Of course it is happening inside your head... but why on earth should that mean it is not real? | Abdonie
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MessageSujet: Of course it is happening inside your head... but why on earth should that mean it is not real? | Abdonie Lun 18 Jan - 0:06




Tess ferma avec satisfaction le rapport qu’elle était en train de lire. Parfait… avec ce que ses collègues du Commissariat de l’Ouest venaient de lui envoyer, elle avait assez d’éléments pour boucler le salaud qui avait tué de sang froid deux femmes pour s’emparer de leur argent en se faisant passer pour un membre de leur famille. Classique, mais redoutable. Défaisant le chignon qui retenait ses cheveux blond-roux (coupés plus court depuis une semaine, ça faisait un bien fou), elle jeta un œil à la pendule accrochée au mur en face de son bureau. Parfait, pile à temps pour la pause déjeuner ! Se saisissant du combiné interne au Commissariat, elle appuya sur la touche 2, le raccourci qui appelait l’unité des petits génies de l’informatique en tout genre : à peine présentée, on lui passa Eugene Caldwell.

« Bonjour monsieur Caldwell... Pause déjeuner ?
- Dans une demi-heure, mademoiselle Sayers ? On vient de recevoir une alerte de je sais pas trop quoi…  
- Très bien ! Je ne bouge pas de mon bureau, à tout à l’heure ! »

C’était aussi simple que ça. Après tout ce par quoi elle était passée ces derniers mois, Tess avait pris la ferme décision de se rapprocher d’Eugene. Et par se rapprocher, elle entendait bien « se rapprocher ». Elle ne perdrait pas un être aimé une fois de plus.

Elle prit un livre qui traînait par là et retrouva le marque-page coincé entre deux chapitres. Bizarre, elle n'avait aucun souvenir de ce livre-là... bon, elle n'avait qu'à le reprendre au début. Elle s'absorba dans sa lecture, si bien que lorsqu'on frappa à la porte, il ne lui sembla pas possible qu'il s'agisse de quelqu'un d'autre qu'Eugene, aussi ne se leva-t-elle pas pour lui ouvrir. Mais ne voyant pas la porte s'ouvrir, et entendant un deuxième coup contre la porte (Eugene ne frappait pas d'habitude), elle leva le nez de son livre et, curieuse, alla ouvrir.

« Oui...?
— Agent Sayers, l'agent Hugher vous demande de vous occuper d'un cas...
— Je suis en pause. Il n'a qu'à s'en occuper.
— Il dit que c'est urgent et que c'est à vous de le faire. »
Si elle avait eu Samson entre les mains, Tess l'aurait étripé.
« Booon... très bieeeen... c'est au sujet de quoi ?
— La fusillade à l'Académie... il paraît qu'on a un autre témoin, mais elle n'a pas voulu remplir la fiche. Vous voulez la recevoir quand même ?
— Oui oui, faites la rentrer. »

Un tuyau sur la fusillade ? Intéressant... très intéressant, même. D'un air pensif, elle retourna s'asseoir sans prendre la peine de ranger quoique ce soit (elle était en pause bon sang). Que pouvait bien lui réserver ce nouveau témoignage ? Était-ce même une vraie piste ? Elle verrait bien : de toute façon Eugene serait bientôt là pour la délivrer si jamais l'entretient se révélait stérile.

Lorsque la jeune fille entra dans son bureau, Tess fut surprise par son aspect. Evidemment, c'était une étudiante. Avec un sourire bienveillant, Tess se leva et alla lui serrer la main, avant de lui indiquer un siège:

« Bonjour mademoiselle. Je suis l'Agent Tess Sayers, je vais m'occuper d'écouter ce que vous avez à nous dire. Je vous en prie, entrez, installez-vous. Elle alla prendre place en face d'elle. J'ai su que vous n'aviez pas voulu remplir la fiche préliminaire de renseignement... pouvez-vous me donner votre nom, prénom, date et lieu de naissance ? » 

C'était une façon plutôt douce de commencer: aucune raison de se mettre la pression.
Pour le moment.



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Heureusement, j'ai un guide qui m'aide à traverser cette épreuve de masques. Curcia, donnez moi la force de ne pas céder à l'oppression. Donnez moi la force d'être libre.
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MessageSujet: Re: Of course it is happening inside your head... but why on earth should that mean it is not real? | Abdonie Mer 27 Jan - 0:09

Un guet-apens. C'était irrémédiablement un putain de guet-apens. On testait ses nerfs, on se jouait de sa santé mentale, c'était là l'unique explication à ce qui était en train de se jouer. Dans une salle étroite, abondamment éclairée, presque trop, à vrai dire, Abdonie attendait, se torturant les phalanges mécaniquement. Elle tentait de se remémorer l'enchaînement improbable des événements qui l'avaient conduite dans le commissariat, en attente de déposer une information cruciale. Cruciale ? Mon œil ! C'était un coup monté pour retrouver Curcia ! Mais elle ne lâcherait rien. Elle aurait du se méfier ce matin là lorsqu'elle avait vu ce jeune homme exubérant en uniforme de police se promener dans Weins, en adressant des clins d’œil à toutes les jeunes femmes qu'il croisait.

Il avait l'air inoffensif, à la limite de la bêtise, aussi Abdonie ne s'était-elle pas méfiée. Elle l'avait observé de loin faire son petit manège, poser quelques questions, repartir en tournée. Mais le mal était fait. Sa présence avait ravivé le souvenir douloureux, et trop récent, des fusillades. Et quelqu'un s'était souvenu d'elle. Alors que tous les élèves ne parlaient que de cette impromptue visite de l'agent Hugher – c'est ainsi qu'il se nommait – l'air de rien, pour venir prendre des nouvelles à l'Académie, chacun se rappelait avec effroi le moment des fusillades, et les dépositions qu'ils avaient faites.

« Et toi, Abdo, t'étais où au moment de la fusillade ?
- En convalescence pour ma jambe. »

Mensonge. On le goba. Les muscles de la jeune fille s'étaient raidis. Elle allait se détendre lorsqu'une demoiselle des Cheerleaders fit irruption derrière elle. La demoiselle avait été recrutée peu avant Abdonie, et les deux demoiselles s'étaient côtoyées et peu appréciées durant un court laps de temps. Enfin, elles s'étaient côtoyées pendant un court laps de temps, leur inimitié était, quant à elle, tenace.

« Dis donc, Williams, tu n'étais pas plutôt fourrée ailleurs ? Ta convalescence était finie, non ? Tu n'était pas plutôt en train de te débrouiller pour faire tuer tes anciens co-équipiers ? Ça serait bien digne d'une Plomb »
Abdonie leva les yeux au ciel. Mais la Platine avait touché juste sur un point : sa convalescence était finie.
« Alors ? T'étais où ? insista l'autre, mielleuse, tu aidais peut-être le tueur à attraper ses victimes ?
- Tu dérailles complètement ! »

Le charisme de la Platine avait cependant amorcé un mouvement de foule. Elle s'était assise face à la Plomb, et la gangue des Platines et des Zinc s'était formée autour de leur petit groupe. De loin ils donnaient l'illusion d'un regroupement cosmopolite plaisantant tous ensemble. Mais en vérité, la Platine menait le jeu, un sourire aux lèvres.

« Je sais que tu n'as pas fait de déclaration à la police, pourquoi cela ?
- J'ai rien vu, j'avais rien à dire. Je suis restée planquée, comme beaucoup de monde. Tu vas me reprocher d'avoir un peu d'instinct de survie, peut-être ? »
Le ton d'Abdonie s'était fait sec. Elle sentait l'agacement qui suintait de ses pores, et percevait presque le souffle de Curcia sur sa nuque, l'encourageant à détruire le système, le déchirer de ses ongles de la façon la plus propre qui fût : faire semblant de coopérer pour mieux trancher la carotide.
« Mais s'il n'y a que cela pour te faire plaisir, miss, okay, je vais faire une déclaration cet aprèm, satisfaite ? »

La platine lui adressa son plus beau sourire. « Compte sur moi pour t'accompagner au commissariat ». Putain de Platine !

C'était comme cela qu'elle était arrivée au lieu dit, la Platine sur les talons. Elles avaient attendu un moment, en silence, puis avaient croisé le policier, Samson Hudger. Il avait bien tenté de dragouiller la Platine, mais la jeune femme avait eu un peu de répondant musclé et manqué de lui déboiter le poignet lorsqu'il avait posé la main sur son épaule. C'est qu'elle savait frapper cette petite. Le policier était donc parti soigner son amour-propre en confiant la tâche de l'interrogatoire à une collègue.

Lorsqu'Abdonie fut enfin appelée, elle entra, en boudant intérieurement, dans un premier bureau où on lui proposa de remplir une fiche préliminaire de renseignements.
« C'est obligatoire ?
- Non, mais ça simplifie grande…
- Alors je ne la remplis pas. »
Le policier, interloqué, n'avait pas bien su quoi lui répondre. Un instant, il avait vu passer une farouche détermination dans le regard de la jeune fille, puis, l'instant d'après, plus rien d'autre qu'une touchante timidité dans ces grands yeux bleus.

Tandis que le policier se dépêtrait avec ses impressions contraire, la Platine qui avait accompagné la jeune Plomb envoyait, sans que personne ne le remarque, et surtout pas Abdonie, un message à un étrange destinataire. Sa mission pour la police secrète était accomplie. Elle avait amené la jeune Plomb au commissariat, maintenant… le reste était hors de son contrôle. Satisfaite, elle se leva, et s'en alla.

On fit entrer Abdonie dans un bureau où une femme aux cheveux d'un joli blond-roux qui tâcha de la mettre à l'aise. La Plomb s'assura que son téléphone était bien allumé. Pas question de risquer un appel de Curcia dans ce bureau. Tess Sayers lui posa des questions d'usage. Il fallait donc répondre. Malgré tout, la jeune fille se sentait sur la défensive. Elle n'était, finalement, venue que pour avoir la paix.

« Je m'appelle Abdonie Dorothea Williams, je suis née à New-York le 9 avril 2081. »

A coup sur, la policière allait probablement faire le lien avec Sarah Williams, sa mère, issue de la toute première promotion de l'académie Weins, elle avait été connue, notamment, pour avoir élevée sa jeune fille de 8 ans dans l'enceinte de l'établissement, et c'était désormais l'une des plus grosses pointures de l'industrie pharmaceutique des États Unis. En général, l'histoire familiale et la pression qu'induisait le regard des autres était le prélude à toute nouvelle rencontre d'Abdonie. Le spectre de sa mère planait sur elle. La jeune fille décida de couper court à la question suivante.

« Je n'étais pas venue faire de déposition plus tôt parce que je n'en voyais pas l'utilité, je n'ai pas grand-chose à raconter, mais on m'a fortement encouragée à venir tout de même. »

A son grand dam, Abdonie constata du coin de l'oeil qu'il restait moins de dix pourcents de batterie sur son téléphone.

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MessageSujet: Re: Of course it is happening inside your head... but why on earth should that mean it is not real? | Abdonie Mer 10 Fév - 23:11




La fusillade était un vieux et douloureux dossier. Le début d’un plongeon dans ce qui peut arriver de pire à un bon flic : l’enfer du soupçon, l’horreur de l’accusation de complicité. Tout ça à cause d’un échange malheureux entre Lecter et elle, capté par les caméras, Eugene n’ayant pas eu le temps de désactiver les circuits audio et visuel. Sa mise à pied par le champion de l’ignorance – a.k.a. Samson H. Hugher, son non-glorieux patron – et ces mois à se torturer et à se sentir impuissante, démunie, abandonnée. Au fond du trou. Comment pouvaient-ils douter ? Elle ne se l’avouait pas, mais au fond d’elle Tess savait que leurs incertitudes n’étaient pas infondées. Oh, elle restait la seule à savoir exactement ce qui avait eu lieu dans son appartement entre Lecter et elle, mais personne n’aurait pu le soupçonner. Personne n’avait ne serait-ce que le droit de songer à la soupçonner. Tess, depuis de quelques années, traînait la réputation de meilleure flic du Commissariat Central, possiblement une des meilleures de la ville. Si elle montrait un goût pour le pouvoir, si son ambition se réveillait, elle pouvait bien aspirer à monter en grade, virer Hugher d’une pichenette, avoir un plus grand bureau, plus de responsabilités, donner plus d’interviews, recevoir des médailles, parader aux alentours et exhiber son titre de flic la plus investie du siècle.

Mais Tess abhorrait ce genre de personnes et préférait le calme et le capharnaüm de son petit bureau aux réceptions en grande pompe. Et, plus que tout, elle détestait devoir accepter ou donner des pots-de-vin et prendre part à la mascarade de justice qui se jouait seulement quelques échelons au-dessus de sa tête. Corruption, connivence avec les juges et les politiciens, très peu pour elle. Elle dédiait sa vie à rendre les choses meilleures et si elle pouvait le faire, ce n’était qu’à son niveau. Avoir un réel contact avec les citoyens, aider les gens, trouver des solutions, passer les menottes aux criminels : voilà ce pour quoi elle était faite. Pas se vautrer dans un succès usurpé. Tess la juste, Samson l’illégitime : chacun son titre.

C’est pourquoi elle était extrêmement curieuse d’entendre ce que son témoin avait à lui dire. L’enquête était close depuis quelques temps et on ne lui avait pas laissé le loisir d’y toucher. Cette jeune fille représentait donc potentiellement une mine d’informations que Tess était trop intelligente pour négliger.

Cependant, pas besoin d’être un génie pour remarquer que l’étudiante paraissait incroyablement nerveuse. Elle s’exécuta pourtant, tandis que Tess nota soigneusement les informations. Abdonie donc, drôle de nom, mais joli. Sans attendre, elle enchaîna.

« Je n'étais pas venue faire de déposition plus tôt parce que je n'en voyais pas l'utilité, je n'ai pas grand-chose à raconter, mais on m'a fortement encouragée à venir tout de même. »

Tess sourit. Oui, une certaine appréhension s’entendait même à travers ses paroles, et le choix de ses mots. Elle adopta alors cette posture qui marchait généralement avec les sceptiques, les anxieux, les jeunes. Tess s’assit de manière plus confortable sur sa chaise, puis sans répondre immédiatement, sorti du tiroir attitré un paquet de biscuit.

« Merci, Abdonie. Je vous en prie, servez-vous,  dit-elle en désignant les cookies. Est-ce que vous souhaitez quelque chose à boire ? Thé, café ? Je dois avoir un peu de chocolat quelque part si vous préférez un chocolat chaud. » Vouvoiement, toujours – surtout avec cette catégorie (sceptiques, anxieux, jeunes) : elle trouvait que le tutoiement infantilisait et induisait une différence dans la hiérarchie, ce qu’elle ne souhaitait en aucun cas. C’était une question, même pas un interrogatoire. Elle reprit, posément, sans quitter des yeux Abdonie.

« Dans ce cas, je suis ravie de vous avoir ici. Chaque détail, même insignifiant, peut se révéler utile - je vous écoute. Est-ce que ça vous dérange si j'enregistre la conversation ? C'est la procédure normale mais comme ce n'est pas un interrogatoire formel, il n'y a aucun caractère obligatoire. » Ce faisant, elle posa l'enregistreur sur la table, n'ayant pas encore pressé le bouton on. Tess n'enregistrait pas souvent, seulement lors de certaines occasions spéciales... et c'en était une. Elle souhaitait recueillir des preuves si la jeune fille lui amenait des éléments intéressants: des preuves qui permettraient de réouvrir l'affaire et de rétablir cette légitimité qu'elle avait malgré elle perdue.


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