Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial
Jason
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 7 Oct - 2:17

" Jingle Bomb "

C’est toujours appréciable de croiser des visages connus et plus encore lorsqu’on se nomme Jason. La raison est fort simple, monsieur a trop peu de connaissances encore vivantes et il jouit si peu de leur chaleureuse présence, de leur agréable et régulière compagnie qu’il en vient à apprécier le fait de seulement les croiser, de leur offrir un sourire... non plus sérieusement ; tenant compte du fait qu’il oubli systématiquement le nom des trois quarts et qu’il méprise farouchement le quart restant il n’a pas grand chose à faire desdites personnes bien qu’il arrive (fort rarement voir jamais) que quelques unes trouvent grâce à ses yeux, dont ce sympathique homme de Dieu que Lecter estime délicieusement décalé, dangereux, déjanté et donc : drôle !

Par ailleurs comment ne pas apprécier le bonhomme lorsqu’il ajoute à votre café quelques gouttes de quelque chose d’inconnu mais provenant de chez la taulière la plus... moins... enfin bref de chez Bertha ? Partant d’un éclat de rire le clown -pour l’heure pas si clownesque- lève une main comme pour se décharger de toute responsabilité en cas de carton défectueux. « Je note de prévoir des récipients plus à même de contenir son... breuvage de sorcière barbare à l’avenir. Je ne saurai hélas, assurer une longue vie à ceux que nous tenons. »
Des pitreries ? Lui ? Oh allons... Si peu. « Oh je me dégourdis un peu après quelques trop courtes vacances. Le... retour à la civilisation si j’ose dire et... » Qui est cette greluche fadasse et même pas blonde (parce que venant des blondes c’est de coutume) occupée à faire la conversation à SON Croque mitaine sans aucune vergogne ? « ...Et certains manquent tellement de civisme que leur tête serait plus à leur place au bout d’un balais taillé en pointe mais je m’égare... » Tellement pas. Souviens toi Jason, l’esprit de noël, le partage tout ça tout ça... et partager Boogie aussi ? Non. Juste, Non. Bon sang quel sans gêne ces femelles ! Elles ne savent tellement pas tenir leurs hormones ! Toujours à se jeter sur les hommes comme ça ; pas étonnant qu’elles soient responsables de l’exil du jardin tiens ! Sales pestes !

Cela dure quelques micro secondes, le temps d’un battement de cils suffisant pour le laisser maudire copieusement la gente féminine sans même une once de machisme mais pas sans une belle dose de mauvaise foi, avouons le au moins. Qu’y peut-il cependant ? Les femmes le lassent lorsqu’elles ne lui créent pas les pires ennuis et très franchement il n’y en a pas tant eu dans sa vie qu’il puisse qualifier d’intéressantes ou même de seulement... attachantes. Alanis peut-être ? Il n’a pas la moindre animosité contre cette petite rousse qu’il couvre de cadeaux sans aucune raison si ce n’est peut-être... une envie simple de lui tenir la main pour l’aider à traverser la route et lui éviter un chauffard. Cela lui arrive parfois, c’est comme avec ses chiens, vraiment identique en tout point. On abandonne pas ses animaux de compagnie. Il a apprécié Caly par le passé, quel gâchis elle aura causé ! Tess aussi ! Ah Tess, qu’elle franche déception, il la trouvait tellement fraîche, tellement... ah la la... Pour un peu il en aurait un pincement à la place du cœur. Mais il se vengera en temps voulu.

Hm ? Pour ses chiens ? Par l’enfer c’est si rare qu’on songe à eux et à la place qu’ils occupent dans les pensées du clown. Ce dernier sourit franchement, ses compagnons à poils seront heureux. Et pour lui une balle, explique le prêtre mais ce cadeau singulier n’est pas sans porter un message nullement déguisé puisque expliqué de surcroît. Menace, mise en garde ou autre elle caresse les oreilles de Lecter comme une douce musique. Et lorsque ses yeux noirs retrouvent tout naturellement ceux de son interlocuteur, Jason trinque, acquiesce et pas même l’ombre d’une autre émotion que la joie ne vient perturber ses traits. « Je ferai bon usage de cet objet aussi... commun puisse-t-il être parmi mes bagages. » non du commun ça, il n’en possède pas de son point de vue. « Vous savez Padre, j’ai quelques objets fétiches et... l’un d’eux est un pauvre éplucheur... ça paraît tellement risible n’est-ce pas ? » Il a l’air de se moquer lui même, trop peu de temps avant qu’il complète d’un ton plus naturel encore. « Pourtant même un couteau suisse ne le vaut pas, enfin... à condition de ne pas l’abandonner à la seule compagnie des légumes bien sûr. » Et de ponctuer le tout d’un clin d’oeil. Ah ce cher éplucheur... Et s’il s’en servait pour dépecer la grande tringle à rideaux brune beaucoup trop collante là tiens ? Hm... c’est tentant...  

© Jason L.

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« La dernière voix qu'il faut écouter dans ce putain de monde est celle qui te dit de regarder où tu mets les pieds, qui te met en garde et qui a terme ne cherche qu'à t'entraver. Les « attention », les « non », les « prudence » je les laisse aux lâches. On ne fait pas la révolution en se souciant de demain et en se posant des limites ! Sois arrogant, sois confiant et si demain tu crèves dis toi seulement que tu n'étais pas digne des armes que tu avais en mains. »

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 16 Oct - 14:42


Sortie au Centre Commercial

Première Partie de l'intrigue



« Oh, jingle bells, jingle bells, jingle all the way!
Oh, what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.
Jingle bells, jingle bells, jingle all the way!
Oh, what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.
»


Malgré le mauvais temps extérieur, tout se passait bien. Les décorations illuminaient l'intérieur du bâtiment, permettant ainsi d'éviter de penser aux ténèbres extérieures. Dehors, la neige virevoltait et les nuages sombres donnaient l'impression d'avoir dépassé l'heure du réveillon de Noël. Heureusement pour les joyeux consommateurs, le centre commercial était chauffé et chaleureux. Le gigantesque sapin de Noël était amoureusement décoré et rien n'était laissé au hasard. Rien sauf l'électricité, visiblement...

Jingle Bells, Jingle Bells, Jing...

D'un seul coup, tout s'éteignit. Plus de musique, plus de lumière, plus rien. Pendant quelques secondes, personne ne bougea mais au bout d'une demi-minute, la lumière n'était toujours revenue et avec les nuages extérieurs, on ne voyait strictement rien à l'intérieur. Certains commencèrent à paniquer et à tenter, avec plus ou moins de succès, de se déplacer. On entendait ça et là des bruits de pas, de chocs, des questions, des petits cris lorsqu'une personne percutait une autre, etc... Les réactions étaient aussi variées que les personnes présentes ce jour-là dans le centre commercial : immobilité, panique, incompréhension, opportunisme, patience, colère, etc... Et pendant ce temps-là, la lumière ne revenait pas.

Comment allez-vous réagir dans ce noir opaque ? Les faibles lumières des téléphones portables ne vous aideront pas beaucoup, malheureusement pour vous... Et puis les portes menant vers l'extérieur sont bloquées... Mais rassurez-vous, cela ne saurait durer... L'électricité va rapidement revenir, non ? Non ?




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« Vous savez qui je suis mais vous ignorez ce que je suis... »

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COMMENTAIRES : Je suis le policier le plus sexy de tout New-York ! Comment ça vous ne me croyez pas ?! J'vous le permet pas ! Tiens... pour la peine tu vas allez faire un séjour anticipé en prison, hein ! Non mais oh ! On ne critique pas la loi et JE représente la loi !

Faudrait que vous m'expliquiez un truc : pourquoi toutes les filles qui passent devant moi ne se retourne pas sur mon passage ? J'suis pourtant super sexy comme mec, bien plus que n'importe quel humain normal ! Non ?! QUOI ?! Tu oses dire que j'suis moche ?! Allez hop ! Prison toi aussi ! Le prochain qui ricane...
Qui ?! Qui vient de ricaner ?!
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 16 Oct - 15:40

« When I walk on by, girls be looking like damn he fly
I pay to the beat, walking on the street with in my new lafreak, yeah
This is how I roll, animal print, pants out control,
It's real fool with the big afro
They like bruce lee rock at the club !
»

La voix grave et tout sauf esthétique de Samson résonnait dans son petit appartement. Le pauvre homme s'imaginait, à tord, être un tombeur, un homme avec un grand h mais... mais non. Alors oui, il avait sauvé l'Académie et il avait fait un petit discours devant tout le gratin de New-York mais cela ne suffisait pas à être qualifié de bel homme. On pouvait être brave, courageux, populaire sans être recherché pour son physique et, dans le cas de Samson, on ne cherchait pas sa compagnie mais ce qu'il pouvait apporter en réputation. Parce que oui, Samson était devenu le héros de New-York et, de ce fait, on le reconnaissait dans la rue, on le saluait, on prenait des photos avec lui, etc... mais ce n'était qu'un phénomène de mode. Bientôt un autre héros ferait son apparition et plus personne ne se préoccuperait de ce looser de Hugher. N'importe qui d'un peu censé se serait vite rendu compte que l'attention des citoyens était tout sauf sincère : ce n'était qu'une bande de requins aux dents longues. La personnalité de Samson n'intéressait pas le moins du monde ce ramassis de nombrilistes : ce qu'ils voulaient, eux, c'était récupérer l'attention de la caméra braquée sur Samson. Alors on posait à ses côtés et on parlait de lui en termes élogieux parce que c'était ce qui intéressait la caméra en ce moment. Et si demain il fallait cracher sur le policier, eh bien ils le feraient sans hésiter. L'amitié n'avait pas de place dans ce monde d'apparences et il fallait être ou bien niaise comme Harmony ou bien stupide comme Samson pour ne pas s'en rendre compte. Quoi que le cas de Samson était à part puisque l'homme s'imaginait être réellement apprécié là où Harmony ne comprenait de toute façon rien à rien. Le policier se trouvant génial et beau à tomber par terre, toute cette attention lui semblait parfaitement naturelle.

« When I walk in the spot, this is what I see
Everybody stops and they staring at me
I got passion in my pants and I ain't afraid to show it !
»

Et pourtant, il aurait dû... Samson était très loin d'avoir un physique de mannequin et les trop nombreuses bières qu'il avait bu restaient bloquées dans son ventre, lui faisant une sorte de mini-bouée de sauvetage. Nul doute qu'en cas de naufrage, l'homme n'aurait aucune difficulté à flotter. Le visage de Samson n'avait aucun charme ou plutôt, pour être complètement honnête, n'apportait rien de nouveau au monde. Il avait un visage on ne peut plus banal, typiquement le genre de face qu'on oubliait quelques minutes après l'avoir aperçue. Corporellement parlant, Samson était lourd et il s'entêtait à entrer dans des vêtements trop petits pour lui et donc trop moulants. Pour le policier, c'était à l'homme de porter le vêtement et pas aux vêtements d'habiller l'homme. Fort bien. Dans son cas, de toute façon, les vêtements auraient eu quelques difficultés à l'habiller puisqu'il continuait à prendre une taille en dessous de ce qu'il aurait dû prendre, sans doute par volonté de ne pas s'avouer gros. En continuant à prendre une taille trop petite, Samson continuait de se boucher les yeux sur la dure réalité : un régime ne lui aurait pas fait de mal. Et pas que physiquement parlant ! Le policier buvait trop et mangeait trop gras : son organisme avait du mal à tout digérer et le soir, alors que Samson ronflait joyeusement, son estomac criait à l'aide. A ce rythme là, le policier finirait par se retrouvait à l'hôpital ou en cure... Mais toute cette agitation autour de son auguste personne ne l'aidait absolument pas à se remettre en question... La preuve étant que malgré la température peu candide et l'énorme sandwich avalé à la va-vite, Samson se décida à sortir pour aller parader au centre commercial. Tout était fermé et il était en jour de congé : en gros, il n'avait rien à faire. Et puis il avait terminé ses pornos la veille et il fallait qu'il aille en acheter de nouveau.

« I'm sexy and I know it ! »

L'important c'est d'y croire, non ? Samson enfila son manteau et sorti en esquissant quelques pas de danse ratés et franchement pas en rythme. Il chantonnait joyeusement en marchant comme un caïd (mais comme un constipé, dans les faits...) et il aperçu le center commercial de loin. Fantastique ! Il y avait l'air d'avoir du monde en plus ! Samson ne pressa pas le pas, préférant garder sa démarche de ''beau-gosse''. Et puis la lumière s'éteignit brusquement dans le centre commercial.

« Bah... »

Cela laissa Samson complètement pantois. Que se passait-il ? Le centre commercial fermait plus tôt aujourd'hui ? Ho bah non alors ! Et Samson, en bon policier adepte des énigmes et des suspicions, fit demi-tour pour rentrer chez lui. Si la lumière s'était éteinte c'est que le centre commercial venait de fermer. Tant pis. Il lui restait de la viande dans le frigo et puis il ouvrirait le porno qu'il s'était réservé pour Noël plus tôt que prévu. Au pire il le regarderait deux fois dans la journée et puis voilà. Pour accueillir dignement sa résolution nouvelle, Samson lâcha un pet odorant et disparut au détour d'une rue, ne laissant derrière lui qu'une odeur d’œuf pourri bientôt dispersée par le vent.

Spoiler:
 

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Texte : #ff6699

« Plus beau et efficace que moi, ça n'existe pas allons ! Je suis policier, je n'arrête pas d'être gradé et j'ai une réputation de tombeur ! … Comment ça c'était pas tombeur dans ce sens-là ? »
©️ chaussette


Samson version "game of thrones:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 16 Oct - 22:43



Assis sur le banc près du prêtre, Theodore pousse un profond soupir. Techniquement parlant, il n'a plus rien à faire ici, l'information qui l'a amené à venir au centre commercial lui a été délivrée, il peut donc quitter l'endroit l'esprit plus ou moins reposé. Mais il ne parvient pas à s'arracher au vaste hall rempli de gens. Posant les mains sur ses genoux, il ferme les yeux. Le joyeux brouhaha envahit peu à peu ses oreilles. Des rires, des discussions échangées d'un ton chaleureux. Il distingue le tintement de la monnaie que quelques passants glissent dans l'urne du prêtre, les remerciements que ce dernier ne manque pas d'émettre à l'égard de ces hommes et femmes qui n'ont pas oublié ce que signifie qu'être un humain...même si pour la plupart, ce n'est qu'une fois par an, pense avec amertume Theodore. A se couper ainsi du réel pour ne se focaliser que sur des sensations, il s'efface petit-à-petit jusqu'à devenir invisible. Les odeurs de pâtisseries, de sucreries, de parfums l'assaillent par vagues mais ne lui soulèvent pas le coeur. Derrière ses paupières closes, il repense à ces années où tout était encore si simple. Ces années où toutes les fêtes qu'il vivait n'étaient jamais synonyme de tristesse ou de mélancolie. Elle lui paraît tellement cette époque. Presque une autre ère. Doucement, il rouvre les yeux pour se retrouver face à sa solitude. Là, devant lui, le prêtre parle à un homme. Les échos lointains de leur échange lui parvient. Sans impudeur, Theodore dévisage l'inconnu devant l'étal de l'homme d'église. Imperceptiblement, les sourcils du médecin se froncent et son coeur manque un battement. Ces traits...il les connaît. Il les a déjà vu. Placardés sur les journaux. Apparaissant sur les écrans de télévision. Que fait-il ici? Que fait Jason Lecter dans ce centre commercial?!

Tendant l'oreille, il essaie de saisir quelques bribes de la conversation. Malheureusement tout lui échappe et il ne peut se fier qu'à la posture des deux hommes qui semblent échanger des paroles courtoises. Courtoises ou lourdes d'un sens caché. Tandis que ces deux-là trinquent, Theodore balaie les alentours du regard. Depuis qu'il est à New-York, depuis que le Sud s'est trouvé une bête plus féroce pour s'imposer aux autres, il sait qu'il est rare de voir Jason Lecter sans un de ses acolytes. Que ça soit la montagne de muscles ou l'homme de glace discret. Où se terre donc ces deux-là. Quand son regard croise une paire d'iris aussi pâles que la mort, sa bouche s'entrouvre. L'air s'engouffre dans sa gorge, il le sent se scinder en deux dans sa trachée pour remplir ses poumons. Ses cordes vocales se figent. Il a bien vu quelques vigiles ici et là. Mais oùsont-ils bien fourrés maintenant? Il n'en voit pas un. Le souffle coupé, Ted hésite entre raison et réflexe. Appellera-t-il à l'aide? Signalera-t-il la présence de ces deux-là? Theodore se lève soudainement, peut-être trop soudainement car ses yeux accrochés à ceux de celui que l'on appelle le Croque-Mitaine distinguent un mouvement tout aussi soudain chez le second de Lecter. Et c'est à cet instant que tout devient noir.

Sans que rien ne le laisse présanger, les lumières s'éteignent, les chants de Noël diffusés par les baffles disséminées dans le centre commercial se taisent, les voix mécaniques des quelques automates meurent dans un ralenti d'agonie. Un ultime clignotement et les guirlandes ne répandent plus leur scintillement d'or. Par les baies vitrées ne parvient aucun éclaircissement, le ciel est bien trop nuageux pour qu'une quelconque source de lumière perce la pénombre. Un bruissement parcourt la foule brusquement plongée dans le noir. Personne ne sait ce qu'il se passe. Des murmures commencent à s'élever. Un enfant pleure, un autre interroge ses parents. Le froissement des sacs plastique font écho à quelques pas que l'on esquisse prudemment. Et puis, le troupeau aveugle se met à bouger. Les pieds collés au sol, la gorge sèche, Theodore est incapable d'esquisser le moindre geste ou d'émettre un son. Le visage impassible d'un des monstres du Sud reste ancré sur ses rétines. On le bouscule, il entend un marmonnement en guise d'excuses. La peur commence à le saisir. Il y a au moins deux loups dans une bergerie pleine à craquer de moutons, d'agneaux et lui, Theodore Traum, ne fait pas partie des carnassiers.

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    " Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. " Stéphane Hessel

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Sam 17 Oct - 17:30

Quelle joie de constater que James approuve mon idée ! Il demeure un modèle pour moi, encore aujourd’hui. Il a tellement raison, il ne peut arriver que des bonnes choses cette année. Nous avons eu notre lot de malheurs, il ne faut pas avoir de regret et fêter ceux qui seront présents. Certains manqueront, mais il faut se consoler en se disant qu’ils seront bien et heureux, dans leur famille. Moi j’ai la mienne, James en fait partie, et je lui souris, rassurée.

« Quand cesseras-tu d’être le plus sage de toute l’Académie, dis-moi ? Nous passerons un excellent moment et je m’en réjouis ; »

Même si de viles âmes profitent de cette période pour jouer sur la corde sensible et instiller des mensonges dans les esprits. Je me rapproche encore plus de James en l’écoutant disserter sur les prêtres, les religions. Je suis tellement d’accord. Je sais qu’on peut avoir besoin de se raccrocher à quelque chose. Alors que c’est sur soi et sur l’Humanité qu’il faut compter. Gordon est bien tolérant de les autoriser. Pour moi ce sont des corrupteurs d’âmes et il faudrait les interdire ! Je secoue la tête, pour me concentrer de nouveau sur les médaillons et sur le vendeur auprès duquel je passe commande.

« Oh c’est une idée grandiose ! Quelque chose de spectaculaire et d’inattendu. Loin des clichés. A noël on s’attend tous à un décor de conte de fée, ça serait bien de faire autre chose. Comme un voyage dans le temps des meilleurs moments de l’année écoulée et de ceux qu’on espère ! Avec des photomontages et autres. »

Je fourmille déjà d’idée, et je suis persuadée que monsieur Weins nous accordera cette démarche. Il est effectivement très généreux, comme l’a soulignée James. Et comme lui, je suis particulièrement aidée par l’argent que me verse l’Académie. Je n’ai pas de travail rémunéré, je refuse l’aide de mes parents, je n’aurai rien sans Weins. Là, je peux me consacrer pleinement à mes études et à mon entrainement, sans avoir à m’inquiéter. Cela a contribué à l’apaisement de mon esprit. Esprit un peu torturé pour diverses raisons.

« Je te comprends et partage ton avis ; je leur dois tellement, j’aimerais un jour pouvoir leur rendre autant qu’ils m’ont apporté. C’est terrible, je me demande ce que je ferai après, quand j’aurais terminé mes études. J’aime courir, vraiment, c’est ce qui me fait me sentir… libre. Mais j’aimerais agir pour l’académie, pour aider comme elle m’a aidée. C’est un peu angoissant d’ailleurs, de se dire qu’un jour… on sera dehors. Tu sais déjà ce que tu feras, toi ? »

Et que ferai-je quand il ne sera plus à l’Académie. Autre chose d’angoissant, mais je sais que tout ira bien, pour tout le monde. Il ne peut en être autrement. James s’en sortira et fera de grandes choses tandis que l’Académie sauvera encore bien des enfants. Sa question me tire toutefois de mes pensées en me faisant rougir de manière incontrôlée. Comment… pourquoi dit-il ça ? J’apprécie Calypso, c’est un fait, mais peu de gens connaissent réellement le lien qui nous unit. Quant à passer Noël avec Daniel… Non enfin, nous ne sommes pas… enfin ce n’est pas ça qui nous unit. Après tout, on ne se fréquente que pour les leçons… J’ai cru, à un moment, qu’il y avait autre chose, sans pouvoir dire quoi précisément mais...  non, depuis notre dérapage dans la cantine, il a été on ne peut plus clair à ce sujet. Et puis c’est mieux ainsi. Je dois rester concentrée sur la compétition et les études.

« Ne sois pas idiot enfin. Ce sont deux personnes très occupées, je suis sûre qu’elles débordent de projets. Et je ne vois pas pourquoi tu parles de Calypso et Daniel…. »

Mes liens avec eux restent quelque chose que je garde pour moi. Ceci dit, il a raison sur un point… peut-être aurais-je pu demander à Calypso. Pas Daniel, il doit avoir des soirées mondaines et d’autres personnes à torturer mentalement, mais peut-être Calypso. D’un autre côté, je ne suis pas malheureuse de fêter Noel à l’Académie. J’ai juste l’impression… je ne sais pas, qu’il va manquer un petit quelque chose. Puis je souris de nouveau en sortant du magasin, avec mes médaillons.

« Oh si, j’ai hâte. Je suis certaine qu’on est même loin d’imaginer tout ce que Weins nous réserve. Je me souviens de mon premier Noel là-bas… »

Je resserre mon bras autour de celui de James. Pendant longtemps j’ai affronté mes démons seule, mais finalement, être avec lui me fait le plus grand bien. J’arrive à laisser derrière moi mes contrariétés, je ne pense même plus à Jayden.
Mais alors que je savoure mon entrain retrouvé, je me retrouve paralysée par la surprise. Le noir, total et soudain. A peine déchiré par quelques cris de surprise. Je me suis instinctivement rapprochée de James, me maudissant quelque peu de cette faiblesse.

« Ce n’est qu’une panne de courant… », que je m’entends murmurer.

Les lumières des téléphones éclairent faiblement le hall, et j’imite la foule en sortant le mien, histoire de pouvoir au moins voir à un pas devant nous. Quelques minutes passent, et rien. Je m’oblige à rester immobile, mais certaines personnes commencent à paniquer. Je sens qu’on me bouscule, j’entends des gens crier que c’est fermé. Bon sang, faut absolument éviter un mouvement de foule. Quelque part, ça me rappelle la fusillade. Et encore, j’ai été épargnée. Je m’agrippe à James, effrayée à l’idée de le perdre dans le noir.

« Qu’est-ce qu’on fait? Si on reste là, ils vont finir par nous écraser. C’est quoi ces histoires de portes fermées en plus ?! Tu crois qu’on devrait essayer d’aller voir ? »

Ce n’est qu’une panne de courant… ce n’est que cela… Cela ne peut pas être une nouvelle attaque. Est-ce à nous d’agir ? J’en doute, mais une foule qui panique est dangereux. Je suis sûre que c’est une erreur, que tous nous pourrons aller tranquillement réveillonner tout à l’heure… il le faut.


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Lun 19 Oct - 18:12


Daniel était tellement absorbé dans la contemplation des robes qu'il ne fit pas attention à Calypso Storm se dirigeant vers lui. Il aurait du l'entendre pourtant, arriver sur ses talons claquant le sol dans un bruit bien distinct dans le brouhaha, mais elle marchait si aisément et rapidement qu'on pouvait se demander comment elle faisait pour ne pas trébucher sur ces hautes chaussures. Sans doute avait-elle l'habitude de les porter. Il faut dire qu'elle avait beaucoup de classe avec. Peut-être n'avait-il pas entendu avec le bruit ambiant, le bruit tonitruant qui faisait rage dans le centre commercial, ou était-il tellement envouté par les morceaux de tissus exposés dans la vitrine, que tout autour de lui avait disparu. Il fut donc surpris lorsqu'elle posa son menton sur son épaule, le bras de la demoiselle entourant l'autre épaule. Mais il ne sursauta pas pour autant, il ne fit aucune réflexion à cette familiarité et se contenta simplement de la laisser faire. Elle lui susurra des paroles, tout proche de l'oreille, lui demandant s'il aimait se travestir. Cette blague aurait été déplacée si c'était venue de quelqu'un d'autre. Daniel n'aurait sûrement pas apprécié, mais c'était Calypso, il connaissait la reine, il avait eu l'occasion de la croiser plus d'une fois et elle lui serait très précieuse. Daniel ne se dégagea pas de l'étreinte de la blonde, il n'en voyait pas l'utilité, ce qui d'ailleurs était un peu étrange de sa part. N'importe qui aurait vu ce geste comme une violation de son espace vital. Le jeune homme aurait put, il aurait dû s'enlever, mais ne le fit pas. Il sourit doucement, ne laissant entrevoir qu'un rictus. Il reporta son attention sur les robes et puis répondit dans un soupir à Calypso :

"Moi qui pensais que ça serait un secret, je crois m'être grillé tout seul en restant trop longtemps à les observer. Ces robes m'intriguent. J'imagine qu'une jeune femme telle que toi aurait un très bon avis dessus.  

Pourquoi avait-il dit cela à Calypso. Il pensait vraiment acheter une robe ? Pour qui ? C'était quoi encore cette idée loufoque ? Noël ne lui convenait pas, vraiment pas. Cette fête lui faisait avoir des idées complètement stupides. Qu'est-ce qu'il pouvait la haïr cette fête, ce jour pourtant si joyeux pour les autres. Il se rendit compte de son erreur, et rétorqua très rapidement ne laissant pas à Calypso le temps de répondre.

"Oublie ce que je viens de dire, je crois que toutes ces lumières bleus, rouges, et jaunes me rendent fous.

Excuser son comportement par les lumières. Parfait. Il sentit une présence dans son dos, mais il n'eut même pas le temps de se retourner pour savoir d'où lui venait cette intuition qu'une voix lui parvint. Allegra. Elle les salua, un ton de surprise faussée de les voir Calypso et lui ensemble. Hypathie Lockhart et Calypso étaient très proches, quand à Daniel et Allegra, ils l'étaient quand l'occasion se présentait. La dernière fois qu'il avait parlé à Allegra, il lui avait fait une promesse. Cela mettrait du temps mais il ne faillirait pas. Elle rigola, comme Calypso sur le fait de trouver une robe à Daniel. Allegra lui sortis alors qu'elle prendrait la verte si elle devait choisir. Il jeta un coup d'œil rapide vers la robe, puis vers Allegra.

" En effet elle est bien belle, mais il faudrait l'essayer pour être sûr qu'elle te sied.

Il ne dit plus rien d'autre. S'il reste avec elles, les deux femmes auront de quoi parler ensemble, et la tension qu'il sent venir d'Allegra ne lui dit rien de bon. Daniel pourrait partir, mais il est curieux de connaître les deux femmes, de les voir ensemble et d'apprendre des choses. On ne se retrouve pas entre Calypso et Allegra toutes les cinq minutes. Les lumières s'éteignirent. Une surtension, trop de lumière. Il soupira. Il y a en avait trop il l'avait bien dit. Le bruit des personnes présentes dans le centre commercial ne cessa d'augmenter. Les gens bougeaient, parlaient. Tous se demandaient pourquoi il n'y avait plus de lumières et certains craignaient un nouvel attentat, une fusillade comme il y avait eu à l'académie. Daniel n'était pas de cet avis. Il pensait juste que le centre commercial était totalement hors concours et qu'il n'était même pas capable de régler un problème d'électricité. Il aurait mieux fait de rentrer chez lui directement après sa course. Daniel ne bougea pas certains que s'il faisait un pas, il perdrait l'attraction que lui prodiguaient les deux filles.

Il entendit des bruits venir dans leur direction. On le bouscula légèrement. Les gens étaient effrayés, terrifiés juste parce que des lumières étaient éteintes. Pourtant le noir était tellement accueillant, il révélait les choses telles qu'elles étaient. Il n'avait pas peur de cette obscurité. Il était agacé. Agacé par la coupure, mais encore plus par l'attitude des gens.

"Je pense qu'on ferez mieux d'essayer de rester tranquille, en dehors des mouvements de foule. Sinon vu la délicatesse de ces crétins on va finir par en mourir.

Daniel ne souhaitait pas mourir, pas un jour aussi pourris que celui-là. made by ℬlue ℐⅴy

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mar 20 Oct - 19:46

Harmony n'était pas stupide, loin de là. La petite blonde était capable de se rappeler de choses inhabituelles tout comme elle était capable de comprendre une conversation pour initiée. Mais Harmony voguait sur une planète lointaine et avait un tel regard sur le monde qu'on avait tendance à se tromper sur son compte et à la considérer comme une idiote. Et on avait bien tord. Harmony était très loin d'avoir un cerveau un peu trop abimé ou une case en moins : la petite blonde était intelligente mais elle n'utilisait pas son intelligence de la même façon que les autres. Au lieu de se demander comment elle allait faire pour survivre, elle se contentait de vivre ; au lieu de chercher à rassembler les autres à ses côtés, elle se contentait de tracer un chemin et de laisser les autres décider. Harmony n'était pas stupide mais parce qu'elle était différente, on avait tendance à la ranger dans la case des simples d'esprits. Et c'est immanquablement ce que fit le prêtre en la voyant. Il lui tendit un petit missel avec des illustrations comme si Harmony n'était qu'une enfant d'une dizaine d'années. Harmony adorait les dessins, les images et tout le tralala qu'adorait fatalement un enfant mais ce n'était pas pour autant que des années d'adolescence n'étaient pas passées par dessus. Cela étant dit, sa réaction aurait été la même si le prêtre lui avait tendu un livre de prière banal et absolument pas catalogué pour enfant. La chanteuse se détacha de la petite rousse et pencha la tête légèrement sur le côté lorsque le prêtre lui tendit l'ouvrage. D'où elle était, elle voyait parfaitement ce que c'était et ça ne l'intéressait pas plus que ça. Dieu, elle n'y croyait pas. Pas du tout. Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. C'est donc tout naturellement qu'elle dit, en souriant :

« C'est très gentil à vous de m'offrir ce livre mais je me dois de le refuser. Gardez-le pour un enfant, il en fera meilleur usage que moi. »

Harmony ne voyait pas l'intérêt de prendre un livre parlant de Dieu alors qu'elle n'y croyait pas et qu'en plus, une autre personne aurait pu l'obtenir avec ravissement. La chanteuse n'était pas le genre de personne à s'encombrer d'objets ne l'intéressant pas, encore moins lorsqu'ils pouvaient faire plaisir à d'autres personnes. Le prêtre lui aurait donné un crucifix qu'elle aurait eu la même réaction. Harmony était généreuse par nature, pas parce qu'elle espérait des retours sous forme de cadeaux ou de remerciements. Elle voulait donner de l'argent au Prêtre pour qu'il puisse aider les nécessiteux, pas pour qu'il leur délivre la soit-disant « sainte parole ». Mais parce que Harmony vivait dans un monde un peu particulier, elle n'était pas capable de se rendre compte qu'il ne pourrait pas s'en empêcher. Que prêcher la bonne parole c'était comme respirer, pour cet individu et que seule la Mort pourrait l'en empêcher. Qu'à cela ne tienne, Harmony ne s'en rendrait sûrement jamais compte mais cela n'était pas si gênant. Après tout, l'argent donné servirait à aider des personnes et ces dernières ne deviendraient pas forcément chrétiennes.
La petite rousse lui souhaita un joyeux noël et Harmony lui sourit joyeusement. Cette petite personne était vraiment adorable ! Le prêtre n'était pas déplaisant non plus, même s'il avait un côté un peu rigide. Il ne vint pas un seul moment à l'esprit de Harmony que le prêtre aurait pu mal prendre son refus quant au missel. Pour Harmony, il n'y avait rien de provoquant ou de choquant dans le fait de refuser un cadeau lorsqu'on savait qu'il pourrait être utile à quelqu'un d'autre mais le cerveau de ce prêtre pouvait tout  fait être suffisamment bizarre pour qu'il parvienne à une autre conclusion ! Après tout, il croyait en Dieu et rien que ça, ça montrait à quel point il ne tournait pas rond...

« Joyeux Noël à toi aussi ! J'espère que tu passeras une excellente soirée avec tes amis ou ta famille ! Ou les deux ! » Harmony se tourna ensuite vers le prêtre : « Joyeux Noël à vous, Mon Père. J'espère que vous récolterez beaucoup de dons ! Je viendrai peut-être vous voir dans votre église, je suis sûre que vous avez beaucoup de choses intéressantes à raconter ! »

Comme si prêcher la parole de Dieu c'était raconter une histoire... Sans le vouloir, Harmony accumulait les remarques qui pourraient paraître provocantes alors que pas du tout. La petite blonde était honnête et elle disait donc tout ce qui lui passait par la tête avant de passer à autre chose. Ce qu'elle fit immédiatement en s'écartant du prêtre pour aller se promener dans le centre commercial. Harmony avait complètement oublié qu'elle était venue avec une stagiaire et elle ne regarda donc pas derrière elle lorsqu'elle se jeta en avant pour courir vers Tempest. Elle n'était plus très loin de lui lorsque le noir se fit, brutalement. Complètement prise au dépourvu, Harmony ne parvint pas à s'arrêter à temps et elle percuta violemment la guitare accrochée au dos de Tempest. L'impact la projeta à terre et elle couina en s'écrasant au sol.

« Je ne savais pas que tu avais le dos aussi dur, Tempest... »

Typique de Harmony : capable de faire de l'humour alors que personne ne voyait rien et qu'elle venait tout simplement d'agresser un homme. Sans le vouloir, certes, mais bon... La petite blonde se releva sans trop de difficultés et se saisit de la main de Tempest. Ou plutôt de la main la plus proche possible mais qu'elle reconnu comme étant celle de Tempest. Harmony avait du flair et une excellente mémoire des voix, des odeurs et des corps. Elle venait de récupérer la main de Tempest et elle s'empressa d'y glisser ses doigts, moyennement motivée à l'idée que l'asiatique s'en aille en la laissant toute seule dans le noir.

« Je suis contente de t'avoir vu avant que l'électricité se coupe. Un peu plus et on passait à côté sans se voir ! » C'est qu'elle l'aimait bien, Tempest ! « Tu penses qu'on va rester dans le noir longtemps ? J'espère pas... C'est agaçant de ne pas voir le visage de la personne à qui on parle... »

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Texte : #666699

« Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. »

Spéciale dédicace à Thomas *
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 21 Oct - 23:52

Yuki se faisait attendre. Notre platine n'aimait pas beaucoup cela. Son frère était d'ordinaire quelqu'un de plutôt ponctuel. Tout ceci n'était pas vraiment pour le rassurer. Cela faisait quelques mois que son aîné n'était plus dans son assiette. Mais la période de Noël était idéale, à ce qu'il paraissait, pour guérir de tout. La guitare était un bon premier pas ! Personne n'était, aux yeux de Jin, aussi bon guitariste que son frère. Le souvenir des compositions entendues qu'il avait en tête lui laissait un arrière goût de nostalgique, comme quelque chose de perdu désormais. On était loin d'une mécanique des notes, il y avait là un souffle, une âme.

Tandis qu'il songeait, le jeune asiatique avait sorti de sa poche son portefeuille pour en extirper le numéro de téléphone de la jeune fille qu'il avait croisée. Il songeait bien à l'inviter à aller boire un verre après la période de Noël, et – pourquoi pas – poursuivre par une petite escapade au clair de lune de type « loger à l'académie, c'est pour les faibles ». Mais tandis qu'il songeait à cela en recopiant le numéro de la belle inconnue dans la mémoire de son téléphone portable, mémoire de téléphone qui était d'ailleurs soigneusement rangée et organisée. Avec plus de trois cent contacts, cela valait mieux, il fallait le dire.

C'est à cet instant là que l'électricité choisit de cesser d'affluer vers les ampoules. Lorsque le noir se fit complètement, la première chose à laquelle songea Jin, c'était « Mais comment mon frère va-t-il me retrouver ici ? » suivi très près de « Bon dieu, je tue le premier qui abîme la guitare en la percutant ! ». Fort maître de lui, le jeune homme attendit quelques instants, la lumière ne revint pas. Il alluma l'écran de son téléphone pour voir près de lui, et c'est à ce moment qu'un choc mou lui percuta le dos en laissant s'échapper un petit cri suraigu.

« Putain, la guitare ! Faites gaffe, ducon! »

Lorsqu'une voix mélodieuse qu'il connaissait bien et qu'il adulait lui répondit, le jeune homme s'insulta intérieurement. Harmony Chanteloup ! LA Harmony Chanteloup. Tournant l'écran de téléphone portable vers le sol de façon à ne pas éblouir la jeune femme, il l'aida à se relever en enserrant sa petite main vive et tiède. La seule main qui pourrait lui faire perdre la tête.

« Harmony, je suis tellement désolé ! Je ne vous avais pas reconnue ! Vous ne vous êtes pas fait mal ? Je ne vous avais pas vue non plus dans cette foule, rassurez-vous, je suis certain de pouvoir nous guider dans l'obscurité sans mal. »

A chaque fois que la demoiselle Chanteloup était dans les parages, il n'y avait plus qu'elle qui comptait, de toutes façons, il arrivait même à en oublier son frère quelques instants. Mais la guitare dans son dos pesait comme pesait la désapprobation de son aîné pour cette relation bien étrange.

« Permettez-moi d'envoyer un sms à mon frère que j'étais censé retrouver et de vous proposer de sortir de la galerie. Il y a peut-être de la lumière dehors, et nous pourrons, dès lors, nous voir. »


Il n'y avait pas de fenêtre, de sorte que le jeune homme ignorait véritablement s'il y avait ou non un éclairage public au dehors. Il garda délicatement la main de la cantatrice dans la sienne, (c'était le genre de possibilité qu'on ne loupait pas) et l'entraîna à petits pas vers la sortie tout en évitant les gens qui couraient dans tous les sens, et les bousculades. Manque de chance, une clameur lui vint aux oreilles : l'électricité, en disparaissant, avait aussi fait s'envoler toutes leurs chances de sortir du centre commercial. Il entraîna la jeune femme un peu à l'écart de la foule pour éviter les bousculades.

« Ne paniquez pas, d'accord, Harmony ? Je suis certain que nous en sortirons sans encombre. »

Ah, s'il avait osé faire un câlin à la cantatrice. Un mouvement de pied dans son faible champ de vision attira son œil. Une chaussure encore humide de neige, l'homme avait dû pénétrer dans l'endroit peu avant la coupure de courant. Un pas qu'il devinait hésitant.

« Nous ne pouvons pas ressortir, monsieur, madame ? Les portes sont bloquées par la panne de courant, il faut attendre que tout revienne à la normale. »


[HJ : Eric, j'ai supposé que tu étais rentré dans le centre commercial, mais ne te sens pas obligé de répondre si cela ne t'inspire pas ^^]

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 25 Oct - 0:50


Sortie au Centre Commercial

Première Partie de l'intrigue



Les gens commençaient à paniquer, à se bousculer, à gémir ou à pleurnicher. Certains gardaient leur calme mais la plupart ne savaient plus comment réagir. C'était Noël alors quelle était cette étrange mauvaise blague ?!
A certains endroits, on entendait comme des bruits de pas bien ordonnés tandis qu'à d'autres, des inconnus s'engueulaient comme du poisson pourri. Les groupes d'amis avaient tendance à rester soudé là où les inconnus s'écartaient machinalement les uns des autres, comme si l'absence de proximité allait ramener l'électricité.

Soudain, les bruits de pas, les cliquetis et les voix graves commencèrent à se faire de plus en plus présents. Il y avait du mouvement, du mouvement organisé, même. Une surprise pour Noël ? La lumière allait se rallumer sur un groupe de danseurs ou de chanteurs, peut-être ? L'espoir se propagea un peu partout, malgré les insultes lâchées ça et là par des gens percutant un mur ou une autre personne.

« ...le all the way!
Oh, what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.
»


Soudain, la lumière revint brusquement, éblouissant l'assemblée toute entière. La petite musique recommença à faire son effet et un grand « ah ! » de soulagement retentit dans le centre commercial. Jusqu'à ce que les yeux se soient de nouveau habitués à la luminosité...

Ils étaient présents un peu partout dans le centre commercial et vu leurs armes et leurs profils, ils n'étaient pas là pour faire un spectacle de Noël. Ou du moins pas le genre de spectacle apprécié par tout le monde... Clairement, ces gens-là n'étaient pas là pour apporter la joie. Mais alors... Que voulaient-ils ? Et combien de temps les autorités mettraient-elles à réagir ?

Joyeux Noël tout le monde : le centre commercial est maintenant sous le contrôle du Quartier Sud. Priez pour le salut de vos âmes car le Clown est de retour avec son cher et tendre Boogie-man. Et tous les deux n'ont pas l'habitude de faire dans la dentelle...




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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 1 Nov - 19:26

Alanis se libère de l’étreinte de la femme ou plutôt la femme libère son étreinte d’elle pour courir vers d’autres cieux. La petite n’exprime aucun mécontentement à retrouver le plein contrôle de son corps et perd de vue le prêtre. Pas très grave : elle n’aurait rien eu à lui dire de plus et cette rencontre fut en elle-même suffisamment satisfaisante pour qu’elle reste de bonne humeur lorsque celle-ci se termine. Elle regrette un peu que ça finisse abruptement mais c’est un malheur insignifiant.

Que reste-t-il dans ce centre commercial ? Rien qui la retienne entre ses murs. Son argent s’est envolé aux mains de l’Église et Dieu sait ce qu’il en adviendra. Avec le merveilleux sentiment du devoir accompli, elle se dirige vers la sortie de ce haut lieu de consommation. À ce qu’on dit, l’altruisme agit comme un remontant. Heureusement, cet effet secondaire de la gentillesse désintéressée fonctionne sur la rouquine, ressentant moins de dépaysement et plus d’apaisement en ce jour spécial. Que faire à son retour à l’académie ? Fêter en compagnie de quelques amis : le strict minimum avant de s’abandonner aux bras de Morphée. Recevra-t-elle un cadeau ? Impossible à savoir mais ça ne la choquera pas plus que ça. Elle se sent légère. Une belle fin clôturera ce Noël ! À moins que…

La coupure de courant prive la rousse de tous repères si bien qu’elle s’effondre par terre à cause d’une simple petite poussée provoquée certainement par un passant balourd aussi confus qu’elle. La semelle d’une botte crasseuse écrase sa minuscule main droite. Un cri de surprise s’échappe de la Zinc plus à cause de la stupéfaction que de la douleur. Lorsque le pas lourd de ce qui devait être un homme dégage, une plaque rouge et éraflée a élu domicile en plus d’une marque grise. Des grains de sable s’accrochent à sa peau devenue humide. Décidée à ne pas finir piétiner par des gens méchants, Pendcastle se remet sur ses deux pattes non pas sans vaciller. Une personne plus petite qu’elle frôle son coude. Son regard imperceptible essaie vainement de discerner un chemin express vers l’extérieur mais la noirceur et des mouvements ombragés l’empêchent. Elle serre les dents en avançant avec peine. Elle veut juste partir, elle n’exige pas la Lune !

La lumière refait son apparition, créant quelques marques noires dans son champ de vision. Celles-ci s’effacent vite pour laisser place à une constatation quasi-comique : elle s’est éloignée, sans le savoir, de son objectif pendant tout son trajet aveugle. Alanis jure à voix basse en se retournant vertement. Problème : elle tombe à quelques centimètres d'un énorme fusil dont elle ne connaît ni le modèle ni les capacités de chargement. Elle s’en fiche royalement. Plantée comme une statue de pierre, sa première pensée fut : pas encore…

L’éclaboussure de sang de la pauvre victime assassinée sous ses yeux lors de la tristement célèbre fusillade à Weins réapparait durant moins d’une seconde. Cela suffit à lui faire avaler ses cris avant qu’elle se mette à courir, prise d’hystérie. La réaction enclenche un rire grave chez l’assaillant qui, lui, ne bouge pas d’un poil. La mort respire derrière son coup et son haleine froide parcourt tous les nerfs de l’organisme qui est le sien. Un froid plus glacial que le vent hivernal la traverse avant qu’une explosion d’adrénaline la déchaîne.

Le temps se fige et les couleurs perdent en éclat alors qu’elle se taille un chemin à même la masse humaine toujours enfouie dans son incompréhension. Ses jambes s’activent toutes seules et ses bras affrontent les inconnus sans qu’elle réfléchisse ne serait-ce que deux secondes à la moralité de ses actions. Elle atteint un magasin de jouets en même temps qu’un cri strident éclate elle-ne-sait-où. Pas le temps d’y penser. Son cerveau lui répète incessamment la même chose : trouve un abri, trouve un abri, trouve un abri, trouve un abri… Elle n’écoute aucune de ces bons samaritains qui tentent, avec toutes les bonnes intentions du monde, de retarder sa panique en vain. Elle s’effondre en compagnie de poupées impassibles, contre un mur, sous les tremblements de ses cuisses. Alanis engouffre de profondes bouffées d’air dans ses poumons.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 17 Déc - 22:56



Il n'y avait pas besoin de les connaître pour se rendre compte que ces trois-là appartenaient au même milieu. Ils respiraient le même air, exclusif, qui n'est dû qu'à ceux qui ont tout réussi. C'était le combo gagnant: jeunesse, richesse, beauté, intelligence. On le lisait sur leur visage, ça transparaissait dans leurs gestes. Ils avaient tout pour vaincre, ils collectionnaient les redditions. Pas besoin d’être devin : partout où ils passaient, on se retournait sur le sillon de feu et d’éclats d’or qu’ils laissaient derrière eux. Pris individuellement, ces individus paraissaient impressionnants, imposants ; malgré leurs (très) jeunes années, ils donnaient aux adultes l’impression de dominer. Mis ensemble, ils semblaient réellement inatteignables. Protégés par eux-mêmes, englobés par la fusion de leurs bulles, de leurs univers. Personne n’aurait osé les déranger, mais les regards s’accrochaient une seconde de trop sur le petit groupe. En toute sobriété pourtant : ils n’avaient rien fait pour attirer l’attention. Néanmoins, même leurs protecteurs, ou gardes du corps, restaient à l’écart. Il y a des rencontres qu’il ne faut pas briser.

Allegra sourit à la remarque de Daniel, fit glisser ses longs cheveux blonds d’une épaule à l’autre. Elle maîtrisait tous ses gestes à la perfection, résultat de dix-sept années de travail intensif et d’endoctrinement à la beauté. Le regard qu’elle lui jeta ensuite n’avait rien de spontané, rien d’innocent.

« L’essayer ? Bien, comme vous voudrez monsieur Lassiter… mais si elle me va, ce sera à vos frais. » Une plaisanterie ? Oui… pour une oreille non avertie. Allegra ne taquinait pas son interlocuteur : si la robe lui allait, si elle lisait dans ses yeux l’approbation, peut-être même si elle y décelait une lueur de désir – car bien sûr, elle entraînerait avec elle dans cette boutique ses deux complices, et si elle comptait sur l’avis subjectif de Calypso, elle souhaitait recueillir les confessions inavouées de Daniel. Pour jouer.

Alors qu’elle s’apprêtait à les défier – cap ou pas cap d’entrer, de perdre l’excédent de temps que nous avons ? – les lumières s’éteignirent d’un coup. Allegra se figea une seconde, un réflexe primaire la préparant à réagir. N’importe où, n’importe comment. Puis, alors que les premiers cris et manifestations d’angoisse se firent sentir, l’excitation donna des frissons à Allegra. Bien. Quelque chose d’inattendu. Un shot d’adrénaline. Ce n’était probablement qu’une coupure de courant, passagère et prévisible vu les lumières mobilisées, mais la perspective de jouer dans le noir titillait ses nerfs. Les bruit de pas, de course commençaient à se faire entendre. Certains exhortaient au calme, d’autres se demandaient si l’on avait à faire à une nouvelle fusillade, et au silence des longues secondes succédaient les hoquets de quelques larmes que l’on versait. Personne n’aime être dans le noir avant Noël ? Pourtant à chaque lumière sied sa part d’ombre…

On aurait pu poignarder son voisin avec une fine lame, embrasser cet inconnu sans que ça soit gravé sur sa rétine, s’échapper de la conversation sans but avec la concierge rencontrée par hasard, voler le sac du passant d’à côté, faire des gestes obscènes à toute la foule, saccager une vitrine pour le plaisir, piller les boulangeries et les magasins de luxe…

… mais tout semblait figé dans le temps. On n’entendit pas de cri d’agonie, de bruit de verre brisé, d’alerte au voleur.

Juste une bousculade. Trivial. Trivial et grotesque, pensa la jeune femme, en serrant son manteau contre elle. Si la logique aurait voulu qu’elle se sépare de son petit groupe pour potentiellement mieux réagir à une éventuelle menace – depuis longtemps la stratégie de survie d’Allegra avait montré qu’elle excellait à survivre seule en sacrifiant les autres – elle se rapprocha pourtant de Calypso et de Daniel. Elle les connaissait bien. Eux aussi voudraient sauver leur peau. Trois égoïstes ensemble feraient mieux face que trois égoïstes isolés.

Allegra prit la main de Daniel – malgré l’obscurité, elle sentait sa présence, si différemment perceptible de celle de Calypso. Les yeux bandés, le reste de ses sens les distinguerait en l’espace d’une seconde. Leur odeur, leur stature, leur respiration, et surtout l’effet que la proximité de Daniel avait sur ses nerfs. Comprenez, la tension malsaine et quelque part bestiale qu’elle ressentait du fait des ténèbres environnantes en le sachant si près. Mourir ici ? Quelle drôle d’idée… Elle lui lâcha la main après quelques secondes de contact, signifiant… quoi, au juste ? Elle ne savait pas.

« On reste groupés, murmura-t-elle. Sûrement les plombs, je parie que ces débiles n’ont pas prévu la surchauffe... mais on ne sait jamais. » Paranoïaque ? Allegra ? Si peu. D’ailleurs… des bruits étranges se firent entendre. Mécaniques, froids, et si la jeune femme ne percuta pas tout de suite, ils lui semblaient déplacés.

La réaction des foules est un phénomène passionnant. Comme si ces milliers d’individus isolés, étrangers, s’agglutinaient soudain, fusionnaient pour ne devenir qu’un immense corps, une masse informe, sans nom et sans visage… mais une masse qui possède une conscience simpliste, presque binaire : marche ou crève. Lorsque vous êtes perdu dans une foule, la panique, l’excitation, la joie, le choc, le soulagement, la tristesse… vous atteignent avec la violence d’une onde de choc : vous, mais tous les individus qui vous entourent. Vos propres émotions sont désactivées, se lient à celles du reste du groupe. La pensée personnelle et rationnelle n’a plus vraiment lieu d’être ; chacun suit ce que l’autre fait.

C’était l’exacte raison pour laquelle Allegra détestait les foules. Aucune rationalité. Qu’une logique primale, viscérale, qui gommait toute notion de savoir vivre et de hiérarchie. Si foule il y avait, Allegra voulait en être le meneur, pas l’élément le plus zélé.

Ainsi, lorsqu’une commune vague d’espoir sembla se propager, la jeune femme eut la réaction inverse. Non seulement elle n’aimait pas les foules ; elle s’en méfiait : quoiqu’il se passe, ça n’augurait rien de bon.

La seconde d’après, c’est un torrent de lumière qui leur brûle à tous la rétine. Le geste que tous imitent est de lever le bras, de se protéger les yeux de ce déferlement de blancheur qui agresse leur sens. Mais l’aveuglement ne peut rester éternel, chaque homme est voué, paraît-il à la connaissance, et ce qu’ils voient lorsque leurs yeux s’habitue n’a rien qui puisse justifier ce soulagement passager.

Un sourire vicieux corna la commissure de ses lèvres. Voilà qui rendait Noël intéressant. Une bande armée aux intentions belliqueuses et meurtrières. Excitant, presque. Pour sûr, Allegra se transformait de plus en plus en un monstre au visage d’ange, et cela expliquait son apparente détente face aux évènements.

Elle jeta un coup d’œil à Calypso et à Daniel : aucun d’entre eux n’avait l’air particulièrement horrifié. L’atout des Supérieurs : rien ne semblait les choquer. Après tout, ils avaient tous les trois reçu plus ou moins un entraînement tacite à réagir « normalement » aux situations les plus improbables. Comprenez, il ne s’agit en aucun cas de perdre la face.

Alors, logiquement, Allegra ne fit rien.


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Ça fait six ans que je suis réélue, et je compte bien continuer jusqu'à mon départ.
Je suis également la Dirigeante en chef du Quartier Nord et je peux vous faire décapiter d'un simple claquement de doigt. Je suis également une prostituée de luxe et mes clients me sont entièrement dévoués alors dis un seul truc de travers sur moi et j't'envois en prison jusqu'à la fin de ta vie !

Allez sans rancune : je suis magnifique et intelligente, t'es rien face à moi !


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 20 Déc - 1:15

Noir. Complètement noir. Les lumières s'étaient éteintes d'un coup et la musique n'était plus qu'un lointain souvenir agréable en comparaison des gémissements et cris d'angoisse résonnant un peu partout dans le centre commercial. Calypso restait immobile, droite comme si elle se trouvait face à la Reine d'Angleterre et digne comme si elle devait montrer l'exemple à une armée entière. Sauf que si l'extérieur rendait bien, intérieurement, la blonde ne faisait pas la fière. La dernière fois qu'elle avait entendu ce genre de bruit métallique et froid, ça avait fini en fusillade et elle s'était pris une balle dans le bras alors forcément... Entendre de nouveaux ces cliquetis de mauvais augure alors qu'on ne voyait pas à deux mètres devant soit, eh bah ça ne l'aidait pas à se rassurer... Mais parce qu'elle était en bonne compagnie et particulièrement adepte du « mais non, tout va bien se passer ! C'est juste un abruti qui a mal calibré l'électricité ! », Calypso resta immobile, digne et s'accorda même le luxe de sourire légèrement, comme pour narguer les fous qui courraient partout. Morte de peur, certes, mais avec classe !

Avant que l'électricité décide de se faire la malle, Calypso parlait avec H. et Daniel de robes et se contentait d'approuver d'un air nonchalant les jeux de pouvoir entre les deux nobles. Jouer au chat et à la souris n'avait jamais vraiment tenté Calypso, sans doute parce que Matthew n'était pas vraiment du genre subtile et qu'il aurait vraisemblablement pris l'expression au mot ... Mais probablement aussi parce que la blonde n'aimait pas se compliquer la tête. Déjà qu'elle devait paraître parfaite et digne à longueur de journée alors si en plus elle devait faire attention à ce qu'elle disait pour réussir à récupérer le désir d'un mâle aussi têtu qu'une mule... oui mais non, hein. Les jeux du désir, elle avait donné en tant que prostituée alors bon... recommencer le schéma nul du « bouh tu m'attires mais je ne te le montre pas et je te fais croire que tout vient de toi alors que ça vient de moi et peut-être aussi de toi et... » : un bordel monstre pour une tête déjà trop occupée. Que H. s'amuse avec Daniel si ça lui faisait plaisir, Calypso, elle, ça ne l'intéressait pas. Et tant qu'ils ne l'excluaient pas de la conversation sous prétexte de se chauffer mutuellement les fesses, eh bien tout irait bien.

Calypso appréciait Daniel pour son côté « à part » mais il est vrai que si elle avait dû choisir entre H. et lui, l'hésitation n'aurait pas duré plus d'un tiers de millième de seconde. H. était la meilleure amie de Calypso et si elles avaient un côté prétentieux indéniable, elles restaient néanmoins soudées et toujours prêtes à garder les secrets de l'autre. C'était toujours vers H. que Calypso se tournait lorsqu'elle se sentait moyennement en forme ou, à l'inverse, à l'apogée de sa bonne humeur. C'était également à H. qu'elle pensait en premier lorsqu'on lui proposait d'inviter une amie quelque part ou lorsqu'elle avait des envies de voyage. H. et Calypso étaient fondamentalement sur la même longueur d'onde et elles entraient rarement en désaccord. Et lorsque c'était le cas, elles étaient toutes les deux suffisamment intelligentes pour écouter les arguments et pour arriver à un compromis. Depuis qu'elles se connaissaient, les deux blondes ne s'étaient d'ailleurs jamais disputé et, vu les caractères explosifs cachés derrière leurs sourires, ça n'était pas gagné d'avance. Et malgré leurs différences, elles se côtoyaient et s'appréciaient... Comme quoi le monde était bien fait. Puisque, soyons honnêtes, qui d'autre que Calypso Ruby Storm aurait pu apprécier Hypathie Allegra Lockhart, et réciproquement ? Il fallait avoir l'aura d'une reine pour supporter son égal sans trembler. Et ça pour être des reines, ces deux-là portaient des couronnes tout sauf légères. Reine du Quartier Nord et Ambassadrice du Quartier Ouest : deux titres loin d'être seulement honorifiques puisqu'ils venaient avec des devoirs tout sauf simples et malgré leur jeune âge, les deux blondes s'en tiraient admirablement bien. Elles étaient toutes les deux particulièrement intimidantes et jusqu'à présent elles n'avaient jamais trouvé de troisième individu à joindre à leur cour. Peut-être Daniel avait-il les nerfs suffisamment résistants pour s'attaquer à deux Reines et à les rejoindre ? Pourquoi pas. Ou peut-être que ce serait quelqu'un d'autre qui les rejoindrait, finalement ? Ou peut-être personne : après tout elles se complaisaient particulièrement bien dans leur petit couple. Rajouter une troisième personne lui donnerait peut-être l'impression de tenir la chandelle...

Et la lumière fut. Sans prévenir ni rien, tout se ralluma et Calypso dû cligner plusieurs fois des yeux avant de pouvoir regarder autour d'elle et analyser correctement la situation. Des individus ridicules un peu partout dans des positions variées allant de la face contre la vitre aux fesses posées sur le sol et visiblement pas prêtes à se relever. Et puis il y avait tout ces hommes armés et moyennement sympathiques. Et sudistes surtout.

« Et merde... »

Digne, élégante et d'un calme olympien, certes, mais la réflexion était particulièrement correcte vu la situation. Calypso était enfermée dans un centre commercial fermé avec une bande de sudiste, un Jason Lecter et son Boogie-Man visiblement en pleine forme et, comble de la catastrophe, la petite musique de Noël avait reprit. Eh bah... La journée allait être longue... Si elle en voyait le bout...

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Texte : #cc3333

« Vous m'impressionnez en fait … car dans votre humanité à souffrir du passé, votre inhumanité à tuer et à diriger un lieu à présent vous rend simplement fascinante. Retenir des larmes, brider la tristesse pour la cacher en public alors que je sais au fond qu'il existe des bras où vous aimez vous reposer … ma chère ; vous êtes une vraie Reine. Et voyez je ne serai jamais un roi ...»
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Calypso version "game of thrones:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 20 Déc - 1:34


Sortie au Centre Commercial

Première Partie de l'intrigue



L'arrivée des sudistes s'était faite dans le calme et la discrétion si bien que lorsque la lumière s'alluma, les hurlements de terreur ne furent pas immédiats. Certains citoyens ne virent même pas les armes et commencèrent donc à bavarder joyeusement avant de se rendre compte que quelque chose clochait. Jason Lecter. Alastor Burton. Les sudistes. C'était un bien mauvais Noël qui s'annonçait là... Les mémoires étaient encore pleines des souvenirs de la fusillade à l'Académie Weins ou des diverses meurtres qu'avait disséminé le Sud partout dans New-York. Jusqu'à présent les citoyens s'étaient contentés de vivre en se disant qu'ils n'avaient qu'une très faible probabilité de se retrouver face aux sudistes et voilà que leurs rêves partaient en éclat : ils devenaient la probabilité. Et comme toujours, le mouvement de foule fut le premier à faire son apparition. Avant même les cris ou les pleurs : la foule se mit à bouger violemment vers les sorties. Sorties évidemment fermées... Piétinements, cris, supplications, un cocktail habituel pour les étudiants de l'Académie présents dans le centre commercial. Et si certains d'entre eux prirent leurs jambes à leur cou, la plupart restèrent immobiles, sachant pertinemment que si Lecter était là, il n'avait sûrement pas laissé de voies de sorties accessibles.

Les mâchoires se mirent à se serrer, les ventres à se figer et rapidement, la tension devint palpable. On attendait que le clown dise quelque chose ou se mette à rire, au moins, mais rien. Le silence était glacial et seuls quelques pleurs et gémissements le rompait. On secouait les malheureux de peur que cela n'agace les Sudistes. Ces derniers restaient immobiles avec leurs armes chargées et prêtes à massacrer. Et les secondes passèrent. Lentement. Très lentement. Et puis d'un seul coup une violente lumière plongea le centre commercial dans l'éblouissement pendant qu'au même moment on entendait des bruits de cavalcade, des ordres secs et brefs. Un hélicoptère survolait le bâtiment et les forces de l'ordre, prévenues par l'une des leurs, prisonnière dans le centre commercial, avaient fait de cette mission leur priorité. C'était un bordel monstre et bientôt, l'air froid du dehors s'engouffra dans le bâtiment. Certains citoyens en profitèrent pour tenter de fuir, aussitôt maîtrisés par les forces de l'ordre intervenues, cette fois, avec une rapidité hors du commun. En un rien de temps, les sudistes prirent la poudre d'escampette alors que les policiers se faisaient un devoir de protéger les otages. Otages de quelques instants, certes, mais tout de même... Le choc était là.

Les sudistes sont partis et si les policiers ont réussi à en arrêter deux-trois, c'est presque sûr qu'ils n'avoueront rien. Pour une fois, les forces de l'ordre ont préféré mettre l'accent sur la protection plutôt que sur les arrestations si bien qu'aucun blessé n'est à déplorer. Du moins aucun blessé par balle car les mouvements de foule ont fait plus de mal que de bien et certains boitent, se sont fait piétiner ou sont tombés des escaliers. Mais tout le monde va bien et c'est cela le plus important. Noël va pouvoir se dérouler normalement dans toutes les familles même si, malgré tout, il reste cette terrible constatation : Jason Lecter et son acolyte sont de retour...

Pour sortir du bâtiment, il faudra passer devant des policiers pour qu'ils puissent vérifier que vous n'êtes pas armés et que vous n'êtes pas un terroriste caché parmi la foule. Soyez sympathique, ils viennent de vous sauver la vie, non ?



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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 20 Déc - 12:35




Tess Sayers éprouvait toujours une grande nostalgie à l’approche de Noël. Une fête adorée enfant, si significative adolescente, si désuète adulte. Entre temps, elle avait vécu, perdu, cru, tourné la page. Souvent, elle s’était retrouvée seule le soir du 24 décembre, jusqu’à son arrivée à New York. D’une nature sociable, parfaitement agréable et charmante en société, Tess n’avait eu aucun mal à se lier à ses collègues, malgré sa pudeur. Et, apprenant qu’elle n’avait pas de famille, ces derniers n’avaient pas hésité à lui l’inviter à leur table. Son réflexe premier consistait à décliner, trop gênée par ces marques d’attention auxquelles elle n’était pas habituée. Puis, finalement, Tess avait cédé : chaque réveillon depuis trois ans maintenant, elle se retrouvait chez sa collègue et amie Anna, en compagnie de son fiancé, son frère et sa femme, ses neveux et nièces, mais elle y retrouvait aussi Eugene et Ash, qui, sans famille à New York, avaient eu d’office une place autour de la table.

Chacun se mettait sur son trente-et-un, et affichait un sourire rayonnant. L’ambiance était simple et chaleureuse autour du repas fait maison, où chacun mettait la main à la pâte. Traditionnellement, Tess et Eugene venaient ensemble, puis Ash arrivait le dernier, parfois avec une conquête, parfois sans. Le repas était délicieux, on s’occupait des enfants, on riait sans se préoccuper de ce qui se passait dehors. Le moment des cadeaux faisait pétiller les yeux de tous, puis on s’enlaçait en se souhaitant un joyeux noël.

Tess pensait à sa propre famille, à ceux qu’elle avait perdu. Puis, elle regardait ses amis et pensait à ceux qu’elle avait trouvé… Généralement, Eugene et elle repartaient ensemble sous la neige, aux alentours de trois heures du matin, un peu ivres et hilares, conduisaient tant bien que mal jusqu’à chez elle et s’endormaient en pouffant comme des enfants. Elle aimait les soirées de Noël ici, car tout était simple et beau. Bon et bénéfique. Elle se sentait légère et aimée.

Ainsi, pour rendre à ses amis l’affection qu’ils lui témoignaient, elle écumait les magasins à la recherche de jolis présents. Elle avait déjà choisi sa tenue – elle porterait une petite robe noire, sobre mais chic, maintenant, il ne lui manquait plus que quelques bricoles.

Elle s’arrêta devant un magasin de décoration d’intérieur, hésita un instant, entra. Après tout, elle avait du temps aujourd’hui : au vu des heures supplémentaires qu’elle avait enchaîné ces dernières semaines, elle s’était vu forcée en quelques sortes de prendre des jours de congé. Il lui fallait du temps. Pour rééquilibrer sa vie. Recalibrer ses pensées. L’aiguille de l’horloge tournait – tic, tac – et maintenant, elle craignait de faire face à la solitude qui l’accompagnait depuis des années. Les ennuis qu’elle devait affronter au travail avaient achevé de la convaincre : elle avait besoin d’une nouvelle étape dans sa vie. Et à force de voir ses collègues former des familles, elle les enviait.

Lorsque les lumières s’éteignirent brusquement, Tess ne s’alarma pas. Enfin, pas avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas son pistolet avec elle, n’étant pas en service. Là, une peur irrationnelle lui enserra le cœur. La fusillade de l’académie Weins, les derniers attentats avaient traumatisé la ville et quelque part il semblait logique que tous réagissent avec frayeur. Ce n’est probablement qu’une coupure passagère, pense-t-elle. Mais ça lui semble trop long… Alors, par mesure de précaution, elle se rapproche du mur, tente de calmer les pleurs des gens qu’elle entend autour d’elle. Non, ce n’est pas une coupure anodine : cela fait bien plusieurs minutes maintenant.

Et quand le flash de lumière réapparaît, son cœur cesse de battre.  

Il ne lui faut pas longtemps pour deviner qui ils sont, ni pour qui ils agissent. Et c'est bien ce dernier élément plus que la menace en elle-même qui lui donne la nausée. Mais ses réflexes prennent le dessus. On n'entend pas un bruit dans ce grand centre devenu presque fantôme hormis quelques pleurs ou mouvements de panique, et ces affreux chants de Noël qui continuent comme si de rien n'était.

Elle sort son téléphone, ses doigts pianotent rapidement.

Message texte a écrit:
URGENT ALERTE NV 5. Lecter, sudistes +20, centre com. Bloqués. Besoin tte la cavalerie.

Elle sélectionne le groupe "Det. Bureau" dans son répertoire, appuie sur envoyer. Voilà. Il n'y a plus qu'à attendre, maintenant... Tous les agents du Detective Bureau, son équipe, recevront ce message. Tess n'étant pas du genre à crier au loup, ils sauront que c'est sérieux et pourront agir en conséquence. Certes, Tess n'a pas encore aperçu le Clown, mais nul doute que s'il a envoyé ses sbires, il parade pas loin... Ses yeux bleus scrutent les étages, mais c'est trop tard: l'instant de silence glacé s'est dissipé et une vague de panique frappe la foule. À ceux qui sont près d'elle,, Tess fait passer les consignes de sécurité: « Je suis flic, écoutez-moi. Respirez, gardez votre calme: trouver un endroit derrière lequel vous abriter... Oui, gardez votre ami près de vous... Mettez vous à l'abri dans les magasins, surtout restez calme... Non, ne prévenez pas la police, c'est déjà fait, ils seront bientôt là. »

Elle se sent nue sans son flingue, désarmée, désemparée. Le temps qui s'écoula paru infini. Avaient-ils bien reçu son message? Elle jeta un nouveau coup d'oeil à son téléphone qu'elle serrait si fort que les jointures de ses doigts étaient toutes blanches. Juste un message. Eugène. Son coeur se remit à battre. Juste deux mots. On arrive.

À ce moment précis, comme dans les films, elle entendit le bruit de l'hélicoptère avant même de le voir dans le ciel. Le reste s'enchaîna très vite, et la situation devint à nouveau presque hors de contrôle. La police avait fait appel au SWAT et au Emergency Service Unit: autant dire le lourd du lourd. Reconnaissant leurs uniformes lorsqu'ils pénétrèrent dans le centre, Tess sut que la partie était gagnée pour eux. Rapidement, elle se faufila à travers la foule, brandissant son badge - qui pour le coup ne la quittait jamais, même en civil - et rejoignit l'un des chefs d'unité.

« Madame, vous ne pouvez pas passer, veuillez rester dans le centre pendant que l'on sécurise l'endroit s'il vous plaît.
— Agent Tess Sayers, NYDP. C'est moi qui vous ai prévenu.
— Bon travail, agent. Allez-y, passez. Quelle unité ?
— Detective Bureau, unité du Commissariat Central...
— Okay, vous les trouverez dehors. »

L'air glacé s'engouffra dans ses poumons, et elle courut, sortit sur le parking où une cinquantaine de voitures étaient garées, gyrophares allumés, flics en préparation. Puis, elle entendit que l'on criait son nom. Elle se retourna: devant elle, les flics de son unité. Hugher absent, remarqua-t-elle.

« Ça va ? » Eugene l'étreignit. « Oui... Je pense que c'étai moins une, merci. C'est quoi le plan, maintenant? » Visiblement, elle ne souhaitait pas s'éterniser, mais Eugene la garda contre lui quelques secondes de trop. Cette fille avait un don pour se retrouver dans des situations... Comme prévu, Ash et Anna les rejoignirent, ainsi que certains autres. « Moi je reste ici pour récupérer les caméras de surveillance et faire une analyse de la sécurité informatique, on verra ce que ça donne... Ça va encore prendre des heures. Vous -  et il lui tendit son pistolet, chargé, rendant du même coup le sourire à Tess - vous devez sécuriser l'endroit, empêcher les gens de sortir. Les consignes officielles c'est qu'on prend les identités, on interroge les témoins potentiels, on fait un double-check de sécurité et on relève les empreintes des suspects. Autant leur dire qu'ils sont bloqués ici pour la nuit. Vu l'ampleur de l'opération, tout le Central est sur le coup, même les divisions des commissariats des quartiers, c'est pour te dire. Les mecs du SWAT vont partir maintenant qu'ils ont quelques sudistes, mais nous on doit assurer le filtrage des civils dans le centre. » 

Tess acquiesça. « Tu peux rentrer si tu veux. Les autres vont s'en charger. » Comme prévu, elle secoua la tête. « Non ça va. Je peux faire ça. Tu me dis quand on prend ta relève, je rentrerai avec toi, d'accord? » « Tessie, attends - gilet obligatoire. » Elle considéra le gilet pare-balles avec suspicion. Carrément? Ça prenait de l'importance... elle s'en saisit, l'enfila, puis tourna à nouveau les talons, prête à assumer sa nouvelle mission.

Accompagnée de collègues, elle alla se placer à l'une des sorties du centre, prête à faire face à une vague de civils déterminés à sortir... et qu'elle allait devoir contrôler. La soirée s'annonçait longue.


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 27 Déc - 15:20

Tempest avait laissé s'échapper un soupir de soulagement lorsque les lumières s'étaient allumée et qu'il avait pu voir le joli minois d'Harmony toute proche de lui. Et puis, il y avait eu ce mouvement de panique. Des cris, des éclats de voix, les sudistes. Instinctivement, le jeune asiatique avait resserré sa prise sur la main de la cantatrice.

« Ne vous inquiétez pas, je vous protège. »

Phrase aussi héroïque que vaine, à n'en pas douter. Les secondes filaient, il ne se passait rien. Le jeune homme avait encore en tête les massacres survenus à Weins, et l'horreur de la guerre, loin de lui faire perdre les pédales, le contraignait à la froideur du raisonnement. Son frère était quelque part, dans cette foule. Pourvu qu'il allât bien ! Mais il n'y avait qu'Harmony près de lui, et c'était elle qu'il devait protéger. Elle était sans doute une cible, car connue, et emblématique du gouvernement ! Malgré la présence rassurante et enchanteresse de la blonde, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de penser à son frère, et de s'inquiéter pour lui. Il lui laissa rapidement un message.

« Yuri, t'es où ? Fais gaffe à toi, on se retrouve hors du Centre commercial quand tout est fini ? »

Les secondes passaient, lentement, beaucoup trop lentement. Les muscles de Tempest s'étaient raidis, il était presque prêt à passer à l'attaque. Si un Sudiste lui passait sous la main, couic ! … C'était du moins ce qu'il se disait, car en réalité, il était incapable de savoir s'il passerait à l'acte ou non.

Puis le centre commercial s'illumina, et ce fut la cohue. Il y avait soudainement des pas, des ordres qui fusaient, et des coups secs qui claquaient de tous côtés, des mouvements de foule. La panique s'instilla de partout, et bien que l'on fût assuré que c'étaient les forces de l'ordre qui intervenaient, tout le monde voulait à présent sortir coûte que coûte. Jin fut séparé d'Harmony par un mouvement de panique qui l'entraîna vers la sortie.


« Harmony ! »

Sa voix se perdit dans le brouhaha revenu, et il fut bientôt noyé dans une bousculade, mortifié d'inquiétude pour la cantatrice et pour son frère. Pourraient-ils s'en sortir tous deux dans de telles conditions ? Harmony était si touchante de maladresse… Et la santé de Yuri était si fragile... La foule se fit compacte aux portes, il y avait des contrôles d'identité, on s'agitait, on se pressait. L'attente paraissait interminable. La foule était aussi effrayée que désordonnée. Tempest arriva à se frayer un chemin jusqu'à une jeune femme en civile mais qui aidait les policiers et était certainement de leur nombre. Il lui tendit ses papiers d'identité, résistant à l'envie de faire son numéro de charmeur invétéré. Un tel spectacle aurait été davantage par habitude que par réelle conviction, la femme, quoi que splendide, était un peu âgée pour lui, et il s'inquiétait bien trop pour ses proches pour jouer les Dom Juan.

« Mille excuses, Madame, Mademoiselle, mais auriez vous vu passer un jeune homme me ressemblant ? J'ai perdu mon jumeau dans la foule. J'étais avec Mademoiselle Harmony Chanteloup , la cantatrice, également, mais nous avons été séparés par la cohue. Avez-vous vu l'un d'entre eux ? »

ça ne coûtait rien d'essayer.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 27 Déc - 23:11

Tout me semblait lointain, c'était comme si je ne m'étais pas bien réveillé, ce matin là. Mes muscles me faisaient mal, mes oreilles bourdonnaient. Pourtant, j'avais rendez-vous, et je m'étais levé suffisamment tôt pour ne pas le rater. Je m'étais même acheminé vers le Centre commercial où mon frère et moi avions prévu de faire du shopping. Et puis après, il n'y avait plus que le néant, rien, ce moment où les lumières s'éteignaient. J'étais au milieu d'un centre commercial, plongé dans les ténèbres, totalement désorienté. Je ne me souvenais même pas d'être entré dans ce lieu, et, si je sentais ma paume close sur les anses d'un sachet, je ne savais même pas ce que j'avais acheté, ni dans quelle boutique. Le poids familier de ma besace sur l'épaule était peut-être le seul truc auquel je pouvais me raccrocher. Tout le reste n'avait aucun sens.

Je sentais bien que je perdais pied ces derniers jours, ça n'avait jamais été aussi vrai qu'à ce moment là. Il y avait des éclats de voix, des bousculades, et je ne parvenais pas à faire le moindre pas, figé sur place. Je ne savais même pas dans quelle allée je pouvais bien être ! Désorienté, j'essayai de tendre le bras devant et autour de moi, mais rien n'y faisait : j'étais seul.

Puis tout revint à la normale. Non loin d'une boutique de jeux vidéos, j'entendis la musique familière de ces allées, et vis d'autres personnes que les ténèbres avaient paralysées également. Quelques soupirs de soulagement avant d'entendre les premiers hurlements. Il y avait de hautes silhouettes armées un peu partout. Non loin de moi, deux d'entre eux s'étaient rapprochés, menaçants, brandissant leurs fusils. J'avais la désagréable impression de revivre ce que j'avais connu à l'académie il n'y avait pas si longtemps. Ce qui me restait de courage s'était fait la malle, et je n'avais qu'une envie : courir, courir pour ma vie. Mais je ne savais pas où aller, et ces gars armés étaient tellement proches. Si je tentais quoi que ce soit, je pouvais être certain que je serais criblé de balles. Et ce mal de crâne qui ne me lâchait pas.

Tout me semblait lointain, c'était comme si cette peur qui me paralysait m'avait coupée du monde. Ce ne fut que lorsqu'un grand fracas retentit que je repris conscience : les assaillants étaient en déroute. Je ne savais pas dans quel plan de l'existence ça avait une cohérence, mais c'était bel et bien ce qui se passait ! Je n'avais pas la moindre idée de ce qui s'était passé, et je renonçais à chercher à comprendre. Tout s'était déroulé comme dans un rêve, et je n'avais même pas la notion du temps. Machinalement, j'avais attrapé mon téléphone, et je constatais un nombre hallucinant de messages non lus… Jin allait me buter !


« T'inquiète petit frère, je vais bien, je suis encore dans une des allées, on se retrouve dehors ! »

Un coup d'oeil à mes achats et tickets de caisse m'apprirent que j'avais investi dans des vêtements issus des boutiques préférées de mon frère. Ce devait être un cadeau de noël, même je ne me souvenais absolument pas de ces achats…

Tâchant de paraître tranquille, j'allai au bout de la masse compacte de gens qui ne demandaient qu'à sortir. Cela ne servait à rien d'essayer de fendre la foule, et je savais mon frère en vie.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 30 Déc - 18:24

« Et bien, merci Mademoiselle. C'est fort plaisant de voir un tel zèle dans le respect des lois qui nous dirigent. Qu'on se permette de délester les gens de quelques cents si près de Noël...c'est vraiment vil. Se penchant doucement vers elle, il lui demande. A votre avis, devrais-je demander à voir un responsable et libérer cette pauvre caissière de son frustrant emploi? »

Le traitement ne perçu pas complètement le changement d'intonation de l'individu, Nine, elle, ne mit pas moins d'une demi-seconde à percevoir l'embrouille. Elle avait réussi à reprendre le contrôle pendant si peu de temps... et pourtant l'individu n'avait eu aucune difficulté à percevoir la différence et à la copier ! Qui était-il pour réussir à voir le mal avec autant de facilité ? Pour se rendre contre de l'incohérence des propos tenus par Nine, il fallait avoir l'esprit suffisamment malsain pour imaginer le pire en toute circonstance. Une personne normale aurait mit le changement d'intonation sur un coup de fatigue ou une blague de mauvaise qualité mais personne n'aurait pu s'imaginer qu'à l'intérieur de Nine, c'était la merde complète. Nine aurait dû rester bouder mais la réaction de l'individu stoppa net la brune dans son élan. Comment bouder alors que cet individu était capable de percer à jour ce que les autres abrutis se prétendant être ses « amis » n'avaient même pas grillé l'embrouille ? Il avait décelé le mal en peu de temps et sans même connaître Nine. Intriguant ! Et suffisamment perturbant pour que Nine décide de dévisager l'individu. Et elle le reconnu. Immédiatement. Bordel de merde.

Le Boogie-man. L’armoire à glace du Sud. Bordel de bordel de bordel de merde ! Nine se mit à paniquer lorsqu'elle comprit que le traitement, ou du moins ce qui l'empêchait de se comporter normalement, ne semblait pas prêt à prendre la fuite. Au contraire ! Cette chose stupide fit sourire le corps de Nine et dit, d'une voix suave et niaise :

« En temps normal je pense qu'il aurait effectivement fallu agir, pour ne pas que d'autres personnes innocentes se voient lester de leur argent. Mais c'est Noël... Passons l'éponge pour cette fois, j'ose espérer qu'elle a compris la leçon. »

Nine tournait dans tous les sens : elle n'arrivait pas à contrôler ce fichu cerveau ! Et le Boogie-man qui continuait de la fixer, comme s'il attendait qu'elle fasse son apparition. Oh bah elle aurait bien voulu, hein ! Lui faire un sourire malsain et prendre la fuite discrètement mais là, le traitement était bien trop fort pour elle. Et bien trop stupide pour prendre en compte la panique de Nine. C'était le Boogie-man, merde ! Pas un individu un peu trop mal luné ! Et puis d'ailleurs qu'est-ce qu'il foutait là ? Depuis quand un grand ponte du crime comme lui s'abaissait à faire ses courses ? De Noël en plus ? Raaah ! C'était à se tirer une balle ! Entre la Nine débile et le carnivore, il n'y avait qu'un pas et la Nine intelligente n'était pas encore assez folle pour souhaiter que la bête franchisse la limitation invisible... Et puis le traitement se mit à flancher, très légèrement. Juste assez pour que Nine prenne le pouvoir et force son corps à reculer. Discrètement. La meurtrière, pourtant digne d'un bébé face à l'immensité cruelle du Boogie-man, s'inclina légèrement et dit, de sa voix normale :

« Je vous laisse retourner à vos pensées, j'ai à faire. Joyeux Noël. » Et à jamais. Pitié.

Nine se recula et emprunta un chemin lui permettant de ne jamais complètement tourner le dos au Monstre. Elle s'engagea dans l'escalier au moment-même où les lumières s'éteignirent. Son premier réflexe fut de tourner la tête vers l'endroit où le Boogie-man aurait dû être assis mais elle ne vit rien. Et ça la fit paniquer bien plus que lorsque les gens armés s'étaient infiltrés à l'Académie. Les réactions de peur ne mirent pas longtemps à transformer l'endroit en sous-sol de l'enfer et Nine se fit bousculer et tomba. Elle réussit à se maintenir accrochée à la rampe alors que les gens courraient dans tous les sens en gémissant bêtement. Elle entendit une chute et souhaita que ce soit celui qui lui avait marché sur la main. Nine s'apprêtait à se jeter de l'autre côté de la rampe, dans le vide, lorsque les lumières réapparurent. En même temps que des gens armés et moyennement sympathiques. Le traitement, complètement dépassé par les événements, n'empêcha pas Nine de reprendre pleinement possession de son corps et de son cerveau. Immédiatement, elle se mit en mode survie et se jeta de l'autre côté de la rampe. Elle atterrit sur ses pieds et fila à toute vitesse dans une boutique remplie de peluches et de poupées. Les gens armés n'avaient visiblement pas encore réagit et elle s'enfonça donc dans les peluches. Elle était entourée d'éléphants et de loups tout doux lorsque son regard croisa celle d'une petite rousse. Alanis Pendcastle. Nine lui adressa un regard entendu et chuchota :

« Enfonce-toi d'avantage, on peut voir l'ombre de tes pieds ! »

Nine en fit autant et se laissa aspirer par les peluches. Elle attendait de puis quelques temps et s'apprêtait à rester là un long moment lorsqu'une puissante lumière éclaira l'intérieur du centre et que des cris se mirent à retentirent. La police était déjà là... Comment était-ce possible ? Qu'importe ! Nine ne bougea pas de sa cachette et attendit patiemment que son cœur reprenne un rythme normal et lui permette donc d'analyser correctement la situation. Elle vit passer devant la boutique deux policiers armés, visiblement en alerte mais suffisamment relâchés pour que la brune puisse penser que les terroristes avaient été maitrisés. Elle sortit de sa cachette et fit signe à Alanis qu'elle pouvait en faire de même. Elle n'attendit pas que la rousse se décide : son sort ne l'intéressait déjà plus. Elle se joignit à la foule sans difficulté et ne chercha même pas à retrouver ses pseudos-amis. Avec un peu de chance ils étaient morts. Elle présenta sa carte d'identité à la sortie du bâtiment, s'appliqua à prendre un air terrifié et rassuré à la fois, tout un art !, et quitta les lieux après avoir fait la queue pour sortir. Sitôt dehors, Nine quitta la foule et se dirigea vers l'Académie. Autant se reposer avant de devoir affronter la soirée de Noël organisée par l'Académie. Elle se devait d'être présente et si elle ne voulait pas rompre sa couverture, elle allait devoir conserver les sourires niais de Nina toute la soirée. Un charmant moment en perspective... La silhouette maigre finit par disparaître au détour d'une rue et pendant que la neige tombait légèrement, Nine se demanda ce qui avait pu lui arriver pour que son cerveau soit ainsi bloqué. Elle allait devoir mener l'enquête car si elle se retrouvait une nouvelle fois dans cet état, elle ne pourrait pas être sûre d'être en pleine possession de ses moyens au moment de tuer H. Et ça, c'était absolument hors de question.

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Texte : #009900

« Je vais te tuer, et tu ne me verras pas arriver. Regarde bien derrière toi parce que j'apparaitrais lorsque tu t'y attendras le moins. Tu vas mourir et c'est moi qui te ferais agoniser. On est jamais assez loin de Nine Werthem... »
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Nine version "game of thrones:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 30 Déc - 18:26


Sortie au Centre Commercial

Première Partie de l'intrigue



L'intrigue est désormais finie ! Merci à tous pour votre participation ! Regardez donc votre boîte-Mp : les nouvelles de fin d'années ne devraient pas tarder à arriver !

Joyeuses fêtes de fin d'années et à très vite pour de nouvelles aventures terrifiantes joyeuses !  groupe




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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial



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