Training day
Policiers
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Caleb Reed
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COMMENTAIRES : Je sais ce que tu penses : « C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel, j'ai pas très bien compté non plus. Mais c'est un Magnum .44, le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu'une question : « Est-ce que je tente ma chance ? ». Vas-y, tu la tentes ou pas ?

Cet engin raffiné est un Magnum 44 automatique. Redoutable. Correctement utilisé, il efface un homme et ses empreintes digitales aussi.
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MessageSujet: Training day Jeu 6 Aoû - 1:58

La journée avait bien commencé pour Caleb. Le jeune homme se sentait une forme olympique, rien moins que ça, il avait entamé sa série d'exercices avec enthousiasme, son bras avait retrouvé puissance et souplesse, et son moral avait grimpé en flèche à l'approche de ce jour tant attendu. Et selon le sacro-saint principe des vases communicants, plus il était heureux, plus les plombs avaient les pétoches. Un petit malin avait un jour théorisé cette « règle du Caleb » avant d'aller polémiquer sur les vertus de la bouillie de laitue quand on a perdu ses dents, et depuis on n'évoquait plus ce théorème qu'à mots couverts dans les dortoirs des plombs. Ces derniers avaient d'ailleurs été fort utiles à sa rééducation, fournissant force raisons de déclencher courses poursuites et ratonnades dans les paisibles couloirs de l'Académie, afin de motiver la guérison du jeune Platine. Ahhh les plombs, gentils petits plombs, toujours disponibles pour prendre une bonne branlée afin de vous rendre le sourire et de vous aider à remonter la pente, pour un peu, s'il était plus expansif, il les en remercierait, si sa noblesse de cœur ne craignait d'offenser ces bienfaiteurs malgré eux. L'animal avait retrouvé la pèche en même temps que son punch, et il avala son petit déjeuner avec férocité avant d'enfiler son plus beau costume. Cravate impeccable, mâchoire carrée, rasage millimétré, coiffure soignée, chaussure cirées (deux fois), il était fin prêt pour son rendez vous du matin. Il vérifia une dernière fois qu'il avait tous ses papiers et son autorisation de sortie, non qu'il en eût besoin mais il tenait à ce que cette journée se déroule à la perfection (et parce qu'un bon Platine montre toujours l'exemple), et enfin, le précieux sésame : la lettre de recommandation de Mr Hunter en personne, validant son stage de fin d'année au sein des forces de police de New York. Le rêve devenait réalité, après toutes ces années d'étude, l'occasion de prouver sa valeur et de mettre un pied dans la vie active. Et cela commençait aujourd'hui. Et c'est auréolé d'une éclatante fierté que le jeune lion traversa les couloirs de l'académie, vibrant prototype de « l'homo sapiens superior », parangon du modèle Gordonien dans sa réussite la plus aboutie, sous les regards médusés, envieux, et craintifs des plombs et des zincs, et sur ceux plus appréciateurs des élites Platines, tout pléonasme mis à part. Il donna ses dernières recommandations à James pour la préparation du prochain match et l’entraînement de l'équipe, plus par habitude que par nécessité réelle, le Platine étant sérieux et qualifié quoiqu'un peu trop maternel avec les joueurs, puis il se dirigea vers la sortie et prit son transport.

Tout au long du trajet, il repensa à la chance qui était la sienne, l'opportunité qui lui était offerte de côtoyer les forces vives de cette grande nation, en lutte contre le crime et l'oppression, traquant l'anarchie et la corruption jusque dans les chiottes s'il le fallait, et il le ferai. S'il jouait bien cette carte, un brillant avenir s'ouvrirait à lui, qui le mettrait enfin en position de faire la différence, de compter, de travailler à la réalisation d'une société prospère que le monde entier envierait, sous l'égide bienveillante de la bannière étoilée et de son porte étendard, le président Gordon. Il se demanda qui allait être son mentor au sein de la police, serait-ce un inspecteur chevronné, un as des forces d'intervention, un détective fin limier ?. Il le découvrirait bien assez tôt, pour le moment, il devait juste tempérer son excitation tandis qu'il arrivait en vue du commissariat. La première impression faisait souvent mouche, et il ne souhaitait en aucun cas qu'on puisse penser de lui qu'il n'était qu'un jeune chien fou, ni embarrasser Hunter, qui s'était porté garant de son sérieux et de ses qualifications pour lui permettre un stage de ce niveau. Il sourit intérieurement, ce n'était pas Caly qui aurait pu dégoter ce genre d'entretien, et il se demandait qui la recommanderai pour quoi que ce soit, à part vendeuse de strings, à la condition qu'elle ait au moins appris à compter d'ici là.

Caleb entra dans le bâtiment, et se présenta à l'officier de l'accueil, en expliquant les raisons de sa venue. L'autre le toisa de haut en bas, d'abord dubitatif, puis une lumière sembla s'allumer dans son regard, et il l'invita à patienter le temps que son tuteur vienne le chercher. Il s'assit donc et se prépara mentalement à l'une des plus importantes rencontres de sa vie.

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Venecia
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Venecia O'Donnell
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MessageSujet: Re: Training day Jeu 6 Aoû - 5:26


Il a toujours été un type bien. Un flic exemplaire, un coéquipier en or et un mentor brillant. Le commissariat de New York ne manque pas de héros et lui en est un, humble qui plus est. Un chic type vraiment... vraiment. Pourtant, elle a bien souvent envisagé de l’étrangler avec sa cravate -ou ses lacets faute de la première option- car s’il y a bien une chose sur laquelle Venecia et lui ne s’entendront jamais c’est bien celle-ci : ses tentatives désespérées de la canaliser. Bras fermement croisés sous sa poitrine, bottes littéralement enracinées  dans le lino et les yeux balançant des éclairs, la brune grogne sans cesse plus fort sous l’effet de la dernière lubie énoncée par son patron à savoir : Lui coller un « stagiaire » dans les pattes.

« Je sais parfaitement ce que vous en pensez O’Donnell... » Sans blague ? Elle lève les yeux au ciel, se renfrogne d’avantage. « Avec tout le respect que je vous dois Chef, c’est du foutage de gueule. » Et ça ne mâche pas ses mots, ça ne sait pas le faire de toute manière. « J’ai pas la fibre pédagogique, il faut que je vous rappelle le nombre de bleus que vous m’avez confié et qui se sont enfuis en courant en moins de quarante huit heures ? » Un soupir fend ses lèvres, de lassitude parce qu’elle sait trop comment ça se termine à chaque fois et qu’elle a tout sauf envie de se retrouver une nouvelle fois affublée de l’étiquette  « Tyrannosaure-Hyène-brute-épaisse » du service. Bien qu’elle s’en foute comme de l’an 2000 en toute honnêteté.
Derrière son bureau, le supérieur se lève et approche à distance raisonnable, décontracté et oubliant toute la palette de fioritures que la hiérarchie peut bien imposer. C’est inutile avec la jeune femme et il en a bien conscience. « Pour tout te dire, j’ai envisagé plusieurs solutions qui esquivaient ton nom mais compte tenu de cette lettre, je tourne en rond et fini dans l’impasse. Le nom de Stanton te parle ? »
À l’évocation Venecia arque un sourcil et saisit la feuille tendue. Une recommandation. Et aussi brute de décoffrage qu’elle soit, la policière sent soudain peser dans l’air une lourdeur étrange. Celle de l’ultimatum poli mêlé d’une confiance tellement évidente qu’elle ne peut souffrir du moindre doute. À la lecture des lignes couchées d’un italique terrifiant de symétrie elle comprend aussitôt la pression émise par le sous directeur de l’Académie Weins : il leur recommande un produit de qualité prestigieuse et il devra être traité sans avantages ni privilèges tout en tenant compte de sa qualité. Tu parles d’un stagiaire...

« Cet étudiant tape dans l’élite mais il doit découvrir le terrain. N’importe quel agent en fera trop ou pas assez. Un carriériste prendra mal le fait que je lui confie ou il sera suspicieux quant à un jeune il ne saura rien lui expliquer sans bégayer tout les trois mots parce qu’il se sentira rabaissé. Et je ne parle pas des excès de zèle...  Hormis toi, je ne vois pas... » Elle comprend, mais quand même... Pourquoi faut-il que ça lui tombe dessus ? Le karma sans doute ...      

[…]

« Bordel Vene t’es une brute ! » Lamentation d’usage, elle finira par être sourde à force d’entendre cette phrase. Tant pis, d’un coup de hanche elle ouvre la porte du commissariat et jette sans ménagement le dealer à dreadlocks menotté devant elle -tout en négligeant évidement le fait qu’il s’écrase face la première sur le distributeur à boisson bien entendu- avant d’interpeller Scott, le petit rouquin. « Met-moi ça au frais on doit causer plus tard. » « Mais lieutenant il pisse le sang ! » Rapide coup d’oeil au dessus de son épaule, oui bon certes mais il va s’en remettre hein, un distributeur c’est rien en comparaison d’un char Cubain. A cette pensée, la brune touche distraitement son propre nez qui cicatrise encore puis hausse les épaules. « Bah donne lui un paquet de coton qu’il se bourre le piff avec, et magne toi il va finir par dégueulasser tout le hall ! »

Plus aucune protestation, on obéit pour l’un, on pleurniche pour l’autre quant à ceux qui restent ils préfèrent retourner sagement à leurs occupations tandis que Venecia rejoint simplement son bureau... où ce qui lui sert de bureau et de cendrier ou encore de dépôt de café vides/froids/datant de la semaine passée. Il serait grand temps qu’elle songe à ranger un peu. Si seulement elle en avait, du temps...
Assise sur le coin dudit bureau -seul espace encore libre- elle allume une cigarette en ignorant royalement l’interdiction placardée à même pas dix mètres avant de resserrer le laçage de ses rangers. Autour, ça va ça vient. L’une veut déposer une plainte, l’autre signaler la disparition de son bonhomme alcoolique et des dossiers passent de mains en mains. Ça n’arrête jamais là dedans. Tiens d’ailleurs, il n’est pas encore là le « stagiaire » ? C’est qu’elle l’aurait bien oublié celui-là !

« Lieutenant le chef a du prendre un appel urgent... » Petite voix qui demande pardon à l’avance, ça pue. Elle soupire, continue de faire le tri dans les « cadavres » qui meublent son espace de travail. « Et donc ? » « Et donc il m’a demandé de vous amener votre heu... enfin vous voyez. »
Ok, maintenant on lui jette directement l’engin dans les pattes sans aucune explication. Pour un peu elle le plaindrait... Rapide coup d’oeil sur Stagiaire et... légère surprise parce qu’il semble au moins que celui-là ait quitté le giron maternelle et ne l’appellera pas en hurlant à la moindre pétarade. Mais ce costume... Non ! Mais non alors ! La protestation lui effleure les lèvres mais meurt aussitôt à l’entente de la sonnerie familière de son téléphone. On requière sa présence ou celle de Gaunt, mais l’homme est introuvable... comme la plupart du temps. O’Donnell grommelle, peste allègrement sur son coéquipier absent -qui a réellement tort- et se retourne d’un bloc sur la nouvelle recrue dont elle est désormais entièrement responsable. « Pas le temps pour les présentations en dentelles donc je te la fais courte. Lieutenant Venecia O’Donnel, appelle moi comme tu veux et j’espère que tu as un jean ou n’importe quoi d’autre qui te permette de courir ou de cogner... ou les deux. Si oui tu te changes et tu rappliques dehors je t’attends dans la voiture, si non et bah... et bah tant pis pour toi. »

La délicatesse vous dites ? Pour quoi faire hein ?
© Jason L.

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