Perturbations CLOS
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MessageSujet: Perturbations CLOS Ven 15 Juin - 20:14

" Sous haute tension "


Et dire que ça pouvait... non ça DEVAIT être une journée normale.
Et ben non, raté Venecia c'est n'importe quoi et ce sera à elle de l'expliquer. Une énorme compresse de gazes sur le front, un méchant mal de crâne et le goût de son propre sang dans la bouche tu parles d'un boulot. Assise au cul du camion des pompiers la brune O'Donnell fulmine d'une rage à peine contenue, elle attend parce qu'elle n'a pas le choix il faut des points qu'il a dit l'autre mais bordel qu'ils se dépêchent elle a autre chose à foutre !

C'était simple pourtant ; des braqueurs de bijouterie à coincer dans des apparts désaffectés du Sud. Un peu d'action sans gravité, la routine au pire pour l'équipe formée à la va vite. Ils avaient bossé sur Lecter et sa clique alors ça c'était du velours en comparaison. Puis une bourde, une connerie tellement débile que ça lui écorche la gorge rien que de songer au fait qu'elle devra le dire au Capitaine.

Scott se pointe, la mine blafarde bien qu'ornée d'un œil bleui en raison de sa récente rencontre avec une porte enfoncée. Pour une première en extérieur il aura été servi le pauvre gamin. La flic grogne, pense à se barrer mais voilà le médecin qui accourt, change ses gants quatre à quatre et s'occupe de son cas.

« Reed a presque fini avec Don, je vous l'envoi chef ? » En combien de morceaux pense-t-elle plus vite que son cerveau endolori, serrant les dents et peinant à avaler sa salive elle lâche vivement. « J'arrive dans trois minutes. »

Trois minutes, le temps qui a bien failli leur coûter cher. Le plan était simple pour ne pas dire simplissime : elle descendait depuis les toits avec Scott et un autre dont elle a oublié le nom et Caleb plus encore un inconnu les prenaient à revers par le rez de chaussé pour verrouiller les issues et les bloquer dans une cage d'escalier sans aucune possibilité de tirer -ils les savaient armés et dangereux- enfin juste ce qu'il fallait pour prévenir plutôt que guérir, tu parles !
Au moment de communiquer avec son coéquipier Venecia était tombée sur du vide. Des grésillements mais aucune réponse, rien d'étonnant... Son foutu talkie doit encore camper sur le tableau de bord de la bagnole !! De la connerie pure, un oubli de merde et putain il a fini avec ses aiguilles celui là ?    

« Je te rend ton coéquipier Venecia, rentre chez toi et prends un aspirine on va déblayer tout ça. Tu veux pas que je te conduise aux urgences j'imagine ? » Don, ce brave Don... Elle repousse le médecin qui voudrait s'attarder encore un peu, pas le temps. « Non ça va. J'ai à faire. » Il ne pipe pas un mot supplémentaire, il sait déjà et lorsqu'elle s'éloigne c'est comme si les flammes suivaient ses pas... ça va chauffer et personne n'a envie de voir ça.

* * *

Aucun mot sur le trajet, seulement un « monte dans la bagnole. » aboyé sans aucune forme de sympathie et elle a conduit qui plus est. Putain pourquoi il y en avait un de plus de cent vingt kilos dans le lot et pourquoi c'est sur sa tronche à elle qu'il est tombé ? Parce que tu lui a foncé dessus peut-être ? Ouais mais quand même ! L'armoire à glace l'avait étalée sur le bitume de tout son poids et s'était même payé le luxe de lui envoyer la tête dessus à deux mains. A cette heure on doit essayer de lui remettre la mâchoire en place ceci dit mais Venecia s'en fout, il l'a bien cherché et sa rangers -ou plutôt son talon renforcé- aussi.

Porte du loft passée, elle jette sa veste sur le canapé, inspire expire et ça part à la vitesse d'une commette en plein visage de son collègue. « Mais qu'est-ce que tu as foutu bordel de merde ? T'es complètement con ma parole ! » Une chance qu'ils n'aient aucun voisin. « Comment je suis sensée expliquer tes conneries au chef maintenant hein ? Tu as vu ta tête ces derniers jours on dirait un foutu zombie !! » Elle avait bien remarqué les cernes, un genre de fatigue mais jamais, oh grand jamais elle n'aurait pensé que c'était à ce point. « Quand t'es pas en état tu restes au poste ! Si t'es pas à cent pour cent tu as au moins la décence de pas le faire subir aux autres et de pas risquer nos culs ! » Ta tête plutôt. « Une chance pour ta petite personne qu'on ait pas eu de morts ! Putain Reed t'as merdé et salement cette fois et t'as aucune excuse ! »

Elle renifle, avale de travers et enfonce une main qu'elle garde crispée dans ses cheveux. Pour le coup elle a juste envie de le plier en trois ; ou douze. Son dos est comme ouvert en deux, sa tête bourdonne, bon sang y'avait longtemps que la colère ne lui était pas monté au nez de la sorte. « Fais chier ! » Et un coup de pompes dans la table basse. Ok, pas contente … du tout.  

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 0:58

Quel bordel, merde, il avait failli tout faire foirer. Et pourquoi ?. Juste un oubli à la con. Quand bien même, avec ou sans talkie, il aurait pu simplement suivre le plan, c'est pas comme s'ils envahissaient le Mexique, putain. Respiration courte, saccadée, difficile de se calmer quand on se prends une beuglante en prime. D'autant qu'elle avait raison, en plus de ça, il avait salement déconné, et il n'y avait rien à couvrir, c'était comme ça, fallait assumer et se ressaisir maintenant, avant qu'il ne finisse par faire tuer quelqu'un. Ces dernières semaines avaient été rudes pour lui, et il n'avait pas vu qu'il glissait lentement mais sûrement. Il ne dormait presque plus, et ses -trop- rares rêves le faisait immanquablement dériver vers Veneccia. Le réveil n'en était que plus douloureux, quand les songes ne font que vous faire miroiter ce que la réalité vous refuse.

Au début, il croyait que la découverte récente de ses sentiments nouveaux était la cause de ses insomnies, un état d'excitation quasi permanent, une sensation de flottement, l'impression d'être dans du coton, et il avait déjà éprouvé des difficultés à se concentrer sur son boulot, alternant quelques boulettes sans gravité, facilement imputables au surmenage auxquelles les forces de police étaient soumises. Mais ça ne s'était pas estompé en allant, ça n'avait fait qu'empirer, laissant s'installer en lui une sorte de rêverie mélancolique, à mesure que l'insomnie le gagnait. Il cogitait de plus en plus tard le soir, jusqu'à enfin s’effondrer, pour de trop courtes nuits, qu'il devait abréger prématurément. Le job n'attendait pas.

Il enfouit sa tête dans ses mains en coupe, renifla avec difficulté et expira longuement, comme pour chasser la fatigue et les désillusions, et sentit ses pommettes saillantes sous la caresse de ses doigts. Il avait bien du perdre 5 ou 6 kilos en moins d'un mois, et se surprenait parfois à trembler comme une feuille, sous ses couvertures, alors qu'il pétait de chaud. Il mangeait sans saveur, buvait sans fraicheur, bossait sans ferveur, un robot qui dépérissait à vue d’œil, il avait fallu l'incident d'aujourd'hui pour qu'il prenne la pleine mesure de sa déchéance, et il commençait à flipper sévère. Comment le lui faire comprendre ?.

"Je suis...désolé, je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, d'habitude je trimballe toujours le talkie, et là, j'ai pas d'excuses, je croyais l'avoir et... sa phrase mourut dans un sanglot étouffé, il était à quelques encablures du gouffre, prêt à sombrer. "Merde, pardon, je ne sais pas...sais plus... ça au moins, c'était vrai, et en même temps, difficile à manquer, ça s'inscrivait en néons, clignotant sur son front : paumé...paumé...paumé..."Je suis crevé, je ne dors plus ces derniers temps, j'ai du mal à garder l'esprit clair, et j'arrive pas à savoir pourquoi.
Plus penaud, tu ferai chialer un chaton émotif. D'un autre côté, plus pathétique, tu lui mettrai une balle, juste par humanité. "Le docteur m'a donné ça, un genre de fortifiant à ce qu'il m'a dit, mais j'ai pas confiance, j'ai jamais aimé les cachets, c'est un truc à finir drogué, et ça jamais. Un brin de colère dans la voix, ça fait sursauter Veneccia, qui le croyait ramolli du bulbe au point de ne plus savoir faire autre chose que japper. D'un geste sec, il dépose sur la table un flacon de pilules, marqué Effexor, capuchon intact et encore scellé, il trimbalait ce machin dans sa poche depuis 10 jours, il l'avait presque oublié. Des fortifiants, à son âge, et puis quoi encore, une tisane, un suppo et au lit ?.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 3:29

" Sous haute tension "


Oh tu es désolé ? Désolé ? Il se fout de sa gueule ou bien ? Désolé... On est désolé pour des tas de choses mais pas pour avoir manqué de tuer ses collègues non, ça c'est très différent et ça ne mérite aucune excuse ! Ok peut-être mais des explications alors ? Ça c'est le minimum syndical, qu'il s'explique sans ça elle lui aura imprimé le portrait sur un mur avant la fin de cette conversation. Furax, elle est juste furax et ça ne retombe pas d'un poil. Qu'est-ce qui cloche chez toi ?

« Merci j'avais remarqué que tu ne sais plus ! » Délicate attention de le préciser mais encore ? Elle écoute sans décolérer face où miroir pour enlever son pansement et jeter un œil à la plaie fraîchement recousue. L'hématome commence à pointer son nez autour de l'entaille, parmi les éraflures causées par le bitume et les gravas, bonjour le tableau. Si encore elle n'avait pas ce mal de crâne ce serait plus supportable déjà... de mal en pire plus Caleb s'explique et plus l'envie de le décalquer lui bouffe les tripes. Venecia pivote, jette ses godasses dans l'entrée sans se formaliser du rangement et lorsqu'il hausse le ton elle ne sursaute que par réflexe. Il était pas à deux doigts de pleurer là ? Plus sûre.
Des cachetons... il est sérieux ?

En deux enjambées la voilà campée devant lui, la boite entre ses doigts et à peine le nom lui file-t-il sous les yeux qu'elle balance cette horreur à travers la pièce, éparpillant les pilules sur le parquet du salon. La gifle part en revers, claque dans l'air comme un fouet et O'Donnell coule soudain sur son cadet un regard accusateur, de celui qu'elle a toujours réservé à ses propres frères lorsque venait le temps des mises aux points.

« Un docteur tu te fous de moi ? Et parler aussi ? Je suis pas une putain de décoration tu te souviens Reed ? Tu sais ce que c'est un coéquipier, un colloc, un ami ? Je ne vais pas te rabâcher sans arrêt que je suis dispo, je croyais que c'était clair depuis cette discussion. » Venecia ne peut pas le forcer à parler, elle ne veut pas le materner ou autre c'est à lui de faire ses choix, de se prendre en main. Respecter l'intimité de l'autre, parce qu'on a tous des problèmes ça d'accord mais si c'était à ce point franchement … c'est idiot ! Puis bonjour la contradiction aussi.
Elle n'a pas baissé le ton mais il est plus ferme, c'est de la discipline, des remontrances pures et dures comme on engueule un rejeton qui a osé faire le mur. « Tu vas te bouger Gamin, parce que je ne vois plus rien de prometteur là, t'es une loque et si tu crois que faire l'huître et bouffer ta déprime dans ton coin ça va t'aider alors vas-y, avale ta boite d'anti dépresseurs de merde et va te coucher maintenant ! »

Soupir agacé, dépitée elle se détourne comme on abandonne presque une cause perdue. La flic ne peut pas prendre le taureau par les cornes à sa place, elle ne lui tiendra pas la main mais lui aurait prêté une oreille attentive. « Tu viens juste de cracher sur la base d'une équipe tu sais ce que c'est ? La confiance. » Touché. Mouvement agacé d'une main qui chasse l'air, elle doit se calmer sinon ça va partir en live. Déjà fait, lui souffle un fond de conscience. A qui la faute ? Un verre d'eau qu'elle sert sans le voir, qu'elle avale avec un aspirine sans penser. « Tu veux la jouer solo Gamin et bien tu sais quoi ? C'est bon va... je te retiens pas ! » Coulé.

Et ça fait mal, car elle s'est promis de garder ses proches, de faire de son mieux. Pars tu ne seras pas le premier songe-t-elle rageusement, la gorge nouée aussi fort que ses doigts sur le bord du bar.
Petit con !    

©️ Jason L.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 4:31

Des anti dépresseurs. Pas cool docteur, va falloir une discussion dans un proche avenir. N'empêche, pour l'autre, ce serait juste de la déprime alors ?. Rien de grave, au final. Bon, ok, ça ne lui était jamais arrivé, c'est sans doute ce qui l'avait pris de court, puisqu'il se sentait incapable de comprendre la raison de ce changement qui le tiraillait. Mais de la déprime pour quoi, finalement ?. Parce qu'il n'y avait jamais vraiment eu de suite à une histoire qui n'était même pas encore commencée ?. C'était débile. Tout ça pour ça ?. Veneccia n'avait pas tort, il faisait le gamin, ça tombait sous le sens, avec le recul, pas étonnant qu'elle soit remontée comme une armée de pendules. S'il en avait été capable, il se serait bien botté le cul lui même tout autour de la ville, pour se réveiller, étrange paradoxe quand il éprouvait tellement de mal à dormir. Mais la douche froide qu'il venait de prendre lui éclaircit quelque peu les idées, la brume se dissipait pas à pas dans sa tête. Si ses sentiments à l'égard de sa coéquipière le rendant à ce point branque, autant les étouffer, plus de sentiments, plus de problèmes, plus de sentiments...

Qu'elle était loin la douce époque où il était encore pétri de certitudes, bouffi de confiance, tout était si facile à ce moment là, blanc ou noir, il n'avait pas à se soucier du gris, puisque ça n'existait pas. Quand quelque chose, ou quelqu'un, le contrariait, il n'avait qu'à le démolir, point barre. Il n'avait pas, sans cesse, à s'adapter, à s'ajuster, à se remettre en cause, il faisait ce qu'on attendait de lui, consciencieusement, méticuleusement, on le félicitait, et le monde tournait rond. Bon chien. Fidèle. Docile. Content. Et maintenant, tout partait en sucette, depuis elle. Ce n'était pas vraiment de sa faute, mais quand même, elle devait bien être responsable, un petit peu ? un tout petit peu ? pas du tout ?. Même sa claque lui faisait moins mal que les derniers mots qu'elle avait prononcé. La rougeur passerai vite, mais ce qu'elle lui avait asséné, ça, il ne l'oublierai jamais.

Te parler ?. Mais je ne sais même pas par où commencer !?!. Comment t'aborder ?. Si tu vas m'en coller une ?, te mettre à rire ? me dire que j'ai encore beaucoup à apprendre ?" Il sentait poindre la colère à mesure qu'il vidait son sac, elle bouillonnait en lui, attendant de jaillir tel un geyser, "Tu crois que c'est facile de faire ce premier putain de pas ?, bordel, je sais même pas dans QUELLE direction !!". Voile rouge, voile rouge, le sang bout, le ton monte, le dos se cambre dangereusement..."Tu crois que c'est facile d'avouer à sa partenaire qu'on a le béguin pour elle, qu'on pense à elle jour et nuit, et qu'on n'en dort plus d'attendre un signe ?" mâchoires serrées, dents grinçantes, muscles contractés, c'est à peine s'il avait réussi à articuler cette dernière phrase sans se bouffer la langue et s'étouffer avec, de rage..."eh bien non, O'Donnel, c'est pas si simple...ce chien n'a pas été dressé pour ça...personne ne lui a apprit ce tour là...". Vidé, enfin, foutu sac de briques.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 5:37

" Sous haute tension "


Un mur, un foutu mur de briques voilà à quoi tu te heurtes, à quoi tu vas continuer à te heurter si tu t'obstines. Faire machine arrière est désormais impossible, ils marchent sur un câble à haute tension et ça va finir par leur claquer en pleine face Venecia le sait, tôt ou tard. Vas-y crache la ta foutue pilule !
Persiste et signe avec ton manque de confiance ! Elle rit jaune, lui rire au nez comme si c'était son genre à elle. Lui en coller une pour le jeu, par colère mais pas pour ça. Oh oui t'en as encore beaucoup à apprendre et ça va être cuisant quand ça percutera tes neurones !

Il achève, elle le dévisage et soupire. Vlan, nouvelle claque. Un mur disait-on.
« Premièrement je suis pas responsable ok !? Deuxièmement, on t'a mal dressé tu dis ? Sans déc' j'avais pas remarqué ! Mauvaise nouvelle Reed t'as plus de laisse t'es libre alors tu vas continuer longtemps à courir aveuglement derrière les bagnoles sans penser qu'elles peuvent te foutre en l'air ? » C'est violent comme discours mais justement ce n'est plus de caresse mais bien d'un méchant électrochoc dont il a besoin. « Et fracasser des mecs, la rue, la bagarre c'est facile ça ? Non ça l'est pas mais ça te pose pas de problème que je sache ! Tu veux qu'on cause j'ai pas de problème avec ça mais j'en ai face à ta connerie ! T'es flic maintenant Caleb, tu bosses sur des meurtres tu mènes des interrogatoires tu vois défiler des cadavres et tu vas me faire croire que me dire un truc pareil à MOI ça te détraque ? » Si avec ce hurlement final elle ne lui a pas décollé les tympans il sera chanceux. « C'est quoi le problème dans ton cerveau bordel de merde ?! »

A bout de nerfs et de souffle, O'Donnell passe nerveusement les doigts dans ses cheveux, y remet un semblant d'ordre. Dans sa poitrine son cœur bondit avec la force d'un gong, ça sent le roussi elle devrait juste se barrer maintenant et le laisser méditer mais non elle ne peut pas. Ce raisonnement la dépasse, la dérange ça n'a aucun sens pour elle. Il a un souci ce mec... Attends... et merde.

« En fait on en est là, je suis ton problème. Génial... » La voix cassée, un ton plus bas pas moins orageux. La tempête gronde toujours. « Bien, commençons par là alors c'est teeeellement plus facile à gérer de mon côté semble-t-il. » L'acide qui traîne sur sa langue la dérange d'avance, tant pis pour maintenant. Foutu pour foutu. « Formaté et nombriliste ça va tu te plais bien en haut de ton piédestal ? On dû te porter vachement haut et te congratuler à tours de bras pour que tu en arrives à un tel niveau de mauvaise foi. On a certainement oublié l'humilité dans tes paramètres... » Ok calme toi, c'est assez. Pas encore ! Il la trouvait intègre et juste c'est ça ? « T'es plus le prodige de Weins, tu peux l'oublier l'époque où on te médaillait pour avoir gentiment fait ce qu'on attendait de toi. Réveille toi, j'ai pas de temps à perdre avec un robot. »

Et comme pour le prouver elle lui tourne le dos, s'éloigne, un pied sur la première marche des escaliers...

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 15:02

Elle avait raison sur toute la ligne. On ne lui avait pas appris l'humilité. Là où il avait passé son enfance, c'était un signe de faiblesse, la marque des victimes, une invitation à se faire cogner, l'humilité n'était qu'une invitation à l'humiliation, mais comment pouvait elle bien comprendre ça ?. Elle avait une famille, elle, elle avait grandi plutôt normalement, classiquement, qui sait comment lui aurait poussé avec les bonnes conditions ?. Mais rien ne servait de ressasser le passé, il ne pouvait être changé de toute façon. Le sien était merdique, mais il n'en avait pas d'autre, son présent commençait à battre de l'aile, et à ce train là, son futur allait finir au caniveau, comme lui. Il était peut être temps de changer de paradigme, amorcer sa chrysalide et faire peau neuve. Tout ce qu'il était, sa façon de penser, ce qu'il s'autorisait ou pas à ressentir, les fondements de sa personnalité, ce sur quoi il avait bâti son personnage, tout cela devait évoluer maintenant. La récréation était terminée, la maîtresse venait de sonner la cloche. Les siennes en l’occurrence.

C'était ça qui le taraudait ces dernières semaines, et il venait de percuter. Faut dire qu'elle n'y était pas allé avec le dos de la cuillère, loin de le ménager, elle avait appuyé où ça blessait le plus, ouvert les plaies, claqué du gros sel, refermé et appuyé de plus belle. Et lui avait prit ça pour argent comptant, sans chercher à comprendre qu'effectivement, il manquait cruellement de recul, autant qu'elle manquait de tact, de diplomatie. Sauf qu'à sa façon, tordue mais honnête, elle avait tenté de le faire sortir de sa coquille, de s'ouvrir, elle lui avait offert une chance de grandir. Mais lui ne s'était focalisé que sur le ton, pas sur le message, et avait raté l'essentiel. Jusqu'à maintenant.

Il se leva, et lui emboita le pas, attrapant sa main, avec délicatesse cette fois "je te demande pardon, pour m'être comporté comme un..gamin, y'a pas d'autre mot, t'avais raison. J'avais pas réalisé que tu cherchais à m'aider, j'ai pas vraiment l'habitude de ça, tu sais ?. Personne avant toi ne l'avait fait, ni même chercher à me demander ce que je voulais vraiment. C'était ça, exactement ça, les mots coulaient à présent avec simplicité, naturellement, et petit à petit, il sentait que c'était juste. "Ni ce que je choisirai de devenir. Et maintenant, je sais ce que je veux. Être un bon flic, pour moi, pour ma partenaire, pour cette ville. Et être à tes côtés aussi, peut importe ce que ça veut dire, être avec toi. Grandir. Tu me montrerai, s'il te plait ?.[/color]

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 16:10

" Sous haute tension "


La routine, son quotidien. Venecia écoute, hoche la tête et maintenant oui elle sait qu'il a compris ses mots. Voilà qui est fait, comme souvent. « J'ai commencé à le faire, je ne te lâcherai pas en si bon chemin. » Elle n'abandonne personne. Sa main file sous la sienne, elle avance sans rien ajouter et la porte de la salle de bain se ferme sans bruit sur sa silhouette à l'étage.

Sa douche est rapide, elle est juste vidée et lorsqu'elle s'étend sur son lit la tête calée sur son oreiller c'est avec l'impression de porter deux tonnes à bout de bras. Il la croit sans doute bien dans ses godasses, s'imagine que c'est plus simple d'être elle. Dans le fond c'est juste différent... Même pas le temps de fermer les yeux, son téléphone sonne. Aucune envie de décrocher mais le « maman » oblige, Venecia s'exécute. Salutations ordinaires mais son frère devenu pompier de carrière a entendu par un collègue qu'elle avait subit quelques coups alors on vient aux nouvelles, O'Donnell rassure, force sa voix à la neutralité. On lui parle du plus jeune qui s'est fait pincé la veille avec un taux d'alcoolémie trop élevé et qu'il déconne. La brune demande à lui parler, fait la leçon avec fermeté malgré tout. Maman parle de choses et d'autres ensuite, raconte que dans la rue on a incendié leurs poubelles et vandalisé quelques voitures et la jeune femme promet de passer rapidement pour tirer la chose au clair. Au revoir, je t'aime, sois prudente... enfin le silence.

Un voile lui brouille la vue, c'est seulement nerveux. Éduquer, conseiller, réprimander, corriger si besoin est... cette casquette est devenue si normale, la routine comme dit plus tôt. C'est son lot à elle... Sur la commode traîne une large photo de famille où un homme figure encore. Un père dont elle a accepté d'endosser le rôle, elle ne pouvait pas fuir, elle n'avait pas le droit de se soustraire à une telle responsabilité. Ils avaient, ont et auront toujours besoin d'elle... Comme d'autres. Impression d'avoir hérité d'une nouvelle mission nommée Caleb. La flic n'aime pas le voir sous cet angle, personne ne l'a forcé, non mais elle ne pouvait tout de même pas le laisser livré à sa déprime et le voir se décomposer au fil des jours ?! Non, alors c'est la bonne décision. Assume, elle assume.

Levée, elle passe une chemise et un jean. Elle ne dormira pas, autant trouver de quoi s'occuper. Pas d'humeur, tourne comme un fauve dans sa chambre sans savoir par où commencer. Devenue éducatrice jusque chez elle, ses envies dévorées la brune commence d'ors et déjà à dresser une liste mentale de ses prochaines virées et devoirs divers. Un ours en cage, un buffle confiné dans son box. Ça devait arriver, un bouquin vole, un miroir vole en éclats... ça ne la calme même pas. Pfff....

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 17:09

La tension s'était évanouie en même temps que Veneccia, et Caleb commençait à éprouver du soulagement, d'avoir ainsi crevé l'abcès. Plus de faux semblants, dorénavant, il allait pouvoir reprendre le cours de son existence, et amorcer le changement qui s'imposait. Et pour l'heure, il avait envie de se défouler, pour chasser les derniers vestiges de ce mauvais rêve. Seulement, il ne voyait pas trop par où commencer ?. Veneccia avait entrepris de dézinguer le mobilier, mais bon, c'était ses meubles, elle avait droit de vie et de mort dessus, lui n'allait pas prendre cette liberté, c'eut été malpoli. A la place, il entreprit de fixer le sac un peu plus solidement, cette fois, aux poutrelles de métal de la charpente. Après un rapide bricolage, il testa la solidité de son rafistolage, balança une volée de coup, doucement puis de plus en plus vite, de plus en plus fort, ça tiendrai, bonne nouvelle. Il enchaîna rapidement, sa force revenait à chaque impact, ses muscles chauffaient, en dépit de la fatigue, le sang circulait à toute vitesse, chargé d'adrénaline, son corps était parcouru de frissons électriques, c'était comme de revivre. Au bout d'un moment, il dut quand même arrêter, trop prématurément à son goût, mais il était en nage, et il avait le souffle court. La fatigue accumulée, la perte d'appétit, tout ça l'avait miné, et il en voyait maintenant les effets. Et il crevait la dalle, pour sur. Il ratissa le frigo, ce qui ne prit pas tellement de temps, puisqu'ils ne stockaient jamais trop de bouffe, pas le temps ou l'envie de faire la cuisine. Il se goinfra littéralement, sans vraiment regarder la fraîcheur ni se soucier de savoir s'il appréciait ou pas, il s'en foutait, du moment qu'il se remplissait, et tout avait finalement bon goût, tant il avait faim.

Lorsqu'elle descendit enfin, il l'attendait, assis dans le canapé, en tenue de sport, les pieds nus.
Incapable de dire si la tempête était passée, cependant, on pouvait en douter avec raison, et il ne se risquerait pas à chatouiller le dragon, il faudrait du temps. Il avait entendu le bris de vitre à l'étage, et sans être devin, il se doutait qu'elle avait besoin, à son tour, de relâcher la pression. D'un hochement de tête, il lui désigna le sac, qui pendait mollement, attendant leur bon vouloir.

"J'ai raccroché de truc, on dirait qu'il n'est pas encore bon pour la retraite. Je me demandais, je ne suis pas trop mauvais, aux poings j'entends. Mais après t'avoir vu te servir de tes pieds, j'ai pensé...que tu pourrai m'apprendre deux ou trois trucs...si t'as le temps, et si tu veux bien.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Sam 16 Juin - 18:05

" Sous haute tension "


Elle jette les débris, se colle une baffe mentale. Détruire ses affaires ne l'aidera pas plus que de cogner un mur. C'est stérile car elle ne doit sa mauvaise humeur qu'à une accumulation de points noirs dans une seule journée. Elle s'abrutit dans le rangement de sa chambre, plie son linge de façon mécanique et parvient à stabiliser la tension de ses nerfs à un niveau médium. Un soupir aux lèvres, elle s'étire et gagne le rez de chaussé pour trouver ses cigarettes, grimpant au passage sur l'un des tabourets.

Pour un peu elle se forcerait à oublier sa présence, pour mieux faire le vide et chasser toute nouvelle énergie négative mais Venecia écoute tout de même, lorgne sur le sac au loin. Même pas envie d'y toucher, elle s'en fiche. Quant à enseigner quoi que ce soit dans cet état d'esprit c'est peine perdue aussi lâche-t-elle d'un ton peu concerné « On verra plus tard. » Pas que l'envie de lui balancer un genou en pleine poire la dérangerait pour le coup mais ce ne serait pas pour les bonnes raisons. Depuis quand est-elle capable d'autan de dédain ? O'Donnell l'ignore, c'est une fonceuse. Pas envie !

Ravie de te savoir revigoré s'entend-t-elle penser et elle se mord la langue, pas peu fière d'avoir évité de prononcer ce genre de phrase. Il s'est secoué les puces, Reed a posé ses pieds sur terre ma foi tant mieux. C'était si facile ? Bon dieu elle aurait dû le gifler plus tôt.
Qu'est-ce qui te dérange tant que ça ? Bonne question ! C'est étrange à avouer et peut-être n'est-ce qu'une vue biaisée de son esprit chahuté par sa rencontre avec le sol mais elle n'a plus l'impression de le connaître. Caleb Reed lui apparaît autrement, comme ayant perdu ce truc qui faisait son charme... Trop piteux pour son propre bien ? Comme un gamin puni qui cherche la rédemption, le pardon en osant maladroitement, timidement de regagner un peu de prestige vis à vis de son mentor. Y'a de ça, sans doute... le mal est fait.

Douloureusement elle se souvient que Zachary, même au summum de son incompétence, de ses conneries ou de son manque de sérieux ne se serait roulé en boule et aurait attendu qu'elle daigne à nouveau lui accorder une attention. Non lui ne prenait aucune responsabilité, jetait aux orties les excuses ou bien ne les sortait que par obligation et ce sans la moindre sincérité. Elle fulminait, beuglait l'insultait de tous les noms et l'aurait même volontiers dégommé mais jamais il ne lui était venu à l'esprit de s'en détourner. Parce qu'elle n'avait rien à lui apporter, pas plus que lui pour elle et leur tandem s'accordait en perpétuel désaccord.
Il ne l'écoutait pas, faisait n'importe quoi et Venecia avait tellement ramassé ses pots cassés qu'elle ne les comptait plus et ne prenait pas d'avantage la peine de le couvrir. Chacun sa merde, t'es un homme assume qu'elle disait. Puis il minaudait avec toute sa fausse tristesse et ses larmes de crocodile pour qu'elle remplisse les rapports à sa place, elle finissait par craquer mais coéquipier tout de même, Gaunt ne partait pas avant elle, posait régulièrement les cafés sur le bureau et il allumait les clopes qu'ils consommaient... c'était comme ça.
Un trou béant dans son existence, voilà ce qu'il laisse. Ils n'étaient pas attachés, n'avaient aucune tendresse l'un envers l'autre, se cognaient bien plus qu'ils se tendaient la main et pourtant il lui manque comme un organe volé. C'est con... et ce rythme de croisière déglingué, ce vortex qui bousculait sa vie, Venecia sait qu'elle ne le retrouvera jamais. C'est terminé.

La vie doit continuer, fade ou pas, remplie ou vide on a pas le choix. Alors elle se lève, ramasse sa veste restée sur le canapé. « J'vais faire mon rapport au poste, prends quelques jours le temps que ça se calme ça te fera pas de mal. On se voit plus tard... » et se penchant pour ramasser ses rangers elle secoue la tête, haussant les épaules. « En fait non, fais comme tu le sens. » Elle s'en fout. Elle ne devrait pas ; navré mais dans cet état aussi horrible que ce soit, aussi méchant soit-il de le penser … il ne l’intéresse pas. Après les flammes, l’électricité voici la banquise... Condoléances Reed.

©️ Jason L.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 0:24

Bon. Fallait pas attendre un miracle non plus. Voila qui allait demander du temps et des efforts pour arranger les choses. Il y a plus de chance de retrouver un billet de 100 dollars perdu au milieu du quartier sud, que la confiance de Veneccia après un tel fiasco. Qu'à cela ne tienne, ça prendrait ce que ça prendrait, il était prêt à faire ce qu'il fallait pour réparer ses erreurs, il le lui devait bien, après tout ce qu'elle avait fait pour lui, et tout ce qu'elle représentait encore. Sa suggestion n'était pourtant pas dénuée de sens, prendre un peu de repos, se mettre en congé un moment, histoire de tasser les choses, c'était sans doute ce qu'il pouvait faire de mieux, pour l'heure. Il allait se retaper dans les règles, et revenir pas à pas à son niveau, sans brusquer les choses, et peut être que de son côté, elle n'avait plus envie de le voir trop rôder dans ses parages. Autant faire profil bas, et laisser retomber la colère.

Des vacances. Drôle de concept, encore jamais étrillé, que faisait-on en vacance ?. Il était coincé ici, pour l'heure, alors autant se mettre à l'aise, et ça commençait par une bonne douche. Une fois propre et apaisé, il passa en revue les différentes options. Le quartier n'offrait pas beaucoup de possibilités, en terme d'échappatoire, c'était un lieu calme, tranquille, à la faune éclectique mais sans grand intérêt, d'où le fait qu'on puisse choisir de s'y installer, justement, pour fuir un peu le tumulte du reste de la ville. Et de toute façon, elle avait pris la voiture, et il n'avait pas envie de se coltiner les transports en commun, trop de risque de finir par défoncer un couillon en maraude, surtout qu'en ce moment, c'était pas les envies qui manquait. Ni la disponibilité. Il balaya l'appartement du regard, plus l'envie de traumatiser tout seul le sac de la discorde, de toute façon, il avait bien donné, physiquement, et aspirait surtout à se vider la tête. La télé ?. Pourquoi pas. On lui avait apprit qu'on y déversait énormément de conneries, du coup, ça ne l'avait jamais trop attiré, il avait déjà son compte chaque jour au boulot, inutile de faire des heures supplémentaires une fois rentré. Mais bon, faute de grive, on bouffe du merle. Il alluma la chose et entreprit de parcourir les chaines, bon gré mal gré. Les retransmissions de football lui donnait trop envie de jouer, ou de cogner l'arbitre. Les documentaires animaliers ?. Tu manges, ou t'es mangé, rien d'extraordinaire non plus, c'était la vie et ça se passait comme ça chez les humains aussi. Surtout que la plupart de ces espèces étaient déjà éteintes, trop tard pour elles, à quoi bon s'extasier ?. De la merde, un peu partout au final. C'est alors qu'il remarqua le carton sous le meuble télé, peut être était-ce la vidéothèque de Veneccia. Quel genre de film pouvait bien regarder la belle brune ?. Poussé par la curiosité, il farfouilla dedans.

Des cassettes. Vintage jusqu'au bout des ongles. Plus par curiosité que par indiscrétion, il en essaya une. Il s'imagina qu'elle devait aimer les vieux polars, ou les films d'action avec cet acteur qui avait failli devenir président en 2030, Schwarz quelque chose, peut être qu'il trouverai des rééditions plus récentes pour les lui offrir, histoire de se faire pardonner. Ça valait le coup de tenter, au pire ça l'endormirait. Il inséra la première cassette, et attendit. On aurait dit un film amateur, amalgame de plusieurs morceaux, enregistrés à la suite les uns des autres, dans une sorte de logique tordue, beaucoup de films d'horreur, de piètre qualité, le tout donnait un sens à l'absurdité, comme si on avait compilé plusieurs morceaux dans le but d'en tirer une cohérence malsaine. Drôle de choix. Il changea de cassette, et encore une fois, le même style de montage, dérangeant, vicieux, bigarré, la même façon de mixer les horreurs, mais pas pour susciter du suspense, juste raconter des histoires dégueulasses. Dans quel but, Caleb l'ignorait. Et c'était comme ça sur tous les films de la boite, rien d'autre ne sortait du lot, en voir un, c'était les avoir tous vu. A la fin, il les remit au fond du carton, et c'est là qu'il trouva l'enveloppe. De petits carrés de papier coloré dépassaient, le genre dont on se sert pour laisser de petits messages, avec à chaque fois, de petits dessins griffonnés à la va-vite. Pas vraiment cinéphile, ni amateur d'art, il reconnut tout de même quelques détails, il avait déjà vu ce genre de représentations, bien avant d'être flic. Il l'avait sur le bout de la langue, et en quelques minutes de réflexion, la vérité le frappa comme la foudre. Il savait où il avait déjà vu ces merdes. Jason Lecter, terreur du quartier sud, fléau de New York et principale calamité de cette sombre époque. C'était l'une de ses signatures, quand des saloperies venaient d'être commises, mais qu'est ce que ça foutait chez Veneccia ? Mis avec les vidéos louches, ce ne pouvait pas être une coïncidence. On l'avait mis en garde, à l'Académie, parlé à mots couverts des dangers de l'extérieur, parmi lesquels le tristement célèbre clown sadique et sa bande de dégénérés. Il avait été une des motivations qui avaient poussé Caleb vers le boulot de flic, lui et une certaine catin de luxe de ses connaissances, un but à plus ou moins long terme.

Il passa une bonne partie de la nuit à cogiter, sur les tenants et aboutissants de sa récente découverte. D'après les dernières rumeurs de la rue, Lecter était mort, bon débarras. Sauf que personne n'avait vu le corps, ni été témoin de la mort du fou. Donc, pour autant qu'on savait, tout le monde espérait juste que ça soit vrai, que le clown soit mort, mais personne ne pouvait le certifier avec exactitude. Intéressant, peut être était ce là le genre de vacances qui lui plairaient le mieux. Une chasse à l'homme, ou au fantôme. Peut être qu'il n'y avait plus rien à déterrer, mais ça l'occuperait. Il savait déjà qu'on avait descendu aux archives la majeure partie des dossiers sur Lecter et sa bande, peut être un peu vite, comme si l'on avait cherché à exorciser la bête en la foutant aux oubliettes. Demain, il allait faire un tour au commissariat, après tout, même en disponibilité, en repos forcé, rien ne l'empêchait d'aller voir les collègues aux archives, ils apprécieraient certainement un peu de compagnie.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 8:14

" Sous haute tension "


Besoin de se ranger chacun dans son coin pour faire le point sur la situation. Leur récente altercation a beau avoir laissé un goût amer, Venecia sait que ce ne sera pas inutile dans le temps. Elle l'espère surtout.

* * *

Les jours ont filés sans qu'ils ne se croisent plus que de raison, parlant peu et préférant s'occuper en solitaire. Des banalités échangées entre deux cafés, la répartition du courrier, de l'utile guère plus et on repassera pour l'agréable. Caleb a obtenu un congé, O'Donnell ne le surveille pas et lui laisse champ libre. Comme à chacun sa vie, sa routine hors mi le fait qu'ils partagent le même toit... enfin partagent, c'est vite dit. A se voir si peu, leur colocation est devenue limitée pour ne pas dire distante. Il faut du temps... Venecia tâche de s'en convaincre encore que... Il est tout de même très étrange depuis un moment. Évasif, occupé dans sa chambre pour ce qu'elle en sait, comme abruti dans une occupation mais laquelle ? Elle l'ignore et ne cherche pas à savoir. Jusqu'à cette semaine.
Au détour d'un couloir du commissariat deux agents sont venus lui causer à elle, lui demandant si Reed bossait sur un truc précis. Surprise bien que n'en montrant pas le quart la brune a questionné, finissant par apprendre qu'il repartait régulièrement des archives les bras chargés de paperasse en grande partie réservée à Jason Lecter et sa bande... Tiens donc. Elle mit plusieurs heures à se remémorer un détail, le carton sous la télévision. Elle le connaît par cœur, l'a retrouvé mal rangé. Les films n'étaient plus dans l'ordre qu'elle leur a donné. Le rapprochement fut vite fait. Caleb a donc déniché ce carton à « cadeaux » qu'elle avait hérité du clown barge. Le fondement d'un accord tacite entre la flic et le criminel. Tu parles d'une trouvailles.

Elle ne s'en est pas formalisée pour autant, le passé c'est le passé. Un lien trop lointain avec ce dingue qui ne l'impliquait ni de près ni de loin. A quoi bon ? Non c'est plutôt l'obstination maladive de son coéquipier qui la perturbe. Venecia a bien songé à en discuter, jusqu'à frapper à la chambre du jeune homme et faute de réponse jusqu'à pousser la porte. De mémoire elle n'a pas vu ça depuis Tess, un tel regroupement d'informations placardées, de coupures de press, de photos, de fils tendus d'affaires à affaires... c'est anormal cette obsession. Quel besoin, quelle nécessité peut-il y avoir dans le fait de faire sortir de terre le spectre du plus grand fléau que la ville ait connu cette dernière décennie ? Caleb sort de Weins, de l'école autrement dit... il n'a pas à se soucier de Lecter et à sa souvenance, il n'y a aucun lien entre le prodige et monstre qui justifie tout ça. Il faudra crever l'abcès Venecia en a parfaitement conscience, assez tôt pour éviter un drame et éventuellement pour canaliser son partenaire. C'est vite dit ça. Et pour l'heure c'est une toute autre compagnie, beaucoup moins musclée- qui l'occupe.

Qui ronronne contre son dos tel un chaton, ses longs cheveux blonds glissant le long de ses épaules. « Tu pars déjà ? » le ton est peiné, O'Donnell sourit, caresse du revers de ses doigts la joue de la donzelle qui se presse plus fort contre elle.
« Je bosse demain Gidget, et j'ai des choses à faire. » Soupir à fendre l'âme dans le creux de son cou
« T'es toujours trop occupée. » Un rire échappe à la brune, elle roule des yeux sans agacement.
« Pardonnez moi votre Sucrerie, j'ai un emploi du temps chargé. » L'autre part d'un rire cristallin, pose un baiser sur sa joue et roule sur le matelas en battant des jambes.
« Je vais prendre rendez vous et occuper plus d'heures dans ton planning la prochaine fois pour la peine ! Allez encore un câlin !! » elle est mignonne. Bizarre mais mignonne... La nuit est déjà tombée elle ne peut pas rester encore. Pas le temps... jamais assez de temps.

* * *

De retour au loft Venecia dépose veste et effets divers dans l'entrée et se s'offre un grand verre d'eau avant de tout simplement se laisser tomber sur son vieux canapé. Sa chemise embaume d'un parfum sucré, des paillettes luisent entre ses cheveux sombres, comme d'habitude. Machinalement elle fait rouler entre ses dents la sucette offerte -de force- un peu plus tôt. Sa condition de sortie : si tu ne la prends pas je vais me fâcher. Elle dit ça à chaque fois. A ce stade O'Donnell ne se formalise plus et consomme la friandise sans ronchonner. Pas qu'elle adore le sucre c'est même le contraire mais de temps en temps et pour une bonne raison, elle fini par trouver le concept amusant. Une sorte de réconfort, un détail mais qui a fini par revêtir une sorte d'importance. Comme un morceau de souvenir de leur petit moment pas très sage.

Parlant de pas très sage, une porte vient de s'ouvrir. Celle de l'étage si elle ne se trompe pas. Caleb n'est pas couché donc... est-ce le bon moment pour lancer le débat ? Y'a-t-il seulement un bon moment ? Sans doute que non. Venecia hésite, elle a passé un début de soirée plutôt agréable et ne souhaite pas voir poindre un nouvel orage cela dit... Cela dit elle doit tout de même faire la lumière sur tout ça. Ah la la... Quand il faut il faut. Une longue expiration, la brune avale une gorgée de son verre et cale à nouveau le bâton entre ses lèvres. Son regard croise le sien, l'hésitation prend de l'ampleur. La détermination lui va bien aux traits, elle doit l'admettre... Parler ; il faut parler. Mais justement, cela fait des jours qu'ils ne se parlent pas. Alors y revenir, faire comme avant...

« Tu me passes une clope s'il te plaît ? » Il faut bien commencer quelque part. C'était plus simple avec le sac de frappe entre eux non ? Plus agréable surtout. Allez, faut se secouer un peu là ! « Au fait, j'espère que tu n'as pas fait trop de trous dans les murs, parce que vu l'allure à laquelle tu les recouvres ta chambre va finir par ressembler à une passoire. » C'est un début bravo... un tout petit début...
Court silence. « Tu t'en sors avec tes archives ? » très très petit...  

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 15:47

Il n'avait pas remarqué son retour. Cela dit, il était vraiment, vraiment très absorbé, ces derniers temps, et comme de toute façon, ils ne s'adressaient plus que brièvement la parole pour échanger des banalités... Il la croise en descendant, un crayon entre les lèvres, il tenait un dossier ouvert et entourait les incohérences qu'il pouvait relever, dans les témoignages, les chronologies, les lieux. Elle mange des sucettes maintenant ?. Ok, c'était sa vie, après tout. Là, il était trop occupé pour penser à autre chose. Cette mise à pied volontaire lui avait fait le plus grand bien, il se levait et se couchait à heures fixes, mangeait sainement et recommençait un régime protéiné, il alternait des séances d'exercice entre deux piles de dossiers, pour se remettre les idées en place et pour ne pas s'encroûter, en clair, il pétait la grande forme olympique, rien à voir avec la loque qu'il avait bien failli devenir quelques semaines plus tôt. La nouvelle mouture de Caleb carburait à plein régime, sa détermination grandissait de jour en jour, tandis qu'il se plongeait dans la plus formidable enquête policière jamais entreprise. Et aussi jamais terminée. Quoiqu'en disaient les autres, on avait clôt le dossier par soulagement plus que par professionnalisme, et il restait beaucoup de zones d'ombre à éclaircir.

Arraché à sa concentration, il lui tendit presque machinalement une clope, le regard toujours perdu dans les rapports d'autopsie. Étonnant, bon nombre des meurtres qui étaient imputés au clown portaient sa signature évidente, les stigmates de sa sociopathie, mais un nombre significatif semblait être l’œuvre d'une autre personne, comme si chaque artiste frappadingue avait ressenti le besoin d'apposer son propre sceau dans l'horreur. Il avait commencé à trier les éléments qui identifiaient les associés connus de Lecter, leurs profils, leurs habitudes, si le clown était encore de ce monde, l'un d'entre eux saurait certainement où le trouver. Il posa ses papiers sur le plan de travail, ouvrit le frigo et prit le shaker qu'il avait fait quelques heures avant, mélange de fruits mixés, de vitamines en tout genre, entre les plats qu'il préparait la journée. Il cuisinait toujours pour deux, répartissait les parts dans des plats à réchauffer, il ne mangeait plus que rarement avec Veneccia. Au début, parce qu'il préférait éviter sa compagnie, la gêne perdurait, et il n'avait pas envie d'en rajouter. Ensuite, comme aucun des deux ne souhaitait briser la glace, chacun vivotait de son côté de l'iceberg, et ce statu-quo rythmait désormais leurs journées. Et comme il se consacrait à son enquête, ce n'était pas plus mal comme ça.

Il avait rapidement transformé les murs de sa chambre en salle de travail, organisée, classée, rangée, l’entrelacs de fils rouges et noirs, servant à établir la corrélation entre des lieux, des événements, des individus, formait une toile complexe pour un œil non averti, pour lui, c'était juste un schéma bien maitrisé dans lequel il évoluait avec assurance. Une sorte de Jackson Pollock du crime dans le Sud de New York, dans sa période post-apo.
Il avait rapidement manqué de place, et avait acheté des tableaux sur roulette, certains en liège, d'autres en plexi, il pouvait ainsi superposer certaines recherches et s'offrir une perspective nouvelle. Il avait méticuleusement photographié chaque détail, chaque vue d'ensemble, chaque évolution de son travail, pour le cas où il devrait rendre les dossiers prématurément, ou s'il devait déménager son boulot au commissariat, auquel cas, il saurait dans quel ordre replacer son canevas.

"T’inquiètes pas, je boucherai les trous quand j'en aurai fini. lança t'il, sans animosité ni chaleur, juste le timbre neutre d'un homme concentré, happé par sa tâche, qui reléguait au second plan ce genre de considérations triviales, la maçonnerie attendrait son tour. En revanche, loin d'être trivial, l’intérêt soudain qu'elle lui manifestait piquait sa curiosité. Il ne s'était pas fait d'illusions quand à la confidentialité de sa démarche, même si elle feignait de l'ignorer, Veneccia était tout sauf une idiote, elle savait depuis le début ce qu'il manigançait. Elle avait cependant choisi de ne pas s'immiscer et avait laissé à Caleb le champs libre pour mener ses investigations, et il lui en savait gré.
"Ça avance pas si mal en fait, en dépit du bordel quasi biblique dans le traitement des dossiers, mais je commence à m'y retrouver. A terme, je pourrai presque retracer le pédigrée de Lecter et de sa bande, jour après jour, mois après mois, il y a beaucoup de matière à exploiter, et j'ai bien l'intention de trouver les pistes que je cherche.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 17:20

" Sous haute tension "


Ok plus détaché tu meurs, ou tu es mort au choix. La cigarette lui est tendue presque par automatisme, une mécanique bien huilée. La brune n'est pas sans connaître cette concentration, certaines de ses affaires l'ayant elle même tant tenues en haleine qu'elle en oublia de dormir. De fait il lui sembla logique pour ne pas dire évident, de respecter le travail de son cadet. Ne pas le déranger, lui laisser de l'espace et lui offrir un lieu où il peut se consacrer sans gêne ni pollution d'aucune sorte à ses investigations. Elle aurait apprécié qu'on fasse de même pour elle, c'est donc légitime.

Puis ce soir, vient de temps juge-t-elle de lui manifester un intérêt. Car le problème d'une enquête de cette envergure ce n'est pas tant le nombre de dossiers, les visions de l'horreur ou les rapports de médecin légiste à décortiquer non : c'est la spirale. Ce trou qui se creuse peu à peu entre la réalité et l'enquête lorsqu'on perd la notion du temps, lorsque apparaît le contentement presque malsain de la voir avancer. Il faut savoir décrocher. Et pour l'avoir vécu Venecia sait que seul, la gestion dans sa globalité est complexe. Au pire elle espère aider un peu, juste un peu et cela même si elle n'approuve pas la chose. Lecter est une malédiction, une bête noire et à force de remuer la cendre de ses méfaits, de sa décennie de cauchemars qui sait s'il ne finira pas par pointer à nouveau le bout de son nez comme si on l'avait invoqué ? Une caresse glacée tombe le long de ses reins, elle n'ose pas l'envisager...

La friandise achevée, Venecia pose le bâton sur la table basse et allume enfin sa cigarette, acquiesçant. « Je ne vais pas te mentir, certains dossiers n'ont certainement jamais été bouclés. Faute d'éléments, de temps aussi et malheureusement pour certains d'identité. » Elle hausse les épaules, fataliste. « Il y a eu une vague de clandestins, des sans papiers ou des expatriés rendus tellement méconnaissables sur lesquels il était impossible de mettre un nom. » Sa voix se pose comme on raconte une triste histoire. Caleb n'a pas connu cette époque, au pire il aura eu en main la même chose que la populace c'est à dire les journaux, les infos mais ils étaient bien loin de tout dire. « Quand Lecter a fermé le Sud à la police du jour au lendemain c'était vu comme un délire. Au début les chefs, tous ont pensé que c'était du cinéma et qu'un seul type fardé ne pouvait pas avoir fait ça aussi facilement. » La brune lâche un rire jaune, tire sur sa cigarette. Elle se souvient. « Ils se sont plantés. » Une équipe entière avait payé en morts le manque de considération apporté à Jason et sa clique toute neuve. Le Clown avait averti, la menace était tombée dans l'oreille de sourds et la sentence tombée comme un couperet de boucher. « On a perdu trois lieutenants et six agents tous armés jusqu'aux dents ce jour là. Ils n'ont pas fait plus de cinquante pas dans le Sud... La suite tu la connais, plus personne n'a réellement bougé. Pas que je jette la pierre aux autres mais ils n'avaient pas envie de se faire descendre et encore moins dans ces conditions. Être tué c'est une chose, devenir le jouet d'un prédateur dégénéré c'en est une autre. »

Sinon, n'es-tu pas sensée trouver son obsession anormale et couper court ? Merde. Le cas Lecter, c'est une méchante saleté. Un virus, ce type et ses faits d'armes sont une vraie maladie, un vent toxique qui vous ronge les neurones et vous prive de sommeil. O'Donnell l'avait compris bien avant d'autres, avait choisi de ne jamais s'impliquer à haute échelle et pourtant... elle doit être la dernière encore en vie à pouvoir se souvenir de quatre vingt dix pour cent des victimes des Monstres. Membre de premier maillon, de l'équipe qui déterminait si oui on non l'affaire présente sous leurs yeux était l'oeuvre des bêtes ou non : Elle et Zachary. Les seuls qui osaient encore laissé plaque et pare balles au vestiaire pour s'engouffrer dans le Sud en faisant profil bas, sans jamais scander leur profession ni faire de zèle. Respectant par obligation certes mais aussi par besoin les codes d'un terrain ennemi. Venecia en sait beaucoup, pas autant que Tess qui est encore la mieux placée mais contrairement à la blonde, elle a passé bien plus de temps à travers cette zone de guerre pour avoir cerné Lecter au delà de lui même. La faune locale, elle la connaît par cœur.

Pensive, Venecia se mord la langue et songe -encore- que pour leur bien il ne faut pas gratter cette terre là. Il ne faut pas arracher la bête à sa tombe aussi factice soit elle. Arrête alors ! Une maladie... une pandémie. La peste et le choléra ne sont rien en comparaison de cette légion infernale qui a bouffé la ville jusqu'au bitume.
Rien à faire, elle n'a pas le droit de laisser son équipier glisser seul à la bouche de l'enfer. Les sermons, les mises en garde meurent au fond de sa gorge alors elle se lève, avance à hauteur de Reed et lui prend sagement le dossier des mains sans l'ouvrir. Rapide coup d'oeil sur le nom qui y figure, sa mémoire s'enclenche. Une de ses maudites qualités, elle se rappelle trop bien de trop de choses. « Ah... l'épicier. Il tenait une supérette de nuit dans le quartier du milieu. » Elle ne tourne même pas les feuilles. « On a eu la vidéo surveillance, Lecter s'est pointé comme une fleur et l'autre a voulu appeler les flics. Il lui a fracassé le crâne cinquante sept fois dans la caisse... le pire c'est qu'il a tout de même laissé de quoi payer le paquet de café péruvien qu'il était venu chercher. En petite monnaie, le compte exact avant de faire coucou à la caméra et de s'en aller. » Doucement, elle lui tend la pochette cartonnée les yeux dans les yeux, sincère. Les mâchoires d'un piège claque en un sinistre écho au fond de sa tête. « Besoin d'un coup de main ? »
Plutôt crever que de l'abandonner.  


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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 18:12

On pourrait facilement l'oublier, comme ça, mais même quand deux flics se brouillent, ils mettent toujours leurs différents de côté pour les besoins du boulot. Et O'Donnel en connaissait un rayon sur le sujet, sur le cas Lecter en particulier. Son nom apparaissait régulièrement sur les rapports, quand ce n'était pas de sa main qu'ils étaient rédigés. Elle connaissait le terrain, les enjeux, et quasiment aucune limite dès qu'elle était lancé au cul de quelqu'un. Elle lui tendait une main, en guise de réconciliation, mais aussi, au fond, pensait-il, parce qu'elle non plus n'était pas certaine du trépas de la bête. Il avait attendu ce signe depuis assez longtemps, l'occasion de renouer sur des bases plus saines, de restaurer la confiance, c'était l'une de ses motivations lorsqu'il reprit en main les pièces à conviction, bien décidé à apporter un point final à toutes ces années de lutte contre la barbarie organisée du sud. Il sourit à cette perspective.

"J'accepte volontiers, partenaire. Il rassembla les piles de dossiers qu'il avait descendu avec lui, et les redistribua dans un ordre précis, comme un croupier de blackjack, suivant l'ordre de ses annotations personnelles. "Bon, par où commencer ?". Il ré-ouvrit le cas de l'épicerie, qu'elle venait d'évoquer, et parcourut les lignes du bout du crayon. Elle avait mis le doigt sur des détails qui paraissaient insignifiants pour d'autres, mais qui aidaient à cerner la personnalité du maniaque. "Regarde ça, 57 coups, l'oeuvre d'un malade mental, le pauvre gars avait déjà la cervelle éclatée au bout du troisième, et était mort avant le cinquième. Alors pourquoi ?." Il laissa planer la question en l'air, comme pour voir si elle suivait, ce dont il ne doutait pas. Elle aussi avait ses obsessions, tout comme lui : obsédé par Lecter, obsédé par son travail, obsédé par Veneccia, encore qu'il s'agissait plus d'un, disons, vif intérêt sentimental, voila. Petit à petit, elle remarqua où il voulait en venir, et elle écarquilla les yeux. Le plus difficile avec les timbrés de cette envergure, contrairement aux criminels plus classiques, c'était d'établir des mobiles, des motivations, des actes dictés par une conduite prévisible, ce qui amenait très souvent à anticiper leurs actions pour les coffrer. Une chose quasiment impossible à déterminer avec des types comme Lecter, parfois rangés un peu trop vite dans la case "lunatique". Oh, certainement que le bonhomme cédait à des pulsions sur un coup de tête, mais même si ses actions demeuraient imprévisibles -ce qui le rendait si dangereux-, l'analyse de leur méthodologie révélait une construction planifiée. L'homme agissait n'importe comment, mais ne faisait pas n'importe quoi. "57 coups, pour un paquet à 57 cents. Heureusement qu'il n'était pas descendu acheter une bouteille de whisky, il aurait fini en flaque de sang" Humour de flic. "Il n'en avait rien à foutre de payer pour son café, ce qui l'a énervé, c’était juste la réaction du type, et encore. Lecter n'en avait rien à foutre des flics, et peur de personne, il aurait pu jeter la monnaie, ou coller une balle à l'épicier, ou juste partir avec le paquet, mais non, il a choisi cette mise en scène, juste sous la caméra, pour qu'on en perde pas une miette. L'air de dire : regardez, je fais ce que je veux ici, je suis le seigneur du sud, j'ai droit de vie ou de mort sur tout le monde. Un coup par cent, je règle toujours mes dettes, comme un avertissement. Et la touche finale, pour noyer le poisson sous une couche de folie, vos vies valent pour certains moins qu'un paquet de café. C'est pas le comportement d'un type fou à lier, c'est le calcul d'un vrai sociopathe, et je suis certain qu'il adorait autant préparer qu'envoyer ce genre de messages". Il jeta un œil au carton de cassettes : "et tout le monde était susceptible de recevoir de ses nouvelles, pas vrai ?.

Il regarda Veneccia dans les yeux, déterminé comme jamais auparavant. "J'irai jusqu'au bout tu sais ?. Je ramènerai son cadavre, ou la preuve qu'il est en vie, mais je finirai par découvrir le fin mot de l'histoire, et un jour, on pourra mettre des scellés sur tout ce pot de pus, et les citoyens pourront enfin dormir tranquilles" . Il en était absolument convaincu. "C'est bizarre, il me semblait qu'il y avait plus de pièces, dans ces dossiers"

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 20:14

" Sous haute tension "


Une occasion pour faire la paix, renouer et se réconcilier sur le bureau. La vie de la police, en somme. Le boulot prime toujours sur le quotidien, sale engrenage qui coûte son ménage à l'un, des membres à un autre et la vie au pire. Une liasse de photos en mains, elle extirpe deux bières du frigo et l'invite d'un signe de tête à gagner l'étage pour qu'il expose son travail. Juste avant de gravir les marches elle tique effectivement sur ce nombre lorsqu'il l'évoque. Ce n'est pas bête, Reed a une bonne intuition dans l'ensemble. Sa petite blague la fait sourire, elle opine. « Tu n'as même pas idée ! » Quant à savoir si tout le monde recevait de ses nouvelles... O'Donnell hausse les épaules, bien consciente du sous entendu et lui souhaitant intérieurement bon courage quand il parle de trouver au moins son cadavre.

Venecia ne détaille aucunement la chambre de son colocataire une fois l'étage gagné, pose les boissons sur le premier meuble disponible et sans attendre d'invitation elle s’assoit en tailleur sur le lit. « Tu as le listing des pièces ? J'ai bossé sur ce cas, il n'y avait même pas d'enquête à mener en fait. On avait tout, victime, lieu, arme, et avec la vidéo la preuve absolue de sa culpabilité. On a pas eu le clown ce qui n'a pas permis de classer le dossier, ce n'était qu'un triste trophée supplémentaire en fin de compte... » D'un regard elle embrasse la pièce, les cartons et tapote pensivement le bout de ses doigts sur sa joue. « Ah, oui une partie a été détruite lors de leur évasion du commissariat. La bombe n'a pas bouffé que des murs. » C'est la vérité, et ça ne touche pas seulement le cas du clown. Des tas de données ont été pulvérisées.

Tout en scrutant les tableaux la flic défait un bouton de sa chemise, roule les manches jusqu'à ses coudes pour se mettre à l'aise et revient sur son évocation précédente. « Tu sais, ce n'est pas stupide ce que tu disais. On a pas relevé le rapport entre les nombres parce que ça n'agrémentait pas le profil de Lecter. Ça semblait être une simple coïncidence, pourtant comme tu le soulignes ça devait vouloir dire quelque chose. » Elle sourit à moitié, lui offre une oeillade voulant tout dire. L'ironie de la chose. « Tu as autant tort que raison en fait... » Venecia se doit d'être claire et de lui expliquer. « Ne commet pas la même erreur que la plupart des gens qui l'ont pourchassé. Personne ne pourra prétendre et ne connaîtra jamais Lecter. Cinquante sept... » Elle le redit. « Le prix d'une vie. Lui donner cinquante sept raisons valables pour oser sonner les flics, cinquante sept raisons de regretter et autant pour je ne sais quel truc qui lui est passé par la tête. Ce type descendait ses propres hommes pour un oui ou un non, il braquait des banques, vidaient des coffres mais la réputation du bonhomme était qu'il payait toujours ses dettes. Quant à la caméra... » La flic soupire. « Il avait plus rien à prouver crois moi. » Inconsciemment tout le monde le savait. « Ses mises en scène... ses œuvres, bien sûr qu'elles foutaient la trouille mais avant toute chose s'il rendait ça aussi horrible ce n'était pas pour un public comme nous qui de toute façon ne comprendrait rien à son délire non... » Les photos de cadavres défilent, les films qu'elle a vu et revu se superposent... « C'était ce que c'était parce qu'avant tout il prenait son pied comme ça. Parce que de son point de vue, c'était marrant ou ingénieux ou que c'était ... » Des mots extraits d'un post-it en mémoire, Venecia achève à voix plus basse. « Un régal... »

Joue pas au con Reed, ne pense jamais avoir compris, jamais. Pour chasser un monstre, il faut en devenir un soi même. Elle ne voulait pas et c'est pour cela qu'autrefois O'Donnell se refusait à pourchasser cette Hydre au Sud. Maintenant c'est différent. La bouteille aux lèvres, un œil sur son équipier la brune est de plus en plus persuadée que ce focus frôlant l'obsession n'est pas naturel. Ça s'inscrit en rouge quelque part en elle, il ne devrait pas être comme ça.
L'a-t-elle fixé si longuement ? Perdue dans ses pensées elle a pu sembler insistante, mais loin de s'en formaliser ou de se détourner elle s'obstine. Levée du lit elle s'arrête juste devant lui, verrouille son regard au sien et tout en s'inclinant, la flic pose les mains de chaque côté de son corps, le coinçant entre elle et le bureau. Passons aux choses sérieuses. « Et si on faisait un deal, toi et moi ? » Le ton de la confidence, ça lui rappelle l'autre jour, le sac de frappe. « Je te fournis les données qui te manquent... enfin celle dont je dispose au moins. Et toi... » Il a bonne mine vu de près, un peu trop près non ? « Et toi tu vas m'expliquer comment, et pourquoi tu as choisi Lecter et sa bande comme croisade. » D'ors et déjà elle raffermit sa prise sur le bureau. « Et n'espère pas filer Reed ... Donnant donnant. »  

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Dim 17 Juin - 21:56

Son cœur battait la chamade, et dans le silence de plomb qui avait suivi les derniers mots de Veneccia, le vacarme menaçait de devenir assourdissant. Si elle savait l'effet qu'elle lui faisait. Justement, c'était bien ça le problème, elle savait parfaitement, et en jouait. Difficile de se concentrer quand elle le fixait de la sorte, les sentiments qu'il éprouvait pour Veneccia étaient toujours aussi vivaces, et elle le fixait avec une intensité qui lui nouait les tripes, et réchauffait tout son être des pieds à la tête, certains endroits plus que d'autres...les oreilles, disons les oreilles..."Bon sang O'Donnel, t'es vraiment obligée d'être aussi belle ?" oh merde, il avait vraiment dit ça à voix haute ?. Enfin, il n'y avait pas de mal à dire la vérité, si ?. Il posa les mains sur ses hanches, doucement, sans insistance, et lui sourit, "tu sais pertinemment que là, comme ça, la dernière chose qui me vienne à l'esprit, c'est de me carapater. Je suis très bien là où je suis, je ne vais nul part...sans toi." . Nier l'évidence ne lui avait apporté que des ennuis, autant jouer cartes sur table, sans regret, sans défiance, en toute honnêteté.

Bon, par où commencer ?. "Lecter, Lecter. J'en ai entendu parler quand j'étais à l'Académie. Disons que c'était un sujet d'étude dans un projet. J'avais pas choisi les cours de criminologie, mais Hunter m'y avait inscrit, alors autant dire que j'avais intérêt à faire preuve d'assiduité. Mais j'ai vite trouvé ça fascinant, on avait pas mal de documentation à disposition, notamment des dossiers criminels, on faisait des exposés croisés avec ceux qui faisait psycho, pour la plupart, c'était juste un moyen d'améliorer leurs notes, mais moi, va savoir, à force d'en parler, j'ai vraiment commencé à m'investir, c'était presque une obsession, tu vois ce que je veux dire." Ce n'était pas une question, elle était exactement sur la même longueur d'onde que lui, c'était la force de leur binôme, et ce serait une des conditions de leur réussite. "Un soir, j'en ai eu marre de ne me contenter que d'étudier sur papier, et j'ai fait le mur. En général, les professeurs et les encadrants savaient, quand un élève s'absentait, mais comme je jouissais, on va dire, d'une certaine liberté, on ne m'avait jamais fait de remarque. Cette fois là, ils ont su que j'allais vers le sud, sur les traces de Lecter, et je me suis fait cueillir par une voiture de police à même pas 500 mètres de l'entrée du quartier. J'ai toujours su qu'ils m'avaient pisté dès le début, mais je ne croyais pas qu'ils coinceraient un élève de Weins comme ça, ils étaient près à me coffrer, c'était bizarre."

A bien y réfléchir, il avait enterré cet épisode jusqu'à maintenant, et certaines choses ne collaient pas à l'époque, mais comme on ne remettait jamais en question le bien fondé des décisions, à l'Académie, il avait simplement éludé l'incident. "Enfin bref, j'ai continué mes recherches, je faisais pas mal de compte rendu à mes professeurs, à des extérieurs aussi, des types en costard du genre "officiel", mais pas du style plaisantin. Et pour terminer, je parlais avec Hunter au cours de nos séances, on parlait motivations, schémas de pensée, analyse méthodologique, des heures durant, mais je ne me souviens plus vraiment de la teneur exacte. C'était la stricte vérité, il pouvait retracer le fil de ses investigations, dossier après dossier, mais même en se concentrant, plus moyen de se souvenir de la teneur exacte de leurs discussions, juste de vagues impressions. "Voila, ça date de là, je pense que c'est ça qui m'a donné envie d'entrer dans la police, pour réparer les injustices, et débarrasser la ville de ses pires criminels, je ne me suis jamais posé la question de faire autre chose.

Petit à petit, sans qu'il ne s'en rende compte, il avait rapproché ses mains, amenant Veneccia encore un peu plus près de lui, dangereusement près, à portée de chuchotement. Pas question de voler quoique ce soit, à présent, "Alors, donnant donnant ? à toi de donner maintenant" le clin d’œil était presque désinvolte. Presque.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Lun 18 Juin - 0:52

" Sous haute tension "


Jamais elle n'a pensé à le provoquer de la sorte, on ne joue pas sur ce tableau ce n'est pas sérieux. Oh pour une fois, qui ira s'en plaindre ? Venecia ose sourire, arque un sourcil. « Dépose une plainte contre la génétique ? Franchement que veux tu que je te dise ? » Belle non, elle a son charme plutôt ; ou du chien ou quelque chose s'en approchant. Il n'ira nul part, fort bien c'est honnête ça. Pas pour autant que la brune s'éloigne, elle reste en place et ne bouge pas d'avantage au contact des mains qui s'aventurent le long de ses hanches. Elle a passé l'âge de rougir, ce n'est pas méchant.... pas désagréable non plus.

Caleb accepte le marché, entame des explications qu'elle enregistre aussitôt ne manquant pas de souligner un nom en rouge. « Hunter Stanton ? Je le savais sous directeur mais pas impliqué de la sorte dans la vie étudiante. » Quoi qu'à bien y repenser, que savait-elle de cet homme ? Autant les criminels portaient des étiquettes, on les avait passé à la loupe mais lui … d'aussi loin qu'elle se souvient Stanton est une sorte de fantôme. Le stage du jeune homme lui revient en mémoire, lorsque son supérieur lui a montré cette lettre de recommandation et cette sensation ressentie à sa lecture. Un impression pesante de politesse et d'ultimatum mêlé d'une assurance telle que Venecia ne saurait oublier. Sans lui avoir jamais parlé, il la met mal à l'aise.
Pourquoi Weins a-t-elle agit de la sorte ? Pourquoi de tels cours pour des jeunes ? De telles horreurs sous leur nez, ce n'est franchement pas adéquat. C'est même assez malsain pour ne pas dire morbide. C'est plus Idéal pour dégoûter du boulot plutôt que d'en donner la vocation. Puis ces rapports à rendre, ça dépasse les simples exposés si on en croit Reed... de plus en plus curieux. L'académie prend rapidement des allures suspectes et O'Donnell se promet de commencer à plancher sur son cas dés le lendemain. Trop de zones d'ombres, elle n'aime pas du tout ça. Mais par où commencer les recherches ? C'est fichtrement encadré cette école. Un Vatican miniature, un état dans l'état en quelques sortes... Donnant donnant redit-il, Venecia lâche un hm hm assez vague, se reprend, le dévisage d'un air flottant entre la surprise et le piqué à vif. Zut de zut ; ça dévie diablement de la conversation de base cette phrase.

Lui est avis que Caleb ne parle plus de Lecter là, à moins qu'elle se fourvoie ? Ou pas ? Nan, pas avec ce clin d'oeil en prime. Ok ça ne cause plus travail, c'est personnel maintenant. Attention on ne mélange pas tout ! Et alors ? Le principe d'un marché c'est bien de le déterminer ensemble n'est-ce pas ? Un partout, la balle au centre... t'es coincée ma grande. Bravo se félicite-t-elle en toute ironie. Dans ses oreilles une voix sucrée lui chante c'est l'heure de récréation ! Lâchez les fauves !
C'est pas très malin. « Oh nous en sommes donc là... » Laisse-t-elle traîner dans un demi sourire, se cambrant sous ses mains presque jointes. Un air de défi, un tu n'espères pas gagner quand même ? L'air se charge d'une électricité nouvelle, pas dangereuse mais pas innocente non plus. La corde raide Venecia connaît bien et elle n'est pas assez sensible ou même déboussolée au point de fuir cette partie aussi indécente qu'elle puisse être. « Tu ne gagneras pas à ce jeu là Reed. Tu es comment dire ? » La Flic laisse lentement son corps échouer contre le sien et lui avance d'un ton résolument chargé de sous entendus. « Nouveau dans la course et je pense que ton moteur est encore... en rodage. » Taquinerie pas bien méchante. Elle ne lui laisse pas le temps de répondre et prend possession de ses lèvres. Aucune passion mais du savoir faire, de la fermeté. Une poignée de secondes à peine, juste ce qu'il faut pour faire grimper la température d'un cran et jeter des épices  avant d'achever sur une brève morsure qui n'a pas blessé. Au pire un petit rappel à l'ordre, c'est qui le chef ? Ça ne devrait pas et pourtant l'envie de continuer s'insinue comme un poison dans son organisme. Vilaine tentation au goût de pas assez ; ce style de jeu c'est aussi casse gueule que de danser la gigue sur du verglas. On s'en fiche. Un murmure à son oreille, la caresse de son souffle le long de son cou. « Combien de temps penses-tu tenir, Caleb ? » Ou plutôt te tenir... mouais c'est plutôt ça.  

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Lun 18 Juin - 1:42

Un baiser électrisant, une décharge le long de sa colonne vertébrale, un goût acidulé sur les lèvres, une douce morsure qui promet tellement plus encore : pas de doute, Caleb venait d'embrasser -ou plutôt d'être embrassé par- une pile électrique. Et ça le démangeait de recommencer. Apparemment, il n'était pas le seul que ça travaillait, Veneccia semblait elle aussi très encline à pousser le débat sur un autre niveau. Changement de terrain, ou glissement de terrain ?. Les événements échappaient à tout contrôle, mais pour la première fois de sa vie, il décida de se laisser porter par l'onde, plutôt que de lutter contre le courant, et de voir jusqu'où ça le mènerait. Il n'en avait pas la moindre idée, mais sa seule et unique certitude, c'était qu'il le voulait, qu'il la désirait ardemment. Il lui rendit son baiser, d'abord un peu timidement, puis avec plus d'assurance, de fougue, comme si son cœur était sur le point d'exploser. Quand leurs lèvres se décollèrent, il lui murmura à l'oreille : "en rodage, soit, inutile de le nier, mais prêt à tenir jusqu'au bout de la nuit s'il le faut...ou si tu t'en sens capable... Il savait que sa provocation n'était qu'une fanfaronnade, à ce jeu là, il n'avait aucune expérience, et Veneccia avait, comment dire, plusieurs saisons de course à son actif ?. Au moins, il s'embarquait avec une partenaire qui saurait quoi faire et le lui faire comprendre. Il l'embrassa à nouveau, la serrant contre lui, la dominant d'une bonne tête, et pourtant, c'était lui qui devait se sentir petit. Leurs langues se mêlaient en une furieuse danse serpentine, s'enroulant, se tortillant frénétiquement, s'échappant pour mieux se rejoindre, se frôlant en tendres caresses, sinuant sur le bout de leurs lèvres, en une lutte sans fin, faite d'assauts, de retraits, d'attaques et de contre attaques, une incroyable mise en bouche pour ce qui allait suivre. Ses mains commencèrent à bouger, au bout d'un moment, et il lui caressa le dos, attrapant sa nuque ou s'aventurant plus bas, à la naissance de ses fesses. Il avait envie d'explorer plus en avant, mais n'osait prendre l'initiative, attendant une invitation à poursuivre. Sauf que pendant ce temps, son excitation, elle, atteignait des sommets, progressivement, et, sans qu'il ne sache trop comment, il se retrouva à serrer le tissu de sa chemise sous ses doigts, et s’emmêla dans le ballet de ses caresses, déchirant le vêtement comme un bout de papier, projetant des boutons en tout sens. Provoquant la surprise de Veneccia, autant que la sienne. Oups. Loin de se démonter, le contact nouveau de ses mains sur la peau de la jeune femme lui mit le sang en ébullition, et bientôt, le feu se répandit en lui, ne laissant guère subsister le moindre doute quand aux effets ravageurs qu'elle pouvait susciter chez son partenaire. Collés comme ils l'étaient, corps contre corps, il paraissait impossible que Veneccia n'ai rien remarqué à ce niveau, sauf à penser qu'il se baladait avec son arme de service.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Lun 18 Juin - 3:16

" Sous haute tension "


Bien sûr que ça la travaille, il faudrait avoir un système nerveux central en berne pour ne pas se sentir chavirer par les événements autant que par le type qui lui fait face dans cette situation. Caleb Reed est plaisant par bien des aspects et sous cet angle particulier, à la lueur d'une malheureuse lampe de bureau, dévoilé avec renouveau Venecia doit admettre qu'il a vraiment un certain charme. Non la brune n'a pas l'attirance facile et pour ce qui est de lui échauffer les sens à un niveau suffisant pour oser espérer une réponse physique, il faut se lever de bonne heure.
En rodage oui, mais cela ne l'empêche pas d'y mettre une bonne volonté considérable et si réellement monsieur n'agit qu'à l'instinct faute d'une vraie expérience, et ben il se défend méchamment bien ! O'Donnell a la poigne facile, jamais inactive et quelques rencontres d'un soir se sont retrouvés juste cons, plus capables de rien parce qu'incapables de suivre le mouvement. Ce n'est pas son cas... Dis donc, à l'académie on les piquait à quoi ? A moins que ce soit son régime alimentaire... ou autre chose.

Des baisers interminables qui raccourcissent la respiration, font bondir le palpitant comme un forcené dans la poitrine et maintenant des mains baladeuses qui lui brûlent la peau. Elle a fermé les yeux, portée par cette maudite vague qui les pousse en avant, s'autorise un laisser aller dont elle a bien peu coutume mais lorsque tout va bien, qu'il ne reste qu'à profiter de l'instant ne serait-ce pas dommage de le gâcher ? Juste oublier le monde, oublier les avaries et lâcher prise.
Craquement de tissu, roulement désordonné de boutons qui s'évadent... Venecia bat des cils, observe tour à tour sa chemise éventrée puis son coéquipier. En rodage hein ? Pourquoi ça sonne faux d'un coup ? Lui n'a pas l'air grandement perturbé par son geste, par la vue en revanche... O'Donnell n'est pas aveugle et pas ignorante de ce qui se passe sous elle. Un rire lui échappe, léger tandis qu'elle s'écarte juste assez pour refermer les doigts sur la ceinture de son short, le décoller du bureau et le pousser sans ménagement jusqu'au lit. Tu veux du sport ? La flic passe la langue sur ses lèvres, fait valser son propre jean quelque part au loin, pose un genou sur le matelas et finalement le chevauche. À peine fière, juste ce qu'il faut.

Juchée sur Reed -ou plutôt son bassin- la brune sent poindre une idée venue s'allumer comme une ampoule. Ce serait vil pour ne pas dire un peu cruel mais pas que. Oh non, en fait c'est même digne d'elle. « Au bout de la nuit hein ? » Elle lui prend les mains, les fait se poser sur sa taille. Pas question qu'il s'en sorte à si bon compte oooh non ! Chose faite, Venecia replace ses cheveux en arrière, le toisant de haut. « Je vais te coucher bien avant ça. » Et au cas ou il en douterait, le lent mouvement de hanches qu'elle entame devrait être une réponse suffisante.
Tu seras mort avant même d'avoir songer à te déshabiller, elle veut bien parier.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Lun 18 Juin - 4:04

Impossible d'arrêter le train, maintenant. Elle l'a proprement balancé sur le lit, avant de l'enfourcher comme un cheval d'arçon. Ils ont conservé le minimum de pudeur vestimentaire, mais pas moyen de se fourvoyer sur les intentions de sa partenaire, elle lui a fait poser les mains sur ses hanches, comme pour le défier de se débiner, ou alors était-ce pour le garder sous son emprise. Précaution vaine, de là où il est, la vue est magnifique, bien fol qui songerait à s'y soustraire. Elle ne porte plus que son shorty, son soutien gorge et sa chemise ouverte, mais son plus bel apparat, son sourire, irradie la pièce. Celui de Caleb, en revanche, est plus proche de la béatitude un peu naïve d'un jeune homme, qui, pour la première fois, commence à ressentir l'extase. Et tout son corps commence à vibrer de plaisir à mesure qu'elle ondule d'avant en arrière, se frottant contre lui langoureusement, lascivement, puis de plus en plus fort, appuyant son entrejambe contre son bassin, chaque pression, chaque frisson démultiplié à l'infini, sans qu'il n'ai le temps de souffler, ni même d'imaginer prendre l'initiative sur leur...échange. Mais en a t'il vraiment envie ?. Pas certain, il est vraiment obnubilé par la beauté nubile qui a élu domicile sur lui, et pourquoi vouloir interrompre, au risque de briser le charme ?. Jamais de la vie. Son pouls s’accélère encore, comme si Veneccia lisait en lui, ou sentait qu'il approchait de l'explosion. En en cadence, elle entreprit d'imprimer un rythme plus soutenu, plus violent. Toute la nuit ?. Un peu présomptueux, alors qu'il sentait poindre en lui une nouvelle forme de plaisir, jusqu'au paroxysme. Quelques minutes après le début du rodéo, c'est lui qui fut jeté à bas, par une Veneccia pas peu fière d'elle...

Déjà fini ? Avant même d'avoir pensé à se dénuder ?. Mais comment se pouvait il ?. Qu'un tel bonheur fut de si courte durée, il y avait de quoi enrager, d'autant qu'il brûlait de poursuivre, incapable de calmer ses ardeurs. Veneccia, quand à elle, mordillait sa lèvre inférieure, un air malicieux et ravi, peint en grand sur son charmant visage. Merde, elle avait gagné. Encore qu'il n'éprouvait aucune tristesse, puisqu'il n'avait pas l'impression d'avoir perdu, bien au contraire.

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Lun 18 Juin - 5:42

" Sous haute tension "


Un rodéo de courte durée tel qu'elle l'a imaginé. Court mais loin, oh très loin d'être sans saveur. Sous elle un jeune homme aura vécu une chevauchée et pas la moindre. L'extase peinte sur ses traits, ses mains crispées sur ses hanches, la douce agonie qu'elle lui a offerte n'est pas mortelle. On en redemande n'est-ce pas ? C'est toute la beauté de ce piège. Inutile de lui demander son avis, Caleb doit voleter sur un petit nuage.

Le temps de laisser retomber la pression, de revenir à la réalité, elle y consent de bonne grâce. Ou pas.
« Jusqu'au bout de la nuit tu disais ? » Venecia s'en doutait alors aucun problème. Maintenant que faire ? Difficile à dire, à choisir. La flic quitte sa position, descend du lit et ôte définitivement sa chemise. Le jeu n'est pas fini, donnant donnant qui a dépassé le stade bureau. Il se peut qu'il n'ait jamais de fin en somme, que l'un cherche l'autre et ce indéfiniment. Plaisante idée. Voilà de quoi les occuper les soirs où ils se demanderont quoi faire, les jours où la télévision ne diffusera rien de bon. L'idée la fait rire pour elle même, ce n'est pas si simple. A qui le prochain round ? A qui la victoire ? Nul ne le sait.

Du bout du pied elle repousse un carton sur son chemin, chasse le Clown ou ce qu'il en reste. Il ne manquerait plus que cette soirée s'achève pour replonger à pied joints dans les boites et la paperasse. Elle expire longuement, s'étire... Elle a besoin de se rafraîchir. La douche … oh non tout de même.
Un vêtement glisse sur le sol, l'autre en suivant. Aucun regard, à quoi cela servirait-il ? Délicatement elle ouvre la porte, se mord la lèvre et lâche avec désinvolture :
« Tu sais où me trouver... »

L'eau cascade le long de sa peau, toujours brûlante. Sentiment d'avoir joué une bonne carte et être sûr de son coup. A quoi joue-t-elle ? Venecia a plus important à faire, théoriquement. Envie de tout lâcher, comme ça pendant quelques heures, ne plus parler de ces cinglés, ne plus parler affaires, boulot. S'autoriser un congé d'une nuit parce qu'elle n'en a jamais pris. Le carrelage dans son dos semble glacé en comparaison de l'air ambiant. O'Donnell, reprends toi et vite. Pas maintenant...

Demain peut-être. Oui demain. D'ici là... d'ici là oh, la nuit n'est pas finie...    

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Lun 18 Juin - 6:19

Hors de question d'en finir sur cette note, aussi prometteuse soit-elle. Si ce n'était là que le début, les prémices d'un plaisir encore plus envoûtant, il lui tardait d'en découdre à nouveau avec O'Donnel, et la belle avait certainement déjà son idée sur la question. Dénudée, elle affichait sans retenue une plastique aux courbes parfaites, portant les stigmates discrètes d'anciennes cicatrices, sans jamais dénaturer sa beauté sauvage et indomptable. Féline jusque dans sa démarche, tout en elle proclamait une invitation au plaisir en un voyage sans fin, sans limite. Elle se dirigea dans la salle de bain, non sans lui proposer de l'accompagner. Il se leva, s'étira, avant de constater l'inutilité de ses vêtements. Pour la douche comme pour le reste. Un instant, il envisagea de remettre un peu d'ordre dans la pièce, juste au cas où, puis il se ravisa. Pour une fois, rien de planifié, rien d'ordonné, juste se laisser porter instinctivement, passionnément, sans calcul.

Il entra dans la salle de bain, complètement embuée, et l'entre-aperçut entre les volutes de vapeur, éthérée, évanescente, mais tellement réelle dans sa tenue d'Eve. Il se glissa derrière elle, l'eau brûlante commença à couler sur son corps tendu, et, se collant dans son dos, l'entoura de ses bras puissants, l'embrassant dans le cou. Il mourrait d'envie d'aller plus loin, et en même temps, souhaitait prendre tout le temps du monde pour en savourer chaque moment, quitte à se consumer, autant que ce soit le plus lentement possible, à petit feu, et profiter de cette douce chaleur. Il demeurèrent ainsi une petite éternité, figée entre deux battements de cœur, noyée dans la vapeur d'une douche partagée. Il chérirait longtemps ce moment, et dans l'avenir incertain, y trouverai réconfort dans les tumultes à venir.


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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Mar 19 Juin - 1:55

" Sous haute tension "


Le temps s'est figé, plus grand chose ne compte. Lorsque Reed l'entoure de ses bras, qu'il demeure simplement contre son dos Venecia abaisse les paupières et cale sa tête sur l'épaule derrière. Juste ça et l'eau chaude qui détend. Que pourraient-ils bien faire désormais ? Pas la moindre idée. La seule certitude c'est le bien être. Un sourire léger lui tire les lèvres, il lui rappelle une autre époque, plus jeune lorsqu'elle achevait ses entraînements divers et variés, la complicité d'une équipe. Elle a bien grandie Venecia, devenue une femme forte, indomptable et respectée. Caleb lui évoque ces années, sa sortie de l'école de police... Elle se souvient de ses premiers jours, ses premières vraies enquêtes. Comme elle a dû batailler pour s'imposer face à la gente masculine aussi. Qu'ils ont été condescendants parfois !

O'Donnell ouvre les yeux sur la vapeur ambiante, pivote entre les bras de Reed. « Je crois que nos occupations à venir -professionnelles j'entends- risquent de chambouler pas mal de choses alors... » Il n'y a pas de bonne façon pour dire ça, pas vraiment de mots, c'est juste par précaution. « Quoi qu'il puisse se passer, quoi que nous puissions découvrir ; je te demande une seule chose Caleb. » Une intuition, juste une intuition qui lui laisse présager des découvertes, des jours sombres et des coups de sang voir pire : des coups et du sang tout court. « Parle moi, quoi qu'il arrive. Pour les bonnes, les mauvaises raison, pour n'importe quoi parle moi toujours. Juste ça. »

Ne glisse pas, ce n'est pas une bataille que l'on peut mener en solo. Lecter et sa horde, Weins et ses affreux secrets. New York et ses politiciens, ses mensonges... c'est beaucoup trop. La brune ne veut plus jamais perdre de coéquipier, encore moins d'amis pour le peu qu'elle a. Pas Caleb Reed, il ne mérite pas de sombrer. D'une main elle repousse sa crinière trempée, tourne la vanne pour arrêter la douche. « Je serai là. » Une chose qu'elle ne lui a pas dite, il est temps alors tout en tirant deux serviettes et lui en tendant une elle ajoute. « Il faut valider ta période disons, d'essai dans la semaine pour que notre binôme soit officiel. Juste un truc à remplir et à remonter à la hiérarchie. J'ai rempli et signé ma partie, il ne reste que la tienne. » Ses yeux sombres accrochés aux siens, confiante Venecia achève. « Alors, tu penses pouvoir me supporter si on fait un bout de chemin ensemble ? » Elle sourit à moitié. Ça semble évident, mais autant être certaine. Ce n'est pas comme si personne n'avait suggérer reprendre le flambeau à la suite de Gaunt... en fait si, personne. Et si ce n'est pas Reed, O'Donnell s'en fait la promesse : il n'en aura jamais aucun autre.  

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS Mer 20 Juin - 1:15

Du Veneccia tout craché, du O'Donnel dans le texte. Passée d'un agréable moment à une discussion sérieuse, en mettant les pieds dans le plat -ce qui était toujours mieux que dans la gueule- et toujours le même aplomb, la même franchise. Quoiqu'elle fasse, elle le faisait toujours sans tergiverser, sans faux semblants, sans prendre de gants, et ce qui pouvait passer, auprès de n'importe qui d'autre, comme une fin de non-recevoir, trouvait bon accueil chez Caleb, ça faisait partie intégrante de son charme, et à sa façon bien à lui, il y était sensible. Comment aurait il pu en être autrement, pour qui avait grandi dans un univers où de telles qualités étaient rares ?.

Il ne lui ferai jamais défaut, peut importe ce que ça coûterai, il savait pouvoir tenir cette promesse, car avec elle, il ne la faisait pas en vain. A la vie, à la mort, comme la devise des Marines, « semper fides », Ils allaient mener cette enquête ensemble et découvrir le fin mot de l'histoire, coffrer ce qu'il restait de la bande du sud et montrer à la ville entière que personne n'était au dessus de la Loi, ni à l'abri de la Justice,

« Tu peux compter sur moi Veneccia, je ne te laisserai jamais tomber, fini les non-dits, rien que la vérité, toute la vérité, plus de barrière entre nous, Partenaires, Quand à te supporter, pas de souci, et toi, tu tiendra le choc ? » il lui dédicaça un sourire espiègle, après tout, il était déjà rompu à l'art de protéger ses arrières tandis qu'elle prenait les devants, « Au fait, juste pour le côté administratif, je note quoi à « adresse » ?, Non, parce que, je ne peux pas inscrire « sdf », ou « clodo à mi temps », ça ferai tâche sur le dossier, conviens en, alors du coup, je mets,,,ton adresse ? », Son sourire juvénile risquait de lui attirer une baffe, mais bon, toute les bonnes choses avaient un prix,

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MessageSujet: Re: Perturbations CLOS



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