Training day
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Cet engin raffiné est un Magnum 44 automatique. Redoutable. Correctement utilisé, il efface un homme et ses empreintes digitales aussi.
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MessageSujet: Training day Jeu 6 Aoû - 1:58

La journée avait bien commencé pour Caleb. Le jeune homme se sentait une forme olympique, rien moins que ça, il avait entamé sa série d'exercices avec enthousiasme, son bras avait retrouvé puissance et souplesse, et son moral avait grimpé en flèche à l'approche de ce jour tant attendu. Et selon le sacro-saint principe des vases communicants, plus il était heureux, plus les plombs avaient les pétoches. Un petit malin avait un jour théorisé cette « règle du Caleb » avant d'aller polémiquer sur les vertus de la bouillie de laitue quand on a perdu ses dents, et depuis on n'évoquait plus ce théorème qu'à mots couverts dans les dortoirs des plombs. Ces derniers avaient d'ailleurs été fort utiles à sa rééducation, fournissant force raisons de déclencher courses poursuites et ratonnades dans les paisibles couloirs de l'Académie, afin de motiver la guérison du jeune Platine. Ahhh les plombs, gentils petits plombs, toujours disponibles pour prendre une bonne branlée afin de vous rendre le sourire et de vous aider à remonter la pente, pour un peu, s'il était plus expansif, il les en remercierait, si sa noblesse de cœur ne craignait d'offenser ces bienfaiteurs malgré eux. L'animal avait retrouvé la pèche en même temps que son punch, et il avala son petit déjeuner avec férocité avant d'enfiler son plus beau costume. Cravate impeccable, mâchoire carrée, rasage millimétré, coiffure soignée, chaussure cirées (deux fois), il était fin prêt pour son rendez vous du matin. Il vérifia une dernière fois qu'il avait tous ses papiers et son autorisation de sortie, non qu'il en eût besoin mais il tenait à ce que cette journée se déroule à la perfection (et parce qu'un bon Platine montre toujours l'exemple), et enfin, le précieux sésame : la lettre de recommandation de Mr Hunter en personne, validant son stage de fin d'année au sein des forces de police de New York. Le rêve devenait réalité, après toutes ces années d'étude, l'occasion de prouver sa valeur et de mettre un pied dans la vie active. Et cela commençait aujourd'hui. Et c'est auréolé d'une éclatante fierté que le jeune lion traversa les couloirs de l'académie, vibrant prototype de « l'homo sapiens superior », parangon du modèle Gordonien dans sa réussite la plus aboutie, sous les regards médusés, envieux, et craintifs des plombs et des zincs, et sur ceux plus appréciateurs des élites Platines, tout pléonasme mis à part. Il donna ses dernières recommandations à James pour la préparation du prochain match et l’entraînement de l'équipe, plus par habitude que par nécessité réelle, le Platine étant sérieux et qualifié quoiqu'un peu trop maternel avec les joueurs, puis il se dirigea vers la sortie et prit son transport.

Tout au long du trajet, il repensa à la chance qui était la sienne, l'opportunité qui lui était offerte de côtoyer les forces vives de cette grande nation, en lutte contre le crime et l'oppression, traquant l'anarchie et la corruption jusque dans les chiottes s'il le fallait, et il le ferai. S'il jouait bien cette carte, un brillant avenir s'ouvrirait à lui, qui le mettrait enfin en position de faire la différence, de compter, de travailler à la réalisation d'une société prospère que le monde entier envierait, sous l'égide bienveillante de la bannière étoilée et de son porte étendard, le président Gordon. Il se demanda qui allait être son mentor au sein de la police, serait-ce un inspecteur chevronné, un as des forces d'intervention, un détective fin limier ?. Il le découvrirait bien assez tôt, pour le moment, il devait juste tempérer son excitation tandis qu'il arrivait en vue du commissariat. La première impression faisait souvent mouche, et il ne souhaitait en aucun cas qu'on puisse penser de lui qu'il n'était qu'un jeune chien fou, ni embarrasser Hunter, qui s'était porté garant de son sérieux et de ses qualifications pour lui permettre un stage de ce niveau. Il sourit intérieurement, ce n'était pas Caly qui aurait pu dégoter ce genre d'entretien, et il se demandait qui la recommanderai pour quoi que ce soit, à part vendeuse de strings, à la condition qu'elle ait au moins appris à compter d'ici là.

Caleb entra dans le bâtiment, et se présenta à l'officier de l'accueil, en expliquant les raisons de sa venue. L'autre le toisa de haut en bas, d'abord dubitatif, puis une lumière sembla s'allumer dans son regard, et il l'invita à patienter le temps que son tuteur vienne le chercher. Il s'assit donc et se prépara mentalement à l'une des plus importantes rencontres de sa vie.

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MessageSujet: Re: Training day Jeu 6 Aoû - 5:26


Il a toujours été un type bien. Un flic exemplaire, un coéquipier en or et un mentor brillant. Le commissariat de New York ne manque pas de héros et lui en est un, humble qui plus est. Un chic type vraiment... vraiment. Pourtant, elle a bien souvent envisagé de l’étrangler avec sa cravate -ou ses lacets faute de la première option- car s’il y a bien une chose sur laquelle Venecia et lui ne s’entendront jamais c’est bien celle-ci : ses tentatives désespérées de la canaliser. Bras fermement croisés sous sa poitrine, bottes littéralement enracinées  dans le lino et les yeux balançant des éclairs, la brune grogne sans cesse plus fort sous l’effet de la dernière lubie énoncée par son patron à savoir : Lui coller un « stagiaire » dans les pattes.

« Je sais parfaitement ce que vous en pensez O’Donnell... » Sans blague ? Elle lève les yeux au ciel, se renfrogne d’avantage. « Avec tout le respect que je vous dois Chef, c’est du foutage de gueule. » Et ça ne mâche pas ses mots, ça ne sait pas le faire de toute manière. « J’ai pas la fibre pédagogique, il faut que je vous rappelle le nombre de bleus que vous m’avez confié et qui se sont enfuis en courant en moins de quarante huit heures ? » Un soupir fend ses lèvres, de lassitude parce qu’elle sait trop comment ça se termine à chaque fois et qu’elle a tout sauf envie de se retrouver une nouvelle fois affublée de l’étiquette  « Tyrannosaure-Hyène-brute-épaisse » du service. Bien qu’elle s’en foute comme de l’an 2000 en toute honnêteté.
Derrière son bureau, le supérieur se lève et approche à distance raisonnable, décontracté et oubliant toute la palette de fioritures que la hiérarchie peut bien imposer. C’est inutile avec la jeune femme et il en a bien conscience. « Pour tout te dire, j’ai envisagé plusieurs solutions qui esquivaient ton nom mais compte tenu de cette lettre, je tourne en rond et fini dans l’impasse. Le nom de Stanton te parle ? »
À l’évocation Venecia arque un sourcil et saisit la feuille tendue. Une recommandation. Et aussi brute de décoffrage qu’elle soit, la policière sent soudain peser dans l’air une lourdeur étrange. Celle de l’ultimatum poli mêlé d’une confiance tellement évidente qu’elle ne peut souffrir du moindre doute. À la lecture des lignes couchées d’un italique terrifiant de symétrie elle comprend aussitôt la pression émise par le sous directeur de l’Académie Weins : il leur recommande un produit de qualité prestigieuse et il devra être traité sans avantages ni privilèges tout en tenant compte de sa qualité. Tu parles d’un stagiaire...

« Cet étudiant tape dans l’élite mais il doit découvrir le terrain. N’importe quel agent en fera trop ou pas assez. Un carriériste prendra mal le fait que je lui confie ou il sera suspicieux quant à un jeune il ne saura rien lui expliquer sans bégayer tout les trois mots parce qu’il se sentira rabaissé. Et je ne parle pas des excès de zèle...  Hormis toi, je ne vois pas... » Elle comprend, mais quand même... Pourquoi faut-il que ça lui tombe dessus ? Le karma sans doute ...      

[…]

« Bordel Vene t’es une brute ! » Lamentation d’usage, elle finira par être sourde à force d’entendre cette phrase. Tant pis, d’un coup de hanche elle ouvre la porte du commissariat et jette sans ménagement le dealer à dreadlocks menotté devant elle -tout en négligeant évidement le fait qu’il s’écrase face la première sur le distributeur à boisson bien entendu- avant d’interpeller Scott, le petit rouquin. « Met-moi ça au frais on doit causer plus tard. » « Mais lieutenant il pisse le sang ! » Rapide coup d’oeil au dessus de son épaule, oui bon certes mais il va s’en remettre hein, un distributeur c’est rien en comparaison d’un char Cubain. A cette pensée, la brune touche distraitement son propre nez qui cicatrise encore puis hausse les épaules. « Bah donne lui un paquet de coton qu’il se bourre le piff avec, et magne toi il va finir par dégueulasser tout le hall ! »

Plus aucune protestation, on obéit pour l’un, on pleurniche pour l’autre quant à ceux qui restent ils préfèrent retourner sagement à leurs occupations tandis que Venecia rejoint simplement son bureau... où ce qui lui sert de bureau et de cendrier ou encore de dépôt de café vides/froids/datant de la semaine passée. Il serait grand temps qu’elle songe à ranger un peu. Si seulement elle en avait, du temps...
Assise sur le coin dudit bureau -seul espace encore libre- elle allume une cigarette en ignorant royalement l’interdiction placardée à même pas dix mètres avant de resserrer le laçage de ses rangers. Autour, ça va ça vient. L’une veut déposer une plainte, l’autre signaler la disparition de son bonhomme alcoolique et des dossiers passent de mains en mains. Ça n’arrête jamais là dedans. Tiens d’ailleurs, il n’est pas encore là le « stagiaire » ? C’est qu’elle l’aurait bien oublié celui-là !

« Lieutenant le chef a du prendre un appel urgent... » Petite voix qui demande pardon à l’avance, ça pue. Elle soupire, continue de faire le tri dans les « cadavres » qui meublent son espace de travail. « Et donc ? » « Et donc il m’a demandé de vous amener votre heu... enfin vous voyez. »
Ok, maintenant on lui jette directement l’engin dans les pattes sans aucune explication. Pour un peu elle le plaindrait... Rapide coup d’oeil sur Stagiaire et... légère surprise parce qu’il semble au moins que celui-là ait quitté le giron maternelle et ne l’appellera pas en hurlant à la moindre pétarade. Mais ce costume... Non ! Mais non alors ! La protestation lui effleure les lèvres mais meurt aussitôt à l’entente de la sonnerie familière de son téléphone. On requière sa présence ou celle de Gaunt, mais l’homme est introuvable... comme la plupart du temps. O’Donnell grommelle, peste allègrement sur son coéquipier absent -qui a réellement tort- et se retourne d’un bloc sur la nouvelle recrue dont elle est désormais entièrement responsable. « Pas le temps pour les présentations en dentelles donc je te la fais courte. Lieutenant Venecia O’Donnel, appelle moi comme tu veux et j’espère que tu as un jean ou n’importe quoi d’autre qui te permette de courir ou de cogner... ou les deux. Si oui tu te changes et tu rappliques dehors je t’attends dans la voiture, si non et bah... et bah tant pis pour toi. »

La délicatesse vous dites ? Pour quoi faire hein ?
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MessageSujet: Re: Training day Ven 7 Aoû - 0:41

Pour une surprise, c'était une putain de surprise. Caleb n'en avait d'abord pas cru ses yeux, cette furie avait proprement envoyé valdinguer le clodo comme...comme...comme un plomb de trois semaines qui aurait oublié de manger. Cette femme en avait dans le pantalon, mais il se serait bien gardé de le lui dire en face, peut être par respect, peut être par courtoisie, ou plus sûrement parce que ça faisait tache dans un rapport de stage de se prendre une balle le premier jour. En tout cas, rien à voir avec les frivoles jeunes filles de l'Académie, celle là ne devait pas être du genre à causer chiffons et potins, et pour cause. En voyant son nez, il avait compris qu'elle s'était pris un méchant taquet, et pas d'un poids coq, mais elle semblait en faire abstraction, ce qui ne l'empêchait pas d'être tout de même canon, dans son style « bourrine ». On était aux antipodes de ses standards féminins habituels, ce qui promettait d'être intéressant en soi. Le Platine n'était pas particulièrement sexiste dans l'âme, il croyait à la parité des deux sexes, pour preuve, il tabassait aussi bien les hommes que les femmes avec le même œcuménisme, et il aurait parié sans crainte qu'elle en faisait de même. Il n'y aurait pas de passe-droit, pas de favoritisme, et elle ne le ménagerait pas, il pouvait y compter, et il sentait par avance qu'il allait en baver, pourtant cette sensation lui procurait un sentiment nouveau, une espèce de soulagement à l'idée qu'il allait enfin pouvoir se lâcher un peu, loin du protocole habituel des salles de cours, et renouer avec l'action.

Mais d'abord, il devait se faire accepter par le lieutenant O'Donnel, et ça, ce serait tout sauf de la rigolade. Étrange tout de même, en entendant le nom de son tuteur, il s'était attendu à tomber sur un irlandais un peu gaillard, braillard, un gros bonhomme aux poings de boxeur. Cela dit, elle n'était pas loin de remplir le cahier des charges, niveau tempérament. Manifestement, il avait déjà commis un impair en s'habillant avec classe, il se morigéna intérieurement d'avoir pensé qu'on lui ferai faire le tour du propriétaire en lui expliquant comment allait se dérouler son stage. Au lieu de ça, on le plongeait dans le bain directement, mais ce n'était pas pour lui déplaire, pas le temps de finasser aujourd'hui, ce stage commençait sur des chapeaux de roue. Il articula un « Je vous suis, lieutenant », un peu moins assuré qu'il ne l'aurait souhaité, mais c'était parce qu'il ne savait pas comment s'adresser à son mentor, En revanche, il avait bien reconnu les accents inflexibles de l'autorité, et on l'avait dressé toutes ces années à y réagir promptement, il lui emboîta donc le pas sans la moindre hésitation, direction la voiture. Elle n'avait visiblement pas le temps de materner une bleusaille, et lui ne voulait pas être considéré comme un poids mort, ils allaient bien s'entendre, du moins l'esperait-il.

Ils montèrent dans la voiture de Venecia, une solide caisse américaine qui avait connu des jours meilleurs, mais qui se révélait increvable, un pur produit de la qualité des usines de Detroit, preuve s'il en fallait que ce beau pays avait encore de la ressource. L'intérieur par contre, c'était le boxon, mais il préféra ne pas relever, après tout, ce n'était pas une chambre cossue d'étudiant mais la bagnole d'un flic de terrain. En bouclant sa ceinture, Caleb en profita pour entamer la conversation, se disant qu'ils n'allaient pas avoir beaucoup d'autres moments pour ce faire :

« Désolé pour le costard, j'ai juste voulu faire bonne impression, mais demain je serai habillé de façon plus pratique, j'ai pas l'intention d'être une gêne ou de vous ralentir dans votre travail. Je ferai comme vous dîtes, comme vous faites, et je vous regarderai faire sans poser de questions, sauf quand vous déciderez que le moment sera bien choisi. ». C'était assez formel, mais il avait voulu la rassurer, elle n'avait pas l'air enchantée plus que ça de se coltiner un stagiaire, et lui même ne savait que trop bien ce que c'était que de se farcir des gamins à entraîner. Il ajouta, en souriant et plus pour détendre l'atmosphère que pour réellement se faire mousser : « et ne vous en faites pas, lieutenant, je cours le 100 mètres en 11,5, on dira 12 avec ces pompes de banquier, quand à donner ou recevoir des mandales, je peux l'encaisser aussi... ».

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MessageSujet: Re: Training day Mar 11 Aoû - 6:34


Inutile de préciser que Venecia dans toute sa sensibilité vient de mettre ce pauvre « stagiaire-dont-le-nom-demeure-un-mystère » on ne peut plus à l’aise... ou l’inverse, elle n’en sait fichtrement rien mais si elle en juge par la vitesse à laquelle il vient de la suivre sans protester ni poser de question, la brune a plutôt tendance à croire qu’il ne s’est pas formalisé pour deux dollars de cette entrée en matière bigrement directe.
Ravie bien qu’elle préférerait encore s’arracher une ou deux dents plutôt que l’avouer, la policière prend la route. La circulation est infernale comme toujours en plein centre ville et impossible de doubler pour l’heure, quant à presser les automobilistes c’est peine perdue. Un coup à stresser ces braves gens et les faire s’emboutir ce dont elle se passera bien volontiers.

Clope au bec, coude posé sur le rebord de la vitre ouverte Venecia prend son mal en patience jusqu’à ce que « Stagiaire » prenne la parole. S’intéresser à son identité serait un bon commencement non ? Plus tard. Il s’explique, s’excuse, il sait causer l’animal... c’est qu’il doit endormir son monde d’habitude ! Même si ça ne lui sera pas d’une grande utilité ici et ce même si ça le rend plutôt sympathique au fond. La jeune femme se fend alors d’un sourire plus aimable, amusé aussi et lui jette un bref regard avant de reporter son attention sur la route. « Faut pas t’en faire, c’est pas si grave en fait c’est seulement que ma... zone de boulot est hors des beaux quartiers et de la p’tite rue bien propre. Le costume c’est pas pratique en cas d’action mais aussi et surtout ça met pas du tout en confiance la plèbe que je fréquente. » Inutile d’espérer que les jeunes sudistes ayant connus plus de maisons de corrections que d’écoles vous respectent si vous vous pointez tiré à quatre épingles. Non ceux là ne vous regardent droit dans les yeux que pour la seule et -très- bonne raison que vous leur avez niqué une cheville avec un bon balayage. L’habit n’assure pas une once de respect dans ce coin.

Parlant du coin, le voilà en vue. « Navrée pour le baptême, le Sud c’est pas idéal même en abord je t’expliquerai plus en détail après. Pour ce qui est des questions, pose-en j’ai pas de problème avec ça à condition que ce soit utile. » Lui demander si ce n’est pas inapproprié de manger sur une scène de crime par exemple, ça n’apporte rien et ne vaudra de sa part qu’un regard blasé.
Plus en avant, une bagnole aux couleurs policières attend sagement et ses agents avec. Le plus évident, un corpulent officier en imperméable, moustachu et sans doute un peu cliché cependant on ne s’en soucie pas et alors qu’elle descend de son propre véhicule, O’Donnell lui adresse un signe de la main. L’autre rapplique, jamais pressé et c’est seulement arrivé à sa hauteur qu’il désigne « Stagiaire » d’un mouvement de menton. « Encore un autre ? Le patron veut casser la motivation des nouveaux ou quoi ? » La brune pince la bouche, grommelle. « Nan, c’est un stage avec Weins. » L’ancien opine, l’air de dire ok donc pas le choix et adresse enfin une salutation à l’étudiant. « Bienvenu chez les fous gamin. »
« Arrête Don. Bon, elle est où ? » Don désigne une ruelle plus loin où une silhouette reste plantée. « J’arrive, attendez moi là un moment. » Elle sait ce qu’elle fait, et surtout pourquoi. La méthode traditionnelle là-dedans, autant l’oublier.

[...]

Quand tu veux savoir, ne demande pas aux moines mais aux prostituées. Elles en savent des choses et celle qui l’attendait lui aura fourni bien assez de renseignements concernant ce cadavre retrouvé là, devant une benne entre deux sacs d’ordures. Ce n’est pas un coup du clown...
« C’est pas la bande à Lecter, on prend l’affaire. » Annonce-t-elle sans cérémonie alors qu’elle rejoint les deux hommes. « La miss a dit que le type attendait là cette nuit. Elle a pensé que c’était un client potentiel mais il l’a envoyée sur les roses. Il devait attendre quelqu’un de bien particulier... » Le gros flic hausse lourdement les épaules, soupire à fendre le bitume. « Pas le premier règlement de comptes dans le coin, on devrait classer ça rapidos. » Venecia le laisse à peine terminer sa phrase et arrête le brancard chargé de la housse blanche pour abaisser la fermeture jusqu’au niveau du torse. « Règlement de comptes peut-être... mais celui-là est trop bien fringué. Il doit avoir pour six cent dollars de chemise, il aurait pas du se trouver là. Bon, on va faire un tour dans le coin histoire d’être sûrs que ce môme avait des raisons d’être là la nuit dernière. Tu lances la recherche d’identité Don ? »

Et sans attendre, la policière abandonne insigne, veste de brigade et autre signe distinctifs de sa profession dans sa voiture, choisissant en échange un simple blouson en cuir sombre. Son arme en revanche, ne quittera pas sa ceinture. Et avant de pousser le pas vers le quartier le plus infréquentable de New York, elle précise à son jeune collègue du moment. « Règle numéro une, si tu entres au Sud, c’est en civil même si tu es flic. Tu n’es pas obligé de me suivre, on est que deux dans la brigade entière à se plier à ça alors je comprendrai que tu sois pas rassuré. » Et pourtant elle est persuadée qu’il sera du voyage, parce qu’il a cette lueur un peu dingue dans les yeux. Et puis pour une première, il s’en souviendra longtemps !
© Jason L.

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MessageSujet: Re: Training day Mer 12 Aoû - 3:56

Caleb avait écouté attentivement le speech de Venecia, et ne pouvait qu'acquiescer. Le quartier sud, le dépotoir puant de la ville, les remugles remuants de la société, enrobés dans les effluves de la drogue, l'argent sale, les crimes crapuleux. Oh oui, il connaissait quelque peu le quartier, mais ça datait, c'était dans une autre vie, avec laquelle il allait devoir renouer d'ici peu. Il n'était mentionné nulle part qu'il avait naguère participé à des combats clandestins, seuls étaient au courant les pontes de l'Académie, le flic qui l'avait serré à l'époque et son mystérieux mécène, qu'il n'avait jamais revu depuis. Difficile d'imaginer que quelqu'un puisse le reconnaître, il n'avait qu'une petite notoriété à l'époque, il avait seulement commencé à faire parler de lui quand on lui a gentiment proposé une vie, disons, plus intéressante et moins stressante. Mais il avait toujours su qu'il y reviendrai un jour, plus comme un anonyme, un monsieur personne, non, il avait désormais d'autres projets et comptait bien les mettre en œuvre. Il hésitait encore sur la marche à suivre : devait il en informer le lieutenant, ou alors attendre un peu le temps d'établir une relation de confiance ?. Sa tutrice allait veiller à ce qu'il ne se fasse pas plomber, tout en lui apprenant à se démerder dans son futur milieu, la moindre des choses était de faire preuve d’honnêteté avec elle, il lui déballerai donc une partie de son passé, et son intuition lui murmurait que le moment arriverait rapidement. C'était toujours comme ça dans le quartier sud, tout arrivait à pleine balle…

Sa première affaire l'avait amené à suivre la taciturne jeune femme sur les lieux d'un homicide, belle entrée en matière pour un débutant. D'emblée, il avait été catalogué comme « le stagiaire », mais il choisit de laisser couler, il aurait eu son comptant de remarques finaudes avant la fin de la semaine, autant les encaisser sans broncher, il allait encore se faire taxer de « bleusaille », « bleu bite », « gamin » et autres joyeusetés du genre. Caleb ne souhaitait pas donner satisfaction à ses détracteurs hilares en grommelant entre ses dents, il représentait l'Académie dans ce qu'elle produisait de meilleur et il n'allait pas ternir l'image de marque de Weins en prenant la mouche pour des idioties. Autant se focaliser sur l'affaire en cours et ouvrir grand ses esgourdes, ce n'était pas l'endroit ni le moment pour rêvasser. Manifestement, le client de la matinée avait succombé à une indigestion de plomb (Caleb compatissait), et semblait ne devoir pas se trouver dans ce quartier, d'après la qualité de ses fringues. Malheureusement, il y avait des échanges fréquents entre les beaux quartiers et la fange, la plupart du temps pour des motifs difficilement avouables, on pouvait trouver des tas de trucs dans le quartier sud, à condition d'y mettre le prix, et d'accepter de courir le risque. Et le pauvre type dans le sac avait visiblement sous-estimé ce dernier mais crucial facteur. Ici, tout se payait cash, même et surtout les erreurs. Le jeune homme tiqua à la première constatation de Venecia : elle avait affirmé que Lecter n'était pas dans le coup. Cet espèce de clown psychopathe faisait la loi ici, et il était l'un des objectifs à terme du Platine. Ce grotesque pantomime maquillé avait depuis trop longtemps régné sur les lieux, bafouant le Gouvernement et ridiculisant les forces de police, et il allait falloir que quelqu'un s'en occupe tôt ou tard. Mais pour l'heure, le jeune homme devait s'armer de patience, et apprendre un maximum sur le boulot, hors de question de foncer tête baissée et de ruer dans les brancards. Il reporta son attention sur l'enquête en cours, et suivit sa tutrice à la voiture. Il l'écouta tandis qu'elle se changeait, et sans sourciller, ôta sa veste et sa cravate, dénoua son col et remonta ses manches, sortit un pan de sa chemise de son pantalon et alla se froisser contre une poubelle bien crade, et s'ébouriffa les cheveux, juste de quoi dissiper son allure clean bien BCBG. Il faisait déjà plus couleur locale, il avait l'impression à nouveau de se fondre dans la masse, ce qui serait utile pour avancer dans les environs. Il attendrait demain pour retrouver son jean, ses rangers et sa veste en cuir, ça devrait faire l'affaire pour le moment. Il était prêt à y aller à présent.

« Je connais un peu les lieux, lieutenant, j'ai grandi dans les environs après l'orphelinat, et j'ai fait quelques combats non homologués, pour ne pas dire carrément illégaux. Mais ça, ça n’apparaît pas dans mon dossier scolaire, y'a pas le module « ex loubard » à l'école, et aucun des gamins des beaux quartiers ne connaît ce genre de détails sur mon ancienne vie, juste quelques membres du personnel, et maintenant vous. ». Finalement, ça allait mieux en le disant, ça faisait du bien de confier ce genre de trucs à quelqu'un qui saurait ce que ça signifiait. Il sourit à la policière : « Je vous suis, lieutenant Venecia, et au fait, pour info, je m'appelle Caleb. Caleb Reed.  Ravi de faire votre connaissance.».

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MessageSujet: Re: Training day Jeu 17 Sep - 1:59


Combats pas nets, ex loubard, c’est fou comme ça sonne bien a ses oreilles. Pour un peu elle serait émue par ces quelques qualificatifs et trouverait « stagiaire » digne d’un tout nouvel intérêt. Bon, un tout petit peu certes mais venant de sa part c’est loin d’être négligeable ! Rassurée de ne pas se trouver affublée d’un boulet (pour ne pas dire fière de sa compagnie) ; Venecia affiche un demi sourire clairement plus amical que les précédents et congratule même son jeune collègue d’une tape sur l’épaule avant de le précéder. 
« On devrait bien s’entendre mon p’tit bonhomme ! » C’est sans moquerie aucune, au pire une façon fraternelle de lui souhaiter la bienvenue dans son monde. Avec cinq cadets, ce n’est pas la brune qui se formalise de si peu et encore moins du fait que certains finissent par se sentir légèrement petits en sa présence. Passons, travail oblige.

Le fond de l’air est glacial, le paysage urbain est gris, le Sud respire tout sauf la joie de vivre. Ailleurs on verrait les passants se presser, comme soudain piqués pour rentrer plus vite au chaud mais ici... ici on a tellement plus rien à perdre qu’on laisse juste les choses se faire. Ce quartier est bouffé...
Venecia soupire doucement, allume une autre cigarette et remonte la fermeture de son blouson. Elle a beau savoir, connaître tout ça ce n’est pas pour autant qu’elle apprécie les lieux. Ça pue trop la mort au sens propre du terme.
« C’est pas ma première descente, loin de là même pourtant je peux pas m’empêcher de trouver le Sud triste. Enfin, surtout les gens... Je me sens con à y penser mais en même temps je me dis aussi que le jour où je trouverai ça normal ou bien, que je ne me retournerai plus sur quoi que ce soit... ben il sera temps de raccrocher. »

Elle ne sait plus si elle s’adresse au jeune ou à elle même, si il peut imaginer à défaut de comprendre. Ce que la policière a pu voir, les histoires qu’elle a entendu, les cadavres qu’il aura fallut regarder sans ciller comme pour leur offrir le début d’une certaine justice en ne restant pas aveugle à leur sort. S’il peut méditer là dessus, ce sera un très bon début.
« Hey, viens par là ! » Lance-t-elle soudain, pinçant la manche de Caleb pour l’interpeller. « Je connais ce bar et c’est pas impossible qu’on y ait vu notre type. En plus il est midi passé, j’ai la dalle. » Et sans attendre une vraie réponse la voilà déjà sur la porte qu’elle pousse d’un coup d’épaule. Rien à faire, il faut de bonnes chaussures et une certaine obstination pour suivre la furie dans ses investigations. D’ordinaire ce n’est pas franchement si grave puisqu’elle passe la moitié de son temps seule, un quart en compagnie de Gaunt et le dernier à semer des bleus rendus chèvre en moins de quinze jours. Autant dire que ses rares comparses sont soit dérangés, soit inexistants et qu’elle ne va surtout pas prendre la peine de ménager les nouveaux, non sûrement pas... c’est même plutôt l’inverse.

C’est donc avec l’élégance d’un catcheur que la « donzelle » se laisse choir sur une banquette avant d’écraser sa clope dans le cendrier abandonné au milieu de la table en espèce de formica passé d’age. Il y a toujours un peu de monde à cette heure, ça va ça vient et avec un peu de chance il y en aura bien un pour causer. Si pas, les langues se seront sans doute déliées auprès du patron local qu’elle ne manquera pas de questionner une fois son repas englouti. « Vas-y commande, j’le mettrai sur la note de Samson. »
La flic se marre, c’est pour le principe. Une petite vengeance pour avoir voulu leur refiler à elle et Gaunt l’interrogatoire des deux aliens Sudistes. Il pourra bien lui offrir un burger et une portion de frites non ?
Petit sourire vainqueur au coin des lèvres, elle jette un œil à son voisin d’en face. Il a l’air jeune, puis adulte aussi... le contraste a quelque chose d’amusant. Ce n’est pas pour autant qu’elle le croit naïf, loin de là sans quoi Venecia ne l’aurait même pas laissé envisager l’idée de la suivre. Non il a l’air de porter sur ses larges épaules une tête bien pleine, tant mieux. Ne reste plus qu’à espérer qu’il ait les fesses solides pour supporter ses éventuels coups de pompes rageurs et franchement, que demande le peuple ?! Il serait très bien ce gamin !        

Son téléphone vibre, le corps est entre les mains du légiste. C’est du rapide, logique si on se tient à l’hypothèse du petit bourgeois dont la disparition doit certainement rendre papa maman bleus verts de panique.
Messages et encore messages, Venecia les ouvre puis réorganise sa vie en fonction. Un frère à récupérer, des résultats à consulter, un suspect à interroger, etc etc... ce n’est pas cette semaine qu’elle se paiera le luxe de claquer la porte au nez des heures supp’.
« Quel boulot de dingue. »
Et malgré tout, elle ne s’en plaindra jamais...      
   
© Jason L.

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Cet engin raffiné est un Magnum 44 automatique. Redoutable. Correctement utilisé, il efface un homme et ses empreintes digitales aussi.
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MessageSujet: Re: Training day Lun 5 Oct - 22:05

Le jeune homme commençait sérieusement à avoir les crocs . Toutes ses appréhensions s'étaient évaporées depuis ce matin, et la chasse à l'homme, menée tambour battant par sa tutrice, avait aiguisé son appétit. Il se sentait dans la peau d'un louveteau qui apprenait à chasser, et qui suivait maman à grandes enjambées, Il accepta de bonne grâce le repas hautement calorique qu'on lui amena, et essuya un refus quand il proposa de payer, Veneccia tenait à ce que ce soit porté sur la note de quelqu'un d'autre, nommé Samson, certainement un de ces collègues, un flic capé, un dur, ce devait être le genre de blague qu'on se renvoyait dans le service et il était content d'en faire partie. Des années qu'il n'avait pas mangé un burger et des frites qui méritaient ce nom, la tambouille de la vraie vie, c'était autre chose que le resto scolaire où les aliments étaient trop propres, trop aseptisés pour être vraiment bons, nutritifs, certes, comestibles, sans doute, mais bons, il ne fallait pas pousser non plus. Là, on touchait à l'essence du gras et du goût, il ne fallait juste pas trop en abuser, ni être trop regardant quand à la provenance de la viande. Il dévora son déjeuner à belles dents, écoutant son mentor tout en parcourant des yeux les environs. Il fallait toujours rester sur ses gardes dans le Sud, ceux qui en venaient le savaient, les autres l'apprenaient souvent trop tard et à leurs dépends. A cette heure ci, les gens commençaient à entrer pour grailler, fumer une clope en prenant un café, rien que de très classique, et pourtant, il se sentait pris d'une bouffée de nostalgie en repensant à sa jeunesse et aux quelques temps passé ici. Le quartier avait sa propre couleur, sa patine, ses odeurs et ses bruits, et rien n'avait vraiment changé depuis, comme si les lieux étaient immuables et intemporels.

Il repoussa son assiette vide, et s'essuya les doigts avec la serviette en papier, il avait le ventre plein et il brûlait de repartir sur le terrain pour enquêter. Veneccia consultait son téléphone en attente de nouvelles, pas de repos pour les vrais flics, toujours sur la brèche, mais ça semblait convenir à la jeune femme, en adéquation avec son tempérament de fonceuse. Elle aussi avait exprimé de la mélancolie en évoquant l'atmosphère de l'endroit, et il comprenait ça. Restait à lui faire entendre qu'ils parlaient le même langage tous les deux.

« C'est vrai que l'endroit n'est pas joyeux, mais ça tient plus aux gens, je pense. Ils ont perdu l'envie de se battre, de croire en autre chose que la réalité moisie dans laquelle ils survivent, c'est ça qui pourrit vraiment la ville en fin de compte. Plus personne ne croit en rien, et ça fout le cafard généralisé. Traitez moi de jeune con idéaliste, mais je crois que ça va changer, j'en suis convaincu. C'est sur qu'il va falloir bosser dur, si ça se trouve on ne sera même plus là pour le voir, mais je suis certain qu'on peut changer les choses. Pour certains, ça va être avec un pinceau, d'autres avec une guitare, un crayon, moi je pense que ça se fera avec une paire de menottes, quelques milliards de coups de pieds au cul et un système judiciaire renforcé, une administration solide et efficace. Une fois que les gens cesseront d'avoir les jetons et de raser les murs, ils relèveront la tête et verront qu'ils peuvent faire quelque chose pour améliorer leur vie. Je crois en ça, inspecteur, et le jour où j'arrêterai, alors je pense comme vous : moi aussi je raccrocherai. Mais bon, pas maintenant, j'ai même pas encore commencé à bosser, ça ferait pas sérieux, et l'enquête ne va pas se résoudre d'elle même, alors je suis prêt. Un boulot de dingue, dites vous ? Alors ça me va, faut de toute façon être un peu cramé pour être New-yorkais ».

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MessageSujet: Re: Training day Mar 16 Fév - 19:11


Intervention de Edmund

Premier personnage : Maria.


Maria n'était pas fière de ce qu'elle avait fait. Vraiment pas fière. Elle avait fait des conneries dans sa vie mais celle-là c'était de très loin la pire. Elle avait vu ce qu'elle n'aurait jamais dû voir et maintenant elle se retrouvait face à la scène de crime, à hésiter entre rester ou partir. Elle risquait gros si on la voyait là. Très gros. Et plus le temps passait et moins elle était sûre d'avoir envie de mettre sa vie en jeu.

Maria est une femme d'une quarantaine d'année. Banale, elle passe complètement inaperçue et cela la conduit régulièrement à voir et entendre des choses dont elle préférerait ne jamais avoir eu connaissance. Maria est peureuse et si elle a un sens de la justice assez développé, elle a aussi vécu trop longtemps dans le Quartier Sud pour ne pas savoir quand il vaut mieux fermer sa gueule. Et quand il vaut mieux l'ouvrir.

Réussirez-vous à l'approcher avant qu'elle ne parte ? Et réussirez-vous à la convaincre de parler ?


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