La garçonnière de Veneccia CLOS
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COMMENTAIRES : Je sais ce que tu penses : « C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel, j'ai pas très bien compté non plus. Mais c'est un Magnum .44, le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu'une question : « Est-ce que je tente ma chance ? ». Vas-y, tu la tentes ou pas ?

Cet engin raffiné est un Magnum 44 automatique. Redoutable. Correctement utilisé, il efface un homme et ses empreintes digitales aussi.
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MessageSujet: La garçonnière de Veneccia CLOS Mar 12 Juin - 19:22

La sonnerie du réveil retentissait dans l'appartement, résonnant dans tous les recoins, bondissant d'écho en écho dans le vide de l'espace. Caleb résista, encore, à l'envie de jeter l'objet maudit dans le mur le plus proche, mais il se ravisa. Le souvenir de son dernier lancer, au demeurant magnifique, se raviva dans le bas de sa mâchoire. Ce matin là, Veneccia s'était enfoncé un des rouages dans la plante du pied, renversant son café brûlant sur sa poitrine, pourrissant par là même son t-shirt favori, un genre d'atrocité représentant un bulldog affublé d"un stetson et d'une étoile de shérif, qui proclamait "c'est qui le boss ?". Avant d'avoir eu l'opportunité de lui faire remarquer qu'elle pouvait porter des pantoufles, ou boire du café moins chaud, ou porter un vêtement moins moche, Caleb avait juste eu le temps d'esquiver le mug supersonique qui menaçait de lui défoncer le nez. En revanche, il n'avait pas vu venir le coup de poing qui avait failli lui décoller la tête. Bon sang, cette femme cognait comme un mec, un vrai, un dur, un tatoué, et elle frappait juste. Heureusement qu'elle lançait comme un manche, et plus heureusement encore, elle n'avait pas de batte de base-ball, en tout cas pas que Caleb aie remarqué. Vivre avec Veneccia, c'était comme cohabiter avec un pote de caserne, mais le bordélique, pas le soigneux, celui qui jurait tous les dix mots, qui bouffait n'importe quoi pourvu que ça remplisse, mais qui, paradoxalement, prenait soin de son équipement de police comme une mère de son enfant, parce que bien souvent, sa vie en dépendait.

Son équipière, et mentor aussi, avait proposé de l'héberger suite à l'incendie qui avait ravagé l'immeuble médiocre où il créchait auparavant, une installation électrique cinquantenaire, des murs miteux et un chauffe eau défectueux avaient suffi à faire flamber la cage à lapin en quelques minutes. A l'arrivée de Caleb, il ne restait plus guère qu'un tas de décombres fumantes, l'édifice s'étant effondré, ce qui n'avait pas fini consumé était maintenant noyé sous des hectolitres des lances des pompiers. Tout ce qui lui restait était au commissariat dans son bureau, non qu'il posséda grand chose dans son clapier de fortune, mais tout de même. Ce fut elle qui la première remarqua qu'il dormait sur la banquette en vieux cuir, qu'il se lavait dans les vestiaires, et qu'il gardait dans son bureau un sac de sport avec des fringues neuves. Lorsqu'elle l'avait interrogé, il avait répondu que ce n'était rien, haussant les épaules nonchalamment, mais bosser avec un partenaire, surtout un comme elle, crée des liens particuliers, elle lisait en lui avec un peu trop de facilité, et elle avait fini par comprendre. Aussi pourri que fut son appartement, c'était pour Caleb ce qui se rapprochait le plus de son premier foyer, son premier chez lui, après les orphelinats, la rue et l'Académie, c'était, pour le meilleur, et aussi pour le pire, sa première "maison". Et c'était dur à encaisser, même pour un bagarreur comme lui. Sans rien montrer de sa sensiblerie, qu'il aurait pu prendre comme de la pitié, chose qu'elle n'aurait jamais voulu lui faire subir, Veneccia avait pris les choses en main, et lui avait ordonné de venir chez elle, le temps qu'il retrouve un appartement. Et pas question de refuser un ordre, elle l'avait piégé, balayant tous ses arguments, écrasant sous son talon ses moindres velléités de préserver sa fierté de mâle blessé, à la fin, il avait cédé et accepté, autant pour lui faire cesser le tir que, parce qu'étrangement, il se sentait touché de son inquiétude à son égard. Un sentiment nouveau pour le jeune homme.

Veneccia n'avait pas menti, il y avait largement de la place pour deux. Elle habitait un loft qui était anciennement une distillerie irlandaise, comme pour coller au cliché, mais remis au goût de sa propriétaire, et très loin d'être girly, on aurait pu prendre le lieu pour un vieux gymnase de boxe, un pub de Dublin et un atelier de mécano, tout ça à la fois. Caleb avait insisté pour participer aux frais, bien entendu, et Veneccia n'avait rien dit, la chose semblait tout à fait normale pour tous les deux, et rapidement, une sorte de routine s'installa. Caleb était aussi organisé que Veneccia était bordélique, ce qui généra quelques frictions au début, jusqu'à ce qu'ils apprennent tous les deux des leçons fondamentales de coexistence : primo, on ne lave pas les sous-vêtements de sa partenaire, même pour rendre service, deuxio, c'est plutôt pas si mal de prendre ses repas sans avoir à chercher une heure après une assiette propre, avant de décider de sortir manger un chinois dans une box en carton, qui, de toute façon, finira sur le tas qui cache la poubelle. Petit à petit, leur vie se rythmait, et, contrairement au début, où ils profitaient de l'espace pour s'éviter et vivoter dans leur coin, ils se retrouvaient de plus en plus souvent en même temps, dans la même pièce...

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Venecia
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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia CLOS Mar 12 Juin - 22:40

" Partners "


Bordélique Venecia ? Jamais ! Enfin juste ce qu'il faut. Elle grogne et boude pour la forme lorsqu'on lui fait la remarque mais en réalité elle s'en moque. Une maison ça doit vivre disait sa mère, un sourire tendre aux lèvres lorsque son aînée hurlait à ses frères de ranger leurs affaires, de ne pas laisser traîner leurs jouets ou bien qu'elle tempêtait pour obtenir un semblant d'ordre. Bien que femme de maison accomplie la matriarche O'Donnell avait consenti à lâcher du leste et Venecia s'était résolue à lui emboîter le pas. Après tout ça n'avait pas grande importance et il fallait avouer que marcher sur un légo était bien moins pénible que de voir ses cadets en larmes certains soirs face au visage de leur père à jamais figé sur le papier glacé des photos de famille.  

Alors oui il arrivait que la brune laisse passer le rangement, l'ordre au second plan pour la seule raison que le trop parfait ne lui apporte aucun sentiment de sécurité, ni même l'ombre d'un réconfort. Cependant il faut bien plier de temps à autre et s'occuper du minimum syndical. Aussi soupire-t-elle de soulagement une fois le sous sol et la buanderie atteints pour trier son linge et mettre sa machine à laver en route. Elle attendra un peu moins longtemps la prochaine fois histoire d'éviter cette tonne de linge accumulée !
Son uniforme est parfaitement en ordre en revanche, ses chaussures sont propres et son flingue est déjà prêt pour son prochain service. On ne mélange pas le boulot et le privé, ça aussi elle le sait. Enfin elle le sait bien moins lorsqu'il s'agit de son bureau mais bon...

S'organiser lorsqu'on est plus seule c'est un peu différent ; pour autant Venecia se voyait mal laisser à la rue son nouvel équipier. Pas qu'il se soit plaint c'est même tout le contraire mais elle l'avait bien vue cette petite lueur de tristesse à la seule évocation de son chez lui perdu. Un clapier qu'il disait oui peut-être mais un endroit où il pouvait rentrer tout de même et sans un tel lieu, on perd un peu de soi. Alors voilà, ils cohabitent. Pas que ce soit tellement difficile, la brune a passé tant de temps avec ses frères qu'un mec de plus ou de moins dans les pieds lui fait autant d'effet que la pluie ou le beau temps. Puis quitte à partager sa piaule autant le faire avec un collègue au moins ça ne le regarde pas de travers lorsqu'elle parle meurtre.

Si on lui avait dit ça le jour où elle a choisi d'acheter ce loft... elle revoit encore la tête de l'agent immobilier lors de sa première visite. C'était son genre, entre le béton et le métal, le bois et le vintage brute. L'espace était là, lui offrant même le luxe d'une salle de sport personnelle, que demander de plus ? Elle s'étire, allume une cigarette et se laisse tomber avec la délicatesse d'un phacochère sur son divan. Sa journée est finie, ses corvées sont faites... le silence la pèse. Un soupir nostalgique aux lèvres elle se force à bouger et rejoint sa salle. Besoin de s'abrutir dans un truc et vite.

* * *

Frapper, frapper et encore frapper. Le rythme des coups qu'elle assène à ce sac devient une musique et les battements de son cœur cognent de plus en plus fort dans sa boite crânienne. Sa jambe vole à une vitesse dangereuse, percute la cible qu'elle retient de justesse lorsqu'elle lui revient droit dessus. Le souffle court, la peau moite et vidée de toute énergie même la plus négative Venecia se laisse tomber au sol, les cheveux en désordre et les poings en sang. Voilà bien longtemps qu'elle ne s'est plus acharnée sur ce truc, pour oublier. Oublier et chasser ce sentiment désagréable qu'elle traîne depuis plus longtemps qu'elle le voudrait.
Bah ça passera bien un jour … Peut-être.

Le bruit d'une porte la tire de ses pensées, Caleb doit être de retour. Elle se redresse et attrape une serviette éponge pour s'essuyer le front. Une fois de plus son regard tombe sur le sac qui pend, oscille toujours au bout de sa chaîne. Cette furie brune n'a pas encore eu son compte. Elle devrait aller courir ! Ou pas. Un grognement lui échappe, une douche froide sera plus appropriée finalement. Surtout que son short et son débardeur lui collent à la peau comme des sangsues. Direction la salle de bain.

Ah non mais attends ! Il est rentré lui !

« Hey les poubelles c'était ton tour ! » Beugle-t-elle sans savoir où il se trouve. « T'as intérêt à avoir une bonne excuse sinon la prochaine fois je balance ta tête de premier de la classe dans la benne pour les recyclables c'est clair ?! »

Adorable cette fille !

© Jason L.

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