? Vous prouver que le gouvernement est la meilleure chose qu'il soit et si vous venez me dire l'inverse, je vous tuerai. Je suis Platine et celui qui se dressera devant moi connaîtra le même sort que Jonathan Winson.
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MessageSujet: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Mer 6 Aoû - 20:51

James était debout, immobile devant le grand portail d'entrée de l'Académie Weins, un sac posé à côté de ses pieds. Aujourd'hui, le Platine n'allait pas assister aux cours ni même aux entrainements : il avait été chargé d'une mission autrement plus importante ! James allait, avec quelques-uns de ses camarades, faire un tour des écoles afin de montrer aux jeunes citoyens américains que malgré la fusillade, l'Académie Weins restait une famille unie et qui faisait face à l'adversité sans hésiter et qui ne se laissait jamais abattre par les méchants agresseurs ! James était fier de son école et ce n'était pas la première fois qu'il sortait de l'établissement pour aller faire partager sa motivation avec les jeunes élèves de primaires, de collèges ou de lycées. Habituellement, James était avec Jade et les deux formaient un excellent duo qui ne laissait rien au hasard. Ils étaient populaires et appréciés des jeunes car si James était un excellent pédagogue, Jade avait un charisme qui n'avait rien à lui envier et voir deux belles personnes comme les deux Platines, ça donnait forcément envie de devenir comme eux. Le duo sortait régulièrement de l'Académie et ils étaient plusieurs fois sorti de la ville pour aller visiter des établissement au Texas ou en Californie, par exemple. L'Académie Weins était connue dans tout le pays et tous les établissements rêvaient d'avoir un groupe d'ambassadeurs pour remettre sur le droit chemin les quelques abrutis perdus et pour motiver encore plus ceux qui rêvaient d'un bel avenir. Certains établissements à l'étranger avaient également demandé à ce qu'un groupe d’ambassadeurs viennent les visiter, sachant que tout serait payé par le pays d'accueil évidemment, mais jusqu'à présent, Edmund Weins s'était contenté d'envoyer ses élèves dans le pays seulement. Certains établissements avaient été jusqu'à demander un parrainage avec l'Académie pour permettre à leurs élèves de profiter de l'enseignement si parfait de Weins et aux Weinsiens de venir propager la bonne parole dans l'établissement étranger mais là encore, Edmund Weins avait refusé en prétextant que pour le bon fonctionnement de l'Académie Weins, il fallait qu'il choisisse lui-même les élèves. Les autres établissements n'avaient pas insisté, ne voulant pas se retrouver sur liste noire étant donné que Harmony Chanteloup pouvait toujours passer si on en faisait la demande suffisamment longtemps à l'avance et que ça collait avec son emploi du temps.
L'Académie avait fait plusieurs paires d'élèves qu'il envoyait à travers le pays ou dans la ville mais si elles fonctionnaient toutes très bien, les établissements et les élèves se rappelaient surtout du duo Jade-James. Il n'était d'ailleurs pas rare qu'un jeune arrivant à l'Académie reconnaisse les deux qui lui avaient ''montré la voie''. James était celui qui amenait la bonne ambiance et c'était souvent le plus accessible des deux. Les élèves n'hésitaient pas à lui poser des questions et, étant très bon orateur, il n'avait aucune difficulté à y répondre avec le sourire. Jade, elle, représentait l'élève sauvée qui était passée de rien à une championne d'athlétisme reconnue et surtout à quelqu'un de respectée : les élèves l'adoraient, la trouvaient magnifique et son évolution permettait au dernier de la classe de se dire que lui aussi pouvait devenir quelqu'un d'incroyable s'il s'en donnait la peine. James et Jade s'entendant très bien, il n'y avait jamais de problème à les laisser seuls pendant quelques jours et tout récemment, James avait confié à son amie qu'il la considérait comme une petite-sœur. Pendant la fête qui avait eu lieu à la mairie, James avait volé au secours de Jade, prouvant par là-même qu'ils étaient bel et bien liés tous les deux, et ils avaient passé une excellente soirée. La fête était finie depuis près d'une semaine et l'ambiance à l'Académie avait fini par redevenir normale, les Cheerleaders avaient remporté une compétition quelques jours plus tôt et aujourd'hui, James, Jade et trois autres personnes allaient partir ensemble pour vendre l'école aux jeunes. C'était une mission importante et James ne laisserait personne la faire échouer...

« Bonjour Kennedy, comment vas-tu ? Tu m'as l'air tout excitée ! C'est la première fois que tu sors de New-York depuis ton arrivée ici ? »

Le Platine accueillit avec un grand sourire la petite blonde qui allait les accompagner. Kennedy aurait dû quitter l'académie quelques années plus tôt mais elle avait demandé à rester plus longtemps afin d'aider plus de personnes et c'était donc tout naturellement à elle qu'avait pensé James lorsqu'on lui avait proposé de choisir trois autres personnes, en plus de Jade et lui. C'était Calypso qui avait fait passer l'ordre du directeur à James qui s'était immédiatement empressé de choisir ses compagnons. C'était ensuite la Reine qui avait été chargée de prévenir chaque personne de l'obligation d'accompagner James hors de la ville pour présenter l'Académie aux jeunes. En soit, la mission était agréable et permettait de faire changer d'air les personnes présentes mais il est vrai que James ne pouvait pas être au courant de tout et il ne pouvait donc pas savoir qu'il risquait d'y avoir des frictions au sein de son groupe. Juste après Kennedy, ce fut au tour de Jade d'arriver et James salua sa partenaire habituelle en lui demandant comment elle allait. Quelques instants après, H. arriva, parfaitement à l'heure : pas une minute d'avance et pas une minute de retard : parfaite, comme d'habitude. James avait demandé H. dans son groupe car il l'appréciait, malgré le fait que Justin semblait particulièrement méfiant à son propos, et elle était relativement connue dans New-York et ajouterait donc un côté ''célébrité'' au groupe, ce qui ne pouvait être que positif ! Quoi de mieux qu'une star pour donner envie aux élèves de devenir comme elle ? Quoi de mieux qu'une star ? Eh bien une deuxième star...

« Bonjour Allegra ! Je suis ravi que tu ais eu le temps de venir ! C'est très gentil de ta part. Il ne nous manque plus qu'une personne et nous pourrons partir ! »

James sourit à la Zinc et cinq minutes plus tard, une limousine se gara rapidement devant le portail. La porte s'ouvrit et Harmony Victoire Chanteloup sortit du véhicule en souriant alors que sa garde-du-corps s'empressait de charger les différents bagages des élèves dans le coffre.

« On est partit, alors ! »

James s'assura que personne n'oubliait rien et tout le monde monta dans la voiture qui démarra en direction de l'aéroport. Si les journées allaient être longues pour certains, James était content de s'éloigner de Weins pour profiter d'autres paysages et d'une compagnie plus que sympathique !




ORDRE : JAMES - COOKIE - HARMONY - JADE - H.

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Texte : #A87940

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. J'aime le gouvernement et je remplis donc cette mission pour lui. Prends garde à toi car je ne reculerais jamais. »
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Mer 6 Aoû - 23:23



C'était aujourd'hui. Mais qu'est-ce qu'il y avait donc aujourd'hui ? C'était le grand jour, le grand départ, le jour J, le jour tant attendu. Mon réveil avait sonné et je m'étais réveillée avec cette magnifique pensée. C'était le jour où enfin j'allais enfin pouvoir accomplir ce pour quoi j'avais été créée : répandre la bonne parole de Gordon. Arrêter avec vos histoires de religion, les platines ne sont pas une secte. Nous allions parler de Gordon certes, mais aussi de Weins. Je n'allais pas que répandre la magnificence de Gordon. C'était autre chose aujourd'hui que j'allais faire. L'académie Weins qui m'avait accueillie en tant qu'élève m'avait confié une incroyable mission. Je devais avec l'aide de mes camarades, aller dans les écoles pour parler de l'académie aux jeunes âmes perdues que je rencontrerais. Vanter les mérites de l'académie, leur donner envie de nous rejoindre. Une tâche bien plus complexe que de remettre un plomb sur le droit chemin. Convaincre des personnes ayant une mentalité bien plus jeune que la mienne, étant même plus jeune que moi, c'était très difficile en soi. Mais je ne manquerais pas à ma tâche, je le promettais. D'autant que j'avais la pression sur moi. J'étais à Weins depuis très longtemps, on pouvait presque dire que je faisais partie des meubles, j'avais décidé d'y rester, mais c'était très différent lorsqu'on connaissait les compagnons de voyage que j'aurais. James Miller ou Jade Thomas n'étaient pas à leur première mission d'éducation. Ils devaient sans doute se connaître très bien, faire des blagues entre eux que nous ne pourrions pas comprendre, ou peut-être qu'ils ne voudraient pas de moi. J'ôtais cette pensée de mon esprit. J'étais une platine, je m'appelais Charlotte Kennedy Cook, je ne devais pas avoir peur. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. J'étais à la fois terrorisée et totalement excité à l'idée de pouvoir le faire.J'enfilais mes chaussettes, puis mit mon jean et décida de m'habiller avec un simple t-shirt. Certes un t-shirt blanc ça faisait un peu style colonie de vacances ou négligé. Ah non je ne pouvais m'habiller comme ça ! Je gardais mon jean tout de même, trouvant ça plus agréable et je commençais à farfouiller dans mon armoire. Je fis une pause dans mes recherches. Je n'étais pas toute seule dans ma chambre. J'aurais dû réfléchir avant de me coucher hier à ce que je pouvais mettre. Reb m'aurait peut-être aidé. J'observais un instant Rebecca qui dormait dans le lit. J'avais dû me lever bien plus tôt que pour aller en cour. Donc il ne fallait pas que je réveille ma compagne. Ce serait cruel et je sais que même si cela vient de moi, personne n'apprécie d'être réveillé impunément dans son sommeil. Je me décidais pour un haut fluide blanc avec une veste assez chaude. Mes cheveux sécheraient plus tard. J'enfilais deux ou trois bijoux en plus, puis observa le lit. Rebecca dormait toujours. Je l'embrassais sur le front, cette partie moins sensitive que le reste du visage et bien plus solide, car donnant directement sur le crâne. Oui les cours de sciences pouvaient m'être utiles parfois. Je ne voulais pas la laisser, mais je n'avais pas le choix. Bien sûr elle était au courant de ce que j'allais faire et même si je partais pour plus d'une journée, elle saurait tenir le coup. D'un coup je ressentis une étrange sensation de peur et de jalousie. Que ferait-elle en mon absence ? Que pourrait-il lui arriver ? Et si elle se faisait agresser ? Et si on la cabriolait ? Et si ... Je sentis ma respiration se couper nette. Non ma compagne était bien plus forte que des crétins de gamins et cela me confortait dans l'idée que plus de personnes entendraient ma douce parole gordonienne et moins de questions je me poserais. Oui il fallait que je le fasse, que je fasse confiance à Rebecca sur les potentiels dangers.

Prenant mon sac déjà prêt à prendre sa place initiale sur mon dos,je me dirigeais alors vers la cuisine pour prendre une tasse de thé. Je trouvais alors un mot écrit par ma compagne « Fais un bon voyage ! N'oublie pas de vanter les nombreux mérites de l'académie Weins ! Je suis fière de toi. Que Gordon soit avec toi. Je t'aime. ». Les larmes me montèrent aux yeux. Mais je devais me contrôler. Elle pensait absolument à tout, mademoiselle Rebecca Dawson et j'avais beaucoup de chance de l'avoir comme petite amie. Elle avait probablement dû faire des expéditions de ce genre un jour ou l'autre, vu comment elle parlait bien, mais aujourd'hui c'était à mon tour de montrer de quoi j'étais capable. Je pliais le petit mot et le mit dans la poche de mon jean. Je saisis mon sac pour partir, buvant mon thé comme une dévergondée. Non je n'étais pas en retard, mais je voulais être en avance. Faire attendre les gens n'étaient pas mon style. Ma moto m'attendait en bas. L'académie était assez loin de mon immeuble, mais je décidais d'y aller à pied. J'avais le temps après tout et j'avais bien trop peur que ma moto ne se retrouve abîmée si je le laissais à l'académie. Les plombs étaient vicieux, on ne savait jamais ce qu'ils pourraient en faire. Je ne faisais pas confiance, à aucun d'eux. Sauf Lexy. Et Frédéric Host, quoique ce fut particulier. Et Eloïse que j'avais rencontré à la mairie pour fêter l'anniversaire du président et qui se posait des questions très intéressantes. Le reste ne méritait pas ma confiance, mais mon amour, mon aide et ma pitié de voir qu'ils ne connaissaient pas la splendeur de Gordon. Pauvres d'eux ! Je les plaignais. Mais jamais je ne désespérerais de les remettre dans le droit chemin. J'y arriverais, c'était ma mission. C'est pour ça que je restais à l'académie. Tout en divaguant sur mon idéal sans plombtitude et l'envie de gordoniser le monde, j'arrivais enfin à l'académie. Mes yeux pétillaient de platineries. Et lorsque James Miller que je connaissais sans réellement le connaître, m'appela Kennedy, je me rendis compte que oui je n'étais pas toute seule et qu'on pouvait me parler. Cela me faisait tout bizarre lorsqu'on m'appelait par mon prénom en entier que ce soit Kennedy ou même Charlotte, j'avais tellement l'habitude qu'on me donne des surnoms, parfois stupide que les manières polies de James sur ce point me perturbèrent un instant. Mais je me focalisais sur la suite de ses paroles notamment la demande par rapport à sortie de New York. Oui c'était vrai je n'étais jamais sortie de New York.

« Oui tu te rends compte ! En vingt ans c'est la première fois que je sors de la ville ! Qui plus est pour une si noble cause. Tu m'étonnes que je sois toute excitée. Je me retiendrais même de sauter partout comme une gamine.

J'en mourrais d'envie. En me rappelant que c'était ma première sortie de la ville depuis que j'étais née, James avait réussi à redonner à ce voyage encore plus d'excitation qu'auparavant. Le seul soucis que je pourrais avoir en tête était que l'académie sans James allait sûrement perdre en prestige platinesque, mais je me rassurais en me rappelant que le fort Caleb Reed et ma magnifique Rebecca serait là pour tenir les rênes de l'établissement. Et puis les professeurs aussi, n'est-ce pas ? Tout se passerait bien en notre absence. Les yeux pétillants j'observais le bâtiment dans lequel les étudiants weinsiens allaient en cour. Je n'avais jamais pris le temps de le regarder sous cet angle depuis que j'y étais entrée il y a sept ans de cela peut-être, je ne sais plus, le temps s'effaçait devant moi, de sorte que je n'avais penser à rien d'autres ses dernières années que Gordon, Rebecca, Jason, le Sud et répandre la bonne parole. Bien sûr il y avait eu la fusillade, mais c'était un détail ... non j'arrêtais de penser à ça, sinon je savais très bien que je pouvais me sentir très mal, triste et ce n'était vraiment pas le moment. Je ne savais pas qui venait à part James et Jade. Cette dernière arriva peu de temps après moi. C'était la championne du club d'athlétisme, qui prenait toujours un malin plaisir à me battre tout en essayant de me faire dépasser les limites. Et elle y arrivait très bien. Je l'aimais bien.

« Jade ! Je suis heureuse que tu sois là ! Ça va être génial de faire ça !

Les lumières clignotaient presque dans mes yeux tellement ils étaient remplis de fascination. Autant pour Jade Thomas que pour l'aventure dans laquelle nous nous embarquions. Pile à l'heure du rendez-vous Hypathie Allegra Lockhart arriva. J'étais également fascinée par sa beauté. Autrefois, je la vénérais presque. Ma vénération s'était adoucie par la présence de Rebecca, mais lorsque je la vis proprement habillée, maquillée et coiffée, je restais scotchée. Elle était belle et méritait bien cette popularité autant auprès des garçons qu'auprès des filles. Mais elle semblait tellement inaccessible parfois. Comme si elle valait mieux que tout le monde en le sachant très bien. Sans doute était-ce le cas. Je ne dis pas un mot devant elle, lui adressant un simple sourire et mon regard pétillant de petites lumières. C'est alors qu'arriva Harmony Chanteloup. Oh mon dieu ! Je l'adorais pour tout ce qu'elle faisait, mais jamais je n'avais eu la chance de la rencontrer en vrai ; Tout ça faisait beaucoup d'émotion pour moi. Entre la popularité grandissante de Jade, celle irrévocable d'Allegra Lockhart et la célébrité de Mademoiselle Chanteloup, c'est comme si je me sentais toute petite dans ce monde. Moi j'étais Cookie, la petite, la gentille, la platine de service, celle qu'on ne prend jamais au sérieux et qu'on ne respecte pas forcément. J'étais minuscule. Même face à James que j'avais rencontrée lors de la fusillade et qui était mon sauveur, j'étais ridicule dans mes basket, mon jean et mon haut. Mais je ne fis comme si de rien n'était. Si les gens me voyaient, ils ne verraient que mes yeux pétillant. James donna le top départ et alors que je voulais mettre mon sac dans le coffre moi-même, le garde du corps de mademoiselle Chanteloup s'en occupa. Je l'observais un instant, puis vérifiant que j'avais tous les papiers sur moi, dans une poche intérieure de ma veste, j'embarquais dans la voiture à la suite des autres.

Je n'étais pas habituée à voyager dans une limousine. Imaginez une fille originaire du quartier Sud qui a plus l'habitude de voyager à pied ou en moto être dans une limousine où on peut étendre ses pieds. C'était grandiose ! Je ne dis pas un mot pendant tout le trajet regardant mes mains et jouant avec mes doigts. Nous arrivâmes enfin à l'aéroport. Je voulus reprendre mon sac, mais le garde du corps me le prit avant que je puisse faire quelque chose. Je restais bouche-bée, mais cela semblait normal pour tout le reste du groupe. L'aéroport était grand autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. J'allais enfin voyager, j'allais enfin découvrir notre beau pays. Terrifiant, mais à la fois excitant. C'était à mon tour de montrer qui j'étais et que je pourrais me montrer à la hauteur de la tâche qu'on m'avait confié. J'étais prête.

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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 7 Aoû - 11:46

« Mademoiselle Chanteloup, l'Académie Weins nous a contacté et... »
« Ho qu'est-ce qu'ils ont dit ? Dites-moi tout ! Et pourquoi est-ce qu'ils ne m'ont pas appelée directement ? »
« Hum... Bah c'était un mail. »
« Le truc bizarre sur l'écran? »
« Oui. »
« Ha... »
« Oui donc je disais que l'Académie Weins voulait savoir si... »
« Mais pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas appelé ? »
« Roh mais laissez-moi finir, mince à la fin! »
« Pardon ! »

La garde-du-corps de Harmony se frotta le front alors que la chanteuse, déjà passée à autre chose, chantonnait en souriant. Bon Dieu ce qu'elle était épuisante celle-là !

« Bref. Ils ont envoyé un mail et ils m'ont appelé, pendant que vous étiez en répétition, pour demander si vous pouviez accompagner un groupe d'étudiants pour faire le tour des écoles et... »
« Vous avez dit oui, hein ? »
« Et bien vous devez répéter et... »
« Moi j'aurais dis oui... »
« Vous quittez le pays dans moins d'un mois et.... »
« Je vois pas pourquoi vous n'avez pas dit oui... »

La garde-du-corps fronça les sourcils et la petite blonde s'arrêta, absolument pas consciente qu'elle était imbuvable depuis le matin.

« Compte tenu de votre capacité à faire l'inverse de ce que vous devez faire, j'ai dit oui. »
« Youpiiii ! Ha vous êtes géniale ! »

Et la chanteuse de sauter dans les bras de sa garde-du-corps comme si elle n'avait pas été insistante et énervante quelques instants plus tôt. La femme ne put s'empêcher de sourire en serrant la petite blonde contre elle : c'était frustrant mais elle ne parvenait pas à rester fâché plus de deux minutes avec la chanteuse. Et pourtant, elle aurait dû ! Harmony n'avait aucun sens des priorités, elle passait du coq à l'âne sans se demander si sa garde-du-corps suivait et elle n'obéissait qu'à ses propres instincts ! Mais en même temps, elle était attentive, douce et prévoyante et la femme ne pouvait pas lui en vouloir. Ce n'était pas de la faute d'Harmony si elle était comme ça... Elle était différente et il fallait faire avec... mais elle était quand même sacrément chiante quand elle s'y mettait...
Les ambassadeurs de Weins étaient censés partir dans une semaine et la petite blonde s'activa donc pour faire tout ce qu'elle aurait dû faire pendant qu'elle serait absente. Elle enregistra quelques chansons, se présenta à trois séances d'autographes dans le pays, assista à tous ses cours de danse et de technique vocale, exigea de sa garde-du-corps qu'elle envoie un mail avec marqué « je pars faire un tour avec les ambassadeurs de Weins, youpi ! Bisous bisous ! » à Hunter, mail qu'elle n'envoya pas mais affirma l'avoir fait (non mais sérieusement ! On n'envoyait pas des mails pour écrire ce genre de chose, mince alors! Et encore moins quand c'était pour l'envoyer au vice-directeur de l'Académie Weins !)... Bref ce fut une semaine chargée et lorsque le duo atterrit à New-York, un jour avant le départ des ambassadeurs, la garde-du-corps enferma Harmony dans une chambre pour pouvoir profiter d'une soirée au calme, sans être obligé de parcourir la ville de long en large pour retrouver cette boule d'énergie courte sur pattes ! La garde-du-corps allait devoir accompagner Harmony, évidemment, et si elle appréciait la petite blonde, elle n'aurait néanmoins pas été contre quelques jours de vacances... elle s'apprêtait à faire ses valises lorsqu'elle fut dérangée par un coup de téléphone lui annonçant qu'on envoyait un nouveau garde-du-corps pour le voyage des ambassadeurs et qu'elle pouvait donc se reposer tranquillement. La femme hésita entre le soulagement et le stress mais finalement, elle s'endormit comme une masse sans avoir pris le temps de trouver une solution. Ce furent des coups répétés contre la porte qui la réveillèrent et elle ouvrit la porte, l'arme au poing, pour faire face à Harmony.

« Qu'est-ce que... »
« On va être en retard si on ne part pas maintenant... »

La garde-du-corps regarda sa montre, affolée, et se rendit compte qu'ils avaient un quart d'heure pour traverser la ville et que ce n'était absolument pas faisable.

« Il y a un monsieur qui a voulu entrer dans ma chambre en disant qu'il était mon nouveau garde-du-corps... »
« Oui c'est vrai ! Je ne peux pas vous accompagner, je vous récupérerais à votre retour ! »
« Ha... Il faudrait peut-être le sortir de la salle de bain alors... »
« De la... Euh... Bon je ne vais pas essayer de comprendre ce qu'il fait dans la salle de bain... Descendez et je m'occupe du reste ! »
« D'accord ! »

Et la petite blonde partit en sautillant alors que sa garde-du-corps se jetait dans la salle de bain pour délivrer le nouveau garde-du-corps, d'ors-et-déjà traumatisé. Le trio se retrouva à l'entrée, où Harmony salua amicalement l'homme comme si elle ne l'avait jamais vu et la femme se plaint de l'énorme limousine qu'on leur avait attribué : ils allaient mettre des heures à se déplacer avec ce mastodonte ! Harmony monta docilement dans la grande voiture alors que sa garde-du-corps confiait le volant à son remplacant.

« Bon voyage, Mademoiselle ! Je vous verrais quand vous rentrerez ! »
« Reposez-vous bien et le sirop à la barbe-à-papa est délicieux ! »

La limousine démarra en dérapant et le nouveau garde-du-corps se faufila dans la circulation, le pied sur l'accélérateur.

« Vous conduisez drôlement bien ! »

Ils arrivèrent à l'Académie avec cinq minutes de retard, un miracle vu le temps qui était normalement nécessaire pour traverser la ville..., et la chanteuse sortit de la voiture en souriant alors que l'homme se chargeait des bagages. Elle ne connaissait personne parmi les étudiants présents mais ils avaient tous l'air aimables alors lorsqu'ils démarrèrent, la machine se mit en marche :

« Enchantée de vous connaître ! Je m'appelle Harmony ! Et vous? »

Evidemment que tout le monde connaissait Harmony mais dans sa naïveté, elle ne s'en était pas rendue compte...

« Ho j'aime beaucoup ton haut ! Il est très mignon ! »

Harmony sourit à Kennedy, à qui elle venait de faire le compliment, puis tourna la tête vers H. :

« Il me semble t'avoir déjà vu quelque part... Mais ma mémoire est tellement mauvaise que je ne m'en rappelle pas, désolée ! » et, se tournant vers tout le monde « Ho ! J'espère que ça ne vous gêne pas si je vous tutoies ! »

Harmony lissa sa tenue, une robe d'un bleu identique à ses yeux qui était entièrement recouverte d'une surcouche en dentelle transparente, très élégante. La robe avait été faite sur-mesure et, comme pour toutes ses tenues, elle ne paraissait pas ridicule sur Harmony et lui donnait un air angélique. Nul besoin de préciser qu'il fallait avoir l'état d'esprit de la blonde et son physique pour pouvoir porter ce genre de tenue sans sembler grossier et déplacé...

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Texte : #666699

« Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. »

Spéciale dédicace à Thomas *
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 7 Aoû - 14:28

Un peu de gloss sur mes lèvres et ma tignasse à dompter. Je me regardais dans le miroir de ma chambre, la tête clairement ailleurs. Beaucoup de choses s’étaient passées. Et la dernière en date était le retour de Jayden, après cinq ans d’absence. Cinq ans de silence, c’était long. Et il avait réussi à faire voler en éclat mon sentiment de sécurité. Je me fixais un moment. Non, c’était une nouvelle épreuve, comme la fusillade. Il fallait se relever, reconstruire ce sentiment de sécurité, cette enceinte. Car oui, je restais convaincue que cette académie était la meilleure opportunité pour les jeunes de notre âge. Elle offrait un enseignement de qualité, prônant un esprit sain dans un corps sain. Cette école était celle du pardon. Elle offrait une nouvelle chance pour un avenir meilleur. J’aimais cette école, tout comme M. Gordon qui avait la bonté de prendre soin de nous et de ne pas nous considérer comme des causes perdues. Je lui devais tout. Mon salut, ma vie, à lui comme à M. Weins qui s’occupait de moi comme un parent envers son enfant en m’offrant un toit, des vêtements et subvenant à tous mes besoin. Et j’étais fière… non, honorée que M. Weins aie confiance en moi au point de me confier un rôle d’une grande dignité. Depuis un bon moment, je travaillais avec James Miller, l’un des jeunes hommes les plus honorables de l’Académie, pour présenter notre école et ses bienfaits dans les lycées du pays. C’était une telle confiance. Après tout, j’étais une ancienne droguée violente, mais M. Weins ne voyait pas cela en moi, non… Et ça me rendait fière. Travailler avec James m’avait offert une confiance en moi qui m’avait manquée. D’habitude, je ne travaillais qu’avec lui, en binôme. On se connaissait si bien que cela nous était naturel. Mais aujourd’hui, les choses seraient différentes. Aujourd’hui, nous allions quitter New-York, ce qui en soi était déjà une aventure bien que j’y sois désormais habituée, mais surtout, nous ne serions pas seuls, comme me l’avait laissé entendre Calypso, sans révéler l’identité de nos compagnons. L’opération était de grande envergure, peut-être à cause de la fusillade. Elle avait créé un sentiment de peur et de méfiance et le joyau de New-York, la forteresse imprenable avait été ébranlée. Il fallait prouver aux habitants et aux terroristes que nous avions toujours foi en ce grand et noble projet, que nous nous étions relevés et que notre volonté demeurait ferme.

Je lissai mon chemisier blanc, le faisant tomber correctement sur ma jupe noire, ceintrée, n’oubliai pas mon sac de voyage, et quittai l’internat pour rejoindre James, qui attendait à l’entrée de l’Académie. Avec lui se trouvait déjà Kennedy – Cookie. Cela me fit tout drôle. J’avais confiance en James, il était un grand frère, plus présent ces dernières années que mon frère biologique. Là, nous allions devoir composer avec d’autres personnes…. Et si je connaissais bien Cookie sur le plan sportif, je la connaissais peu en dehors. En athlétisme, elle n’avait pas la rage des vainqueurs, et ne se donnait jamais au maximum si on ne la poussait pas. Ce que je faisais, je voulais réellement que l’équipe demeure la championne toute catégorie. J’espérais que cette sortie l’aiderait à s’affirmer d’avantage car elle était une belle personne – une très belle personne, qui voyait le bien en chacun de nous et qui portait en elle cette valeur du pardon que prônait notre président, d’autant qu’elle avait fait le choix de rester. C’était d’une telle noblesse d’âme ! Un choix finalement naturel. Je leur souris à tous deux.

« Je vais très bien et je suis plus que ravie de reprendre ces sorties aussi vite. C’est nécessaire, pour nous, comme pour les futurs élèves. Et Cookie, je suis plus qu’heureuse de te voir parmi nous. Tu vas voir c’est si…. Si riche émotionnellement. Tu peux apprendre beaucoup de ces jeunes et u vas les aider bien plus que tu ne le penses. Et si tu as la moindre question, n’hésite pas. »

Je voulais qu’elle se sente en confiance. Sortir de l’école, de la ville était déjà si nouveau… alors tenir un discours devant des jeunes gens avait de quoi faire peur. Remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille, je vis le quatrième membre de notre équipée. Allegra ? Etrange qu’une zinc soit détachée auprès de nous… Mais après tout, H., comme on la surnommait, était une jeune femme remarquable. Issue de la bonne société, se mêlant à des gens au passé sombre, elle serait un exemple de tolérance et surtout, elle était fascinante. Nul ne pouvait nier qu’elle avait un charme fou et qui plus est, elle venait de remporter un championnat avec les cheerleaders. Une magnifique vitrine de notre école.

«Bienvenue Allegra, je suis contente que l’on aie l’occasion de nous connaitre un peu mieux. »

C’était vrai, nous ne nous fréquentions pas réellement à l’Académie, tant elle me paraissait… inaccessible. Mais nous devions apprendre à vivre ensemble et en paix, selon le message de Gordon. Nous attendions encore une personne ? Mais qui donc ? J’allais de surprise en surprise aujourd’hui…Quelques minutes s’écoulèrent et j’aperçus la traditionnelle limousine se garer près de nous. Sauf que… Harmony Chanteloup en sortit. Je ne pus m’empêcher de sourire. Melle Chanteloup était un modèle ! Cette jeune femme, de mon âge, devenue chanteuse officielle du Gouvernement. Elle était douce et apportait un tous un message d’amour et de paix. Et elle était si humble… J’étais une grande fan. Je me présentais alors à elle en me demandant comment une telle star pourrait retenir le nom d’une fille aussi inintéressante que moi. Alors qu’on s’installait dans la limousine, je lui lançai tout sourire :

« C’est tellement généreux de votre part de vous joindre à nous pour parler de l’académie. De prendre sur votre temps comme cela… Enfin de… ta part, oh je ne sais pas si je vais m’y faire au tutoiement ! Bon, James, vas-tu enfin nous dévoiler pour où nous partons ? Nous n’aurons pas beaucoup de temps libre, rien que pour nous, mais ce genre de sortie est l’occasion d’être tous ensemble, peut-être pourrons-nous passer du temps tous les cinq et apprendre à mieux nous connaitre. Il faudra aussi voir à quel type de public nous nous adressons, cela peut changer la manière de les aborder. Les tous jeunes enfants nous prennent souvent pour leurs frères et sœurs, surtout James, il a un don pour les mettre en confiance et être leurs héros. Ce n’est pas la même approche avec des adolescents. Je me demande si l’école aura prévu quelque chose de particulier cette fois… Tu te souviens, une fois, le directeur avait organisé des « mini-olympiades », et nous avions été invités à y participer ? »

Un véritable après-midi de jeu où nous nous étions essayés à tous les sports, une vraie communion. C’était merveilleux de communier avec ces jeunes et de ne pas être seulement dans une relation d’ambassadeurs et d’observateurs.

« Je vous propose qu’on porte un toast à notre sortie et à Weins, qu’en dites-vous ? »

Je savais qu’on aurait des boissons saines, l’école fournissant toujours des jus de fruits pour nos déplacements. Je me sentais de bonne humeur et j’étais enthousiaste, j’espérais que mes camarades aussi.

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H. Allegra Lockhart
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AVATAR : Teresa Palmer

ANNÉE D'ÉTUDE : Troisième année

DC : Tess Sayers, Spencer J. Fitzpatrick, Zélis Jaeger-Hyde

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JE SUIS: un incertain, je peux basculer d'un côté comme de l'autre


MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Sam 9 Aoû - 9:45



the golden wave

« Je n’irai pas. » Elle leva à peine les yeux de son livre.
« Je n’ai pas envie, je n’irai pas.
— Tu penses avoir le choix ? Tu as des responsabilités bon sang, tu es une Lockhart, pour l’amour de Dieu !
— Laissez Dieu en-dehors de cela, père. Rictus.
— Ça suffit ! Bordel, Hypathie, ça suffit ! Le cri lui fit hausser les sourcils, mais elle ne daigna pas plus regarder son père, relisant avec agacement la même phrase pour la cinquième fois. Et regarde-moi quand je te parle ! Je suis ton père, bon sang de merde, je mérite ton respect ! Cette fois-ci, elle obéit, mais il aurait mieux valu pour Keith Lockhart que les yeux de sa fille restent rivés sur son bouquin. Deux icebergs transperçant ses propres iris furent sa réponse.
— Vous méritez mon respect ? Hin, désolée, aucun des deux mots principaux de cette phrase n’a de sens quand c’est à propos de vous. Vous ne méritez rien et encore moins mon respect, père. Mais parce-que suis une personne bien élevée, j’accepterai volontiers d’écouter vos propos lorsque vous cesserez de m’importuner avec vos cris et vos injures.
— ...
— Donc ?
— Prépare tes affaires. Ce n’est pas négociable. Et je te jure que si tu ne fais pas exactement ce qui est attendu de toi…
— Quoi ? Je serai déshéritée ? Difficile à croire après tout ce que vous avez mis en œuvre pour me récupérer. Vous me punirez ? Pitié. Je n’ai pas besoin de vos menaces, je suis une grande fille. Pas la peine de vous mettre dans cet état, vous risquez l’infarctus. J’irai.
— Enfin. Merci.
— Je ne le fais pas pour vous. Je le fais pour moi. Pour Calypso. Pour Weins, évidemment. Ça a toujours été le plan. »

Sur ce, elle se leva du canapé et sortit du salon. Keith se retient de ne pas hurler. Depuis quelques semaines, systématiquement, elle s’arrangeait pour le rendre fou. Il détestait sa fille.

Petit sourire victorieux, soupir de soulagement. Encore une fois, elle avait réussi. La seule personne au monde probablement à pouvoir faire faire une crise de nerfs à l’un des hommes les plus influents de New-York et de la Côte Ouest. En même temps, c’était facile lorsqu’on s’appelait H.. Mine de rien, elle tenait de lui : elle savait obtenir ce qu’elle voulait, partait du principe qu’elle était intouchable et se fichait bien des conséquences. Bien sûr que oui, elle allait accompagner la délégation de l’Académie. Ça lui faisait un coup de pub monstre, jamais elle n’oserait refuser. Et puis il s’agissait également d’une occasion rêvée pour sortir enfin de la ville. En sa qualité de fille de sénateur, actrice et occasionnellement chanteuse, il n’était pas rare qu’Allegra obtienne des autorisations de sortie de la ville pour accompagner son père faire du business ou qu’elle participe à des avant-premières, des conventions, ou à des galas de charité. Bon, ce n’était pas monnaie courante non plus : la dernière fois qu’elle avait mis un talon hors des frontières de New-York remontait à presque un an et-demi. Certes, Allegra était jeune et elle avait bien plus d’opportunités que les résidents de la ville mais elle s’ennuyait à mourir ici. Un peu d’action la tentait.

Le seul et principal problème allait être son attitude. Si elle partait avec la délégation, c’était pour renvoyer cette image de « Roi-Soleil », de mademoiselle lumière à qui tout réussi : riche, belle, intelligente – soit dit en passant, il faudrait que tout soit rendu possible grâce à l’Académie puisque cet american dream qu’elle incarnait devrait être accessible à tous, pour donner envie aux jeunes de rêver et de se précipiter dans la ville.  Et leur donner la vision d’une « Zinc » : ainsi, sa formation était en cours, et donc elle appartenait au même rang que n’importe quel potentiel nouveau. Évidemment, « rang » n’avait pas la même signification pour tout…

Allegra se rendit jusqu’à sa chambre et s’attela à préparer ses affaires. Le départ était prévu pour bientôt et elle s’était réservé le luxe de tout faire à la dernière minute – elle aimait vivre dangereusement. Pour elle, la consigne était claire : elle devait être impeccable mais pas éblouissante. Après tout, moins elle serait mise en avant, mieux elle se porterait. Car non, faire de la charité et du bénévolat n’était pas la grande passion d’Allegra… et plus parce-qu’elle ne pouvait pas que parce-qu’elle n’aimait pas ça. Que voulez-vous, la sociopathie, ça bloque un peu les sentiments. Heureusement qu’elle était douée pour faire semblant, sinon, elle ne serait qu’un mur de glace éternelle. Être actrice de temps à autres constituait un excellent entrainement. Allegra appréciait la compagnie des autres, et elle pouvait même se montrer gentille, généreuse, délicieusement polie… mais jamais vraiment sincère. Là, elle devrait faire de son mieux pour être patiente et attentive, surtout s’il s’agissait de jeunes enfants. Tandis qu’elle impressionnait les adultes et fascinait les adolescents, Hypathie ne possédait pas de bonne connexion avec les enfants. Elle supposait qu’ils pouvaient sentir le monstre qui sommeillait en elle. Grandir signifiait se nécroser, perdre son innocence et s’éveiller aux tentations, auxquelles les enfants demeuraient de marbre. Et puis, après tout, elle n’avait jamais été une enfant.

Elle plia soigneusement quelques tenues, sobres mais élégantes ; chic mais discrètes. Ses affaires de toilette, des chaussures adaptées, un carnet, appareil photo… Bref, son petit kit de voyage qui tenait dans une énorme valise. La durée de voyage ? Ça n’avait pas d’importance. Qu’elle parte trois jours ou trois ans, il fallait qu’elle ait tout ce dont elle ait besoin. Hypathie Lockhart ne devait jamais manquer de rien. Bah, au pire, elle achèterait sur place… elle avait encore de la place dans le dressing de l’aile ouest. Elle composa ensuite le numéro du porteur afin de faire descendre ses bagages, puis s’allongea sur son lit, réfléchissant aux affaires en cours et qu’elle devrait repousser à son retour. Hormis les questions financières et politiques dont son père se chargeait, il n’y avait pratiquement rien dont elle eût à se soucier. Elle faisait confiance à Calypso pour gérer Weins et les Cheerleaders à elle seule – car bien que son amie soit la Reine incontesté, c’était toujours agréable pour elle d’avoir une dauphine fiable et efficace. Mais si Storm, gérant un Quartier entier, ne pouvait prendre soin d’une Académie, c’était le monde à l’envers. Les affaires Host et Lassiter étaient en cours de traitement, pour ainsi dire, et elle attendait de voir l’avancement des deux histoires. Oh, bien sûr, elle allait voyager avec sa nouvelle petite bête à surveiller, Jade Thomas, mais elle se ferait un plaisir de jouer les ingénues, histoire de voir si les leçons de Daniel avaient porté leurs fruits sur l’athlète. Quant aux autres… oui, H. savait avec qui elle partait. Et elle était soulagée d’avoir des compagnons plutôt agréables. Cookie était très gentille et très manipulable, James était accueillant mais évidemment trop robotisé pour en tirer quelque chose d’intéressant, Jade serait toute une énigme à élucider. Seule Harmony Chanteloup, la fameuse, pourrait bien venir à bout du légendaire sang-froid d’Allegra. Apparemment, cette fille possédait un caractère manifestement étrange. La blonde haussa les épaules. Elle verrait bien sur place. Aucun ne lui était formellement antipathique et elle n’aurait pas à montrer les dents d’emblée. Sa stratégie ? Faire son trou parmi les Platines et observer leur comportement, leur manière d’agir, leurs relations. S’adapter. Se fondre dans le milieu. Ça semblait à peu près faisable ; surtout pour elle qui n’avait ni peur de mentir, ni peur de se damner.

Une heure avant le rendez-vous, elle sonna son chauffeur. « Monsieur Nolan ? Je dois être devant l’Académie Weins dans une heure précise. Prenez la Bentley. Pardon ? Des bouchons ? Eh bien, débrouillez-vous pour me faire arriver à l’heure : c’est votre job. » C’était si facile de mettre la pression au petit personnel, se dit-elle avec un sourire. Néanmoins, la jeune femme mettait un point d’honneur à observer une attitude très correcte envers ses domestiques : les menaces les plus dangereuses viennent de l’intérieur, c’est bien connu. Larges salaires et bonnes conditions de vies, tel était le lot des employés des Lockhart. Ça fonctionnait ; et ainsi, le chauffeur d’Allegra la déposa à l’heure convenue devant l’Académie. Il y avait ceux qui étaient en avance, et les retardataires. Parée de sa tranquille assurance, elle rejoignit le groupe tandis que le chauffeur sortait ses bagages. Elle remarqua que tous semblaient avoir fait un effort vestimentaire – sauf Cookie, mais c’était compréhensible. Allegra la trouvait encore très immature. H. portait un pantalon en toile beige, un chemisier fluide noir et des escarpins noir mat (Boulou, évidemment) : pas forcément une tenue de voyage, mais elle avait l’habitude d’être perchée sur dix centimètres pour ses moindres déplacements.

« Bonjour à tous ! » Ton enjoué, sourire, regard doux. Elle commençait bien. « James, je t’en prie, ton invitation fut un honneur. Bonjour Kennedy, quel plaisir de te voir. Et Jade… » Elle lui adressa le plus sincère de ses faux sourires. « J’en suis ravie également. » Ils n’attendaient plus qu’Harmony Chanteloup… qui arriva quelques instants plus tard. H. grimaça en la voyant arriver – jugeant que la robe lui donnait un air de princesse aux licornes, duh – et se retint de s’étouffer lorsqu’elle lui adressa la parole. « Vu quelque part ? Sûrement, oui… Je suis Hypathie Allegra Lockhart, je suppose que tu as déjà entendu ce nom… tu sais, celui du sénateur de New-York ? Enfin, je suppose que nous aurons l’occasion de faire plus ample connaissance. » Okay, la chanteuse, ce serait probablement la première qui finirait étranglée en cas de conflit. … quoi ? Allegra ne supportait pas qu’on ne se souvienne pas de son nom. Que voulez-vous, on est mégalomane ou on ne l’est pas.

Toute la délégation s’installa dans la limousine et écouta le petit discours de Jade. Un petit discours très encourageant. Malgré son assurance habituelle, Allegra sentait un peu de nervosité naître en elle, nervosité qu’elle tenta de chasser. Rien ne pourrait arriver de mal. Elle était parfaite, et elle serait parfaite.

« Je vous propose qu’on porte un toast à notre sortie et à Weins, qu’en dites-vous ? » Allegra sourit. « À Weins, à notre délégation, à Gordon évidemment, et à notre aventure qui commence. Mes chers compagnons… faisons en sorte que ce soit une expérience inoubliable. »

Un sentiment d’excitation la parcourut, remplaçant la nervosité. Finalement, elle allait peut-être adorer ce voyage.


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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Sam 9 Aoû - 22:10

James était vraiment heureux de pouvoir remplir une mission aussi importante pour l'Académie. Il avait étudié les différentes écoles où on allait les envoyer afin de savoir à quel public ils allaient s'adresser mais également histoire de savoir à quoi s'attendre. Certaines écoles étaient tellement heureuses de recevoir la visite des ambassadeurs qu'elles créaient un grand événement du type rencontre sportive ou grosse fête dans le gymnase en invitant tous les parents d'élèves. D'autres préféraient la proximité et, dans ce cas, les ambassadeurs devaient se mêler aux élèves en cours, les aider si possibles et ils devaient également faire des petits discours pour présenter l'Académie, ce qu'ils y étudiaient, ce qu'ils avaient l'intention de faire en entrant dans la vie active, etc... Il y avait également les écoles qui profitaient de la présence des ambassadeurs pour mettre une heure de cours en moins et, dans ce cas-là, les ambassadeurs devaient tenir la classe pendant une heure en leurs parlant, leurs faisant faire des jeux, etc... Ce dernier cas était évidemment plus difficile mais Jade et James n'avaient jamais perdu le contrôle d'une classe et le Platine espérait que, cette fois encore, cela n'arriverait pas !
L'arrivée de Cookie fit rire le Platine : la petite blonde avait tellement d'énergie et d'ondes positives qu'elle parviendrait sans doute à mettre de bonne humeur n'importe quel résistant coriace. Cookie lui expliqua qu'elle n'était jamais sortie de la ville et cela étonna James : il pensait qu'elle avait fait parti d'un groupe d'ambassadeurs, vu son caractère et son histoire, mais apparemment pas. C'était étrange, elle avait pourtant tout pour plaire aux enfants et pour réussir ! Peut-être avait-elle refusé, cela dit, mais James en doutait : Cookie n'était pas le genre à refuser quoi que ce soit. C'était un véritable ange de bonté et de bonne humeur et James aimait beaucoup l'avoir dans son champ de vision car elle propageait toujours un bloc d'énergie et de sourires.

« C'est génial que tu sois aussi motivée ! Ça fait vraiment plaisir à voir ! »

Peu après Cookie, ce fut au tour de Jade d'arriver, amenant avec elle sa bonne humeur habituelle et son sourire adorable. James considérait la Platine comme sa sœur et il n'hésiterait pas à montrer les crocs, et accessoirement Justin, si quelqu'un la blessait. La jeune fille se mit aussitôt en devoir de rassurer Cookie et de lui assurer qu'elle ferait un excellent boulot. Jade savait mettre les gens en confiance et James la laissa donc faire, attendant patiemment les deux prochains arrivants. H. arriva pile poil à l'heure et sa voix douce et sympathique fit sourire le Platine. La Zinc était vraiment charmante et il avait vraiment fait un bon choix en lui demandant de venir avec eux. Il aurait éventuellement pu demander à Calypso de venir mais elle représentait un Quartier Neutre et c'était donc dangereux de l'emmener dans les écoles. James voulait que les futurs élèves sentent à quel point aimer son pays pouvait rapporter, à quel point les États-Unis étaient solidaires et unis, pas à quel point on pouvait être respectée et appréciée en contrôlant un Quartier complétement fermé. James appréciait Calypso mais elle était Neutre et rien que pour ça, il ne lui demanderait jamais de venir. Si elle passait Platine ou si elle changeait de camp, il lui sauterait dessus immédiatement car elle avait un véritable talent pour remonter le moral de ses troupes mais elle était trop instable pour accompagner des ambassadeurs. Trop neutre. H., elle, était quelqu'un de confiance et de clairement pro-gouvernementale. Elle venait d'une famille riche et haut placée mais elle donnait le meilleur d'elle-même, était célèbre en dehors de l'Académie et respectée à l'intérieur de Weins. De plus, les Cheerleaders venaient de remporter une compétition haut la main et H., en tant que co-capitaine, allait donc pouvoir apporter une partie du succès dans les écoles. Si Justin se rendit compte que H. avait tiqué bizarrement en s'adressant à Jade, James, lui, ne s'en rendit absolument pas compte. Justin était parano et il était suffisamment méfiant pour deux, James n'avait donc pas besoin de se poser de questions : dès que Justin serait sûr de l'objet de sa méfiance, il se confierait à son alter-égo et à ce moment-là, les choses changeraient. Tout allait tellement bien depuis que les deux entités travaillaient main dans la main...
Avec quelques minutes de retard, mais excusables de part son statut de chanteuse officielle, Harmony Chanteloup pointa le bout de son nez et immédiatement, Jade la remercia avec tant d'honnêteté et de joie que James ne put s’empêcher de hocher la tête pendant son discours. Pour dire vrai, c'était lui qui avait demandé si Harmony pouvait les accompagner. Il l'avait déjà entendu chanter en direct et chacune de ses paroles sonnaient tellement juste que James s'était dit que si elle joignait les ambassadeurs, ils ne pourraient que réussir leurs missions. James avait été demander à Hunter Stanton s'il pensait que la jeune chanteuse accepterait et le psychiatre avait été formel : on pouvait faire confiance à Harmony pour tout ce qui touchait la gentillesse et la générosité. Cette femme était un ange tombé du ciel et James avait tout intérêt à la couver du regard parce qu'elle était incapable de ne pas tomber tous les dix mètres.
Tout le monde monta dans la voiture, H. se présenta à Harmony puis Jade demanda à James d'en dire plus sur le plan de route. Le Platine ne se fit pas prier et une fois la voiture démarrée en direction de l'aéroport, James prit la parole :

« Bon avant tout, je tenais à vous remercier toutes d'avoir répondu à mon appel. Je vous ai choisies car vous êtes toutes parfaites et vous allez toutes faire un super boulot, je le sens ! Cookie et Harmony, vous êtes typiquement le genre de personne qu'on ne peut pas détester, si on est normalement constitué, et vous avez une façon d'être, de sourire ou de parler qui me met immédiatement de bonne humeur donc je pense bien que les enfants tomberont également sous le charme ! Jade et Allegra, vous êtes des personnalités fortes et sûres d'elles et tant d'aplomb ne peut être que positif car vous dégagez l'impression que rien ne peut vous résister. Vous dégagez une aura de grandeur et vous pourrez prouver aux enfants que ce qu'on veut, on peut l'avoir tant qu'on s'en donne la peine. Peu importe d'où vous êtes parties, d'où vous venez : vous êtes aujourd'hui respectées, appréciées et reconnues et votre passé, vous l'avez laissé derrière vous pour vous tourner vers le futur et ça, c'est quelque chose que j'admire et apprécie. J'aurais sans doute pu demander d'autres personnes mais j'ai clairement devant moi les meilleures dans leurs domaines. »

Ha James et sa capacité à regonfler les égos, déjà sur-dimensionné de certains, et de rallier les troupes. On pouvait dire beaucoup de choses sur James et on pouvait le détester mais il avait un don indéniable pour convaincre les gens et pour attirer leur attention. Quand il parlait, on l'écoutait et ce même si on n'en avait pas envie, Calypso pourrait vous l'affirmer. James avait également cette capacité peu répondue de distribuer des compliments à la pelle sans que ça fasse faux ou exagéré. Le Platine avait un don pour l'enseignement mais surtout un don pour diriger les groupes. Il parvenait à appuyer là où il fallait pour motiver les gens à donner leur meilleur d'eux-mêmes et pour attirer l'attention de ceux qui auraient préféré regarder ailleurs.

« Concernant notre travail, nous allons beaucoup voyager et visiter quelques écoles disséminées un peu partout dans le pays. Notre premier arrêt sera dans une toute petite ville du Texas et nous aurons beaucoup à faire. En effet, j'ai découvert qu'un enseignant de là-bas reste persuadé que les femmes sont inférieures aux hommes et l'établissement a donc demandé à ce qu'on vienne lui prouver le contraire, en plus de convaincre les enfants évidemment. On ne vit plus au Moyen-Âge et vous êtes toutes la preuve que les Femmes sont égales, voir même supérieures, aux hommes... Cet individu ne devrait même pas être professeur avec ce genre de discours mais bon, c'est une petite ville... Nous allons donc commencer très fort mais je vous fait confiance pour lui coller l'évidence au visage. »

James n'était pas misogyne et il pensait, au contraire, que les femmes étaient supérieures aux hommes dans le sens où elles étaient plus réfléchies, plus posées et moins têtes-brûlées que les hommes. Pas toutes et pas tous évidemment mais le Platine était un allié des Femmes, sans hésitation possible.

« La deuxième école se situe à Los Angeles et je pense qu'on y fera effectivement des mini-olympiades, comme on l'avait déjà fait avec Jade. L'ambiance sera vraiment conviviale et je pense qu'on va vraiment passer un bon moment. Pour les écoles suivantes, je vous en dirais plus plus tard, promis ! En tout cas je suis vraiment heureux de vous avoir dans cette voiture. »

Jade proposa qu'on porte un toast et H. acquiesça en lançant le toast de manière à convaincre tout le monde. James hocha la tête et il but le jus d'orange frais qu'ils s'étaient servis. Ils boiraient du champagne bientôt mais le Platine n'avait pas voulu attirer l'attention sur Jade dès le début et puis éviter le champagne le matin, ce n'était pas si absurde que ça, d'autant plus que le jus était vraiment excellent ! Se rappelant que Cookie n'était jamais sortie de la ville, James tourna la tête vers elle et lui demanda :

« Tu as déjà pris l'avion ou ce sera ta première fois ? »

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Texte : #A87940

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. J'aime le gouvernement et je remplis donc cette mission pour lui. Prends garde à toi car je ne reculerais jamais. »
©️ chaussette


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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 14 Aoû - 16:29



Excité, enjouée, effrayée, j'étais les trois à la fois cela ne faisait pas de doute. Fierté ! Je voulais qu'on soit fière de moi. Je voulais qu'on se reconnaisse en moi. Je n'étais jamais allée dans une des missions de l'académie sans doute parce que Jade et James faisaient leur travail parfaitement bien, ou alors parce qu'on me disait stupide. Pourtant, j'avais de bons résultats en classe, disons que je considérais bons. Je travaillais quand il le fallait et je me mettais même à courir pour tenter de faire gagner l'équipe d'athlétisme. Donc peut-être qu'après tout ça, sortir de la ville était ma récompense. Oui c'était exactement ça. Cette sortie, ce voyage avec ces gens si merveilleux, si parfait, si populaire, était ma récompense pour tous mes loyaux services à l'académie. Gordon, Monsieur Weins me donnaient une chance de prouver encore plus ma valeur et je ne faillirais pas à ma tâche. Toute souriante devant James Miller, il m'a paru alors comme une sorte de grand-frère prévenant, tout comme je l'avais vu faire dans l'amphithéâtre lors de la fusillade. Et un grand-frère je n'en avais jamais eu, même si d'une certaine manière, mes camarades platines étaient comme une famille. Je saluais Jade Thomas qui arrivait. Celle-ci répondit à la question de James puis tenta de me réconforter en me parlant de l'expérience qu'elle avait sur ses petits voyages. Riche émotionnellement ? J'en avais eu des émotions avec la fusillade et honnêtement si certains jeunes réagissaient avec violence je ne saurais pas comment faire face. La fusillade m'avait changé radicalement, je réfléchissais plus, mais en même temps je pensais que si je les gens me voyaient innocente, ils me garderaient plus longtemps en vie. C'était égoïste certes, mais me retrouver face à une arme à nouveau, ce serait l'horreur, le néant la mort directe. Et pourtant j'avais vu des armes dans le Sud, mais jamais dans un lieu sécurisé comme l'académie, où les malfrats avaient détruit pendant quelques secondes la magnificence de Weins. En parlant ainsi de nouvelles peurs me vinrent à l'esprit. Mince, mais je ne savais vraiment pas commet cela aller se passer d'être ambassadeur. Qu'est-ce qu'on allait devoir faire, qu'est-ce qu'on allait dire ? Et puis si je loupais ; Et si les jeunes ne m'aimaient pas ? Et si je me trompais de mot ? Et si faisait honte à l'académie et si ... zut je repartais encore dans mes idées noires, mes angoisses qui me saisissaient. Je savais qu'elle ne me quitterais pas tant que ce ne serait pas fini, c'est sans nul doute pourquoi je répondis aussi rapidement à Jade.

«  J'espère être à la hauteur surtout ! J'aurais tellement peur de faire une bourde que je pense être capable dire ou faire quelque chose qui ne faut pas. Oui en fait je crois que je vais partir ». Puis je me mis à réfléchir. « Non mais je dis des bêtises moi. Je reste évidemment ! Rebecca m'en voudra si je ne me montre pas forte ! »

Je lui souris, tentant de réparer ce que je venais de dire. Évidemment dire qu'on avait l'angoisse de mal faire n'était pas le mieux pour débarrer dans cette mission. Allegra arriva et salua tout le monde. Quant à la chanteuse officielle qui nous accompagnait, lorsqu'elle parla se fut une sorte de transe pour ma part. Je connaissais ses chansons bien sûr et je les adorais toutes. Harmony Chanteloup. Comment une fille comme moi pouvais se retrouver dans une voiture avec elle ? Une fille née dans un quartier pauvre, avec une situation financière faible, bref une jeune femme comme moi qui n'aurais absolument jamais put rencontrer cette magnifique personne, si les choses suivaient une certaine logique. Bien évidemment rien n'était logique ici. Enfin de mon point de vue j'entends. Était-ce logique que trois platines, une chanteuse célèbre et une belle fille à se damné, populaire au plus haut point, se retrouvent ainsi dans une limousine ? Peu logique et s'il existait un dieu quelque part, autre que Gordon, il devait sans doute bien se marrer. Ho oui sans aucun doute. Mais en même temps si je cherchais tout ce qui pouvait être logique, je ne suis pas sûre de trouver grand-chose. D'une certaine manière tout pouvait être logique si on n'expliquait bien, n'est-ce pas ? Et puis chacun à sa logique, donc rien ne peut l'être. Brouillage de pensée, de cerveau également. Stop. La chanteuse me complimenta sur mon haut. Ho mon dieu ! Il fallait vraiment que je me clame ou sinon j'allais m'évanouir de suite. C'était beaucoup trop. Peut-être que l'idée de partir n'était pas une si mauvaise idée. Bon il était un peu tard, je n'allais pas sauter de la voiture en marche non plus.

« Merci, Mademoiselle Chanteloup. C'est un honneur de vous rencontrer. Je m'appelle Kennedy Cook, mais tout le monde m'appelle Cookie.

Je souris à nouveau, mais alors que je finissais de me présenter, Jade se lança dans un petit discours. Elle parla de se connaître mieux tous les cinq comme nous serons toujours ensemble. Cela semblait logique après tout. Encore de la logique. Mais si Harmony et Allegra ne m'aimait pas ? Ou même si James et Jade en me voyant à l'oeuvre commençait à me détester. La panique se lança dans un marathon à l'intérieur de ma tête. Je due lui donner un coup de marteau pour qu'elle se calme. Ma tête commença à tourner, mais je regardais un instant par la fenêtre pour éviter que les autres voient cela. J'entendis les dernières paroles de Jade qui demandait à James de dévoiler le plan de notre voyage. Il commença par nous expliquer pourquoi il nous avait choisi. Cet homme avait un don pour mettre les gens à l'aise et les compliments qu'il nous fit à Harmony et à moi, me touchèrent au plus au point. Ainsi j'avais des points communs avec cette magnifique chanteuse ? Mes yeux s'illuminèrent de plaisir et je continuais à boire les mots de James. La première école sur notre voyage était une école dans le Texas. J'imaginais un endroit désert, mais me dis que cela ne devait pas être comme ça réellement. Un professeur misogyne ? J'eus peur un instant qu'en me voyant cela confirme ses idées, mais je me promis alors de faire face et de tenter d'être aussi forte que Jade, Rebecca ou même Allegra. Voilà je ferais comme Rebecca ! Du moins j'essayerais. Certes je n'irais pas graver Gordon sur son front, ce serait cruel et puis je me sentirais coupable après, mais je lui montrerais ce que c'est d'être une femme à Weins. Apparemment la deuxième école devrait être mieux au niveau de l'accueil. Des mini-olympiades. Je ne savais pas en quoi cela consistait exactement, mais on verrait bien ce que ça donnerait. Je donnerais le meilleur de moi-même. Et le but premier serait quand même de s'amuser. Oui c'était l'essentiel. Ce que je devais garder à l'esprit, malgré cette mission hautement sérieuse. Je hochais la tête en signe de compréhension ultime. Jade porta un toast avec le jus d'orange suivi de près par Allegra dans une magnifique phrase. Je levais mon verre puis pris un peu de la boisson. Pas d'alcool. Vu l'heure ce n'était pas étonnant. Je ne sais pourquoi, mais penser à la boisson alcoolisée me fit penser à Lexy. Elle aimait bien boire un petit coup quand c'était permis et cela peu importait l'heure. Ah cette chère amie plomb ! James reprit la parole pour me demander si c'était la première fois que je prenais l'avion. Ho mon dieu ! Une question, une nouvelle angoisse. J'allais devoir prendre des calments si ça continuait. Restons calme, sourions et répondons.

« C'est ma première fois ! Je ne sais absolument pas à quoi ressemble un avion de près. J'en ai vu dans le ciel une fois … enfin non plusieurs fois … mais jamais je ne suis rentrée à bord. Baptême de l'air aujourd'hui ! J'espère juste qu'il n'y aura pas de turbulences, de crash ou d'autres problèmes …

Oui les angoisses étaient réellement nombreuses. Presque trop. Il était encore possible de faire demi-tour, ma chère Cookie. Non il ne fallait pas. Et il fallait réellement que j'arrête d'avoir peur pour tout et n'importe quoi. L'excitation sans doute. Je me concentrais alors sur la personne importante de la pièce, parmi les autres personnes importantes. Fouillant dans mes poches je trouvais un bout de papier et un crayon. J'avais ça dans mes poches ? Peut-être mais j'ignorais comment c'était arrivé là.

« Excusez-moi, mademoiselle Chanteloup, mais ma petite amie est vraiment une grande fan de votre carrière et de vos chansons. Je me demandais si ... vous pourriez lui signer un autographe ? Elle s'appelle Rebecca Dawson, c'est ma vie et elle est merveilleuse, ce serait un magnifique cadeau.

Mes yeux pétillèrent encore. J'eus un sourire gêné. Je ne tendais pas encore le bout de papier, pensant que la chanteuse refuserait peut-être d'accomplir ce geste. C'était une possibilité et je serais très déçue si elle ne le faisait pas. Mais peut-être qu'elle le ferait et que ce serait une corvée. Il y avait des artistes qui n'aimaient pas faire ça, qui lorsqu'ils n'étaient pas sur scène ou en événements privés, ne voulait pas qu'on agisse envers eux comme si c'était des êtres exceptionnels. C'était peut-être le cas de Harmony Chanteloup qui leur avait demandé de la tutoyer. Ho je ne pourrais jamais faire une chose comme ça. Mon éducation me l'interdisait. Et nous étions tellement dans un monde à part.

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Harmony V. Chanteloup
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Ven 5 Sep - 0:44

Les étudiants de Weins semblaient tous euphoriques et ils avaient surtout tous l'air aimables et sympathiques. En même temps, qui pouvait ne pas avoir l'air sympathique étant donné que, pour Harmony, le monde n'était que licornes, bonbons et gentillesse. Le Grand Hunter Stanton, lui-même, n'avait pas réussi à faire comprendre le concept de méchanceté à Harmony alors autant ne pas insister et la laisser parler d'éléphants roses et d'arc-en-ciels. Après tout, elle ne faisait de mal à personne. Harmony était un ange de bonté et elle ne ferait pas de mal à une mouche. Pas même à un moustique, c'est dire ! La petite blonde se complaisait dans son monde utopique et elle ne demandait rien à personne alors personne n'essayait de lui faire ouvrir les yeux sur la réalité. Harmony n'était pas limitée mentalement ou fondamentalement stupide : elle préférait juste garder les yeux ouverts sur sa propre réalité plutôt que celle proposée par les autres.
Les étudiants s'installèrent dans la limousine et le nouveau garde-du-corps de Harmony fit démarrer la voiture et s’inséra dans la circulation. L'ambiance était vraiment agréable à l'intérieur du véhicule et tout le monde semblait réellement heureux d'être là. Bien évidement, chacun avait une façon de réagir différente et ainsi la petite blonde que Harmony avait complimentée sur sa tenue semblait douter d'elle et hésiter entre mourir écrasée par le stress ou mourir écrasée au plafond à force d'avoir trop sauté de joie. L'autre blonde, dont Harmony avait oublié le nom, semblait considérer le monde extérieur comme de très haut et la chanteuse se demanda ce qui pouvait traverser l'esprit de cette étudiante pour préférer regarder les choses de loin au lieu d'y prendre part. James, celui qui avait expressément demandé à Harmony de les accompagner, semblait sûr de lui et Harmony le considéra immédiatement comme le chef à suivre, tout en sachant pertinemment qu'elle n'arriverait sûrement pas à obéir aveuglement à quoi que ce soit... La dernière étudiante, une grande noire élancée, avait le regard d'une sauvée et Harmony sut immédiatement que Weins avait aidé l'étudiante. La petite blonde avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais, sa mémoire lui faisant défaut, elle laissa l'interrogation en suspend dans un coin de son esprit. Après avoir regardé chaque individu l'entourant, Harmony décida de tous les considérer comme des amis et ce, sans même réfléchir au fait que « amis » n'était pas quelque chose d'unilatéral. Tout le monde était gentil et ces gens-là aussi alors pourquoi ne pas être amis, hum ?

« Merci, Mademoiselle Chanteloup. C'est un honneur de vous rencontrer. Je m'appelle Kennedy Cook, mais tout le monde m'appelle Cookie. »

Harmony sourit et rit en entendant le surnom de la blonde nommée Kennedy Cook. Elle était vraiment adorable et Harmony se retint de ne pas se jeter sur elle pour lui faire un câlin. Sa garde-du-corps le lui avait interdit avant de partir et elle avait été très claire sur le fait qu'on ne se jetait pas sur des gens qu'on ne connaissait pas depuis au moins un mois. C'était un véritable calvaire pour la chanteuse et à chaque câlin refréné, elle sentait sa résolution flancher un peu plus. Nul doute que d'ici quelques heures, l'interdiction aurait disparu dans les méandres de son esprit.

« C'est mignon comme surnom, Cookie ! J'aime beaucoup les cookies ! J'ai plusieurs fois essayé d'en cuisiner par moi-même mais il semblerait que je n'ai pas l'attention nécessaire pour surveiller la cuisson... » elle se mit soudain à joindre ses deux mains ensemble, comme pour prier « Ho mais je connais quelqu'un qui fait d'excellents cookies là où nous allons aller ! Ho James, aurions-nous le temps d'aller en chercher ? Quoique je peux lui demander de venir nous en apporter à notre arrivée à l'aéroport. Monsieur-le-chauffeur ? Vous pourriez envoyer un message avec votre téléphone pour demander à Serge de nous apporter des cookies tout chaud ? »

Le chauffeur, mais aussi garde-du-corps pour son plus grand malheur, répondit qu'il enverrait le texto dès qu'ils seraient arrivés à l'aéroport et qu'il s'assurerait personnellement que les cookies soient là lorsqu'ils arriveraient au Texas. Harmony sourit et, toute contente, écouta les remerciements de Jade avant de hausser les épaules :

« Ho c'est tout naturel ! Weins m'a beaucoup aidé et c'est donc normal que je l'aide en retour ! L'Académie est tellement fantastique... Et puis ça me permet de vous rencontrer! »

Quelques secondes après les remerciements de Jade, la blonde-qui-regardait-tout-de-loin rappela son prénom, H. Allegra Lockhart, à Harmony et la petite blonde ne capta absolument pas l'agacement contenu avec peine dans sa voix. Harmony hocha la tête mais ne s'excusa pas de ne pas s'être rappelé de son prénom : pour dire vrai, la chanteuse ne voyait pas en quoi elle avait fauté et ne voyait donc pas de raison pour s'excuser. Elle nota le prénom de la blonde dans un coin de son esprit et tourna la tête vers James qui entamait un long discours. Harmony n'avait jamais été une grande fan des discours car elle avait tendance à en perdre le fil dès la troisième phrase. Plus les tirades étaient construites et logiques et plus Harmony s'y perdait et n'y comprenait rien. Pour se faire comprendre de la chanteuse, il valait mieux faire des phrases courtes et simples, quitte à glisser une allusion à une licorne quelconque pour attirer son attention. Mais étonnamment, Harmony écouta et comprit le discours de James du début à la fin. Son attention ne dériva pas vers un quelconque objet mais resta concentrée sur les lèvres de James et sur ce qu'il en sortait. Les compliments qu'il fit à Cookie et à elle firent plaisir à Harmony et la petite blonde fit un petit clin d’œil à la jeune fille qui lui ressemblait apparemment beaucoup. Elle ne put qu’acquiescer lorsque James parla de Jade et de H. et Harmony ouvrit grand les oreilles pour ne pas perdre une seule miette du discours. Pour la première fois depuis longtemps, la blonde resta concentrée plus de trois minutes et sa garde-du-corps aurait sans doute tué pour savoir le secret de James permettant d'être capable de la garder immobile aussi longtemps. Lorsque James parla d'un professeur misogyne, Harmony fronça les sourcils. Elle ne connaissait pas le mot mais l'explication qui suivit lui fit se poser une multitude de questions qu'elle ne parvint, évidemment, pas à garder dans son cerveau :

« Mais comment peut-on croire que l'homme et la femme ne sont pas égaux ? Je ne vois pas ce qu'on les hommes de plus que les femmes... Des poils peut-être ? Pourquoi ce professeur pense-t-il comme ça ? Il n'a jamais vu de femme en vrai ? Mais pourquoi n'en a-t-il jamais vu ? Il est peut-être gay cela dit... quoique les personnes homosexuelles sont généralement plus intelligentes que les hétérosexuelles donc il ne doit pas être très... gay. Peut-être qu'il... »

Harmony ne termina pas sa phrase car son attention se perdit à travers la vitre de la voiture : un petit garçon mangeait une sucette et la chanteuse eut donc immédiatement envie d'une sucette. Néanmoins elle ne dit rien, pour une fois..., et prit un verre comme tout le monde. Elle porta le breuvage à ses lèvres et se délecta de la fraîcheur du jus d'orange alors que Cookie expliquait qu'elle n'avait encore jamais pris l'avion.

« Il n'y a pas de raisons d'avoir peur : je prends l'avion presque tous les jours et je n'ai jamais eut de soucis. Les pilotes sont tous très bons et je suis sûre que nous allons être dans de bonnes mains. Tu verras, c'est vraiment génial de voler ! Tu peux voir les maisons tout en bas, traverser les nuages et quand tu es là-haut, tu te rends compte à quel point tu es petite et du coup, tout tes problèmes disparaissent ! »

Harmony adorait prendre l'avion car cela lui permettait de parcourir de grandes distantes rapidement, certes, mais aussi parce que ça lui permettait de survoler le monde et de voir la vie d'une autre façon. Tout était petit vu d'en haut et ça forçait le respect de se dire que, finalement, l'humain était minuscule et qu'il ne fallait donc pas s'attarder sur des choses pouvant blesser ou faire ralentir. Il fallait profiter de sa vie jusqu'au bout et mettre les soucis de côté : on ne les réglerait jamais complètement alors pourquoi s'embarrasser avec eux ?

« Excusez-moi, mademoiselle Chanteloup, mais ma petite amie est vraiment une grande fan de votre carrière et de vos chansons. Je me demandais si ... vous pourriez lui signer un autographe ? Elle s'appelle Rebecca Dawson, c'est ma vie et elle est merveilleuse, ce serait un magnifique cadeau. »

Harmony haussa les sourcils, perplexe qu'une signature d'elle puisse rendre quelqu'un heureux, mais hocha volontairement la tête pour montrer son accord. Elle tendit les mains et prit le papier et le crayon et écrivit délicatement « Pour Rebecca Dawson, de la part de Harmony Victoire Chanteloup. La vie est trop courte pour être gâchée alors profitons de tout ce beau monde qui nous entoure ! ». Harmony en profita pour ajouter, tout en bas du morceau de papier, son numéro de téléphone et le nom de sa garde-du-corps :

« Comme ça vous pourrez me joindre si jamais vous voulez assister à un de mes concerts. Ma garde-du-corps se chargera de vous trouver des places VIP, c'est plus sympathique ! »

Harmony sourit et se leva pour ouvrir la porte de la voiture : ils étaient arrivés à l'aéroport. Le nouveau garde-du-corps se chargea des bagages, mais James l'aida dans sa mission, et le petit groupe se mit en route. Harmony patienta pendant les diverses vérifications de douane, de papiers, etc..., signa un autographe à un nettoyeur et serra la main d'un policier. Une fois toutes les étapes passées et validées, le groupe monta dans un petit avion très agréable et Harmony découvrit qu'il n'y avait pas d'autres passagers. Elle mit du temps à reconnaître son jet privé et reconnu l'endroit lorsqu'elle s'assit sur un magazine qu'elle avait laissé là quelques jours plus tôt. Son nouveau garde-du-corps prit la parole une fois que tout le monde fut assis :

« Mademoiselle Chanteloup s'est dit que ce serait plus simple d'utiliser son jet privé, comme ça nous serons vraiment indépendant et les retards ne nous affecterons pas ! »

Harmony hocha la tête en souriant : elle ne se rappelait pas d'avoir dit ça mais ça lui allait. Si elle pouvait aider en prêtant son avion, elle le ferait volontiers ! L'intérieur du jet était très confortable et la chanteuse tint la main de Cookie lorsque l'avion décolla. Pendant tout le vol elle regarda la terre, par la fenêtre, et montra à Cookie ce qu'elle voyait, partageant avec elle sa passion du vol et l'empêchant par-là-même de paniquer quant à l'altitude et aux risques. Le vol était long mais Harmony ne voyait pas le temps passer, toute occupée qu'elle était à admirer le monde s'étalant sous ses yeux.

L'avion atterrit sans brusquerie et le petit groupe posa les pieds dans le Texas, à quelques kilomètres de l'école où ils devaient faire une intervention dans la journée. Harmony repéra la voiture qui les attendait et, par la même occasion, l'homme grand et roux qui patientait à côté. Harmony se jeta dans ses bras et l'individu, habitué, la serra dans ses bras en retour.

« Serge ! Oh je suis contente de te revoir ! »
« J'ai amené les cookies, Mademoiselle Chanteloup ! Ça me fait plaisir de vous revoir sur le territoire ! Ça fait un moment ! »
« Vraiment ? Ho je n'ai aucune notion du temps... Vous devriez venir à New-York un de ces jours, vos cookies auraient beaucoup de succès là-bas ! »

L'homme sourit et offrit des cookies, encore tout chaud, à chaque ambassadeurs et posa une grande boîte dans la voiture avant de partir. Harmony croqua joyeusement dans le cookie, encore chaud et merveilleusement délicieux, et regarda Cookie les yeux brillants :

« Ne sont-ils pas délicieux ? Ce sont les meilleurs que j'ai jamais mangé jusqu'ici ! Un délice !! »

La voiture se mit en route et le groupe d'ambassadeurs se dirigea vers l'école où ils allaient apprendre la supériorité de la femme sur l'homme à un abruti de professeur. Harmony avait hâte mais elle était surtout occupée à manger son cookie en savourant chaque miette et chaque pépite de chocolat fondant.

Spoiler:
 

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Texte : #666699

« Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. »

Spéciale dédicace à Thomas *
© chaussette


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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Mer 10 Sep - 15:25

« Rebecca sera fière de toi, elle l’est déjà ! »

Oh oui, je l’ai déjà entendue, Reb, parler de sa Cookie. Il y avait tellement d’amour et de fièreté dans sa voix qu’il m’arrivait de les envier. Tout me semblait parfait. Je n’avais pas l’habitude de voyager avec ces personnes, mais tout allait très certainement bien se passer. Les sourires étaient de mise, m^me si peut-être, parfois, tout n’était question que de politesse. En tout les cas, l’enthousiasme d’Harmony – même pour les cookies – était communicatif et ça, c’était génali. En tant que sportive, je savais qu’une saine émulation était la clé du succès. C’était d’ailleurs ce que je tentais de faire avec Charlotte. J’avais tellement hâte. Ces sorties me faisaient du bien, et apportaient de l’espoir aux gens. Alors je buvais les paroles de James, même si je fus quelque peu génée par ses compliments. Je savais que beaucoup d’étudiats me considéraient comme un pilier et que j’étais particulièrement populaire, mais c’était toujours étrange d’entendre ces mots pour me qualifier. pourtant c’était vrai, en quelque sorte. J’étais une survivante, j’avais connu les bas-fonds avant d’avoir l’avenir devant moi, et même la chance d’avoir fait un stage pour la mairie. Se tourner vers l’avenir… il fallait que je le fasse, même si un élément clé de mon passé venait de ressurgir. Je lui souris.

Cette sortieserait vraiment une bonne chose. Je pourrais mettre quelques temps en pause mes souffrances liées au retour de Jayden et à ce qu’il avait réveillé en moi. J’allais avoir plusieurs jours pour remercier cette école qui avait été ma chance. Je serai là pour encourager d’autres jeunes à croire en l’avenir et cela me rendait fière. Et je le serais davantage si nous parvenions à redonner confiance aux jeunes filles de cette école texane qui devaient souffrir de la mysoginie de leur professeur. Je comprenais l’incompréhension d’Harmony et j’eus le réflexe de mettre ma main sur la sienne pour la calmer… Peut-être n’aurais-je pas dû, après tout, nous ne ,ous connaissions guère et peut-être que cela ne se faisait pas. Toujours était-il qu’elle ne parut pas s’en formaliser.

« C’est tout de même incroyable. Il faut qu’on fasse quelque chose pour les filles. Je veux dire regardez-nous. Harmony est la plus grande chanteuse de notre siècle, Cookie est une jeune fille volontaire, Allegra vient de remporter un championnat important, et je suis moi-même triple championne d’athlétisme… Il faut qu’on leur fasse prendre conscience de leur talent qui, à mon avis, aura certainement été étouffé. Il faudrait qu’on trouve un moyen de les révéler à elles-mêmes, comme un concours de talents ou que sais-je. »

Nous avions le temps d’y réfléchir mais il me semblait important de leur redoner confiance, de révéler leur potentiel. Mais peut-être que mes comparses auraient d’autres idées, et j’étais toute prête à les entendre. Donc le texas puis la californie… Et d’autres lieux encore. J’avais tellement hâte. Cela promettait d’être réellement une belle expérience et je me sentais gonflée d’honneur. J’étais, pour monsieur Weins et pour James, digne de confiance et de répandre la bonne parole. Il fallait qu’on trinque à cette chance que nous avions et je fus ravie que l’on me suive et qu’Allegra motive à son tour les troupes. Et je trempai mes lèvres dans le jus de fruits.

« J’étais terrifiée aussi la première fois que j’ai pris l’avion. Je ne comprenais pas comment un engin aussi énorme pouvait voler. Et pourtant… tu vas voir, c’est très calme et extrêmement sécurisé. Tu vas adorer ! »

Je la vis ensuite demander un autographe à Harmony, qui la rassura à son tour, pour Rebecca. Et je souriais. Il y avait tellement d’amour et de paix dans cette Académie, cela me faisait du bien. La vie était trop courte… oui, elle l’avait été pour Jillian et Jasmine, mes deux sœurs. Un voile de nostalgie passa dans mon regard, vite effacé par la bonté d’Harmony, toujours tournée vers l’avenir. C’était là, que je devais plonger. Dans l’avenir. Mais pour l’instant, il fallait surtout se préparer à embarquer. Je connaissais la procédure et pris mon mal en patience pour traverser tous les portiques. Nous étions repérer de loin : les étudiants de Weins… une telle délégation ne passait jamais inaperçue. Et nous avions l’insigne honneur d’emprunter le jet d’Harmony, décidémment !

Une fois à l’intérieur, j’avisais Allegra, quelque peu à l’écart. Je n’aimais pas laisser quelqu’un seul, et qui plus était, nous ne nous connaissions guère elle et moi. Peut-être était-ce l’occasion de faire plus ample connaissance. Alors j’allais m’assoir auprès d’elle.

« Je ne veux pas t’ennuyer, si tu ne désires pas que l’on discute, je peux te laisser tranquille. Mais ce n’est pas agréable de faire un si long trajet seule. Tu étais vraiment très belle à la cérémonie, à la mairie, et félicitation pour le championnat. »

*
*    *

Quand nous eûmes enfin atterri, une voiture nous attendait… ainsi que des cookies ? Cette Harmony était surprenante ! Je mordis dans l’un des biscuits encore chaud. C’était une pure merveille, même s’il allait de soit que je ne pouvais me permettre de trop en manger. Une fois dans la voiture, le chauffeur nous conduisit jusqu’à l’école… les discussions allaient bon train, jusqu’à ce qu’une tomate vole sur l’une des vitres. Spontanément, je regardais à l’extérieur… pour découvrir… Une manifestation contre notre venue ? Mais oui, à voir les panneaux, ils étaient… opposés à l’Académie… « Laissez nos enfants libres ! » je n’en croyais pas mes yeux, ça me faisait si mal de lire cela… tellement mal. Nous étions là pour les aider ! l’école ne voulait pas les enfermer ou que sais-je… Le conducteur dut freiner.

« Je… Je ne suis pas d’accord ! Lisez un peu, regardez ce qu’ils disent ! Il faut qu’on fasse quelque chose. Je ne me vois pas foncer dans la foule à l’abri de cette voiture, comme si c’était honteux ce que nous faisions. Il faut leur parler, je veux rentrer la tête haute dans cette école. »

D’autant que des forces de l’ordre étaient présente et contenaient les manifestants qui ne semblaient guère plus agressifs que cela. Alors je sortis de la voiture. Qu’importais si je devais me prendre une tomate pourrie ou des œufs sur moi. Je n’avais pas honte, j’aimais mon école et j’entendais leur prouver que nous ne courberions jamais l’échine devant eux !

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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 11 Sep - 10:27



the golden wave

Elle trempa ses lèvres dans le jus de fruit, laissant les derniers mots de James résonner dans son esprit. Évidemment qu’ils allaient faire un super boulot. Tiens, c’est vrai, elle n’avait pas spécialement remarqué que leur délégation était presque exclusivement féminine… bah, ça ne changeait rien. Enfin, presque rien. Allegra se sentait naturellement plus à l’aise en compagnie des hommes : moins perfides, souvent plus francs, beaucoup plus impressionnables. Elle avait depuis son plus jeune âge l’habitude d’évoluer dans des sphères à dominante masculine, et elle adorait contempler ce pouvoir de fascination qu’elle exerçait sur eux. Venir à bout des réticences des hommes, un jeu d’enfant. Ils étaient faibles, au fond. Les femmes, avant même d’entrer vraiment en scène, gagnaient d’ores et déjà le titre de compétitrices. Généralement, les femmes de pouvoir fonctionnaient sur le même modèle et évitaient de trop sympathiser avec leurs consoeurs. C’était une règle, voilà tout. Dans un monde encore majoritairement aux mains des hommes, il fallait pouvoir abattre ses ennemis, mais aussi ses semblables. Il n’y avait pas de la place pour tous. Pour le moment il n’était pas question de dépasser qui que ce soit, mais Allegra restait sur ses gardes. Elle était toujours sur ses gardes.

Elle fit de son mieux pour conserver une expression enjouée, pour ne pas rire à la petite phrase « Cookie et Harmony, vous êtes typiquement le genre de personne qu'on ne peut pas détester ». Challenge accepted. Allegra aurait pu parier qu’avant d’arriver à destination, elle détesterait la chanteuse et son monde arc-en-ciel. Quant à Cook, bon, elle devait admettre que la petite blonde possédait un capital sympathie assez élevé. Et évidemment, Jade et elle… logique que la comparaison se fasse, finalement. Deux athlètes, deux fortes personnalités effectivement. Et non, rien ne pouvait leur résister… même pas Daniel Lassiter. Oups, déplacé ? Pardon. En tous cas, rien ne résistait à Allegra. Jamais rien. Ce qui faisait de Jade sa compétitrice. On pourrait penser qu’Allegra se cherche des ennemis avez zèle, mais c’est faux. Elle observe et déduit. La personne dont il faut se méfier, c’est, outre James, Jade. Les deux autres ne lui poseront pas de problèmes, fondamentalement. Et puis le petit laïus « peu importe d'où vous êtes parties, d'où vous venez… ». Ah, s’ils savaient. Favorisée par le destin de manière indécente après avoir été laminée et détruite par lui semblait être un bon exemple, n’est-ce pas ? Ne vous en faites pas, si votre mère est une psychopathe sadique et assoiffée de sang, si vous avez assez de chance dans votre vie pour faire en sorte que votre père soit un connard pourri de fric qui vienne vous chercher à l’autre bout du monde à l’âge de trois ans, c’est cool. Il faut se tourner vers le futur, paraît-il, youhou.

Allegra n’avait jamais pu laisser son passé derrière elle… seulement, ça, personne n’en avait la moindre idée car il n’existait plus aucune preuve de ce passé depuis des lustres.

Ensuite, James exposa le programme. Une étape pour lutter contre le sexisme, et une autre pour s’éclater avec des enfants. La première étape serait la plus intéressante, sans doute. Allegra adorait montrer toute forme de supériorité, ou, à défaut, rabaisser les gens et leur prouver leurs torts. Ils échangèrent tous ensuite quelques banalités et puis Cookie parla de Rebecca.

Ah, Rebecca. Allegra esquissa un sourire, réfréna une nausée en entendant la guimauve dégouliner des propos de Charlotte et se contenta d’acquiescer. Allegra n’avait rien contre Rebecca – plus rien, à vrai dire. Lorsque… Tristan était encore élève à l’Académie, H. avait vu d’un très mauvais œil leur relation naissante. Et puis Cookie avait fait irruption dans la vie de la Platine, et Tristan avait disparu. Ce qui restait entre Dawson et elle à présent ne se mesurait que par le sport. Et puis, elle n’était pas désagréable. Certes agaçante – Gordon par ci, Gordon par là, Gordon, Gordon, Gordon – mais tolérable. Une chance.
La conversation s’enchaîna sur les réactions à la présentation de la première école. Allegra prit la parole après Jade, d’une voix discrète. « Ce qui compte finalement, c’est de mettre en exergue le talent de chacun. Il faut que filles comme garçons puissent découvrir puis vouloir réaliser leur but, leur rêve, et nous devons arriver à leur inspirer cette pensée. Cependant, évidemment, il faudra insister sur la place prépondérante des femmes dans notre société. On ne doit laisser personne derrière ».

La voiture s’arrêta ensuite ; direction le jet privé d’Harmony. Alors que tous les autres s’y installèrent, Allegra restait légèrement à l’écart. Fraterniser ainsi d’un seul coup se révélait toujours un peu pénible pour elle. Ça faisait quelques temps qu’elle n’avait pas porté un masque aussi bien fait et surtout aussi longtemps. Elle devait se réhabituer… mais quelle ne fut pas sa surprise de voir Jade venir à sa rencontre.

« Je ne veux pas t’ennuyer, si tu ne désires pas que l’on discute, je peux te laisser tranquille. Mais ce n’est pas agréable de faire un si long trajet seule. Tu étais vraiment très belle à la cérémonie, à la mairie, et félicitation pour le championnat.
— Je t’en prie Jade, tu es plus que bienvenue. Merci, je ne peux que te retourner le compliment. Nous ne nous connaissons pas vraiment, mais j’ai beaucoup entendu parler de toi. J’adorerai faire le trajet à tes côtés pour apprendre à te connaître.

Allegra ne mentait pas. Tout sourire, aucune expression féroce pour durcir ses traits, elle semblait être une jeune femme parfaitement équilibré et prompte à se faire de nouveaux amis. Sans rire, elle n’allait pas exagérer son comportement « gentil », mais se montrer sous un visage positif ne pourrait être que bénéfique.

Le jet décolla, et le voyage se passa dans la joie et la bonne humeur. Pitié… que c’est niais. Mais tout le monde semblait enchanté et surtout complètement investi : elle devait là aussi faire un effort. Ils parlèrent chacun les uns avec les autres et les conversations furent ponctuées d’éclats de rire et de sourires. Jade était vraiment une fille… intéressante.

L’atterrissage se déroula comme prévu, et ils embarquèrent dans la voiture censée les conduire jusqu’à la première école. Allegra en profita pour se remaquiller – au moment où elle allait appliquer la seconde couche de rouge à lèvres, elle dérapa.

Elle dérapa. Une petite touche de couleur vint toucher sa joue, ruinant la perfection de son visage. Or, Allegra ne dérapait jamais. Vivement, elle releva la tête, et en même temps que les autres, découvrit une foule, panneaux en mains, slogans en bouches. Le chauffeur freina brusquement, et quelques tomates se mirent à pleuvoir sur les vitres.

Le joli masque d’Allegra se brisa en une fraction de seconde, et mit un peu de temps à se recomposer. C’était inadmissible. Pire. Il s’agissait d’un crime de lèse-majesté. Personne, personne, n’avait le droit de l’humilier. Et ce qui se déroulait en ce moment même était pire qu’une humiliation.

Cela ne lui était jamais arrivé, pas vraiment. Dès qu’elle avait un déplacement, les foules se déplaçaient pour l’accueillir avec des roses et des cadeaux, en l’admirant et en la glorifiant. Seulement, une fois, son père avait tenu à ce qu’elle vienne avec lui dans une petite ville de l’Ohio, pour un congrès. Elle devait avoir dix, onze ans… et à l’arrivée de la voiture, on les avait hués, humiliés. Allegra ne s’était jamais remise de cet événement ;  la haine dans le regard des passants, la rage dans leurs paroles… un jour, elle les écraserai. Elle se l’était promis. On n’humiliait pas impunément les Lockhart… et encore moins quand cette humiliation provenait de péquenots sans avenir. Oh, oui, si elle pouvait, elle écraserait cette foule sur son talon, et prendrait un plaisir particulièrement sadique à distiller la bonne parole de Gordon, à empoisonner les cerveaux, alors qu’en vérité, cela ne lui importait guère. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’ils devraient être punis pour leur insolence, et que nulle punition ne serait trop dure. Il fallait éduquer les populations, après tout.

Bizarrement, elle se doutait qu’un discours comme ça aurait du mal à passer auprès de la délégation bisounours. Il fallait rester politiquement correct, voyons.

La blonde tenta de reprendre une attitude… moins agressive. Cependant, elle fut authentiquement surprise par la spontanéité et la combattivité de Jade. Ah, oui, c’est vrai. Elle se trouvait dans une voiture avec des gens prêts à défendre leur cause. Tss

Allegra aurait pu être une excellente Platine si son cerveau était un tant soit peu réceptif au traitement. Or, les problèmes psychiatriques dont elle souffrait, la coupant des émotions et de l’empathie, ne lui permettait pas de réagir naturellement à la propagande pro-Gordon. Elle pourrait essayer aussi fort qu’elle le désirait, jamais elle n’y adhérerait vraiment. Condamnée à faire semblant… et à se battre pour sauver sa peau. Elle ne mourrait pas pour une idée. Elle n’avait personne, rien, à défendre, à sauver, pas d’idéal à réaliser. Chacun pour soi et que le meilleur gagne, voilà sa devise.

Sauf que là, elle va être obligée de se mouiller un peu. Mais après tout, n’adore-t-elle pas les mascarades ?

Lorsque Jade sortit de la voiture, Allegra ne réfléchit pas et lui emboîta le pas. Nous pourrions passer les dix prochaines lignes à nous demander pourquoi – par altruisme, par intérêt ? – mais ça n’aurait que peu de sens. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’Hypathie s’engagea à la suite de Jade.

Elles restèrent un instant debout, aveuglées par le soleil. En face, le murmure de la foule disparut de manière étrange. Elle avait espéré un tumulte, des insultes, mais non. Quelques uns brandissaient des pancartes et essayaient de crier encore, mais la plupart s’étaient tus, attendant un mot, une étincelle, qui ferait repartir le brasier.

« Bonjour. Quel chaleureux accueil vous nous réservez-là.  Allegra sourit. Avait-elle prévu un petit discours ? Absolument pas. Mais elle avait l’opportunité de captiver la foule, elle n’allait pas s’en priver. Rangez vos tomates et vos insultes, je vous assure que ça ne sera pas nécessaire.  Sa voix était posée, doucereuse, confiante. Pour une fois, il n’y avait pas de sarcasme (ou plutôt, on ne l’entendait pas). Nous sommes la délégation de l’Académie Weins. Je m’appelle Hypathie Lockhart, et voici mon amie, Jade Thomas. À l’intérieur se trouvent James Miller, Charlotte Cook et… Harmony Chanteloup. Elle fit une pause, observant les visages. Visiblement, vous êtes... farouchement opposés à notre venue. »
— Dégagez !
— Oui, allez vous-en ! Laissez-nous tranquille !
— S'il vous plaît, écoutez-moi. Elle haïssait ça. Les foules. Toujours un pour mettre le chaos, n'est-ce pas ? Par dessus-tout, elle ne supportait pas qu'on l'interrompe... Laissez-nous une chance de nous expliquer pourquoi nous sommes là. Que vous a-t-on dit ? Qu'avez-vous entendu ? Ne voulez-vous pas voir par vous même, comprendre, ce que nous faisons ici ? N'ayez pas peur. Nous ne vous voulons absolument aucun mal. »

Elle se tourna vers James, qui était sorti de la voiture, ainsi qu'Harmony et Cookie.

« James. Tu es notre meneur. Je te laisse la parole. »



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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Mar 28 Oct - 1:15

La voiture s'apprêtait à partir et déjà Charlotte avait peur de ne pas être à la hauteur. James lui aurait bien dit qu'il était tout bonnement impossible qu'elle ne soit pas à la hauteur car c'était une Platine mais il fit le choix de ne rien dire. Charlotte était dans un état de surexcitation ou le moindre mot pouvait être interprété de dix milles façons. L'affirmation rassurante de James pourrait tout à fait se transformer en doute ou en déception de l'avoir choisie pour la petite blonde alors l'homme de la délégation ne dit rien. Il se contenta de sourire et d'aider les filles à monter dans la voiture.
L'ambiance à l'intérieur du véhicule était très agréable et on sentait bien le côté Weins de l'atmosphère. Harmony Chanteloup était une ancienne de Weins et elle propageait donc elle aussi cette aura toute particulière qu'avaient les étudiants et anciens-étudiants de l'Académie. Cette voiture rassemblait des gens intelligents et à qui la vie souriait aujourd'hui grâce à l'enseignement de l'Académie Weins et aux possibilités d'avenir offert par le gouvernement. James était décidément bien entouré !
Les filles réagirent immédiatement à la nouvelle du prof misogyne et James ne pouvait pas leur en vouloir : c'était tout bonnement inadmissible qu'un individu avec une pensée aussi retardée puisse être professeur. Qu'enseignait-il dans sa classe ? Qu'une femme devait rester à la maison et que les homosexuels étaient à brûler sur un bûcher ? C'était tellement ridicule de penser comme ça... Cet individu n'avait clairement pas évolué s'il était incapable de voir que sans les femmes, les USA ne seraient rien d'autre qu'un tas de cendres. Gordon était au pouvoir ? Et alors ? Son gouvernement comprenait des femmes et on pouvait trouver partout des femmes avec des responsabilités autre que l'éducation des enfants. Sans elles, le pays ne serait que chaos et anarchie. James n'avait pas hâte de voir la tronche de cet individu car il savait d'emblée qu'il allait avoir du mal à conserver son calme. Le Platine ne supportait pas l'injustice et la mauvaise-foi et ce professeur était clairement un bon gros mélange des deux. C'était quelque chose de typiquement masculin de ne pas pouvoir accepter le fait que les femmes soient l'égal des hommes. Était-ce un reste d'animal ? Quoiqu'il en soit, c'était vraiment stupide de penser ainsi. Gordon l'avait dit « les hommes et les femmes sont égaux » alors si Gordon l'avait dit, un stupide professeur n'avait pas le droit de le contredire !

« Vous avez toutes raison. Il faut que ce professeur comprenne qu'on a changé de siècle et qu'une femme ferait son boulot au moins cent fois mieux que lui. Je déteste les individus comme ça... »

Hou.... James, détester quelque chose ? Que ce professeur compte sur sa chance pour être absent lors de la visite des ambassadeurs car clairement il allait en prendre plein la tronche. Harmony, chanteuse internationale respectée et adorée, Charlotte, Platine d'une générosité et d'une tolérance sans limite, H., célébrité à ne plus citer et habituée à dompter les mâles et enfin Jade, championne d'athlétisme respectée et parmi les meilleures du pays. Que comptait-il affirmer pour contrer un tel quatuor, ce fichu professeur ? Il allait dire que chanteuse ce n'était pas un métier ou que Jade n'était championne que parce que les garçons la laissait l'être ? Qu'il essaye tiens, et James se chargerait personnellement de lui montrer qu'il n'était qu'une pauvre merde tout juste bonne à se pendre en silence.
Loin de montrer ses pensées violentes, James continuait de sourire en prêtant une attention distraite aux discussions. Les filles parlaient de l'avion, Harmony s'extasiait sur les cookies qu'ils allaient manger en arrivant au Texas, Jade et Cookie discutaient... L'ambiance était décidément très agréable et elle ne changea en rien lorsqu'ils montèrent dans l'avion de Harmony. James ne parla pas beaucoup durant le trajet, occupé à chercher comment faire pour confondre l'autre abruti de professeur. Devaient-ils se contenter de mettre Harmony et ses « mais pourquoi vous pensez comme ça ? Ce n'est pas logique ! » en première ligne sachant qu'elle l'aurait forcément à l'usure et y ajouter Charlotte pour alourdir l'impact ? Ou alors fallait-il passer par des moyens plus détournés mais plus efficaces en se servant des capacités de persuasion hors du commun de H. et de Jade ? Le mieux résidait sans doute dans l'attente et l'étude de l'individu. James verrait bien quelle stratégie adopter lorsqu'il l'aurait en face de lui. Alors en attendant, le Platine se régalait de la vue et des sièges très confortables de l'avion de Harmony. Ce voyage s'annonçait vraiment bien !
L'avion se posa sans difficultés et à peine sorti de l'aéroport, Harmony se jeta sur un homme que James ne connaissait pas. Il apparut bien vite que c'était l'heureux concepteur des cookies adorés de la chanteuse et en croquant dans la pâte encore toute chaude, James ne pu qu'approuver le goût de la chanteuse. Ces cookies étaient décidément délicieux et le Platine s'empressa de l'affirmer au créateur, qui le remercia en souriant. Le groupe d'ambassadeurs monta dans la voiture, le chauffeur-garde-du-corps de Harmony reprit sa place devant le volant et ils partirent affronter le professeur misogyne. Enfin c'est ce qui aurait dû se produire si un ramassis d'abrutis n'avait pas décidé de les empêcher de propager la bonne parole. Tant de violence dans ses pensées... décidément le réveil de Justin n'était pas à l'avantage de James...

« Je… Je ne suis pas d’accord ! Lisez un peu, regardez ce qu’ils disent ! Il faut qu’on fasse quelque chose. Je ne me vois pas foncer dans la foule à l’abri de cette voiture, comme si c’était honteux ce que nous faisions. Il faut leur parler, je veux rentrer la tête haute dans cette école. »

Digne Platine, Jade sortit en première de la voiture, immédiatement suivie par H. James ne mit pas longtemps à se déplier hors du véhicule, absolument pas effrayé par ce rassemblement de personnes mal-informées. Conservant son calme et observant les individus en face de lui, James écouta le discours de H. et s'avança à ses côtés lorsqu'elle lui laissa la parole. Il était grand temps d'empêcher cette saleté de professeur de faire d'autres victimes. C'était évident que la manifestation était partie du professeur : qui d'autre aurait pu tenir des propos aussi stupides ? Il fallait être débile de base pour dire aux gens que les ambassadeurs de l'Académie Weins venaient sucer les cerveaux des enfants. Cela dit, il ne fallait pas être beaucoup plus intelligent pour croire ça sur parole... Mais après tout, si le professeur était un tant soit peu respecté, les gens pouvaient s'imaginer qu'il était intelligent et que sa parole valait de l'or. Il était vraiment temps qu'une délégation de Weins vienne ici : ils allaient remettre les pendules à l'heure et s'assurer que ce professeur n'enseignerait plus rien à personne...

« Mesdames et messieurs, bonjour. Je vous avoue que je pensais être accueilli autrement dans une ville aussi sympathique que la vôtre. Mes amies et moi-même avons fait un long voyage spécialement pour venir montrer à vos enfants que l'avenir qui les attend n'est pas sombre et incertain. L'école nous a expressément demandé de venir et nous avons laissé de côté nos entraînements et nos cours spécialement pour venir. Jade Thomas est triple championne d'athlétisme, Allegra Lockhart est la vice-capitaine de l'équipe de cheerleader qui vient de remporter une compétition nationale, Harmony Chanteloup est une chanteuse internationale et pourtant elle a mit sa tournée en pause le temps de venir. Charlotte Cook a laissé tomber ses entraînements pour pouvoir venir partager son expérience avec vos enfants et donc, indirectement, avec vous. Je suis moi-même vice-capitaine de football américain et nous avons une compétition dans un peu moins de deux semaines et pourtant je suis venu. Nous avions des obligations et pourtant nous sommes ici car nous pensons pouvoir aider vos enfants et leur apporter une lumière qu'ils n'ont pas forcément aperçu. Je ne sais pas qui vous a dit que nous étions là pour ''enfermer'' vos enfants ou autre mais c'est complétement faux. Nous sommes là pour les aider à devenir ce qu'ils ont envie et non pas ce qu'on attendrait d'eux. »

James se tut un court instant, pour laisser le temps à la masse de comprendre et d'assimiler ses paroles.

« L'Académie Weins est un établissement qui permet à n'importe qui de devenir ce qu'il a envie et non pas ce qu'on exige de lui. Nous venons tous d'endroits différents et pourtant on nous offre la possibilité de bâtir l'avenir dont on rêve. Vous voulez qu'on vous laisse tranquille ? Qu'on s'en aille et qu'on laisse vos enfants libres, c'est bien ça ? »

La question resta en suspend et personne ne répondit. James avait réussi à captiver l'intention de la foule. Il allait désamorcer cette bombe mais il ne pourrait pas le faire seul... Heureusement qu'il avait une super équipe avec lui...

« On pourrait effectivement partir mais pour le coup, on enfermerait vos enfants en le faisant. Quelles possibilités d'avenir ont-ils, ici ? Pouvez-vous être sûr qu'ils feront ce dont ils rêvent ? Je ne pense pas. A l'Académie, nous sommes libres de rêver et de faire de nos rêves une réalité. Ont-ils cette même possibilité ? Non. Comment pourraient-ils faire de leurs rêves une réalité alors qu'ils n'ont même pas de modèles pour leur montrer que lorsqu'on veut, on peut. Vous pensez que nous allons briguer vos enfants ? Ouvrez les yeux et vous verrez que nous sommes là pour les délivrer. La femme et l'homme sont égaux. Le dernier de la classe peut devenir un artiste renommé. La petite timide peut devenir mairesse. Si on nous empêche de croire, alors c'est fini. Avez-vous demandé à vos enfants ce qu'ils voulaient devenir ? Non. Car on vous a bourré le crâne à coup de ''si elle n'a pas de meilleures notes, elle deviendra caissière'', ''votre enfant n'a pas d'avenir, il est trop bête'' ou d'autres stupidités du genre. Nous ne sommes pas là pour enfermer vos enfants. Nous sommes là pour leur permettre de rêver et de faire de leurs rêves, une réalité. Nous sommes là pour leur montrer que la vie vaut la peine d'être vécue car l'avenir ne peut être que lumineux lorsqu'on croit en quelque chose et que quelqu'un croit en nous. Alors, messieurs, mesdames, allez-vous nous empêcher d'aider vos enfants ? Allez-vous leur interdire la possibilité d'écouter ce que nous avons vécu et ce pourquoi nous sommes là aujourd'hui ? »

James laissa ses collègues prendre la suite. Il avait calmé les esprits et ouvert une porte, c'était aux filles de prendre la suite maintenant. Si James était le seul à s'exprimer, la foule ne serait pas complétement convaincue. James leur avait ouvert les yeux et maintenant il fallait leur permettre de voir que ce qu'il avait dit était vrai et il fallait leur montrer l'importance de laisser les ambassadeurs faire leur travail. Il fallait maintenant que l'une des filles raconte son expérience, explique pourquoi elle était là et surtout ce qu'elle pouvait apporter. James ne savait pas qui allait prendre la parole mais il savait qu'elle saurait trouver les mots justes car lorsqu'un individu est convaincu de faire la bonne chose, il peut convaincre son auditoire.

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Texte : #A87940

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. J'aime le gouvernement et je remplis donc cette mission pour lui. Prends garde à toi car je ne reculerais jamais. »
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Mar 27 Jan - 19:42

La tomate (Solanum lycopersicum L.) est une espèce de plantes herbacées de la famille des Solanacées, originaire du nord-ouest de l'Amérique du Sud. Bien que la tomate soit pleinement un fruit à tout ses effets botaniques, il est considéré à tort comme un légume et se consomme essentiellement comme tel, frais ou transformé. Et c'est cette chose à la peau rouge et au goût onctueux qui s'écrasait contre les vitres de la voiture. Les tomates laissaient des traces douteuses sur la voiture et Harmony entendit le chauffeur jurer en grognant qu'il allait devoir nettoyer ça tout seul. Harmony, elle, se disait plutôt que les tomates n'étaient pas fait pour voler et encore moins pour entrer en contact avec une voiture. Les tomates, c'était fait pour être mangé et, à la limite, pour être admirée. Alors pourquoi est-ce que les gens les jetaient ? Ils n'aimaient pas le goût ou la texture ? Mais ce n'était pas une raison pour s'en débarrasser ainsi ! Elles n'avaient rien fait, ces pauvres petites tomates ! S'ils n'aimaient pas, ils n'avaient qu'à les donner à des gens qui pourraient apprécier ces délicieuses petites choses ! Eh bien non ! Et au lieu de ça, ils les jetaient sur la voiture où se trouvait la délégation de l'Académie Weins. Curieux hasard tout de même...

« Je… Je ne suis pas d’accord ! Lisez un peu, regardez ce qu’ils disent ! Il faut qu’on fasse quelque chose. Je ne me vois pas foncer dans la foule à l’abri de cette voiture, comme si c’était honteux ce que nous faisions. Il faut leur parler, je veux rentrer la tête haute dans cette école. »

Ha donc ce n'était pas une coïncidence ? Ha... Harmony était complétement perdue : pourquoi voudrait-on leur jeter des tomates dessus ? Et puis pourquoi des tomates, bon dieu ! Le cerveau de la chanteuse tournait à plein régime sans trouver de réponses à ses questions si bien que la petite blonde fut la dernière à sortir de la voiture. Elle entendit partiellement le discours de James mais, trop occupée à comprendre pour les tomates, ne se rendit pas vraiment compte des chuchotements que son apparition avait provoqué. Harmony était mondialement connue et c'était donc logique que les gens de cette petite ville la reconnaisse. Ils ne l'aimaient sans doute pas tous mais une grande partie appréciait ses chants et son attitude à la télé si bien que la révolte eut un petite moment de flottement. James s'empressa d'utiliser l'hésitation provoquée par Harmony et par ses mots pour faire avancer la chanteuse. Complétement larguée, Harmony ouvrit la bouche pour autre chose que chanter :

« Pourquoi est-ce que vous lancez des tomates ? »

Un ange passa. Puis deux. La foule ne savait pas si la jeune fille était sérieuse et les ambassadeurs ne savaient pas si Harmony avait un plan ou pas. Dans le doute, personne ne bougeait si bien qu'il y eut un moment de silence complet. Visiblement, Harmony était la seule intéressée par cette histoire de tomates...

« Je ne comprends pas ce qui vous passe par la tête. Nous nous sommes déplacés de loin pour pouvoir montrer des perspectives d'avenir à vos enfants. Nous ne sommes pas venu pour faire je ne sais quoi avec les cerveaux de qui que ce soit... Regardez-nous avant de crier des absurdités : est-ce qu'on a l'air de terroristes ou d'individus louches ? »

Pour le coup... Elle n'avait pas vraiment tord. Les ambassadeurs étaient propres sur eux, beaux et aimables. Ils avaient certes des caractères particuliers, surtout Harmony, mais on ne pouvait pas dire d'eux qu'ils avaient l'air louches. Harmony était perplexe car elle ne comprenait pas ce que pensaient ces gens-là. Elle aurait été ravie si on lui avait offert la visite de jeunes académiciens lorsqu'elle était petite. Au lieu de ça eh bien... Eh bien elle ne rencontrait que des amis à ses parents et ils disaient des mensonges en parlant du gouvernement.

« Je suppose que vous me connaissez déjà mais vous ne savez peut-être pas d'où je viens. Avant de devenir chanteuse pour le gouvernement, j'étais une élève lambda. Je n'osais pas dire ce que je voulais, je n'osais pas dire un mot plus haut que l'autre et surtout je me laissais influencer par n'importe qui. J'ai grandis en me disant que mon existence n'avait pas d'intérêt et que si je me faisais suffisamment petite, on m'oublierait et on me laisserait tranquille. Personne ne veut d'une vie comme ça. On rêve tous de quelque chose, on s'imagine de grandes choses et on veut faire ce que l'on aime. Mais moi on ne m'avait jamais dit que j'avais le droit de rêver et de faire de mes rêves une réalité. On me disait d'aller en cours, d'écouter mes professeurs et de répéter ce que j'apprenais sans comprendre. Où est l'intérêt, honnêtement ? Moi je voulais découvrir de nouvelles choses, m'exprimer et faire ce dont je rêvais mais je n'avais pas le droit. J'étais une élève sans grand intérêt et mon futur ressemblait à une trainée grise qui ne me donnait pas envie. J'étais comme tout vos enfants, actuellement. »

La foule se mit à gronder, à murmurer sans trop savoir où la chanteuse voulait en venir. Mais parce qu'il s'agissait de Harmony Chanteloup, personne ne tint compte de l'homme qui criait au scandale. Et le silence revint, comme si tout ces gens rassemblés par un coup du destin avaient décidé unanimement d'écouter l'histoire de la petite blonde. Mais s'ils étaient calmes, c'était grâce aux interventions de Jade, de James et de H. : ils avaient fait le gros du boulot, à Harmony de conclure en beauté.

« Et puis je suis arrivée à l'Académie Weins. Pour la première fois, on m'a écoutée et on m'a laissé m'exprimer. On m'a laissé grandir à ma vitesse, on s'est occupé de moi, on m'a protégée et on m'a aidé à prendre mes marques. Avant Weins, j'étais une gamine effacée que l'on regardait seulement pour dire que je n'irai pas loin dans la vie. Et à Weins, on m'a offert la possibilité de prendre des cours de chant. On m'a ouvert une porte à travers laquelle je pouvais voir tous mes rêves et on m'a offert la possibilité de les exhausser. On m'a offert une attention particulière. On m'a offert l'oreille sans jugement d'un excellent psychiatre, Monsieur Stanton, qui m'a aidé à m'affirmer et à faire de moi ce que je suis actuellement. Sans l'Académie Weins il n'y aurait pas de Harmony Victoire Chanteloup. Sans l'Académie Weins, Jade ne serait sans doute pas devenue une personne forte et respectée. Sans l'Académie Weins, vous n'auriez pas lancé des tomates sur une voiture sans raison. » Ha, elle y tenait à ses tomates... « Mais sans l'Académie Weins, vos enfants ne pourront pas rêver. Ils ne pourront pas regarder James et se dire ''moi plus tard je deviendrais fort et gentil comme lui !'' ; ils ne pourront pas regarder Allegra et affirmer que plus tard, ils seraient aussi beaux et classe qu'elle. Pour bien grandir, un enfant a besoin de modèles, certes, mais il a surtout besoin de rêves. Et qu'est-ce qu'on peut offrir de plus beau qu'un rêve qui se réalise ? Rien. Sans Weins, je n'existerais pas. Sans Weins, vos enfants n'arriveront pas à s'offrir un bel avenir. Parce que si on est là, ce n'est pas pour laver les cerveaux de qui que ce soit. Si on est là, c'est pour montrer à vos enfants que les rêves peuvent devenir réalité. Est-ce que vous seriez capables de le leur montrer sans nous ? Je ne sais pas. Et vous non plus. Alors pourquoi est-ce que vous nous empêchez d'aider vos enfants à devenir ce dont ils rêvent. N'est-ce pas l'ambition d'un parent que de vouloir voir son enfant heureux ? »

Harmony aurait pu continuer à parler mais elle n'en voyait pas l'intérêt. Elle ne savait pas si la foule avait compris où elle voulait en venir ou si elle avait été trop abstraite pour être comprise. Mais pour dire vrai, elle s'en fichait complétement. Elle avait dit ce qu'elle avait à dire et elle se retourna donc vers la voiture, comme si la pause était terminée. Elle ne chanterait pas : elle n'en avait pas envie. Trop de tomates étaient mortes bêtement.

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Texte : #666699

« Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. »

Spéciale dédicace à Thomas *
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Sam 31 Jan - 17:31

Nous étions là pour une chose noble et juste : défendre. Défendre ceux qui étaient perdus. Défendre celles qui étaient oppressées. Défendre et protéger. Oui, notre but était noble et beau, aussi il me tenait particulièrement à cœur, parce que je croyais profondément en la portée salvatrice de l’Académie. Il suffisait de tous nous voir ici. Elle nous avait sauvés. Et elle nous permettait, aujourd’hui, de discuter les uns avec les autres. Après tout, ne venais-je pas d’avoir l’occasion de discuter avec Allegra ? Alors nous devions poursuivre notre mission, surtout face à ces gens qui semblaient si étrangers aux bienfaits de l’Académie. Il le regardaient comme le porte-parole du Mal, comme si nous, élèves, nous étions des prisonniers. Or c’était tout le contraire, l’école nous rendait libres. Alors nous allions dévier de notre trajet pour leur expliquer, il en allait de notre honneur à tous.

J’observais la foule. Tant de haine contre nous. Je n’y étais guère habituée. Et le temps que j’appréhende l’ampleur du mouvement, Allegra, qui était apparue à mes côtés, prit la parole. Son ton, à la fois chaleureux et autoritaire, m’obligea à ma redresser, à me tenir bien droite, la tête haute. Mon regard se posa immédiatement sur la personne qui interrompit Allegra. Les mouvements de foules étaient difficiles à contrôler. Ils étaient tous des allumettes. Une seule craquée embrasait toutes les autres. James prit à son tour la parole, nous présentant toutes. Peut-être était-ce mal ou terriblement orgueilleux, mais en l’entendant, je me rendis compte que nous étions réellement de bonnes personnes. J’étais fière, oui. Je venais de si loin, probablement comme tout le monde, et aujourd’hui, on me faisait assez confiance pour cette mission. Trois ans plus tôt, j’étais dans une cave, droguée, une véritable loque humaine et aujourd’hui, j’étais trois fois championne athlétisme. Je pouvais être fière. Et cette fierté, je l’avais gagnée grâce à l’Académie. Je comprenais parfaitement les mots de James. Alors qu’il expliquait les bienfaits de l’école, je sentis peser sur moi un regard. Je tournais doucement la tête et vis une jeune fille. Une gamine de quoi… treize ans, à peine, au même teint halé que moi. Je reconnaissais ce regard, pour l’avoir vu des mois durant dans le miroir. Je n’écoutais presque plus James. De toutes manière, j’étais l’incarnation même de la déchéance qui s’était vu offrir une chance. Non, j’étais totalement obnubilée par le regard sévère, cruel, envieux aussi, de cette enfant sur ma personne. J’y lisais les mêmes fêlures que dans les miens. Je voyais, à la dilatation de ses pupilles qu’elle avait du prendre une dose pas chère – et donc de très mauvaise qualité – peu avant.

Quelle était son histoire ? Quel était son passé ? Dans le fond, cela n’avait aucune importance. Le fait est qu’à cet instant là, elle était en souffrance. Une souffrance qui se cachait derrière un masque agressif, le visage et l’attitude d’un petit roquet prêt à mordre toute main approchant. Elle n’allait pas croire à tout cela, comme je n’y avais pas cru. Et les mots, même réels de James ne la convaincraient pas. Parce qu’ils ne la touchaient pas. Parce qu’ils ne pouvaient pas la toucher. On ne pouvait pas entendre ni comprendre quand on était dans cet état.  Et le monde n’était pas une libération. La libération, on la croyait dans les drogues, dans cet état artificiel d’euphorie, qui permettait de tout dédramatiser. Les discours des uns et des autres étaient beaux et poignants. Mais je ne prêtais attention qu’à cette gamine. Quand je me rendis compte que personne ne parlait, des mots m'échappèrent.

« Mes amis vous parlent tous de rêve. Ils vous disent que l’Académie vous permettra, à vous, à toi, ou à vos enfants, de devenir ce qu’ils rêvent d’être. Ils n’ont pas complètement raison. »

Je sentis qu’avec cette affirmation qui prenait le contrepied complet de ce qu’avait dit mes camarades, je créais la surprise. J’espérais que mes amis comprendraient, mais leurs discours ne parlaient pas à tout le monde. ils s’adressaient aux rêveurs, à ceux qui avaient encore de l’espoir quelque part. Ce qui n’avait pas été mon cas. Ni celui de cette ado.

« Combien parmi vous ont encore des rêves ? Combien de parents constatent que leurs enfants sont détruits et n’ont plus du tout d’espoir ? Combien se disent qu’on ne comprend rien, parce qu’on a tout et qu’on vous a tout pris. Tout ce qui compte vraiment. Combien ont perdu des enfants ? Des sœurs ? Des frères ? »

Mon regard se porta sur la foule. Pour la première fois de ma vie, je me voyais, totalement, à travers eux. Pour la première fois de ma vie, je devais en parler sans rougir.

« J’ai perdu mes sœurs, tuées devant moi. Mon frère m’a abandonnée peu après ça et j’ai totalement perdu pied. Et il y a eu un moment… une chose qui me permettait d’aller mieux, quelques heures. J’étais libre. Je n’avais plus mal. J’ai commencé par l’alcool. Puis la drogue. Une dose au début… et très vite ça ne suffit plus. Parce qu’on est bien, on se sent enfin libre, toute la douleur se barre. Sauf que quand les effets disparaissent, tout revient. Tout. La douleur. Les souvenirs. Et personne qui ne comprend. Les parents ne peuvent pas comprendre. Les amis ne peuvent pas comprendre. Encore moins une école. Alors on fait tout pour oublier. On se retrouve à mordre, à griffer, à coucher avec le premier minable venu, juste pour avoir une petite dose de bonheur. Sauf que c’était pire quand l’effet cessait. Le gouffre est encore plus noir, plus sombre. Le corps lâche et le crâne… n’en parlons pas. J’ai été envoyée de force à l’Académie. Pour moi ce n’était pas une nouvelle chance.  Juste une étape de plus dans ma décente aux enfers. »

Mon regard avait croisé celui de plusieurs personnes, et j’avais conscience que certains parmis eux étaient des parents dont l’enfant empruntait cette voie. Des pères et des mères perdus.  Et je savais que mon histoire résonnait dans l’être de la jeune fille.

« J’avais le corps détruit et le cœur nécrosé en arrivant là bas. J’étais malade, avec tout ce que j’avais avalé, avec les piqures. Je faisais une quarantaine de kilos à un moment. Je ne peux pas vous dire ce qu’il s’est passé. ça va sonner faux, parce qu’il faut le vivre pour s’en rendre compte. Oui, on m’a laissé vomir la colère que j’avais en moi. On m’a aimée comme j’avais besoin d’être aimée. Et mes parents, même s’ils étaient exemplaires, ne pouvaient pas m’apporter ce dont j’avais besoin. Ne culpabilisez pas. Aujourd’hui j’ai des résultats scolaires excellents, mon corps a été réparé. Oui, c’est une bien belle vitrine. Mais ce n’est pas le plus important. Ce qui compte c’est qu’aujourd’hui, et sans drogue… je n’ai plus mal. Et je suis heureuse. Et ça, je le dois à l’Académie. »

Mon regard s’était naturellement reporté sur la gamine. Etaler les bienfaits de l’Académie était une chose, mais il ne fallait pas oublier les cœurs. Quand mon discours fut fini, je sentis que mon corps réalisait enfin ce qu’il venait de se passer. Alors que la foule était plus silencieuse que la mort, je m’excusai auprès de James, lui expliquant que j’avais besoin de… de quoi ? Je ne terminai même pas ma phrase, m’engouffrant dans la limousine, ne pretant pas attention à Harmony. Je tremblais et dus plonger mon visage dans mes mains. Sans pleurer, évidemment. J’étais retournée. Je n’en parlais pas. Jamais. Je ne voulais pas qu’on sache. Maintenant, tout le monde savait.

La voiture reprit la route, sans jet de tomate cette fois…

*
*   *

« Vous êtes enfin là ! C’est un honneur que de vous accueillir et je suis plus que fière qu’une telle délégation ait pris la peine de descendre dans notre école. Vous êtes toutes promises à un grand avenir, je n’en ai nul doute. Et encore merci à vous, monsieur Miller, je donnerais cher pour un jour vous compter parmi nous si le professorat vous agrée. Intelligence, tolérance, humilité, ce sont des valeurs fondamentales. Nous allons faire conduire vos affaires à l’hôtel, vous pourrez vous y reposer avant de vous joindre à nous pour le diner. Vous rencontrerez tout le comité ainsi que nos élèves les plus prometteurs – une sorte de récompenses pour eux. Mais avant tout vous devriez rencontrer une certaine personne. Puis nous irons dans la cour, les élèves vous ont réservé un accueil digne de ce nom. »

Le regard désolé de la directrice – une superbe femme d’une quarantaine d’années, souriante, élégante en tailleur, au chignon impeccable – ne laissait pas de doute sur l’identité de la personne en question. Le professeur. Elle nous ouvrit alors la marche, à travers les couloirs de la petite école. A travers les fenetres, on pouvait voir des élèves sérieux, disciplinés. Nos pas résonnaient dans les couloirs, jusqu’à ce que l’on arrive devant une grande porte… qui s’ouvrit sur une sorte de petit amphi. Tous les élèves se levèrent d’un même mouvement. Le seul qui resta assis fut le professeur.

« Chers étudiants, l’Académie Weins ! Je suis évidemment, honoré d’être le premier professeur que vous rencontriez. Madame la Directrice, je vais prendre soin de nos hôtes… Mesdemoiselles, peut-être voudriez-vous vous rendre dans les cours de littérature, ou assister aux entrainements de cheerleading ? Je ne voudrais pas vous ennuyer, après tout, il s’agit d’un cours d’économie. Et vous, Monsieur, vous accepterez bien de dire quelques mots  et d’assister à la fin de notre séance ? »

Il sourit, tendant la main à James, mais nous ignorant toutes royalement.

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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Lun 6 Avr - 12:48



the golden wave

Son coeur battait plus vite qu'à l'accoutumée, ses mâchoires étaient crispées, ses poings, serrés. Elle tentait vainement d'avoir l'air gentille et décontractée, mais elle ne pouvait juste pas faire abstraction de cette terrible humiliation. Elle entendit les discours de James et d'Harmony, raconter comment Weins les avait sauvés. Allegra ne nierait pas ça, Weins était une école d'excellence, et c'était exactement la raison pour laquelle elle pensait qu'elle ne devait être réservée qu'à l'élite. Le coeur d'Allegra, et c'était bien connu, n'avait pas de place pour la pitié ou la compassion. Ceux qui daignaient s'élever contre ceux qui les dominaient devaient être éliminés. Radicale ? Oui. La jeune femme connaissait les rouages du pouvoir et elle savait bien que les contestataires étaient toujours dangereux, quels qu'ils soient. Si son esprit avait été un tant soit peu normal, nul doute qu'elle aurait fait une brillante platine, prête à endoctriner tout le monde pour conserver l'ordre établi. Mais malheureusement, la nécrose de son esprit la plaçait plutôt dans le camp des opportunistes que des suiveurs de Gordon, et elle emploierait tous les moyens pour ne pas tomber de son piédestal. Elle n'était qu'une image, qu'un corps façonné par des années de mensonge, elle n'était rien d'autre qu'un esprit putride dans un corps doré, et lui enlever ses lumières et son aura de déesse, c'était la condamner à une errance sans fin dans sa propre folie. Elle ne risquerait pas ça. Elle fut donc incapable de parler pendant que ses camarades faisaient part de leur expérience personnelle. Et même vis-à-vis d'eux, elle ne ressentait pas de compassion. Au plus, un intérêt : ça lui permettait de mieux comprendre à qui elle avait à faire. James, le beau parleur, qui ne s'était pas dévoilé. Harmony, la naïve jolie blonde, qui jouait sur le pathos et la corde sensible du rêve qui devient réalité... à vomir. Et enfin, Jade, la jolie Jade, si forte et si battante, sans espoir, mal partie, dont la vie a été un long cauchemar et dont Weins l'a sortie en héros.

C'était magnifique, ces histoires. De quoi redonner de l'espoir à tous ceux qui n'en avaient pas... En quelques sorte, Weins avait amélioré leurs vies à tous. Mais dans un sourire perfide, elle songea à ceux qui y avaient trouvé leur enfer. Spencer Fitzpatrick, un temps Frederic Host... si parmi la foule il y en avait des comme eux ? Des personnes à l'esprit fou, qui iraient se jeter dans la gueule du loup ? Le piège se refermerait sur eux et personne ne pourrait les en sortir jusqu'à ce qu'ils cèdent. C'était brillant.

Ce fut l'étrange silence qui sortit Hypathie de ses pensées. La foule, les yeux braqués sur Jade, comme hypnotisée. Elle avait fait son effet... Tous rentrèrent dans la limousine, pensifs. Bien sûr, elle-même ne pourrait jamais parler de son passé - sûrement aussi horrible que celui de Jade, voire pire et de la manière dont l'argent et non pas Weins l'avait sauvé. Elle ne fit aucun mouvement vers Jade lorsque celle-ci s'effondra dans la voiture, tremblante, encaissant le contrecoup de sa propre expérience de vie. Allegra ne fit aucun geste en direction de Jade, se contentant de bien imprimer ce qu'elle avait dit, informations aussi précieuses qu'une mine d'or. Daniel savait-il ? Ce serait intéressant de creuser la question... En tous cas, si Jade souhaitait parler plus en détail de sa vie, ça la regardait, mais Allegra n'était pas du genre à venir consoler les gens qui n'en manifestaient pas le désir.

Le reste du trajet se fit en silence, et enfin, ils arrivèrent à leur première étape. James les briefa une fois encore sur la personne qu'ils devaient rencontrer : le professeur misogyne. Bien. Ils allaient beaucoup se marrer, pressentit Allegra. Si elle ne supportait pas qu'un groupe de paysans viennent jeter des tomates sur sa voiture, elle n'allait certainement pas laisser passer des réflexions honteuses sur son sexe, surtout qu'une femme comme elle avait largement toutes les cartes en main pour abattre un homme si... médiéval dans sa réflexion.

Ils furent dûment accueillis par la directrice, qui les emmena directement voir la classe du professeur réfractaire. Ils les salua... mais ne tendit la main qu'à James, ne s'adressant même qu'à lui. Sans réfléchir, Allegra sortit du rang, et alla directement serrer la main du professeur. Elle passa ainsi devant James, mais lui fit un regard entendu. Elle savait ce qu'elle faisait.

« Bonjour monsieur, merci pour votre accueil. Nous sommes tous honorés d'être ici. Je me présente, Hypathie Allegra Lockhart. » Si loin de l'Etat de New-York, elle doutait que son nom soit connu ici. « Je suis la fille du Sénateur Keith Lockhart, et je me réjouis de pouvoir jouer les ambassadrices, avec mes camarades ici présents. Je suis touchée de votre proposition et bien que vice-capitaine de l'excellente équipe mixte de cheerleaders, je serai plus que ravie d'assister à votre cours d'économie. Vous savez, c'est une matière qui me passionne et j'en décèle toute l'importance en côtoyant régulièrement madame Katherine Hawkings, secrétaire d'Etat à l'économie et au commerce. ». Evidemment, c'était faux. Enfin, madame Hawkings était bel et bien la secrétaire d'Etat à l'économie et au commerce, mais son père ne l'avait rencontré qu'une fois... et elle, pas du tout. Mais caser le nom d'une femme de pouvoir dans son discours était un bon début. Elle relâcha la main du professeur, mais s'assurant d'accrocher son regard glacial aux yeux bruns de son interlocuteur. Physiquement, il était quelconque, mais son regard laissait deviner une certaine perversion. Jetant un rapide coup d'oeil à l'amphithéâtre, elle s'aperçut que beaucoup de filles se trouvaient en fond de classe.

« Et peut-être qu'une de mes amies aimerait assister à la fin de la séance avec moi ? Comme ça James, qui est le meneur de notre groupe, pourra s'entretenir avec madame la directrice pour des questions plus formelles. Ensuite, nous irons sûrement voir du côté du complexe de sport. » Elle jeta un regard à la directrice, qui hocha la tête.

« Je ne pense pas que ça soit une bonne idée, mademoiselle... Lockheart ? » « Lockhart. Et si, je pense que si. James, qu'en dis-tu ? »

Les regards se tournèrent vers James, dans l'attente d'une réponse. Il ne pourrait pas prendre le parti du prof, n'est-ce pas ? Allegra maintenait son regard sur le fond de l'amphi. Beaucoup de filles... qui n'osaient pas lever les yeux pour les regarder. Avaient-elles peur ? Avaient-elles honte ?

L'oppression, oui, mais sous de bonnes conditions. Et clairement, ce professeur là n'avait rien compris à l'exercice du pouvoir.


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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 9 Avr - 21:38

Le discours de Jade l'avait pris par surprise. James ne s'attendait pas à ce que la jeune fille se dévoile devant tant d'inconnus et en ressentit un pincement au cœur. Il avait toujours pris soin d'elle, il avait été patient et ne l'avait jamais brusquée et pourtant elle se dévoilait devant la première foule venue. James serra la mâchoire en chassant Justin de ses pensées. Ce n'était pas son genre de penser comme ça, c'était typique de sa double-personnalité, par contre. Justin détestait la façon qu'avait Jade d'exposer au monde entier ses erreurs comme si elle n'avait plus fierté, plus d’ego... James, lui, admirait l'étudiante pour oser se mettre à nu devant tant de personnes. Elle ne les connaissait pas et ne les reverrait sans doute jamais et pourtant, Jade était capable de leur raconter son passé et de prendre le risque d'être jugée, insultée ou humiliée. James était impressionné et Jade remonta encore plus haut dans son estime, si tant est qu'elle pouvait monter plus haut... Justin, lui, se renfrogna et se terra dans son mutisme, se contentant d'enregistrer les visages de certains individus, « au cas-où ». James reprit possession de son corps et de ses pensées au moment où Jade entrait dans la voiture. Il échangea un regard entendu avec H., salua la foule et monta dans la voiture à son tour. Il avait remarqué l'attitude étrange de la Zinc : elle avait agit comme si elle avait été personnellement humiliée alors que, du point de vue du Platine, c'était l'Académie et le gouvernement qui avaient été attaqués. Elle avait réagit bizarrement mais James mit cela sur le compte de la pression et de l'aura intolérante qui régnait sur la place. N'importe qui serait sorti de ses gonds face à une attitude aussi détestable venant d'individus ne sachant absolument pas de quoi ils parlaient.
La voiture se mit en route et le chauffeur prit bientôt de la vitesse, pour arriver à  l'heure à l'école. James posa sa main sur l'épaule de Jade mais ne dit rien. Il n'était pas sûre qu'elle ait envie de l'entendre parler ou qu'elle ait envie de voir le monde l'entourant, vu ce qu'elle venait de confier. Elle devait être terrifiée et se sentir tellement seule... Alors James pressa légèrement l'épaule de la jeune fille pour lui transmettre son énergie et pour lui signaler qu'elle n'était pas seule. Elle l'avait été avant d'arriver à Weins mais désormais elle ne l'était plus : James serait à tout jamais à ses côtés, lorsqu'elle en aurait besoin. Le Platine ne dit rien, laissant le silence parler pour lui : ils étaient tous choqués d'avoir été ainsi interceptés comme des assassins. Cette foule avait détruit le petit cocon d'énergie saine qui avait enrobé les étudiants depuis leur départ de New-York. Néanmoins James n'abandonnerait pas si vite et il ferait tout son possible pour que ce cocon réapparaisse car sans cela, il risquait d'y avoir des distensions dans l'équipe...
La voiture s'arrêta devant un bâtiment plutôt quelconque devant lequel une belle femme les attendait. La directrice les remercia d'être venu et complimenta l'équipe. Le Platine sourit en entendant la femme lui offrir un poste de professeur si jamais il obtenait son diplôme. James avait effectivement l'intention de devenir professeur. Il aimait enseigner, motiver et calmer les adultes comme les enfants. Il avait un véritable talent d'orateur et son calme était à tout épreuve, enfin en principe... Il était pédagogue et très patient et pour tous ceux l'ayant déjà entendu une fois, il était évident qu'il ferait un excellent professeur. Néanmoins James n'avait pas l'intention d'enseigner à Weins. Le corps enseignant était parfait, de son point de vue, et il avait envie de montrer les bienfaits de l'éducation et du gouvernement à plus de personnes qu'à Weins. Il voulait toucher plus loin que Weins et remettre les jeunes dans le droit chemin avant d'arriver à Weins. Il hésitait encore entre enseigner à des enfants ou des adolescents mais cela ne l'effrayait pas : il avait encore le temps d'y réfléchir ! Il avait pensé au poste de professeur-remplaçant, que pourtant peu de personnes désiraient, car cela lui permettrait de voyager et de propager la bonne parole un peu partout dans le pays, là où rester dans une même école empêcherait ses bienfaits de s'étendre aux autres États. Mais en même temps, enseigner dans une seule ville lui permettrait de mieux connaître ses étudiants, de mieux les suivre pour être plus à-même de les aider. Les deux propositions étaient intéressantes et James irait sûrement en parler avec Monsieur Stanton lorsqu'il aurait le temps : les avis du psychiatre, et maintenant vice-directeur, étaient à prendre en compte et jamais inintéressants !
La directrice ouvrit la porte d'une salle de classe et immédiatement les élèves se levèrent. James laissa son regard se promener de tête en tête et se rendit rapidement compte que toutes les filles étaient au fond de la classe, comme si elles étaient honteuses d'être là. Bizarre. Décidément ce professeur avait une façon d'enseigner complètement dépassée...  Il avait d'ailleurs l'air plutôt quelconque, ce cher monsieur. Il n'était ni laid ni beau, ni charismatique ni sans intérêt. Il était étrange, tout comme son regard cela dit. James ne baissa pas sa garde, au contraire, lorsque l'homme se leva pour les rejoindre. Les individus comme lui, capable d'être suffisamment quelconque pour passer inaperçu mais à la fois d'avoir suffisamment de charisme pour s'attirer les faveurs de la foule n'étaient pas à prendre à la légère. Ce professeur avait plus d'un tour dans son sac et le sous-estimer aurait été fatal. Il était capable de convaincre des enfants que leur sexe arbitrait leur vie, que les femmes n'avaient pas de raison d'être hors de la maison et surtout que l'Académie Weins lavait les cerveaux. Quelle absurdité... Et pourtant, il était écouté et craint. Les regards baissés des fillettes, les yeux vifs des garçons... Cet homme avait réussit à instaurer sa propre hiérarchie et il s'était, à n'en pas douer, posé au sommet. Les ambassadeurs auraient donc pour objectif de discréditer complètement l'homme afin que plus jamais il ne puisse monter sur quoique ce soit sans qu'on se moque de lui. On rirait de lui et il en mourrait de honte. Il n'y avait pas d'autres possibilités, voilà tout. L'homme n'était pas assez jeune pour être raisonné et rééduqué mais il n'était pas assez âgé pour prendre du recul sur son attitude. Il était perdu et irrécupérable. Alors James ferait son possible pour qu'il ne puisse plus jamais ouvrir la bouche sans qu'on le traite de menteur.
L'homme, ne se doutant absolument pas des pensées cachées derrière le sourire aimable de James, tendit la main vers lui en ignorant complètement les quatre filles. Enfin trois et demi, Harmony était en train de se déplacer dans la classe, comme si elle cherchait une place. James s'apprêtait à répondre violemment au professeur pour lui apprendre à discréditer ainsi ses amies, mais H. le prit de vitesse. La Zinc se plaça devant lui et serra volontairement la main du professeur. Elle avait lancé un regard à James, pour lui éviter de s'offusquer sûrement, mais ça n'était pas nécessaire : le Platine avait une pleine confiance envers la Zinc. Elle savait ce qu'elle faisait et il se contenterait de surveiller ses arrières. Il trouvait son attitude normale après tout, il n'avait aucune obligation de gonfler le torse pour défendre ses femmes. Elles le faisaient très bien sans lui et puis ça aurait été jouer le jeu du professeur. Ce dernier tenta d'ailleurs de faire reprendre à James le rôle de leader en lui affirmant que l'idée de la blonde était mauvaise. S'il pensait réellement avoir un allié en la personne de James, il se trompait lourdement, l'imbécile. Néanmoins, vu la manifestation qu'il avait déclenché, il devait se douter que James ne serait pas à ses côtés à défendre ses idéaux. Alors il devait jouer le jeu, espérant sans doute que le garçon, blessé à l’ego, écrase sa collègue pour prendre sa place ? Mais c'était bien mal connaître James... le Platine avait un ego tellement ridicule qu'on en venait parfois à se demander si modestie n'était pas son vrai prénom.
James ne tendit pas la main, ne jeta même pas un regard au professeur et se tourna vers H. :

« C'est une excellente idée, Allegra, comme toujours. Heureusement que tu es là ! »

Le professeur ne s'y attendait visiblement pas et accusa le coup : un homme aussi viril que James s'abaissant à avouer que sa collègue-femme-et-donc-inférieure avait eu une bonne idée ? Quelle horreur ! Et, avant même que le professeur ne puisse s'imaginer que James était gay, parce qu'après tout il fallait être gay pour s'écraser face au sexe faible, non ?, le Platine se tourna vers Harmony. La petite blonde parlait avec un garçon au troisième rang et leva la tête en sentant l'attention se tourner vers elle. Visiblement, le professeur ne l'avait pas vu se déplacer et son regard devint dur lorsqu'il vit la faible femme près de ses poulains. Saleté de femelle.

« Harmony, ma belle, je pars avec la directrice, je reviens après, d'accord ? »

La petite blonde hocha la tête, absolument pas choquée par le « ma belle » qui pouvait laisser penser que James et elle avaient des relations plus qu'amicales. De fait, James avait un stock inépuisable de compliments qu'il lançait à tout va et il lui arrivait régulièrement de dire « ma belle » sans penser à la drague ou autre, juste parce qu'il trouvait effectivement la femme belle et qu'il trouvait dommage de ne pas lui dire. Harmony, quant à elle, aimait tout le monde alors ce n'était pas faux de penser qu'elle était proche de James. Après tout, elle était proche de tout le monde. James se tourna vers le professeur en souriant : sa manœuvre de départ était amorcée et le professeur n'arriverait pas à le discréditer. James s'était écrasé devant H. mais il n'était pas gay : toutes les convictions stupides et arriérées de l'homme s'écrasaient lamentablement. Et James appréciait énormément l'effet que cela lui faisait.
Jade et H. devaient rester dans la classe et Harmony n'en sortirait sûrement pas avant la fin du cours, et encore... Restait Cookie donc. Et il ne fallait pas qu'il parte seul, sans quoi cela pourrait donner l'impression qu'il laissait les inutiles pour aller s'occuper des papiers tout seul, comme un grand. Il n'était pas sûr de l'avis de Cookie sur la question mais il ne pouvait pas se permettre de laisser le professeur pouvoir jouer sur le départ du mâle seul. Pour couper court à ses arguments, James devait partir avec Cookie.

« Tu viens m'aider Cookie ? »

Question simple, certes, mais laissant apparaître que l'homme n'était pas capable de gérer les papiers seul, sans une femme. James lança discrètement un regard à la Platine pour qu'elle n'hésite pas et ne se discrédite pas en public. Laissant le professeur se noyer dans sa constatation de solitude face à l'adversité, James sortit de la classe en suivant la directrice. A ses côtés, Cookie marchait d'un air assuré, coupant court à toute possibilité de pseudo-soumission. Jamesl se régalait d'avance sur l'évolution des choses lorsqu'il serait de retour. Il venait de lâcher trois femmes particulièrement impressionnantes et le professeur n'allait pas pouvoir voir venir tous les coups qu'elles allaient lui asséner...

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Texte : #A87940

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. J'aime le gouvernement et je remplis donc cette mission pour lui. Prends garde à toi car je ne reculerais jamais. »
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Dim 7 Juin - 19:50

Harmony ne comprenait pas trop ce qui se passait alors elle suivait le troupeau. Visiblement, ils étaient enfin arrivés dans l'école et la directrice leur parlait de l'individu louche qui s'imaginait que les hommes et les femmes n'étaient pas égaux. Harmony avait un bon milliard de questions à lui poser et elle sautillait presque sur place à l'idée d'en apprendre plus sur les gens étranges comme ce professeur. Ha quelle vie ! Voyager d'un bout à l'autre du monde pour découvrir que tout le monde n'avait pas évolué à la même vitesse ! Les ambassadeurs entrèrent dans une salle de classe et le professeur commença directement le combat en saluant James et en ignorant volontairement les filles autour. Harmony ne dit rien et se contenta de pencher légèrement la tête sur le côté alors que H. passait à l'attaque en se saisissant de la main et en agissant comme une chef. Cela dit, elle était très convaincante en dirigeante ! Harmony décida donc de lui faire confiance et elle prit le rôle du « parfait soldat » sans même se poser de questions. Néanmoins tout cela l'ennuya très rapidement et les tentatives d'écrasages auxquelles se livraient les deux parties ne l'intéressaient pas. Alors Harmony tourna la tête et croisa le regard d'un petit garçon. Il avait des étoiles dans les yeux et ne la lâchait pas des yeux. Cela dit, la classe toute entière regardait le groupe des ambassadeurs avec admiration. Il fallait dire qu'ils en imposaient, tous ensemble. Décidant que de toute façon elle n'apporterait rien au groupe dans cette guerre de pouvoir, Harmony se dirigea vers le petit garçon qui la regardait avec de grands yeux. Elle s'accroupit à côté de son bureau et lui sourit.

« T'es Harmony Chanteloup ? »
« Oui c'est bien moi. Et toi, tu es ? »
« Wouaaah ! Eh les copains c'est la chanteuse !! »

Ni une ni deux, les garçons se mirent à chuchoter entre eux et les filles relevèrent la tête pour regarder la petite blonde accroupie dans l'allée. Harmony ne savait pas son nom aussi connu et fut honorée qu'une classe d'enfants la connaisse. La blonde n'avait toujours pas compris à quel point son nom était mondialement connu et à quel point les salles de concerts se l'arrachait. De toute façon, Harmony vivait entourée de licornes et de papillons alors bon... Le petit garçon venait de tendre un papier pour avoir un autographe lorsque Harmony sentit qu'on l'appelait. Elle se tourna vers James, absolument pas consciente du regard noir du professeur, et l'écouta lui dire qu'il partait s'occuper de papiers avec Cookie. L'emploi de l'expression « ma belle » lui passa complètement au dessus de la tête et elle se contenta de hocher la tête pour signifier son accord. Si Cookie partait avec James, cela voulait dire que H. et Jade restaient avec Harmony. Fantastique !
La petite blonde se releva quelques secondes après que James ait refermé la porte derrière lui. L'ambiance changea du tout au tout dès que la porte se fut fermée et Harmony vit, sans comprendre, les petites filles baisser la tête et les garçons se raidir. Que se passait-il donc ?

« Je suppose qu'il faut nous asseoir, pour suivre votre leçon... Hum... »

Et sans même laisser le temps au professeur de tenter de la mettre dehors, Harmony s'installa au deuxième rang, près du garçon qui l'avait remarqué en premier. Deuxième rang. Alors qu'elle n'était qu'une femelle ?! Le professeur manqua de s'étrangler en voyant son petit royaume être mis à mal par une sale garce. Il se contint de justesse et, avec un sourire se voulant aimable, il dit à Harmony :

« Vous devriez plutôt rejoindre les filles au fond de la salle, mademoiselle Chanteloup. »

Harmony le regarda d'un air perplexe. Au fond ? Avec les filles ? Alors qu'il y avait de la place devant ? Quelle idée étrange ! Ce professeur avait vraiment une façon particulière d'enseigner s'il divisait sa classe en fonction du sexe. C'était digne du XIXème, pas du siècle actuel ! Ce pauvre homme était né à la mauvaise époque...

« Pourquoi aller derrière s'il y a de la place devant ? »

Et de conclure le tout avec un petit sourire sympathique. Le professeur s'apprêtait à la remettre à sa place en lui disant à quel point les femmes étaient inférieures aux hommes et qu'il ne fallait pas les laisser salir les futurs dirigeants de la Nation mais il se retint à temps en sentant une attention accrue de la part des deux autres garces. Bordel ! Avec cette histoire d'ambassadeurs et tout ce merdier, il se doutait bien que la directrice, cette sale garce !, tentait de l'écarter de l'enseignement ! Il devait se méfier de ces deux sales garces ! La petite blonde semblait conne, il n'avait qu'à l'ignorer, mais les deux autres étaient dangereuses... Il allait devoir tenir son rôle de manière à ce qu'elles ne puissent rien lui reprocher. Ainsi il pourrait continuer à prêcher la bonne parole et avec un peu de chance, il passerait directeur. Il était temps que les choses redeviennent normales dans ce bled pourri !

« Bien. Nous allons commencer le cours... »
« Fantastique ! »

Oh elle commençait à le gonfler cette saleté de petite blonde ! Inconsciemment, Harmony avait endossé le rôle de l'élément perturbateur, celui qui permet de mettre à rude épreuve la patience du professeur. Et pour le coup, personne d'autre n'aurait pu accomplir ce rôle avec autant de brio qu'elle. A Jade et H. de se servir de ça pour tester le professeur et lui prouver que son intellect était proche de zéro. Décidément, il ne savait vraiment pas contre quel groupe il s'apprêtait à combattre...

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Texte : #666699

« Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. »

Spéciale dédicace à Thomas *
© chaussette


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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 9 Juil - 18:08

Avais-je bien compris ? Ce professeur pensait-il réellement que nous ne pouvions pas suivre un cour d’économie ? Pourquoi ? Parce que nous sommes des femmes ? Mais qui pense encore de cette façon aussi réactionnaire ? Non que le cheerleading ne soit pas intéressant mais la connotation dans ce cas précis portait à confusion. Hypathie prit la parole, et elle me paraissait une Reine. Si assurée, tellement dans le contrôle absolu. Elle était fascinante. Sans compter qu’elle semblait connaitre tout le gratin de New-York. Elle connaissait tellement de personnes l’entourage de Gordon… elle avait une chance extraordinaire. Si seulement un jour je pouvais faire partie de cette sphère un jour ! Avoir autant de cran qu’elle. Je l’observais avec attention. Elle me rappelait Daniel sur bien des points. Elle ne tremblait pas, elle regardait les autres droit dans les yeux et elle semblait toujours savoir quoi faire. Etait-ce un talent de Zinc ? Je ne me souvenais pas que l’on nous dispensait ce genre de savoir. OU peut-être n’y avait-il qu’eux deux. Eux deux ? Pourquoi cette perspective me gênait-elle ? C’était ridicule, j’avais mieux à faire que de me préoccuper de cela à cet instant.

Je n’étais pas certaine d’avoir envie de rester. D’une part parce que ce professeur semblait loin d’être passionnant, et également parce que l’économie n’était guère mon fort. Mais nous le devions, en tant que femmes libres, et pour encourager celles qui restaient silencieuses au fond de la salle. Comme une ségrégation. Et elles semblaient si seules. Moi je ne l’étais plus, et la main de James sur mon épaule plus tôt dans la voiture me l’avait confirmé. Et cela m’avait fait un bien fou. Et surtout, je le remercierais, plus tard, pour son silence, pour l’absence de jugement. Il avait tellement d’empathie et d’intelligence ! Il nous le prouva une nouvelle fois dans la salle de classe en prenant le parfait contrepied de ce qu’attendait ce professeur. James était un grand homme et il manquerait grandement à l’Académie quand son cursus serait terminé.  J’enviais presque Cookie de pouvoir échapper à ce cours. Bon, tant pis, il faudrait bien que je fasse semblant de trouver ce cours intéressant. Ou pas d'ailleurs, rien ne m’y obligeait. Je pouvais tout aussi bien continuait à regarder Harmony évoluer dans ce milieu. Mais ce mileu changea et devint pesant et glacial. Et cela s’accentua avec la demande – ou plutôt l’ordre sous entendu – du professeur. Je tournai immédiatement les yeux vers les filles terrifiées. elles n’osaient même pas nous regarder. Pendant qu’Harmony occupait toutes les pensées du professeur, je pris place au fond, avec les autres demoiselles. On voyait vraiment mal d’ici. Quand le maitre de cérémonie jugea bon de reprendre, je fis signe à la fille la plus proche de moi de bien vouloir partager son livre avec moi. Elle s’exécuta avec un silence religieux, comme si elle avait cette habitude extrème de soumission. Je parcourus quelques pages, avant de constater quelque chose de vraiment très étrange. Alors j’allais directementàla dernière page. Bien ce qui me semblait. Je levai alors la main et j’eus la très désagréable surprise de constater que s’il m’avait bien vue, il m’ignora royalement. Qu’à cela ne tienne, j’attendis qu’il fasse référence à une date dans son cours et cette fois, je me levai, en plus de ma main.

« Pardonnez-moi professeur, mais je suis étonnée que vous fassiez référence à cette loi-ci, sachant qu’elle a été édictée bien après le manuel que vous proposez à la classe. Ce livre a été écrit lors de l’ancien régime. Il y a donc un désaccord entre ce que vos élèves lisent et la loi que vous venez de mentionner, je pense que cela a pu en destabiliser plus d’un. Sans compter qu’elle a été remise en question et modifiée suite à un amandement apporté par une brillante économiste qui a assaini l’état des finances publiques il y a quelques années. »

Pour une fois que j’avais retenu quelque chose au cours d’économie. Je me souvenais que ce dont il était en train de parler était une ancienne loi, nettement améliorée depuis son entrée en vigueur voilà presque des siècles. Oui, une femme même, qui avait repéré la faille et l’avait améliorée, permettant au pays de se remettre d’aplomb. Et cela, étonnemment, ne figurait nullement dans les livres des élèves ou les leçons.

« En plus, si je me souviens bien, elle était originaire du coin. Les filles, je ne confonds pas avec une autre illustre femme, j’espère ? »

Je savais qu’une femme connue et brillante était originaire de la région. Quelle qu’elle soit, cela suffit à attiser la curiosité de certaines élèvent qui osèrent relever la tête et porter le regard soit sur moi soit brièevement sur le professeur. Cela leur redonnait de l’espoir de savoir qu’elles pouvaient échapper à ce destin, du moins, je l’imaginais. Peut-être même que certaines femmes extraordinaires s’étaient assises à leurs places. Peut-être que certaines ici présentes révolutionneraient le monde demain. J’avais bien appris que des perles se trouvaient absolument partout, y compris dans les endroits les plus sombres et les plus obscurs. Il suffisait juste de les polir, de les aider un peu à regagner leur éclat. J’étais certaine que parmi ces filles se trouvaient des championnes, des scientifiques, des perspicaces, des douées avec les chiffres ou que savais-je encore.

« Vous savez, je suis certaine que nous pourrions mettre en place une opération avec l’Académie, afin de récolter des fonds pour vous fournir des livres plus récents et contenant les dernières lois et les derniers évènements. D’ailleurs, celui que nous utilisons est écrit par mesdames Jenkins et Parkell, et leur travail est unanimement reconnu. »

En réalité, je savais tout cela à cause d’une punition… Il y avait trois ans de cela. Je venais d’arriver à l’Académie et j’étais encore dans ma phase de Plomb idiote et écervelée. J’étais encore en guerre contre l’autorité,j’avais déchiré une page du manuel et le professeur m’avait obligée à recopier les premiers chapitres du livre. Comme quoi, l’Académie nous rendait réellement service.

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H. Allegra Lockhart
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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Sam 26 Déc - 12:02



the golden wave

La situation était jouissante pour Allegra. Elle qui aimait plus que tout faire démonstration de son pouvoir tenait là une occasion en or… et si on ajoutait à cela les forces jointes des étudiants de Weins pour humilier un individu qui pensait détenir un savoir et un rang qu’il ne possédaient pas, elle se sentait parfaitement à l’aise. Allegra avait déjà mis sur la touche des personnalités bien plus importantes qu’un médiocre enseignant. Lors des dîners donnés par son père, il lui arrivait parfois d’être en désaccord avec un invité, de le faire savoir, et de sortir triomphante de la confrontation. Oh, tout se faisait en douceur : la jeune femme éprouvait rarement le besoin de hausser la voix ou de s’énerver. L’aplomb avec lequel elle énonçait ses arguments, la lueur d’excès de confiance dans son regard, son sourire suintant la suffisance et sa grâce et sa beauté faisaient généralement passer les plus viles phrases sans à-coups.

Harmony et Jade, désignées par James pour rester avec elle pendant la leçon, adopteraient une attitude fondamentalement différente de la sienne. Chanteloup, que la jeune femme tenait de plus en plus pour une décérébrée, serait à ne pas en douter, pleine de compassion et d’une gentillesse à faire plier les plus solides des rideaux de fer. Elle-même n’était pas sûre de pouvoir conserver son sang-froid face à la presque indécente naïveté de la blonde. Évidemment, il s’agissait d’un trait de caractère qu’Allegra méprisait, mais elle reconnaissait que dans certaines situations, ça pouvait être non pas utile, mais intéressant. Après tout, ne parlait-on pas d’imbéciles heureux ? Face à la hargne et à la bêtise d’un homme comme ça, l’indifférence qu’éprouvait la chanteuse face au monde réel serait une plaque de titane qu’il ne pourrait pas briser.

Jade… serait plus en retrait, décida Allegra. Pas effacée, mais elle ne serait ni ingénue comme l’autre, ni agressive comme elle. L’analyse qu’elle avait fait de Jade la laissait penser que la Platine serait discrète, mais efficace. Impliquée mais douce, diplomate et assurée. Le parfait élément. Qu’est-ce que ça pouvait l’agacer… Allegra n’appréciait pas les Platines pour cette raison très spécifique : à chaque fois qu’ils ouvraient la bouche, ils vous donnaient l’impression d’être des héros. Des modèles. Des gens qui avaient tout réussi grâce à Gordon, et dont la vie se résumait maintenant à une promenade dans un champ de fleurs. Les Platines étaient enviés, admirés, ce n’était pas pour rien : ils possédaient la beauté, le succès, et des qualités à n’en plus finir. On les vendait comme les enfants du Gouvernement, parfaits hommes-sandwiches vantant la réussite du système. Créer la Perfection en laboratoire, c’était ce que faisait Weins. Et Allegra n’aimait pas cette idée de perfection immaculée. Si un rappel était nécessaire, elle-même était la perfection… souillée de sang et de perversion. Et voir qu’il était si facile d’adhérer à la belle histoire de Jade, à son parcours du combattant pour trouver la rédemption, à son sourire et à ses manières naturelles, ça l’agaçait. Profondément. Mais aujourd’hui, Jade devait être une alliée. Elle ferait résonner sa rancœur plus tard. Après tout, il s’agissait d’une stratégie de survie : s’allier avec un groupe contre un autre groupe. Et en ce qui concernait la survie, la jeune femme était le maître incontesté.

Allegra prit place au second rang, comme Chanteloup – bien que dans un autre coin de la classe – tandis que Jade allait se placer au fond. Le professeur commença son cours, et il fut bientôt interrompu par Jade, dont la réflexion était plus que pertinente. Amusée, H. observa l’enseignant se débattre avec cette interruption.

« Mademoiselle, vous outrepassez vos droits ! Vous êtes ici pour vous taire et écouter… si femme illustre il y eut… c’est ridicule. » Un impulsif… Sa voix se faisait hésitante mais menaçante, et alors qu’il tentait de dénigrer les arguments et la proposition de Jade, il devenait évident qu’il n’y avait aucun fondement à ses propos. « Et de quoi je me mêle ? On n’a pas besoin de vos livres, le manuel est en accord avec… »
« … avec rien du tout. Allegra éprouvait le plus grand mal à rester calme face à cet abruti. La proposition de ma collègue est des plus pertinentes. C’est une brillante idée. C’est même inadmissible que vous utilisiez des manuels aussi obsolètes… L’Académie Weins se doit de vous aider. De vous virer, pensa-t-elle. Ce serait peut-être même possible d'organiser une conférence avec Jenkins et Parkell ? Vous savez, l'Académie est un pôle d'excellence et si certains... ou certaines de vos élèves sont intéressés, nous pourrions leur offrir un voyage tout frais payés pour New-York, où ils auraient l'opportunité de découvrir l'économie d'une autre manière, expliquée par des professionnelles ? » Et pas enseignée par un dégénéré....

Il y eut un duel de regards de quelques secondes où Allegra dut se réfréner pour ne pas se lever et gifler l'enseignant. Les pulsions sanguinaires qui transparurent dans son regard eurent probablement raison de la reddition de l'homme, qui continua son cours en marmonnant dans sa barbe, mais sans toutefois faire d'allusion déplacée. On pouvait sentir que la tension présente dans la salle se dissipait au fur et à mesure que l'heure avançait. Les trois filles agissaient comme un baume, soignant les plaies ouvertes par le professeur.

Lorsque la sonnerie annonça la fin du cours, Allegra se leva pour rejoindre Jade et Harmony. Devaient-elles parler personnellement à l'enseignant ? Elle en doutait. James et Cookie serait de retour d'ici peu et ils feraient le point ensemble : pas question de déclencher un incident diplomatique en attendant.


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MessageSujet: Re: Allons montrer à ces jeunes que notre Académie est la meilleure et si vous dites l'inverse, vous allez le regretter... Jeu 14 Jan - 23:58



Jade me rassura en me disant que Rebecca serait fière de moi. Ma plus grande peur était de la décevoir et de tout mon être j'espérais que ce ne serait jamais le cas. Si Jade le disait c'était qu'il n'y avait pas de raison de douter. Je me sentais bien parmi les personnes qui se trouvaient là. L'Académie Weins était réellement une famille, elle rassemblait les personnes, des personnes qui avaient tout et rien en commun. Jade essaya de rassurer tout le monde sur le professeur qui pourrait nous vouloir du tort et ce qu'elle me dit me toucha. Je n'étais pas une bonne athlète, je n'étais pas non plus super populaire. J'étais juste moi, simplement moi-même et parfois j'aurais aimé être plus, montrer que je pouvais faire plus de choses. Mais Jade l'avait vu ça, j'étais volontaire, j'avais envie de découvrir, de connaître et cette curiosité qui m'amenait souvent dans des ennuis plus grands que moi pouvait être très bénéfique. Après tout j'avais bien repeint un asile désaffecté alors je pouvais bien affronter le professeur. J'en serais capable, pour l'académie, je ne faillirais pas à ma tâche. J'avais la sensation de faire un serment comme lorsque les chevaliers le faisaient. Lorsque je parlais de ma peur de l'avion, je fus rassurée. Jade aussi n'avait jamais pris l'avion et j'avais la sensation de me rapprocher d'elle dans un certain sens. Mademoiselle Chanteloup me confia qu'il n'y avait aucune raison d'avoir peur, qu'elle avait l'habitude de prendre l'avion. Harmony était la bontée incarnée. J'y avais longuement pensé pendant longtemps, mais tout ce qu'elle faisait le confirmait. Elle était tout simplement super, détaché de tout et comme si elle n'était pas une personne que tout le monde enviait, elle était vraie. Elle me parla de cookies, qu'elle ne savait pas faire, mais d'autres qui semblaient être bons et que nous dégusterions à l'arriver au Texas. J'avais hâte de voir de quoi elle me parlait. J'étais gênée pour l'autographe, mais elle ne perçut pas ça comme une demande ingrate. Elle signa l'autographe pour Rebecca. Je le regardais, les yeux pétillants : je pourrais faire un magnifique cadeau à ma chère et tendre compagne. Je restais concentré sur la chanteuse, essayant de contenir ma joie lorsqu'elle nous annonça qu'elle nous donnait accès à des places VIP. C'était insensé, mais le regards d'Harmony me confirma que ce n'était pas un rêve. Je ne devais pas lui sauter dans les bras, surtout pas, ce serait complètement déplacé. Je souris alors aussi fort que je pus et serra fort le petit bout de papier.

Les discutions continuèrent dans la voiture, mais j'étais aux anges avec mon autographe. Je décidais de le ranger soigneusement dans mon sac à main, dans un petit carnet que j'avais souvent sur moi pour écrire des choses à ne pas oublier. Ainsi nous arrivâmes à l'aéroport. Et ma peur reprit le dessus. Prions que tout se passe bien. Je m'attendais à faire la queue, a devoir attendre des heures peut-être pour pouvoir prendre l'avion, mais nous nous dirigeâmes vers ... un jet privé. J'eue un instant de pause, je m'arrêtais pour observer l'avion. Cela semblait plus simple de ce que l'homme qui accompagnait la chanteuse disait. Distante je montais dans l'avion. Comment on pouvait faire confiance à cette machine ? Mais c'était un avion d'Harmony, donc qui venait de Gordon, donc il ne pouvait rien arriver. Lorsque l'avions décolla j'eue une sorte de haut le cœur, une envie de vomir et une peur qui m'envahi, mais je tentais de garder le contrôle. Heureusement Harmony était là. Elle me tenu la main pour le décollage et me changea les idées en me parlant de ce qu'elle ressentait lorsqu'elle voyageait. Je ne fis même plus attention ni à Jade ni à Allegra ni même à James. J'avais seulement l'impression d'être sur un nuage.  Je regardais l'immensité des Etats-Unis qui s'étendaient sous nous. C'était tout petit. Je pouvais presque toucher les nuages de mes doigts, je voyais tout et rien en même temps. C'était magique.

***

Lors de l'atterrissage, je sentis à nouveau ce sentiment de malaise que j'avais eu au décollage, mais l'avion une fois arrêté, ce sentiment s'envola. Et lorsque je vis les cookies qui nous attendait. J'eue des étoiles dans yeux. Ils avaient l'air tellement bon, appétissant même et j'avais envie de les prendre tous. Mais ce ne serait pas correct si je les prenais tous, il n'y en aurait plus pour les autres. Je pris un seul, mais un gros quand même, pour me remettre de mon malaise et le mit dans ma bouche. Il était vraiment délicieux. La bouche pleine j'acquiesçais au vendeur ce que disait Harmony sur le fait qu'il devrait venir à New York. Oui comme ça je pourrais les faire goûter à Rebecca.

A nouveau une limousine nous attendait et je continuais à dévorer mon cookies sur le trajet. Soudain un projectile vint heurter la vitre. Du rouge. Mon dieu c'était du sang. Non ! Qui était mort ? On avait renversé quelqu'un ? On allait être trainer en justice ? Panique. Le rouge dégoulina et je me rendis rapidement compte que c'était une tomate. Je vis alors l'inscription que Jade avait vue et m'offusquait, si abruptement que je faillis m'étouffer avec mon cookies. Jade et Allegra sortirent suivit par James et je sortis à mon tour pour tousser à m'en arracher les poumons. Les cookies étaient un peu tueur sur les bords. Je pris un peu d'eau dans mon sac à dos et observait la foule. Elle n'avait pas l'air très accueillante. Allegra essaya de calmer tout le monde. Elle, non plus n'avait pas l'air très contente. Elle était énervée. Les gens du Texas ne semblaient pas être très agréables avec les visiteurs. Ce n'était pas de bonnes personnes. Déjà nous étions tous libre hein d'abord et puis ensuite on ne balançait pas des tomates sur les voitures des autres, c'était malpolie. Je ne dis rien, je n'avais rien à dire. D'autant qu'Allegra s'adressa à James et non pas à Harmony ou moi. Et encore moins à Jade.

James parla et je bus ces paroles. Il était parfaitement parfait dans son rôle de meneur charismatique. Il calma tout le monde, expliqua les raisons de notre venue, nous présenta tour à tour et proposa un ultimatum aux rebelles texans. Ils pouvaient partir. Bon je n'avais pas encore envie de reprendre l'avions, là tout de suite, mais oui je pourrais partir. Ils n'étaient pas accueillant ses texans, donc pourquoi rester là ? Et pourtant d'habitude j'étais gentille avec les autres, mais là ils ne le méritaient pas. Ils avaient bien failli me tuer. Je n'avais pas envie de leur parler. Harmony parla donc pour moi. Et elle parla bien. Magnifiquement bien. Elle expliqua pourquoi elle venait, ce qu'elle avait vécu à l'académie Weins et critiqua la manière de faire de ces texans. J'avais la sensation qu'elle me comprenait. Alors que Jade racontait également son histoire, je pensais à la mienne. Je n'avais pas d'histoire comme ça à raconter. Je savais simplement que Gordon faisait le bien, il faisait tout ce qu'il pouvait pour que le monde soit beau et il y arrivait. Voilà mon histoire, voilà ce que je pensais. C'était étrange de voir comment nous tous ayant une histoire différente pour chacun, nous étions capables de défendre Gordon le magnifique. Certains auraient pu être comme Lexy ou Jethro. Mais nous avions foi en notre gouvernement, nous étions libres. Nous savions ce que nous faisions.

Nous remontâmes dans la voiture. Avant de remontrer je jetais un coup d'œil aux rebelles et à la gamine que j'avais vue Jade fixer des yeux. Jade avait un lourd passé et je le connaissais, bien que, pas en entier, et le fait qu'elle en ait parlé avait été une preuve de faiblesse et elle avait bien montré une chose : l'académie Weins était parfaite.

***

Nous arrivâmes enfin à notre destination finale. La directrice nous accueillis, heureuse de nous voir. On allait aller à hôtel. Je ne me souvenais pas de ça. Je n'avais jamais été à hôtel. Il faudrait que je demande des conseils à Harmony pour connaitre les choses à faire et à ne pas faire. Elle nous dit alors qu'on allait devoir aller voir quelqu'un. Je ne vis pas son regard désolé. Lorsque le professeur se présenta à nous mon sang se glaça. Il n'avait pas une bonne tête. Il avait une tête bizarre, le genre de tête qui te dis "tu sais, tu as beau aimé tout le monde, mais il y a des personnes parfois à éviter". Il n'avait pas une tête accueillante comme Rebecca ni amusante comme Jason. Il avait une tête très louche. Il n'était pas aimable et vu ce qui s'était passé dehors je n'avais pas l'intention de me marcher sur les pieds. Il supposa clairement que les femmes ne devaient pas assister à son cours. Bon d'accord l'économie m'ennuyait vraiment, mais je ne voulais pas me laisser faire. Et puis le cheerleading ce n'était pas pour moi. Allegra lui cloua le clapet. Non seulement elle lui informa qu'elle pouvait elle aussi, suivre un cours d'économie mais également que James avait mieux à faire. Bien joué Allegra, le pouvoir des femmes !Hypathie Lockhart était forte il n'y en avait pas à douter et elle serait un modèle pour tous les élèves que nous rencontrerions. Le professeur se retrouvait avec des ambassadrices. Des femmes donc. James acquiesça la décision d'Allegra. Il demanda également à Harmony de rester et ainsi que Jade. Il me regarda, je le regardais et il me demanda alors de le suivre.

"Volontiers, James."

Je le suivis, lançant un dernier regard au professeur et je fis un énorme effort sur moi pour faire en sorte que ma démarche habituellement sautillante, paraissent forte et distinguée. Sans doute avais-je l'air d'une cruche, mais je m'en fichais complètement. Je sortis de la salle et j'allais rejoindre James. Je ne savais pas exactement ce que nous allions faire, mais je me disais que peut-être ce serait plus passionnant qu'un cours d'économie. J'observais le lycée. Il était beau, mais moins beau que l'Académie et moins grands et moins spacieux et les élèves avaient un style vestimentaire bizarre. Oui je critiquais, mais c'était la première fois que je voyageais en dehors de New York et pour moi tout me paraissait étrange. Peut-être étais-ce normal et que je faisais attention à des détails parce que je ne connaissais rien à leur culture, mais peut-être aussi étais-ce bizarre que de tout juger, tout regarder. Parfois je regardais parfois à travers la vitre des classes faisant se faire retourner des curieux à qui je faisais un coucou de la main. Mais comme je me concentrais plus sur ce qui m'entourait que sur James que je suivais, accompagné de la directrice, je ne fis pas attention à où ils allaient. Et je me retrouvais ... perdue.

Je sentie en moi l'angoisse monter. Où étais-je ? Dans quelle partie du lycée ? Est-ce qu'il y avait un plan dans ce bâtiment ? Est-ce qu'on pourrait m'aider ? Je tentais de calmer ma peur en respirant fort et je marchais d'un pas assez rapide. J'observais autour de moi, essayant de trouver quelque chose de familier, mais il n'y avait rien que je ne reconnaissais. En même temps il n'était pas simple leur lycée. Je prenais à droite, puis à gauche, puis tout droit, puis encore à gauche et à droite, lorsque soudain je le vis. James. Je courus vers lui, heureuse de l'avoir retrouvé, heureuse de me dire que je n'étais pas si perdue puisque j'avais pu retrouver mon chemin, si heureuse que j'en courrais presque. Ce ne fut qu'au dernier moment que je me rendis compte que ce n'était pas lui. Je trébuchais alors en essayant de m'arrêter et de ne pas foncer sur la personne. L'homme avança un peu ce qui fit que je me retrouvais par terre. Le genoux pris cher mais rien d'autre.

"Mademoiselle ça va ?
- Aïe !Oui ça va mais je suis tombé.
- J'ai vu ça en effet, dit-il en rigolant sous cape.
- Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre .


Je me relevais et regardait mon genou. Mon jean était troué, mais mon genou avait simplement un petit bleu. Bon plus de peur que de mal. J'avais d'autres jeans dans ma valise. Ce qui me faisait penser que demain je devrais trouver une autre tenue à mettre et qu'il faudrait peut-être que j'aille nettoyer certains habits à un moment où un autre. Mais nous verrons ça plus tard, pour le moment je suis toujours perdus. Je regardais l'homme, enfin le jeune homme. Il devait avoir 16 ans à peu près. Donc plus jeune que moi. Il devait se demander ce que je cherchais, ce que je voulais et qui j'étais. Je le regardais et l'air désespéré, je lui dis :

"Je me suis perdue. Tu pourrais m'amener dans le bureau de la directrice s'il te plait ? Je suis attendue.

Il me sourit et me dit qu'il pouvait le faire, mais qu'il faudrait courir et ne pas tomber. Il avait un cours après. Je ne courrais pas pourtant, mon genoux me faisait mal mais je pouvais marcher. Et puis je n'avais pas envie de courir. Pas maintenant. Il marcha donc à côté de moi. J'arrivais enfin au bureau de la directrice. Le jeune homme partis. J'ouvris la porte, lorsque j'entendis la cloche sonner. Les autres avaient dû avoir fini On allait encore devoir marcher ?

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