Jason Lecter
Jason
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Jason Lecter
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AVATAR : Heath Ledger - Joker

DC : Venecia

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COMMENTAIRES : Fuck !
CRÉDITS : Moi même ~

MESSAGES : 664

Date d'inscription : 18/04/2012

CASIER JUDICIAIRE
ÂGE: Crise de la quarantaine ~
CAMP: Contre le Gouvernement
JE SUIS: un(e) new-yorkais(e) aux habitudes plus ou moins douteuses


MessageSujet: Jason Lecter Mar 28 Nov - 2:48


Jason Lecter

« La raison du plus fou est toujours la meilleure. »
▬ Raymond Devos



identité

NOM : Lecter
PRÉNOM(S) : Jason
DATE DE NAISSANCE : Inconnue
À : Environs de New York
ÂGE : Une quarantaine chaotiquement employée
NATIONALITÉ : Américaine
MÉTIER : Danger publique cloué au lit
SIGNE PARTICULIER : Cinglé ? A peine ...

► Poste vacant ; scénario ou inventé : Inventé
► Célébrité choisie : Heath Ledger Joker
► Groupe : Xénon

Crédits : ©️️ Jason (icons) || ©️️ Jason (avatar)



Histoire

« ll y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète,
où sont les véritables causes des événements. »

— Balzac.


« Tu crois qu'il va crever un jour ? » Une phrase même pas chuchotée, même pas cachée. C'est amusant de songer qu'avant personne n'aurait même osé penser ces mots en sa présence. Pas que ça l'aurai touché mais par principe on ne se serait pas permis. Bah, quelle importance maintenant au fond ? Pour ce que ça change … En face une femme hausse les épaules, son café à la main avant de jeter un regard vague en direction de la chambre plongée dans une peine-ombre permanente. « La mauvaise herbe a la vie dure à ce qu'on dit. » L'autre éclate d'un rire sec, croise les pieds sur son bureau et feuillette une fois encore ce foutu dossier qui stagne depuis des semaines dans le bureau central. Les fiches de soins s'accumulent, illogiques, anormales... Ce détraqué en puissance devrait être mort.
Jason Lecter est définitivement pire que le peste ! On a réussi à s'en débarrasser d'elle au moins !
A son admission déjà il aurait dû y passer, s'était réveillé diablement vite pour finalement chercher purement et simplement à se barrer après une discussion rapide avec Calypso. Mauvaise, très mauvaise idée …  « Son cerveau doit être en purée après son hémorragie, puis vu les résultats d'examens sérieusement... Pourquoi ils s'acharnent encore ? Je croyais que Calypso ne pouvait pas le voir en peinture en plus. » L'interne soupire, ferme la pochette tout en secouant la tête d'un air dépité.
« Pour les médecins chefs ça doit-être un cas d'école, une curiosité ou quelque chose du genre. Et puis faut faire valoir son serment d'Hippocrate ! Que veux-tu que ce soit ?! Ne vas pas t'imaginer qu'on le garde par plaisir. Et son chien d'enfer non plus... »

Le molosse lève une oreille, dévisage de son unique œil et plus loin les têtes rentrent instinctivement dans les épaules. Pourquoi doivent-ils le supporter aussi celui-là ? Il ne tolère pratiquement personne dans cette pièce à par la grande infirmière en charge de la toilette et des pansements. Peut-être que sa dégaine de camionneuse lui rappelle quelque chose ou quelqu'un. La voilà d'ailleurs, qui entre comme chez elle et salue comme si elle s'attendait sincèrement à une réponse qui ne viendra jamais.
Sa longue main grattouille gentiment le sommet du crâne noir, offre un biscuit et puis elle contourne le lit pour allumer la petite lampe. « Pauvre clown... » Souffle-t-elle du bout des lèvres, observant le teint livide, l'amaigrissement journalier, les perfusions et les tubes. Sa peau craque puisqu'il reste sans cesse allongé, il cicatrise mal mais il ne sourcille pourtant jamais...

Lorsqu'il est arrivé tout droit sorti du bloc je l'ai installé dans sa chambre avec son reste de maquillage criard, le vert insolent de ses cheveux qui irradiait sous les néons. Même fracassé, agonisant il laissait cette sale impression de danger dans son sillage. Celle que je lui connaissais et que les journaux décrivaient. Désormais que dire ? Que penser ? Dans les services le bruit court qu'on attend un peu encore avant de tenter une ultime opération et ensuite... ensuite si c'est un échec et bien... Que fera-t-on hein ?

Pensivement elle jette un regard sur le mur où les radios s'étalent, fractures diverses et variées avec ou sans annotations qu'elle ne veut pas réellement à comprendre. Ce que l'infirmière sait en revanche c'est ce qui se murmure, ce qu'on redoute : que la douleur le tue d'un arrêt cardiaque s'ils respectent les doses imposées par le protocole pour le soulager … ou qu'ils l'ignorent et que les anti-douleurs l'achèvent d'une overdose. A quoi bon alors ? La dame en blanc souffle lourdement, replace en arrière sur la tête du criminel une mèche bouclée devenue grisâtre.

S'il doit mourir, je lui souhaite que ce soit rapide. Parce que même si les monstres ne méritent aucune clémence il n'a pas non plus choisi d'être le rat de labo qu'on lui impose d'être à l'heure actuelle. On ne se débarrasse pas du mal en faisant pire que lui ou en jouant son jeu et je ne suis pas si stupide ; je sais bien qu'ils n'y croient plus. Que cette pauvre carcasse qui a encore le malheur de respirer est condamnée à leurs yeux alors pourquoi ? Elle essuie une larme, deux. Pourquoi s'acharner ? Autant l'achever... 

* * *

Elle serre la laisse à deux mains, à s'en faire blanchir les articulations et retient comme elle peut l'animal qui aboie férocement et balance ses pattes énormes sur la porte. Le personnel de garde est figé, les plus jeunes surtout tandis qu'un flot de plus expérimentés se relais, transpirant à grosses gouttes et blanchissant à vue d'oeil dans cette chambre. Elle voudrait se boucher les oreilles, se crever les tympans !

L'opération était un succès selon eux, les constantes restaient convenables et ils s'étaient même payés le luxe de boire un verre pour fêter leur beau travail. Oh on ne se serait pas permis de remettre en cause leurs capacités car si une chose était bien certaine au Nord, c'était l'excellence du corps médical. Alors quoi ? Pourquoi, comment avait débuté cette cacophonie infernale, ces hurlements abominables, ce rire infâme ?

Pourquoi rit-il ? Comment est-ce encore possible ? Elle n'en peut plus, se jette au cou de la bête gémissante et pleure à chaudes larmes contre son pelage sombre, se faisant violence pour oublier, ignorer ce son qui lui lacère le cerveau. Dans l'autre pièce une jeune femme s'écroule contre un mur, les bras enroulés autour de ses genoux et secouées de sanglots. « Faites le taire ! S'il vous plaît ! » Réclame-t-elle entre deux hoquets paniqués.  

« Mais si on le fait ça va le tuer ! »
« Parce qu'on a le choix ? »
« Putain mais tenez le je n'arrive même pas à piquer ! »
« C'est quoi ce bordel ? Pourquoi la morphine fait pas effet ? »


Il les aura, il aura leur tête à tous qu'il hurle, encore et encore.
Qu'on le libère, qu'on le lâche il a des gens à tuer.
Et rit de plus belle encore et encore …


Carnage.
Folie.
.
.
.
Cendres.
Silence.

* * *
         
Il a ouvert les yeux un matin, immobile et sans un cri... rien.

Deux orbes vides, un véritable néant qui me fixe sans me voir comme si j'étais transparente, à peine présente. La fièvre fait encore luire son front mais il reste blafard, dépourvu de couleurs et semble s'éteindre au fur et à mesure des heures. Les perfusions se vident et se videront encore à une vitesse qui n'a plus rien de réglementaire mais tout le monde ferme les yeux. Plus personne ne veut entendre ça... Plus jamais !

Lecter n'est pas mort. Pas fort vivant non plus diraient d'autres mais c'est mieux que rien non ?
L'ombre de lui même, sans un mot, sans grand geste il reste là à émerger puis replonger, assommé par des doses massives de médicaments divers et variés. Pas le choix disent les médecins car sans cette précaution ils ne doutent pas que le clown (ou ce qu'il en reste) aurait déjà essayé de se carapater hors de l'hôpital quitte à ramper comme un zombie pour y parvenir.
S'il remarchera un jour ? On l'ignore car même avec les réparations miraculeuses des chirurgiens il se pourrait que le monstre meure soudainement et ce bien avant de seulement songer à poser le pied par terre. Pour l'heure on attend, on se dit qu'un jour de plus est déjà une victoire en soi. Lui ne desserre pas les dents, muet comme une tombe depuis sa crise il n'a pas l'air très conscient d'être en vie à moins qu'il s'en fiche ? Possible.

Storm est venue le voir, un long moment et lui a expliqué le nouveau maire, le quartier Sud dépouillé et les sbires disparus. Lecter n'a pas bronché, le regard perdu au plafond comme si l'information ne parvenait pas à se frayer un chemin à travers sa tête. Peut-être qu'il ne sait plus ? Qu'il a oublié ? Le silence seul à répondu à la blonde du Nord et elle a semblé désolée à sa mesure je crois, un peu au moins.

« On a pas retrouvé Burton... » A-t-elle ajouté d'une voix blanche. Sous entendu qu'elle ne peut pas lui assurer que l'homme est toujours vivant. Le clown soupire, baisse les paupières et bientôt il ne reste que le son du monitoring pour meubler ce semblant de conversation.

Il me fait peur... J'ai l'impression qu'il attend, mais quoi ? Il a le regard vague, parfois dirigé des heures entières sur rien ni personne sans même battre des cils. Parce qu'il tient éveillé désormais et croyez moi ça n'a rien de rassurant. Le chien est là, ça n'a pourtant pas tellement changé alors quoi ? C'est la même chose à chacun de mes passages … même si je n'existe absolument pas pour cet homme, je me sens pétrifiée.

Les médecins se félicitent de le savoir vivant , ceci étant ils doutent d'avoir pu sauver son esprit. Tout le monde connaît Jason Lecter ! Ses rires, ses cavalcades, ses délires, ses théâtres tous plus immondes les uns que les autres … Ce qu'il en reste a autant de vie qu'une éponge marine et même si la comparaison n'a rien de flatteur c'est hélas la pure vérité.

« Il n'a pas ouvert la bouche, je me demande s'il sait encore parler. »
« On ne va pas s'en plaindre ; je préfère ça à la dernière fois ! »
« C'est tout de même con, avoir investit tellement de temps … si ça se trouve ils ont sauvé un type dont le cerveau ressemble à celui d'un môme de six ans. D'ici à ce qu'il sache plus qui il est.. »


* * *

Pauvres cons !
Lui ne plus se reconnaître ?! Elle est bien bonne ! On ne tue pas un monstre aussi facilement et celui-là moins encore. Certes ses os étaient en morceaux et sans les opérations qu'il a subi Lecter sait pertinemment qu'il aurait autant d'avenir à cette heure qu'un poireau oublié dans un champ. Il les écoute depuis un long moment déjà et la gravité de son état ne lui a pas échappé (pour une fois). Il a fallut reconstruire une partie de l'ossature de son bras et de sa main, lui poser et lui visser il ne sait plus combien de pièces entre la nuque et les lombaires si bien qu'il pourrait se targuer d'être un cousin de Terminator. Ce qui néanmoins, compromet terriblement sa carrière de contorsionniste ; shit !
La douleur promise est devenue une compagnie au même titre que le fidèle molosse à ses côtés et sa consommation de « drogues » crève un plafond qu'on imagine pas atteindre à l'échelle humaine. Mystère à ce sujet, il a autant si ce n'est plus de résistance en la matière qu'un vétéran junkie (ça existe ?) et se fait au dosage, simplement, comme si c'était tellement facile. Le fou ne change pas, le détraqué s'ignore et aujourd'hui le voilà bientôt hissé/traîné à la seule force d'un bras dans le fauteuil roulant qu'on songeait lui faire utiliser dans quelques semaines. C'est trop long, il n'a pas de patience vous vous souvenez ?    

Cet effort le laisse exténué et la respiration sifflante. Sa cage thoracique semble vouloir exploser et étrangement pourtant il tuerait pour une clope là, maintenant. « C'est dur d'être juste humain hein ? » Lui siffle à l'oreille son vilain démon de cendres. A qui le dis-tu ! Il ricane entre deux inspirations, cale son dos dans le fond de la chaise mobile et trouve instinctivement les commandes pour l'avancer. Où a-t-il appris ça ? Ah oui, une certaine course dans une maison de retraite … contre qui courrait-il d'ailleurs ? Une moue pensive aux lèvres, il se masse doucement les tempes mais ne parvient pas à remettre le doigt sur le bon souvenir. Bah tant pis...
Les roues le posent face à un miroir, Lecter soupire pour lui et demeure face à face avec lui même... c'est désolant. Son visage creusé, la cicatrice toute neuve qui longe sa mâchoire et cette maigreur ! Il ne s'est jamais connu si squelettique. À vue de nez il doit avoir perdu quoi ? Quinze kilos ? Plus ? Ce n'est pas fort joli à voir. Les couleurs manquent, maquillage inexistant et teinture envolée. Le clown secoue la tête et les araignées malades qui l'habitent peinent à revenir à elles. Comme lovées dans du coton, les petites bêtes et la bête folle en lui n'ont pas grande envie de reprendre du service. Lecter grogne, enfonce la tête dans ses épaules... « Dur à encaisser n'est-ce-pas ? Tes limites sont justes humaines, juste physique. Ta foutue carcasse va être foutrement lourde à porter ! » Et ça éclate d'un rire cynique dans sa boite crânienne, ça l'énerve... ça le met en boule et malgré tout … malgré tout la colère stagne, le silence demeure, la tension reste invariable.
Qu'est-ce qui cloche chez toi hm ? Tout ?! Oui mais à part ça ?

Le ciel d'hiver est bleu à par ça... bleu. Un frisson glacial lui ouvre le dos en deux, une volée d'images teintées de bleu de noir et de rouge lui donne le vertige. Sa gorge se serre et sans même le voir, sans même avoir senti craquer ses nouvelles articulations sa main se replie et arrache tout bonnement le levier de commande du fauteuil.

Soupir de dépit.
Un peu trop à fleur de peau non ? C'est pas l'heure de tes cachets ?
Parce qu'il y a une heure ?

Pff ça recommence bien ...    




Caractère

« Un homme de caractère n'a pas bon caractère. »
— Jules Renard.



Spoiler:
 
 

On ne peut pas être certain à l'heure où l'on parle que le Clown malade du Sud (ex-sud) ait conservé toute sa tête... à sa mesure bien entendu ! Personne n'a pu entretenir une conversation complète et même concrète avec lui et on penserait plus volontiers qu'il a oublié.

Lui si rancunier, si vindicatif comment pourrait-il accepter sans broncher ce qu'on a fait subir à son quartier ? Lui, Jason Lecter qu'on a vu tuer pour un mot, un seul geste de trop ou juste malvenu … ce n'est pas logique du tout !

Beaucoup le croient mort, trop de gens sans doute. Il devrait désapprouver qu'on l'ai si facilement mis au placard mais visiblement il s'en moque. Pas de plan de bataille, rien ne fait surface, il ne bouge pas. Imprévisible, il l'a toujours été et on s'attend au pire dans l'hôpital Nordiste.

Vas-tu reprendre tes esprits ou bien es-tu en train d'envisager ta retraite ?

Bonne question...





You & Yourself

Mais qui donc se cache sous le masque ?


Ton p'tit nom/pseudo : Fish pour les intimes, Jason pour le fofo drague
Ton âge : 29 bonnes raisons de ne pas le dévoiler ~
Un ou plusieurs comptes sur le forum ? Un clown couché et une policière à sortir du grenier
Comment as-tu connu le forum ? Par une Blonde un peu bizarre hum
Et comment tu le trouves ? Hé hé hé ~
Quelque chose à ajouter ?  clown

Merci à toi, nous te souhaitons la bienvenue sur Weins ~ Le staff reste à ta disposition si tu rencontres le moindre problème. Souviens toi, tu disposes d'une semaine pour remplir ton dossier ; s'il te faut plus de temps n'oublie pas de le signaler. A très bientôt ♫




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