Concours de vie de merde [PV-Jason]
Calypso
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Calypso R. Storm
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AVATAR : Lindsay Ellingson

ANNÉE D'ÉTUDE : 5ème année

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COMMENTAIRES : Sachez mes chers que vous vous trouvez face à la Reine de l'Académie. Reine que vous devrez acclamer, admirer parce que j'ai été élue par tout le monde comme étant la plus belle de cette fichue Académie. Mais ne vous réjouissez pas : beauté ne veut pas dire stupidité...
Ça fait six ans que je suis réélue, et je compte bien continuer jusqu'à mon départ.
Je suis également la Dirigeante en chef du Quartier Nord et je peux vous faire décapiter d'un simple claquement de doigt. Je suis également une prostituée de luxe et mes clients me sont entièrement dévoués alors dis un seul truc de travers sur moi et j't'envois en prison jusqu'à la fin de ta vie !

Allez sans rancune : je suis magnifique et intelligente, t'es rien face à moi !


CRÉDITS : Shiya

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JE SUIS: un incertain, je peux basculer d'un côté comme de l'autre


MessageSujet: Concours de vie de merde [PV-Jason] Mer 13 Juin - 20:02

« Tu as passé une bonne journée ? »
« J'en ai l'air ? »

Amabilité de porte de prison et sourire à l'envers : non, Calypso n'avait pas l'air d'avoir passé une bonne journée. Pire que ça : elle avait songé à la pendaison au moins trois fois ! Ça paraîtrait sûrement anodin venant de Nine mais Calypso, elle, était d'habitude du genre à voir des points positifs un peu partout. Pas au point de se transformer en licorne enchantée comme Harmony mais au moins au point d'éviter les envies suicidaires lorsqu'elle était à Weins ou en ville. Lorsqu'elle devait écouter les cours d'Histoire, elle trouvait toujours une information intéressante ou notait un point à creuser avec Sven ; lorsqu'elle devait supporter les lubies de Allegra dans les magasins, elle trouvait des idées de vêtements à confectionner ; lorsqu'elle devait supporter les discours interminables de Rebecca, elle réfléchissait à des chorégraphies mais là... Aujourd'hui le monde s'était bien foutu de sa gueule.

« On a passé la journée à parler de l'autre attardé de Caleb Reed... Et blablabla qu'il est entré dans la police et gnagnagna... On devait même écrire ce qu'on pensait de lui pour le musée... Nan mais franchement ?! »

Jalouse de Caleb ? Oh surtout pas... Calypso n'avait jamais apprécié Caleb, le jugeant trop détraqué du cerveau pour être considéré comme autre chose qu'un putain de Platine extrémiste. Alors oui il était bien foutu mais si Calypso avait commencé à se pâmer à chaque abdo' qu'elle croisait... Elle n'arriverait pas à faire un pas dans le Nord. Caleb avait toujours agit comme un prédateur et Calypso n'avait pas une once de confiance en lui. Autant Tempest était juste con, autant Caleb était malin. Un putain de robot avec comme seul programmation l'extermination des ennemis de Dieu. De Gordon, pardon. Et juste parce que ce ramassis de préceptes divins avait été accepté dans la police (comme s'il y avait eu un moindre doute concernant la perfection de son parcours...), il fallait qu'on l'encense pendant des jours entiers. Qu'est-ce que ça allait être le jour où Jade allait devenir championne olympique, hein ? Et encore... Au moins Jade était une fille intéressante et avec suffisamment de caractère pour être sympathique. Le mec allait juste servir des cafés pendant les réunions et il fallait qu'on en fasse un modèle de vertu ?

« Bon tu me raconteras ça un peu plus tard, ok ? Là faut que je file, on a réunion avec les chargés de la sécurité. »
« Bon courage ! »
« Merci ! Trouve un truc pour te passer les nerfs en attendant sinon tu vas finir par appeler Taleh juste pour avoir quelqu'un avec qui t'engueuler... »
« Grillée... »

Après un rapide ébouriffage de cheveux entraînant une gueulante stridente et un « désolé » pas du tout convaincant, Sven sortit de l'immeuble et Calypso, elle, monta dans sa chambre. Agacée par sa journée nulle et interminable, elle se mit en jogging, se recoiffa et s'apprêta à descendre à la salle de sport. Mais c'était sans compter sur l'attaque fourbe de la flemme qui poussa Calypso sur le canapé et la fit allumer la télévision. Après une journée aussi nulle, il n'y avait que deux solutions : appeler Taleh pour qu'ils s'engueulent ou regarder Top Model USA. La première solution était désormais interdite d'accès alors Calypso enclencha le DVD et le générique de début de la saison 9 de l'ancienne série à succès commença. Des futurs mannequins se mettant sur la tronche pour des disparitions de pot de mayonnaise ou pour des poils traînant dans une maison de luxe : voilà ce dont Calypso avait besoin actuellement ! La blonde s'étala de tout son long sur le canapé et ouvrit le paquet de chips caché dans un tiroir spécialement pour ce genre d'occasion. Elle irait faire du sport demain et puis merde.

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Texte : #cc3333

« Vous m'impressionnez en fait … car dans votre humanité à souffrir du passé, votre inhumanité à tuer et à diriger un lieu à présent vous rend simplement fascinante. Retenir des larmes, brider la tristesse pour la cacher en public alors que je sais au fond qu'il existe des bras où vous aimez vous reposer … ma chère ; vous êtes une vraie Reine. Et voyez je ne serai jamais un roi ...»
Jason Lecter
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Jason et Calypso jouant aux échecs:
 


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Jason
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MessageSujet: Re: Concours de vie de merde [PV-Jason] Jeu 21 Juin - 17:18

" Requiem for a Clown "

Une ombre noire se traîne, lente et blasée jusqu'à un couchage confortable installé tout proche du radiateur. Sa routine ne change plus depuis des jours à aller venir comme bon lui semble bien qu'une chose aie changée en fait, oui … Il est de retour, son maître, son ami son frère … son clown. Le molosse n'en attendait guère plus et peut désormais dormir sur ses deux oreilles ; car le monstre n'est pas mort. Pas encore...

Et pour tout dire l'oiseau a perdu bien des plumes à tel point qu'au moment M il évite judicieusement de se croiser au détour d'un éventuel miroir. Pas qu'il soit laid, enfin... à sa mesure balafrée et pas plus qu'autrefois mais il ne se reconnaît pas ou tellement peu qu'après tout, il peut bien faire abstraction. Jason Lecter n'est plus que son propre spectre, homme de cendres aux teintes chromatiques jusque dans l'anthracite de sa chevelure. Fade, délavé comme un vieux cachemire voilà à quoi se sent réduit le pire criminel/terroriste/fou dangereux de sa génération... Tu parles d'une fin. Un soupir fend ses lèvres sur un trait de fumée, au moins il lui reste encore cette bonne vieille nicotine pour le tuer à plus petit feu et l'occuper à défaut de trouver autre chose de plus explosif à faire dans ce trou. D'autant que ce n'est pas comme si on allait lui apporter de quoi fabriquer une bombe entre une botte de poireaux et des pommes de terre en plein quartier Nord … ben non... Tu parles d'une ironie, se retrouver à végéter ici. Il soupire de plus belle, écrase le restant de clope et fait avancer ses roues en direction de la baie vitrée. Il fait déjà bien noir, la nuit tombe si vite en hiver. Avant il en aurait profité pour commettre un méfait supplémentaire, serait allé ennuyer Tess au coin d'une rue ou aurait provoqué un accident débile -mais mortel- quelque part. Le bon vieux temps en somme !

Qui pourrait-il prétendre ennuyer désormais ? Roi déchu sans plus aucun lopin de terre, sans hommes, sans … sans la moindre relique de ce qu’il fut ou de ce que fut son nom. Peut-être qu’on l’évoque encore parfois, un regard jeté par-dessus l’épaule craignant qu’il revienne tel un fantôme pour jouer quelques tours désagréables et encore ; il en doute sévèrement.
Un battement de cils le sort de ses songes, lui laisse constater la cendre qui roule sur son jean parce qu’il reste là la clope suspendue au vide plutôt qu’à la bouche. Il finira cinglé à fixer le néant aussi longtemps ! Un peu plus un peu moins diriez vous mais faut-il réellement aggraver les choses ? Le filtre se retrouve écrasé au milieu d’autres et voilà le clown parti rouler en direction de la salle de bain. Il faut absolument qu’il sorte sans cela il finira par se pendre à un truc ou à essayer de se shooter au liquide vaisselle faute d’autre chose. Encore que, de mémoire il lui semble que quelqu’un disait un jour que la lessive était efficace et même plutôt comique si c’est bien dosé… il ricane, cherche un écho à sa voix.

Le silence est le seul à répondre.    

* * *

Le pire dans tout ça c’est que personne dans ce foutu-maudit-quartier-nord-de… ne l’a empêché de sortir ! Pourquoi le ferait-on ? a dit l’un des types à l’entrée. Un autre a dit : Il n’est plus personne… et ça les a fait rire. Pas Lecter, mais ça tout le monde s’en moque bien maintenant. Calypso entendra parler de ça ! Encore que, elle ne se soucie guère de sa petite personne ces derniers temps elle doit avoir tellement d’autres choses à faire, à gérer et à diriger. Comme lui en son temps, son cher bon vieux temps puant l’essence et la mort.

Une grimace lui tord la bouche, il enfonce le menton dans son écharpe et pousse un peu plus en avant le levier pour actionner la marche avant du fauteuil. Pas un seul ne s’est retourné, pas un regard même de loin. Les gens sont devenus fades, ignorants et tellement préoccupés par leur routine qu’il se pourrait -pour une obscure et indigne raison- qu’ils … l’aient bel et bien oublié en finalité.
Son molosse renifle les rares brins de gazons qui parviennent à se faufiler au milieu de la neige, profite de la ballade puisqu’il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Jason doit bien l’admettre, ce n’est plus comme avant et rien ne pourra lui rendre son cirque. Le Sud a perdu son maître, est tombé aux mains des politiciens et de leurs pantins. Dégoutante et pitoyable réalité !

Ses roues cessent de tourner près d’un banc, une cigarette s’embrase et c’est le dos enfoncé dans le siège qu’un malade contemple sans le voir ce paysage qu’il ne savoure pas. Plus rien de familier dans ce tableau qu’il aurait juré contempler jusqu’à sa foutue mort à peine un an plus tôt. Les rares visages qu’il a pu croisé, l’agencement des rues, du parc où il vient d’échouer, ce marché nocturne qu’il a traversé … est-ce seulement la même ville ou pire la même planète ? En lui pleure un monstre esseulé, sa créature folle qui tourne en rond à l’intérieur d’une cage grande ouverte. Quant à cette chose de cendres tapie au plus profond de lui auparavant elle se manifeste de plus en plus, comme matérialisée à ses côtés en une bien vicieuse compagnie. Ombre grise sur laquelle perdure un sourire immense qui ne se moque plus que de lui.

« Et ça t’amuse hein ? » Lâche-t-il dans un soupir au goût amer. Le fidèle Cerbère tend l’oreille, retourne à ses occupations sans s’éloigner pour autant. Son maître n’a interpellé aucun être vivant après tout.
Le vent souffle à peine, il neige peu c’est une belle soirée pour le commun des mortels tandis que pour ce type cloué à terre elle frôle le parjure. Il ne devrait pas être là assis sans autre choix non ! Lecter devrait être occupé à d’immondes bêtises, il devrait au moins escalader ce lampadaire, s’y suspendre et une fois une idée glauque en tête, bondir de buissons en buissons pour la concrétiser… c’est injuste ! Même des abrutis sans mérite ni panache comme Samson s’en sont mieux tirés ! Bonjour la comparaison ! Berk ! Il se frapperait bien pour ça tiens !
Lentement Jason repousse en arrière les mèches cendrées qui lui balaient le front puis cale son menton au creux de sa main. Il s’ennuie.

« Et maintenant ? » Le clown sursaute, les mâchoires serrées et scrute un moment les environs. La folie est folle hein ? Pour sûr ! Ses doigts sont comme incrustés dans les accoudoirs, il a cessé de respirer à seulement halluciner sur la voix arrachée à un souvenir parmi un million d’autres. Sa voix…
Il s’était pourtant promis de ne pas y penser, de ne plus jamais raviver cette satanée flamme bleue car elle lui rappelle trop sa solitude, que le second a disparu, qu’il n’est et ne sera plus premier de rien. Une douleur sourde lui vrille les os, les crampes s’installent… il doit bouger, rentrer…

Son dos se voute et son visage blafard échoue entre ses mains.
Une volée d’images se succèdent, lui donnent le vertige.
Avoir mal c’est bien disait-il, ça prouve que tu vis.
La bonne blague… il ne rit pas.

Son molosse grogne, oreilles dressées et dents dehors. Lecter claque des doigts, c’est inutile de le garder ou de le protéger. Il ne lève même pas la tête, allume une nouvelle cigarette. Pour maintenant de toute manière, qui serait encore capable d’assimiler cette carcasse décharnée et terne à l’une des pires calamités de la ville?
Personne…

* * *

Personne, et il est retourné d'où il vient. Sans envie, sans plus aucune motivation.
Ses roues tournent sans but, le portent à travers les ruelles du Nord, à travers les couloirs... qu'est-ce qu'il fiche chez Calypso d'abord ? Le Clown soupire pour lui même, il se fait pitié. Sven lui a ouvert la porte d'entrée, un sourire navré aux lèvres. Ils sont peu à ne pas juste l'ignorer dans ce coin.

Le salon, la télévision cause et Lecter avance, son chien sur les talons. Ou plutôt les talons de ses roues... Le programme lui remet en mémoire une autre époque, quand ils se fendaient la poire à regarder ça ensemble juste pour le plaisir de la critique. La belle époque... Calypso est là et étrangement c'est peut-être la seule personne qu'il a envie de voir, là tout de suite. Posé derrière le canapé, croisant les bras sur le dossier pour y appuyer son menton Jason lâche d'un ton blasé. "Concrètement, ils ont fait combien de saisons à ce ... truc ?"

Pourquoi tu regardes ? Parce que... il n'a rien d'autre à faire.


© Jason L.

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