Lâchez les fauves CLOS
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MessageSujet: Lâchez les fauves CLOS Dim 1 Juil - 20:27

" Chiens fous "


Le son des basses, les lumières multicolores, la fumée qui s'élève, cela fait longtemps. Accoudée au bar, sa bière à la main la flic -pour l'occasion en civile- profite d'un moment de détente. Caleb a été tout bonnement kidnappé par les vieux loups du commissariat pour une séance de tirs, un truc d'hommes qu'ils disent et même si la jeune femme y est naturellement conviée, elle a décliné ce soir. O'Donnell n'a pas souvent le temps pour une soirée entière passée à ne rien faire. Encore que, elle n'est pas réellement sans rien faire... Une silhouette se fraie un chemin au milieu des corps, semble virevolter plus qu'elle ne marche et un visage ravissant se fend d'un sourire en croisant le regard de la brune.

« Venecia ! Je suis tellement contente que tu sois venue, on a pas passé de temps ensemble depuis des lustres ! » Elle referme les bras autour de son cou, faisant cliqueter ses bracelets.
« C'est avec plaisir, et puis je ne t'aie pas vue danser depuis longtemps. » Du bout des doigts elle replace une boucle blonde, un clin d'oeil offert en prime. La musique change, Gidget indique que c'est son tour de passer sur scène et après un rapide baiser, s'éclipse en sautillant.

Venecia lâche un rire, sirote sa bouteille en profitant du spectacle. Rien à faire son amie est belle mais plus encore que son physique avantageux c'est l'aura qui l'entoure, ce qu'elle dégage qui a attiré l'oeil du lieutenant O'Donnell la première fois. Elle respire la vie, le bonheur et la voir danser ce soir est un vrai régal. Cette façon d'onduler à la barre, ce sourire, ce regard... Venecia ricane à jeter un œil aux jeunes hommes de l'assemblée. Elle devrait avoir pitié et les aider à refermer la bouche mais... mais non tant pis pour eux en fait. Son show achevé, la blonde revient, commande un cocktail et en avale une bonne moitié pour se rafraîchir. « Tu viens danser à la prochaine ! » Ordonne-t-elle d'un air décidé. « Je passe au toilettes et après on danse ensemble ! »

La flic fait rouler ses yeux, haussant les  épaules. « Pourquoi pas. Mais fais vite avant que je change d'avis. »
Et plus vite encore la donzelle s'enfuie. Tornade ambulante va. Elle sera revenue avant même de dire ouf... … Ou pas ? Nouvelle chanson, O'Donnell arque un sourcil, c'est bizarre. Gidget n'aurait pas manqué cette occasion de la traîner sur la piste. La brune se lève aussitôt, abandonnant sa bière et slalomant entre les clients jusqu'à trouver le couloir menant aux toilettes. Ça va et ça vient, mais pas de Gidget en vue. Dans la zone réservée aux femmes non plus... La flic pousse le pas, remarque que la porte arrière -qui mène à la réserve- n'est pas fermée. De plus en plus bizarre. Et puis un petit bruit, elle baisse les yeux, reconnaît aussitôt l'un des bracelets de Gidget. Sans chercher d'avantage Venecia se précipite, suit des voix qui lui parvienne jusqu'à tomber dans la cour arrière où quatre type cherchent à embarquer l'étudiante.

Celui qui la tient par le bras tente semble-t-il de la convaincre de suivre sans faire de vagues, que c'est bien payé et il n'a pas le temps de finir, empoigné par le col de son pull, il se retourne à peine qu'une droite venue de nul part manque de lui dévisser la nuque.
Les trois compères restant demeurent un petit moment hagards, se ressaisissent difficilement et l'un bondit derrière la flic, la ceinture pour bloquer ses bras. « Elle m'a pété le nez cette salope ! » Envie de dire c'est rien ça, elle aurait aussi pu lui enfoncer dans la tronche. Prise d'appui sur l'autre dans son dos, elle balance une jambe et cueille celui d'en face d'un coup en plein menton avant de se défaire de l'emprise. « Barre toi ! » Hurle-t-elle à l'intention de Gidget. La blonde s'exécute, Venecia jette un œil autour.
En voilà d'autres... là, ça va commencer à devenir compliqué.      

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Dim 1 Juil - 22:43

" Chiens Fous "


Elle renifle vivement, essuie ses joues d'un revers de main et fouille de plus belle, tremblante dans le coffre de sa voiture. Enfin elle la trouve sa batte en fer ! Elle a beau être ébranlée Gidget sent déjà disparaître la peur, se sent pousser les ailes d'un courage né de la colère. Furieuse, elle l'est oh ça oui ! Ces types, de quel droit lui massacrent-ils sa soirée ? S'en prennent ils à elle et à Venecia qui a eu la gentillesse de l'aider ? Furieuse, elle est très contrariée et dans ses prunelles bleues ça jette des flammes d'enfer. La blonde n'a pas hésité à revenir, juste plus armée mais malheureusement elle entend la porte d'un fourgon claquer, à beau courir elle n'arrive pas assez vite et voit le véhicule disparaître dans la nuit. « MERDE !! » Elle enrage, balance un coup de batte sur une benne, en craque le couvercle et de grosses larmes roulent sur ses joues dont l'une abîmée d'une méchante baffe. Sa pommette vire au rouge-bleu mais Gidget ne le sent plus... elle a juste envie de les massacrer tous, de leur marcher dessus ! Au sol, le téléphone de Venecia... l'étudiante le ramasse, le serre entre ses doigts. Elle doit le prévenir de toute urgence !!

* * *

La voilà qui hurle à l'accueil maintenant ; on ne l'écoute pas bon sang ! Elle doit parler à Caleb vite !
On lui dit d'attendre, de s'asseoir, Gidget tempête, enrage, balance un coup de pied dans la table où reposent quelques magazines. Une main serrée dans ses longs cheveux, serrant le manche de sa batte de l'autre elle ne sait plus comment se calmer ou relativiser, la panique lui serre les tripes et la gorge, c'est à vomir.

Puis elle entend des voix d'homme, tique lorsque son oreille reconnaît distinctement SA voix.
Aussitôt elle bondit de sa chaise, bouscule un agent qui tente de faire barrage et tombe nez à nez avec lui : « Caleb ! Caleb il faut que tu m'aides tout de suite maintenant c'est grave c'est urgent il faut que... » Elle a empoigné son t-shirt à deux mains et le secoue autant qu'elle peut en espérant que ça le décide plus rapidement et débite tellement de mots qu'elle en perd le fil. « Il faut qu'on aille retrouver ces types maintenant ! » Mais par le diable il ne peut pas comprendre ce qu'elle raconte et elle aura beau insister c'est peine perdue à ce rythme. Se calmer, elle doit se calmer tout de suite ! La Blondinette inspire, expire, re-bondit sur Reed et lâche d'une voix vibrante d'inquiétude. « Ils ont emmenés Venecia ! » Elle doit se souvenir, elle doit se concentrer ! « Dans heu, dans le Sud oui ils sont partis vers le Sud il faut qu'on la retrouve le plus vite possible ! » Et bat des paupières, les yeux voilés d'eau. « Tu viens avec moi ? »

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Dim 1 Juil - 23:16

Encore une bonne soirée au stand de tir. On dira ce qu'on voudra, les flics du coin sont de très bons tireurs. Faut dire aussi que, dans leur boulot, et vu les canailles auxquelles ils ont affaire, c'est un prérequis proche d'un instinct de survie, aucun d'entre eux n'atteindra la retraite avec le luxe de n'avoir jamais sorti son arme de service, et ceux qui ne l'ont pas sorti à temps, n'atteindront jamais la retraite, tout court. Le groupe commençait à se disperser, chacun allait retourner terminer ses taches avant qu'ils n'aillent tous boire un verre dans un pub de flics, une coutume à laquelle Caleb sacrifiait depuis peu, à la grande satisfaction de ses collègues plus mûrs qui voyaient que la jeune recrue commençait à se décoincer, et à s'intégrer. Tous les corps de métiers avaient leurs rituels, et chez eux, après avoir vidé quelques chargeurs, on vidait quelques bières en jouant aux fléchettes, en causant vieilles affaires avec les retraités, on pariait sur des parties de billard, sur les matchs de boxe, une ambiance de franche camaraderie que Caleb commençait à apprécier.

Sauf que ce soir là, les choses se passèrent autrement, surtout parce qu'une Gidget hystérique venait de se jeter sur lui, avec une barre de fer, la voix chevrotante et le maquillage ruiné. Elle tentait vainement de lui faire comprendre quelque chose, mais elle était tellement en panique, au bord de la crise de nerf, que son message n'avait ni queue ni tête. Jusqu'à ce qu'elle mentionne Venecia. On avait enlevé Venecia. Son sang ne fit qu'un tour, il empoigna la blondinette et l'emmena dans son bureau, manquant d'exploser sa porte en refermant, il la fit asseoir, lui passa sur les épaules son blouson de cuir et lui offrit un verre d'eau et des mouchoirs. Quand elle sembla redescendre un peu, il s'accroupit devant elle, prit ses petites mains de poupées dans les siennes, et lui parla d'une voix calme, qui se voulait apaisante, alors même qu'à l'intérieur, il était à deux doigts d'entrer en éruption comme un putain de méga volcan, du genre qui créerait une nouvelle ère glaciaire dans ce cloaque puant qu'était le quartier sud. Mais pour le moment, il savait qu'il n'avait qu'une chose censée à faire : raisonner comme un flic.

"Ok Gidget, tu vas me dire exactement tout ce qui s'est passé. On va commencer par le lieu où vous étiez, ce qu'on y fait, à quelle heure vous y étiez, comment ça s'est passé, combien ils étaient, si tu as eu le temps de voir des visages, des tatouages, prends ton temps, ferme les yeux si ça peut t'aider, on va remonter un peu en arrière, et on va faire ça bien". Il fallait qu'elle se calme, sinon elle oublierai la moitié des informations essentielles, alors qu'au contraire, plus elle en déballerait, plus ça lui reviendrait. Il fallait la mettre en confiance. "Respire un grand coup, et souffle longuement. Tout ce dont on a besoin pour la retrouver se trouve là dedans" Il tapota sa tempe avec son index. "Tu as toutes les clés pour qu'on cherche Venecia, et quand on l'aura retrouvé, ce sera en grande partie grâce à ce que tu vas dire maintenant. On commence par le début, le lieu, et l'heure. C'est quand tu veux." Le flic prit son carnet, un crayon, et resta en face de la jeune fille, rassurant comme un confident. C'était à elle de jouer. Ensuite, ce serait son tour.

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Dim 1 Juil - 23:56

" Chiens Fous "


Elle prend tout ce qu'il consent à lui offrir, boit une gorgée d'eau qui lui fait du bien tant sa gorge est sèche d'avoir crié. Puis un mouchoir pour éponger son mascara qui dégouline et enfin elle serre ses doigts sur les siens. Gidget sait gérer bien des situations mais pas de ce genre, elle déteste perdre ses amis, qu'on s'en prenne à eux et n'a plus qu'une envie, celle d'écraser leur sale tête sous ses talons hauts. La colère chez l'étudiante est mauvaise en tout point, elle ne sait pas la gérer...

« D'accord. » Dit-elle, hochant la tête. Elle doit se reprendre et retrouver toutes les informations utiles. Caleb a raison, Caleb... Caleb est vraiment canon quand il a cet air sérieux, et ce regard et cette prestance et … non ! Non tu ne vas pas recommencer non ! Calme ! Respirer ! La jeune fille reprend mentalement la liste énoncée : quand, qui, des tatouages ? Des infos, des indices, Caleb sur le bureau... Hein ? Elle secoue la tête, chasse cette pensée lubrique et cette fois se promet d'être sérieuse. « On s'est retrouvées dans un bar à la frontière vers 21 heures, j'y vais souvent et c'est là qu'on s'est croisées la première fois. Et puis j'ai dis à Venecia qu'elle venait avec moi pour la prochaine danse, mais ils m'ont abordé à la sortie des toilettes. Ils voulaient me proposer une nuit bien payée mais il fallait que je les suive tout de suite j'ai dis non c'était trop louche. » Bien sûr qu'elle a dit non, Gidget aime la compagnie mais pas celle là. « Ils étaient normaux, des loubards avec rien de significatifs. Enfin ils faisaient quand même un peu moins crades que ceux des bas quartiers. Je pense les avoir déjà vu quelques fois ils parlent aux danseuses surtout, et aux barmaids. » Mais ils ne s'attardent jamais en fait, maintenant qu'elle y pense.

Il a l'air tellement sérieux, la blonde ne se souvient pas l'avoir connu si enflammé, si passionné à la tâche même pour le foot à l'académie. Elle sourit, presque tristement parce qu'elle comprend. Elle refuse de perdre Venecia, et Gidget plus encore s'en boufferait les doigts car elle le sait : c'est en partie sa faute. Un sanglot dans la gorge, la rage lui envahi la bouche et son air de chien battu s'envole. « Je ne peux rien te dire de plus utile. Venecia m'a tiré de leurs pattes et m'a dit de filer, je suis allée chercher ma batte à la voiture mais à mon retour l'espèce de fourgon s'en allait vers le Sud. Je n'ai retrouvé  que son téléphone. » Qu'elle pose sur le bureau de Reed. « J'aurai aimé l'aider mais je n'ai pas pu. Je ne suis pas sûre mais je pense qu'ils cherchent des filles pour faire la pute une nuit contre une belle somme. Où, pourquoi ça j'en sais rien mais y'a bien un bruit qui court comme quoi on peut se faire pas mal de fric rapide. J'en ai pas besoin alors bon... » Elle ne s'y est pas intéressée. Gidget ne manque pas de moyens et en plus de ce que ses parents lui laissent elle travaille de temps à autres dans diverses branches. Puis hors de question de se faire payer, ce n'est pas du tout son style.

Il leur faut quelque chose, quelqu'un ! Elle abat les deux mains sur le bureau, remontée comme une pendule et plus rien à voir avec son allure paniquée d'un peu plus tôt. « Il nous faut quelqu'un pour nous renseigner ! Tu dois bien connaître une personne qui sait où trouver ce genre de mecs dans le Sud ? Non ?! » Qu'on les retrouve et leur fracasse la tête et plus si affinités.  

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 0:38

Caleb notait avec exactitude le moindre renseignement qu'il pouvait recueillir auprès de la petite blonde. Par moments, elle semblait se perdre, elle le fixait comme si elle cherchait à se remémorer certains détails, elle y mettait vraiment du cœur, ça se voyait qu'elle tenait à Venecia et qu'elle prenait la chose très au sérieux, une brave fille. Apparemment, les responsables semblaient être des genres de proxénètes, des rabatteurs qui n'hésitaient pas à forcer la main si leurs propositions salaces ne trouvait pas écho. Le genre d'enfoirés qu'il méprisait au plus haut point. Des profiteurs de misère, au mieux, des briseurs d'innocence, au pire. Des cadavres, bientôt.

Il passa en revue les indices, plutôt maigres, mais quelques trucs pouvaient servir de point de départ. Il examina le téléphone de Venecia, sans grand succès, il ne contenait pas d'enregistrements vocaux, pas même un appel d'urgence, elle n'avait pas eu le temps. Par contre, un truc clochait, même dans la bagarre, qu'aurait elle bien pu faire avec ça, à part tenter quelque chose. Pas le temps pour un appel, non, mais peut être que...oui, t'es une maligne O'Donnel. Il examina ses fichiers photos, et trouva la dernière entrée, prise de vue acrobatique et presque floue, mais on distinguait les trois derniers chiffres d'une plaque minéralogique, de ce qui semblait être une fourgonnette noire. Le véhicule des ordures. Un début, ça réduirait le champs des possibilités.

Qu'avait elle dit aussi ?. Qu'ils parlaient parfois aux danseuses et aux barmaids ?. Ça prenait sens, ces types cherchaient des filles, et parfois, certaines d'entre elles devaient accepter des extras, dans le tas, y'en a certainement une qui pourrait lâcher un nom, une adresse, même approximative. Il laissa ses notes et rédigea une note de service, qu'il déposerait à un de ses collègues, pour Don. Ce coup ci, il ne pouvait pas attendre et les gars avaient déjà fort à faire cette nuit, il allait agir en solitaire, mais assurer ses arrières, juste au cas où. Au moins, quelqu'un saurait. Il était déjà descendu dans le sud avec Venecia, et ne voulait pas faire risquer leur vie à de braves gars non préparés, pour ce qu'il prenait pour une affaire personnelle. Elle ne l'aurait pas toléré. Il allait faire comme elle le lui avait appris, laisser sa plaque dans la voiture, et oublier qu'il était flic.

D'abord, aller au bar, et poser les bonnes questions aux bonnes personnes, et s'il le fallait, casser les bonnes gueules. Mais Gidget voulait l'accompagner, et ça, ça lui posait problème. D'un côté, il ne voulait pas mêler une civile à l'histoire, surtout un témoin clé, et la première victime puisqu'on avait tenté de l'enlever. Et Venecia le tuerai si elle apprenait qu'il l'avait laissé l'accompagner là bas, pour sur. De l'autre, elle avait vu les agresseurs, et saurait les identifier le cas échéant. De plus, la jeune femme ne s'était pas dégonflée, elle aurait du fuir, mais elle était revenue armée d'une batte, prête à en découdre, et elle avait trouvé le téléphone, et ramené de précieux indices. Pas mal pour une fille aux allures de bimbo évaporée. Pas étonnant que Venecia s’intéresse à elle, au final.

Même sa suggestion n'était pas sans fondement, un guide leur serait utile, quelqu'un qui connaisse le terrain comme sa poche...Oh merde, c'était trop pour être juste une coïncidence. L'autre réapparaissait, et peu après, Venecia était enlevée. Même s'il n'était pas dans le coup, puisque Caleb ne voyait pas ce que ça lui aurait rapporté, il était le seul qui possédait et la connaissance et les couilles pour descendre là bas. Mais où le trouver ?. Où se cachait le cubain ?. Retour à la case départ, pas assez de temps pour fouiller les égouts, mais c'était la nuit, et s'il sortait, ça serait son créneau. Il fallait mettre la main sur son pick-up, et avec un peu de chance -beaucoup de chance- il trouverait Alonso Cimaro. Le gars sur lequel, justement, on tombait quand on n'avait pas de chance. Il regarda Gidget, de la tête aux pieds, peut être qu'elle allait être bien plus utile qu'elle ne se l'imaginait, mais avant ça...

"Écoute, je connais, enfin, presque, un gars qui pourrait nous emmener. Un vrai tueur du sud, mais étrangement, un gars avec, disons, un code". Ni blanc, ni noir, gris. "On va partir à sa recherche, difficile de le manquer, c'est un géant, un cubain fort comme un colosse, un ancien de la bande à Lecter. Tu vas venir, de toute façon, je perdrai trop de temps à essayer de t'en empêcher, et tu pourra reconnaître ces salopards. Par contre, on passe en vitesse à l'appartement, on va se changer, tenue de combat de rigueur, on part au sud"

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 1:08

" Chiens Fous "


D'accord, il connaît un gars qui connaît le sud parce que c'est un des tueurs de la bande à Lecter et qu'il peut peut-être les aider. « Chouette ! » Ok, elle s'en fout, il peut bien être la pire ordure ou le plus saint des saint Gidget n'a qu'une chose en tête : retrouver Venecia et s'il faut pactiser avec les sbires du diable, fumer un joint avec Bob Marley ou rouler une pelle à mère Thérésa elle le fera ! Rentrer, tenue de combat ok facile ! La blonde fait volte face, ramasse sa batte et tout en filant déjà vers la sortie, la pointe en direction de Reed -qu'elle regarde des pieds à la tête miam- « Je passe chez moi et je te rejoins chez vous ! Allez magne toi ! »
Et la voilà partie.

* * *

Pas le temps de badiner, la belle a foncé à travers les rues et s'est changée encore plus vite pour ensuite retrouver celui qui deviendra son équipier à elle pour cette nuit. Elle va mener une enquête wahou ! Comme dans les séries, avec un bel homme et aller chercher des informations auprès d'un drôle de bonhomme quel suspens ! Dommage que ce soit pour une triste raison et pas un simple jeu de rôle. Gidget chasse la mélancolie, ravale ses doutes et sonne vigoureusement chez Reed. Elle sait qu'elle ne sera pas un poids au cas où les choses viendraient à déraper. Afin de la canaliser ses parents ont tout essayé jusqu'à -puisqu'ils avaient connaissance de ses nombreuses conquêtes- la faire suivre un programme de self défense élaboré par un ami militaire. Forte de ses années de gymnastique et son entraînement rigoureux de cheerleader Gidget Wood devrait pouvoir se débrouiller un minimum. Elle n'a pas su plus tôt, elle a paniqué mais pas cette fois ! Non !

Caleb lui ouvre, elle lui sourit et demande d'une voix pétillante. « On y va ? Je suis prête ! » Nul doute que ce brave garçon tiquera sur le short, les talons, la tenue complète qu'elle arbore mais elle coupe aussitôt court à toutes protestations. « Je sais, mais on va voir des types qui cherchent des filles à baiser, je te serai bien plus utile en nana baisable à première vue tu peux me croire. Et puis j'aime pas les pantalons ça me grossit. Et aussi tu voulais une tenue de combat, c'est ma tenue de combat à moi ! » Clin d'oeil, sucette déballée qu'elle glisse entre ses lèvres pour se donner du courage et elle ajoute. « Tu conduis ? »
Certes certes …  

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 1:41

Le pire, c'était qu'elle avait raison. Caleb s'était préparé à sa façon, Gidget à la sienne. Lui avait chaussé ses bottes coquées, dans la variante casse noisette mais sans la musique, son cuir souple mais résistant, emporté son poing fétiche, mais pas son arme de service. Ce soir, il n'était pas en service, il agissait en marge. Il avait été séduit par la puissance du vieux 44 qu'il s'était dégotté lors des séances de tir au commissariat, ce vieux bazar à canon long pouvait percer de sacrés trous à travers bien des choses. Puis il était tombé sur sa version automatique, la même force d'impact, la même capacité de destruction, avec en plus la rapidité de tir. La première fois qu'il l'avait étrillé au stand, il avait été infoutu de loger une seule balle dans la cible, alors qu'avec l'autre, il ne manquait jamais le centre. Il avait beaucoup travaillé pour maitriser le recul, ce flingue pouvait vous déboiter une épaule entre des mains faiblardes. Et quand on enchainait les coups, on perdait en précision, il avait du comprendre comment corriger ces paramètres nouveaux, et s'y habituer. Il l'avait gardé pour une occasion, sans savoir qu'elle viendrait pour ce genre de raisons.

Tout le long du trajet, il garda le silence, il se concentrait sur la rencontre à venir. Comment forcer la main du cubain ?. Comment réagirait Gidget quand ça commencerait à chauffer ?. Encore que, elle avait l'air d'avoir l'habitude de faire monter la température, elle avait agi sans se poser de question, avec pragmatisme, essayant de faire au plus efficace, dans un court laps de temps. Elle avait la tête bien plus solidement ancrée sur les épaules que ce que laissait entrevoir son apparente naïveté. Son enthousiasme s'était mué en une sorte de détermination, et Caleb commençait à se demander pourquoi elle n'était que zinc à l'Académie, personne n'avait pu passer à côté d'un tel potentiel, pourtant. Il laissa de côté ces considérations, tandis qu'ils entraient dans le quartier que Venecia et lui avaient déjà parcouru à la recherche du pick up, précédemment.

Au bout de quelques minutes, ils finirent par trouver un véhicule qui correspondait à la description que le gamin leur avait fait, mais comment en être surs ?. Ils descendirent, et en firent le tour pour l'examiner. A l'arrière du véhicule, il y avait un bric à brac de fournitures diverses et variées, le coffre semblait presque plein. Pas de trace du géant pour le moment, mais s'il était sur le point de terminer sa moisson, il n'allait pas tarder.

"Je pense qu'on a trouvé le bon". Gidget semblait s'interroger, comment le savait-il ?. "Leçon numéro 1 : on est dans un quartier pourri, personne ne laisserait son chargement à la vue de tous, comme une invitation à se servir, sauf s'il savait qu'aucun looser du coin ne serait assez cinglé pour le voler. Et si ça ne suffisait pas... il ouvrit la portière conducteur "il n'a même pas daigné fermer les portes, et la bagnole est toujours à sa place. Enfin, regarde, le siège est reculé au maximum, les rétros réglés pour quelqu'un de grand, vraiment balèze, ça colle avec Alonso. Montes à l'arrière, je prends le siège passager, on va l'attendre, ouvre bien l'oeil, tu ne pourras pas le rater de toute façon." Dans le doute, il hésita à sortir son arme, histoire d'être prêt, leur dernière rencontre les avait vu se séparer sur une grenade, on n'était jamais trop prudents. Mais il se ravisa, ils étaient venus demander son aide, et on mettait rarement les gens dans de bonnes dispositions quand on entamait la discussion avec une arme braquée sur eux, dans leur propre voiture. En plus, pas sur que ça lui aurait fait peur, ça ne devait pas être le genre de la maison. Plus qu'à patienter, et espérer qu'il arriverait vite.

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 2:37


La nuit est déjà bien avancée, les rues sont vides ou presque. Quelques clochards, des prostituées qui roucoulent sur le pavé. Lui longe le bitume sans le voir, une cigarette à la bouche et un café en main. Le voilà qui clope maintenant, maudit clown et son addiction au tabac ! Et c'est pas Ezechiel qui le calmera là dessus il n'est guère mieux. Lecter crèche là-bas, il a besoin de repos pour la rencontre avec Calypso et le prêtre se charge de calmer les douleurs qui l'assaillent de jours comme de nuit. Cimarro a passé un certain temps à charger le pick up pour les travaux aujourd'hui, il est plein c'est une bonne chose. Il aura de quoi travailler mais avant cela il s'est offert un petit tour dans le quartier, besoin de marcher. Sa tête fonctionne à plein régime depuis ses retrouvailles miraculeuses avec son clown de patron et le voir si éteint, si calme fait travailler les méninges de la montagne à vitesse grand V. Le temps seul dira si l'attitude de Jason est gravée dans la roche. Il en doute franchement mais allez savoir avec lui...

D'une pichenette il envoi le mégot dans le caniveau et trouve son véhicule dans le Sud Est près des entrepôts là où il a pris coutume de le laisser. Et si la faune locale est moins dangereuse qu'avant elle n'est pas pour autant bien propre ; pour autant on sait sa présence, on sait qu'il rode alors par instinct de survie personne ne vient rayer la peinture du vieux véhicule. Seuls les chats y laissent une emprunte de patte de temps à autre... les chats... il songe à Boogie, foutu chat noir qui n'est plus de la partie. Il l'a tellement détesté, avait appris à l'apprécier à sa façon et il n'est plus là. Le plus gros manque en somme. Soupir, le colosse ouvre sa portière, s'engouffre dans l'habitacle en chassant ses pensées puis... Il arque un sourcil, c'est une plaisanterie ?

« Qu'est-ce que tu fous là toi ? » Aucune agressivité mais il n'est pas ravi pour autant. Le jeune sur le siège passager ne lui est pas inconnu, il lui a filé le train avec O'Donnell il y a peu de temps. Ok, il est obstiné mais de là à carrément l'attendre dans sa bagnole il doit avoir un sérieux grain!

Le Cubain prend une gorgée de café, met le contact sans s'inquiéter outre mesure mais pas sans manifester un certain empressement à le voir quitter les lieux. « Je n'ai rien contre toi alors ne me donne pas une bonne raison pour te prendre en grippe, je crois pas t'avoir donné une raison de me fliquer à ce point alors descends tu as une minute. » Sérieusement on ne peut pas lui foutre la paix un peu ce n'est pas le quart d'heure ! Machinalement il règle son rétroviseur et manque de s'étrangler à la vue d'une blonde qui campe à l'arrière, les jambes étendue sur la banquette et qui le regarde avec de grands yeux bleus.
« Nom de dieu ! Mais c'est quoi votre problème ?! Et c'est quoi ça ? Ne me dis pas qu'elle est flic ! » Non quand même là il n'y croit pas un quart de seconde. Et dire que sa journée n'a même pas encore vraiment commencé ou ne s'est même pas vraiment finie qu'il se retrouve avec ces deux là sur le dos. Ils ont intérêt à avoir une bonne explication sans ça il va leur botter le cul et croyez bien qu'avec sa stature ils vont mettre deux semaines à pouvoir s'asseoir à nouveau correctement. Fait chier !  
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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 17:19

Et de un. Gidget avait produit l'effet escompté. Il fallait jouer finement avec le géant, et la curiosité pouvait produire un déclic, qui l’amènerait à réfléchir à leur proposition. Il se retourna, adressa un clin d’œil à la blondinette avant de reprendre à l'adresse d'Alonso :

"Oh non, Gidget n'est pas policière, quoique, comme elle l'a dit elle même, elle ne fait que coucher avec ma partenaire, alors du coup, elle a déjà un pied dans la maison, façon de parler." Il laissa à Alonso le temps de digérer l'information, apparemment, lâcher des phrases choquantes, à la volée, faisait perdre leurs moyens à pas mal de personnes, il ne perdait rien à essayer la stratégie Gidget, et comme ils n'avaient pas des masses de temps à perdre, la simplification s'imposait d'elle même. "Et moi non plus, ce soir, je ne suis pas flic, tu vois ?" Il écarta un pan de son blouson, pas d'insigne, juste un énorme pétard, qu'il sortit, et dont il éjecta le chargeur et la balle avant de les claquer sur le tableau de bord. "Et même si je te dois une grenade, je ne suis pas venu pour toi, ce soir, enfin, pas comme tu l'imagines".

Il ménagea une courte pause, Cimaro l'observait, circonspect, se demandant si c'était du lard ou du cochon, ou même si Reed avait irrémédiablement fondu les plombs. Il était temps d'en venir aux faits. "Un peu plus tôt dans la soirée, Venecia s'est faite enlever en sauvant Gidget, qui allait se faire ramasser par des ordures de proxos, c'est elle qu'ils ont raflé pour finir. A l'heure qu'il est, je ne sais pas où elle est, juste que c'est dans le quartier sud, et que tôt où tard, ils vont finir par la tuer, parce que personne ne force la main à Venecia." Comme ça lui coûtait de demander ça, mais il le faisait, pour elle, en temps de crise, on voit souvent fleurir d'improbables alliances, et là, c'était la guerre. "On va descendre dans le sud, en commençant par le bar où ça s'est passé, et on va remuer la merde jusqu'à ce que quelqu'un crache le morceau. On aurait bien besoin d'un gars qui connaisse le coin, pour l'avoir autrefois dirigé, et y avoir survécu." C'était maintenant que tout allait se jouer, il le savait, certainement que Gidget s'en était aussi rendu compte. "Et c'est là que tu entres en scène, on a besoin de toi, O'Donnel a besoin de nous. Si tu nous accompagne, on maximise nos chances de la trouver avant qu'il ne soit trop tard. Sinon, si tu refuses, alors on dégage de ta voiture, et on ira rien qu'à deux. Et tant pis si je dois foutre le feu à chaque pâté de maison, ou génocider toute la population de ce foutu quartier, je te promet que je la retrouverai, j'espère juste qu'elle sera vivante."

Il espérait vivement que le colosse réfléchirait à toute allure, il savait très bien qu'il ne pouvait pas semer des cadavres dans son sillage comme le premier Lecter venu, ça ne lui ressemblait pas, et Venecia ne l'aurait jamais pardonné. Peut être que son bluff passerait, sa détermination, elle, en tout cas, était authentique. Il tendit une main à Alonso : "Et juste au cas où, moi c'est Reed, Caleb Reed"

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 18:47


Mais pourquoi faut-il que les plus barges du coin finissent irrémédiablement par croiser sa route ? Entre cette fille derrière qui le regarde d'un air bizarre et l'autre à sa droite qui doit avoir oublié que flic et criminel ça fait pas trop bon ménage c'est le pompon ! Il n'est pas là en flic qu'il dit et même s'il lui doit une grenade il n'est pas là par esprit de revanche... Alonso le toise un bon moment, se demandant tout de même si ce n'était pas du bluff. Mais finalement il soupire, se pince l'arrête du nez et concède à lui offrir une minute de plus.

Voilà donc la raison : O'Donnell s'est faite embarquer et par le genre de merdes que Cimarro déteste par dessus tout : les proxos. Combien de fois a-t-il tiré de leurs pattes des gamines même pas majeures auxquelles on avait promis une carrière de mannequin ou autre ? Il n'a pas compté mais c'est bien là le genre de situations qui lui fout envie de vomir. O'Donnell dans leur pattes, ils leur souhaitent bien du courage mais ça ne durera qu'un temps le gamin a raison. Ils finiront par vouloir user de la marchandise et cette femme préférera se défoncer la tête dans un mur plutôt que de se laisser violer. Tout ça pour dire, ils espèrent son aide à lui pour se rendre dans le Sud, pour gagner du temps et minimiser les recherches. Si Alonso refuse le jeune agent prétend être prêt à défoncer autant de murs que de gueules et s'il doit tuer à vue il s'en fout... ok c'est quoi cet illuminé il sort d'où ? Gaunt était pas net mais ça c'est pas tellement mieux même si ça semble avoir un sens du devoir un peu -carrément- plus aiguisé.

Sifflant entre ses dents le Cubain cale la tête au fond de son siège, se demande s'il doit réellement se plier à cette chasse... il n'est pas trop copain avec les flics, il n'y avait que Zachary dans son sillage proche. Mais à leur dernière entrevue la flic brune a été correcte avec lui et pire : Lecter l'aimait bien. S'il n'a pas oublié, s'il se souvient et qu'il apprend qu'elle a fini morte au mieux torturée au pire parce que son molosse Cubain n'a pas eu l'obligeance de bouger son auguste cul il va passer un sale quart d'heure. Puis même, au delà de Jason saura-t-il les virer et rentrer se pieuter sous sa couette en sachant qu'une femme bien -il le croit- pourrait subir dieu seul sait quelle saloperie ? Il serre les dents : non il ne peut pas, les remords il a assez donné dernièrement. Impossible de détourner les yeux de la réalité, et non plus de la main qui se tend. Caleb Reed... Alonso prend une longue inspiration, considère le salut et y répond finalement de bonne grâce. Il n'a jamais été lâche, pas du genre à ignorer ce qui se trame, se la jouer aveugle et sourd très peu pour lui. « Je ne me présente pas, tu me connais je pense. »

Visage et cheveux blonds qui surgissent entre les deux sièges, manquant de lui faire faire un bond. Il l'avait oubliée elle. Pas le temps de lui parler, elle prend la grande main entre les siennes et annonce joyeusement : « Gidget Wood ! Ravie, enchantée, merci mille milliard de fois je vous aime déjà ! »

Le géant ne peut s'empêcher de chercher le regard du flic comme pour lui demander si elle est sérieuse mais... mais il en a vu d'autres alors il hausse ses larges épaules, reprend possession de ses doigts et démarre pour de bon. « Bon, t'as parlé d'un bar y'en a pas cinquante où ces types viennent pêcher. Vous étiez au Delirium c'est ça ? » Regard à la fille, elle acquiesce. « Ok, ben préparez vous à bouger parce qu'ils ne gardent jamais longtemps leurs marchandises, O'Donnell a certainement déjà changé de mains. » Le géant dirige leur petit convoi vers le Sud comme s'il était déjà certain de savoir où se poser c'est le cas, la force de l'habitude. On a beau démonter le sud, certaines enseignes et certaines choses ne changeront jamais. « Ces lascars campent dans un bar resto en général, à cette heure-ci ça doit être fermé mais ça c'est un détail... » Pour lui au moins, pour n'importe qui d'inconnu dans le coin ce serait autrement compliqué.

En à peine dix minutes, les voici face à l'établissement décrit par Alonso. Ni une ni deux le colosse sort et se dirige sur la porte d'entrée où il tambourine lourdement. On beugle un « on est fermé » depuis l'intérieur et Cimarro se fend d'un rire peu engageant avant d'ajouter. « Ramène ton cul et ouvre sinon demain tu vas devoir te trouver une nouvelle porte. » A peine le temps de s'allumer une clope, les verrous sautent et le battant s'ouvre sur un petit homme gras plutôt dégarni. « Désolé, j'ai pas vu que c'était toi. » Il lève une main, signifiant que ce n'est rien et embraye. « Ils sont là tes maquereaux ? Dis leur que j'ai un cadeau pour eux. » L'autre opine, fait signe qu'il s'en va les chercher et en attendant Cimarro s'installe au bar. « A vous de me dire si ce sont les bons types, mais je ne pense pas me planter. »

Des pas s'arrêtent, on entend avaler de travers pour certains, l'un des mecs trouve quand même un semblant de bravoure et avance. « Cimarro, ça faisait longtemps... tu voulais nous... voir ? » C'est pas très fier, ça se fait petit même si ça l'est déjà à la base.
Le Cubain désigne les deux autres d'un mouvement de menton. « Parait que tu as embarqué une copine à eux avec ta bande. Ils voudraient la récupérer tu saisis ? » Il avise l'un des mecs, la gueule amochée, salement. « Elle était un peu trop violente pour vous visiblement, c'est pas marrant quand ça se rebelle hein ? Vous l'avez larguée chez qui ? » Le ton est glacial.
« Hey ! On veut pas d'embrouilles mais j'peux pas balancer mes clients. C'est mauvais pour les affaires et puis voilà c'est pas comme si c'était une relation à vous, enfin je pense pas...tu vois ? »
« Hm hm je vois bien... » Le géant se lève, passe derrière le bar pour se servir un verre. « Ok, comme vous voulez. Démerdez vous alors. » Les maques le regardent, sans trop comprendre. « Reed, Wood, faites-en ce que vous voulez. » De toute façon, leur sort ne l'intéresse pas le moins du monde. Morts ou vivants, ces mecs lui sortent par les yeux alors s'ils veulent jouer, tant pis pour eux.          
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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 20:28

Ils étaient une demi douzaine, résidus de fausse couche, dégénérés consanguins, le bas de l'échelle génétique, le fond du panier génital, de magnifiques spécimens de parasites urbains, dommage qu'il ne soit pas entomologiste, il lui aurait fallu de sacré épingles quand même. Ces types n'avaient pas l'air craintifs, du moins, pas envers lui. Normal, ils ne le connaissaient pas, c'était un jeune homme propre sur lui, entré dans le sillage d'un Alonso qui semblait préférer la neutralité, et allait se servir comme s'il était chez lui. Et pour le coup, c'était une erreur stupide, de le sous-estimer. On dirait qu'ils avaient repris un semblant de confiance, et quand ils aperçurent Gidget, les œillades salaces qu'ils lui lancèrent réussirent l’exploit de mettre la petite blonde mal à l'aise, et très certainement furax. Pour un peu, ils allaient se mettre à baver sur place, la détaillant comme on détaillait un quartier de viande, se demandant ce qu'il allait rapporter. Et certains d'entre eux ne la voyaient pas pour la première fois. Ils claqua des mains pour attirer à nouveau leur attention.

"Messieurs, un moment d'attention, branchez ce qui vous sert de cerveaux, ça ne prendra que quelques secondes, vous n'aurez même pas le temps de souffrir, promis" Ahh, ça y était, leurs sales gueules commençaient à grimacer, ce qui ne les rendait pas plus moches, juste plus crispés. Personne n'aime se faire insulter par un gamin, selon leurs critères. "Bien, parfait. Je cherche mon amie, elle est brune, pas très grande, méchamment sexy, elle a un caractère de chien, et si vous n'aviez pas été si nombreux, elle vous aurait sans doute botté le cul, comme je m'apprête à le faire" Rictus amusés, ils ne le prenaient pas au sérieux, comme un type sorti de l'asile, ou un môme qui avait lu trop de BDs, déjà ils commençaient à se séparer pas à pas pour aller le choper, exactement comme il l'attendait.

"Ok, dernière chance, dans quelques minutes, je serai le seul homme debout dans la salle." Il regarda Gidget et Alonso, avant d'ajouter, comme pour eux ""exception faite de monsieur Cimaro, ici présent, qui se trouve dans le bar, et de ma charmante assistante, qui est une femme".

Les débiles ricanèrent de plus belle, si le cubain restait dans son coin, alors ils n'avaient rien à craindre, pas vrai ?. Ils allaient dérouiller le mariole, et après, ils feraient mumuse avec sa copine, la deuxième aujourd'hui. Caleb se tourna vers Gidget, qui avait raffermi sa prise sur la batte "On va jouer à un jeu, je défonce ces connards, je te les envoie, et toi tu casses ce qui ne sert à rien, les genoux, les doigts, les couilles, faut juste qu'ils puissent parler, ça marche ?" Elle hocha la tête, un peu pâle, mais c'était le moment où jamais de voir si elle était aussi décidée qu'elle l'avait montré.

Il cueillit le premier en esquivant un coup grossier, lui cala le bras sous son aisselle, remonta le poignet vers le haut tandis que son genou s'enfonçait dans les côtes de l'autre, lui coupant le souffle. Le tenant toujours par le poignet, il pivota et l'envoya tête la première s'éclater dans le bas du bar. Les autres freinèrent un instant, grosse erreur, ils auraient du continuer. Cette seconde d'hésitation laissa à Caleb le temps d'empoigner un tabouret en bois, de le lancer comme le quarterback qu'il était, en plein dans la tête d'un second, qui s'effondra dans une gerbe de sang, se tenant le nez à deux mains. Quelques dents avaient volé, conséquence d'un manque d'hygiène sans doute, c'était très fragile tout ça. Un troisième se jeta sur lui, et l'envoya voler sur le billard, tandis qu'un autre tentait de lui fracasser une queue sur le front. Il eut tout juste le temps de faire un ciseau, et balança son pied sous la mâchoire du mec, il y eut un craquement sonore, merde, pourvu que ça ne soit pas le gars qui devait parler. Il essuya un peu de sang sur sa lèvre, il s'était mordu en atterrissant, ça arrivait. Il se redressa à temps pour voir arriver le suivant, qui lui envoya un direct en plein nez. Caleb s'abaissa juste avant l'impact, mais pas pour esquiver, juste pour balancer un coup de boule dans le poing du mec. Son avant bras cassa sous le choc, l'os ressortait au dessus du poignet et il hurla tout ce qu'il pouvait. Le cinquième tenta de se barrer, mais il fut cueilli à la volée par la batte de Gidget, qui n'aurait pas déshonoré une équipe de base-ball professionnelle. Il fit un salto arrière et atterrit comme une crêpe. Le dernier sortit un couteau à cran d'arrêt, et commença à jouer avec, l'agitant sous le nez de Caleb. Il n'allait pas lui loger une balle, c'était tentant, mais même dans la jambe, à cette distance, avec ce flingue, ça pouvait lui briser la colonne vertébrale. Il sortit son poing américain, et attrapa au vol la main armée, avant d'envoyer un direct au corps qui lui explosa les côtes et le fit vomir. Il leva le poing une fois encore, brulant de lui défoncer le crâne jusqu'à ce qu'il ne reste plus que de la bouillie, mais il se souvint qu'il les lui fallait vivants, ou capable de causer. Il l'envoya alors, à demi sonné, à Gidget, pour la suite.

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Lun 2 Juil - 21:16

" Chiens Fous "


Quelle épopée, la jeune femme peine à croire qu'elle fasse partie de quelque chose d'aussi... important. Elle Gidget Wood, là avec un criminel et un agent de police, elle se sent utile, pour une fois l'impression de faire une chose vraiment vitale. Les types la regardent, la déshabillent mentalement, ils ont la tête de ceux bouffés par l'envie. Et Gidget sent sa gorge se serrer, la nausée l'envahir mais ce n'est pas un mal-être, pas de la gêne ou de la peur non, c'est de savoir que ces mêmes tordus ont eu son amie. Comment ? Et après qu'ont-ils fait d'elle ou pire ? Que se sont-ils autorisés sur elle... L'étudiante serre férocement la batte, écoute Reed d'une oreille distraite d'abord, puis plus concentrée ensuite. Il a l'air tellement habitué, comme s'il avait toujours travaillé dans la police, à moins que le tempérament de Venecia ne l'ait contaminé ? Possible aussi.

Il les provoque, Gidget se demande quand même si c'est une bonne idée, de quoi peuvent-ils être capables ? Sont-ils armés ? Pourquoi Caleb n'a pas l'air inquiet ? Pourquoi Caleb... Caleb est vachement sexy quand même... Ah non pas maintenant, chht ! Pas toucher ! Pas penser ! Elle a blanchit, se demande si le géant va finir par bouger du bar pour leur filer un coup de main ou s'il va … hey mais il a ouvert le journal c'est une blague ? Concentrée Gidget ! La blondinette écoute, pulvériser les nonos inutiles, juste laisser de quoi causer ; ok ok ça elle comprend c'est facile. La douce demoiselle s'évapore, la zinzin entre en piste en hochant vivement la tête. « D'acc ! Je casse je casse ! »

Comme prévu elle met un point d'honneur a bien faire son travail et c'est en sautillant qu'elle rejoint le premier qui fait actuellement connaissance avec le bas du bar. Le type tente comme il peut de s'y accrocher, se traînant à plat ventre puis soudain il beugle de douleur. « Dis tout de suite que je suis lourde abruti ! » S'offusque la belle, juchée sur le dos et les fesses du bonhomme de toute la hauteur de ses talons. Et puisqu'il vient de l'insulter en criant, elle lui saute tout bonnement dessus à pieds joints jusqu'à entendre un truc craquer. Ses lombaires peut-être ? Elle n'est pas trop sûre. Bah, suivant !

La blonde descend tout juste qu'un autre veut se faire la malle, elle ne réfléchit pas et sa batte lui arrive en pleine tête. « Wahou t'as vu ça ? J'devrais me mettre au baseball ! » Pas peu fière de son petit effet, elle ne se connaissait pas autant de force dis donc ! Encore un autre qui glisse jusqu'à elle « C'est comme la pèche aux canards j'adore ! » Non non il ne lui manque pas d'éléments. Il est arrivé jambes écartés juste devant Gidget, elle le toise d'un œil expert, fait la moue et puis secoue la tête. « Non, vraiment tu seras mieux sans. » Et sans plus de cérémonie, abat d'un coup parfaitement vertical la batte sur un service trois pièces qui désormais en comptera moins, de pièces. Hurlement de cochon ; évanouissement bien sûr.
Moralité : les couilles c'est quand même un peu vital et ça empêche de parler ; mouais à noter.

Son arme calée sur son épaule, elle se penche tour à tour sur les types qui peinent à retrouver un peu de lucidité. « Et maintenant on en fait quoi ? » En pousse un de la pointe du pied tout en déballant une sucette. « On les attache par les pieds et on les tabasse à coup de pelle ? » Mais quelle est mignonne ! Plus sérieusement, elle en tire un par l'oreille, cale son bonbon et crache d'une voix étrangement désagréable rapport à son joli physique : « Dites nous où elle est avant que je vous épluche les noix à tous... » Elle n'a jamais réellement fait de mal à qui que ce soit mais pour un peu elle se découvrirait bien l'envie d'y venir, là tout de suite.  

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Mar 3 Juil - 0:53


Bon... le Cubain regarde la scène sans réellement la voir, se demande s'il n'est pas en train de mater un film puis conscient que non, replonge dans la lecture du Times. Il faudrait qu'il parle avec Jason, juste pour être sûr mais le peu de personnes qu'il croise n'est vraiment pas très saint d'esprit. La donzelle change d'expression plus vite qu'une girouette passant de l'ingénue à la folle dingue et l'autre avec sa tête de premier de la classe vient de virer en mode cancre loubard avec ascendant quarterback … ok ok ! Le Cubain est vraiment en train de penser que la ville a pété un plomb. Ok leur bande avait son lot de tarés, ok il a bossé plus de huit ans avec les pires du lots mais depuis quand ça s'étend aux braves citoyens ? Ils ont pollué l'eau municipale avec un truc illicite ou quoi ? La cause est  juste il n'y a rien à dire là dessus cela dit … cela dit il ne devrait pas penser, vraiment...
Le calme revient, il bouge enfin de sa place et retourne dans la salle non sans siffler, presque admiratif. « Joli, c'était annoncé et c'est là. T'es bon pour un flic. » Et dans sa bouche ça sonne comme un foutu compliment. Alors maintenant il s'agit d'en trouver un encore capable de causer ou plutôt, de dire quelque chose d'intéressant. Y'a celui qui pleure sur ses vertèbres là, ce serait bien pour un début. Cimarro l'empoigne par le col, l'envoi voler à plat ventre sur le comptoir de bar et avant même qu'il ait fini de hurler, il saisit la blondinette par la taille pour la hisser et l'asseoir sur le type. Nouveau cri, il lui colle une baffe qui projette sa tête en avant, manquant de lui casser le nez en prime. « Tais toi tu me saoules ! » Lâche-t-il, se penchant à sa hauteur. « Tu vas nous dire où est la dame et tu vas le dire tout de suite ok ? »
L'autre renifle trouve encore assez de bêtise pour se marrer. « Toute façon ça changera rien que je vous le dise ou pas. »
« C'est pas à toi d'en décider ça, allez. »
« Je dirai que dalle ! »

Le géant souffle, s'écarte. Et il l'abandonne aux mains de la blonde au dessus de lui. Changement de sujet, il est où le gus qui lui a parlé en arrivant ? Ah, près du billard qui tente comme il peut de tenir debout après avoir vu trente six chandelles. Pas de bol, Alonso le choppe d'une main par le cou, le soulève du sol et le recouche sur le billard. « Elle est où ? » Il ne lui a pas lâché la gorge, serre un peu et déjà les cervicales gémissent. « Ma patience va plus durer longtemps, je suis pas fan de torture mais j'ai eu de bons professeurs alors … MAGNE-TOI ! » L'autre a perdu toutes ses couleurs, la voix du Cubain a sonné comme un coup de canon dans sa tête semble-t-il et c'est en bégayant qu'il cherche à expliquer. « On devait... on devait trouver une belle fille pour Guzman, il... c'est lui qui l'a il a dit qu'il allait la dresser et que ça irait quand même. »
« Attends, Guzman t'es sérieux ? » L'autre hoche la tête. « Il est où maintenant ? »
« Il fait ses combats en... sous sol d'une discothèque privée... Vice Vinyle. »
Le colosse relâche sa proie, ajuste son manteau et sans se formaliser du bordel se dirige vers la sortie non sans avoir rameuté ses deux acolytes du moment. Quel rapport entre des filles et Guzman ? Le géant prend le volant sans un mot pour le moment, ça ne lui semble tellement pas logique. Machinalement il explique quand même : « Taylor Guzman, il a géré une partie des combats clandestins au Sud, pas les plus sordides et pas ceux qui généraient les plus gros paris mais il se défendait, parmi les plus connus en surface. » Pas dans les ruines, non dans les ruines c'était autrement pire. Dans les ruines on serait allé jusqu'à arracher un bras à un homme pour vous battre à mort avec. Différent en somme, plus gore, moins humain. « Du coup je ne vois pas pourquoi il veut des gonzesses à moins qu'ils se soit lancé dans le catch féminin mais j'en doute. »
Il voudrait leur demander de rester calmes, quoi qu'ils puissent voir, quoi qu'il puisse se passer et malgré l'état dans lequel ils la retrouveront, peut-être. Guzman est un tordu, un ancien militaire renvoyé pour faute grave et braconnage entre autre échoué dans le Sud sur le tas. Cimarro ne l'a jamais apprécié outre mesure, trop vicieux, trop plein de perversions en tous genre. Un espèce de maniaque taillé dans le roc. D'avance, Alonso sait qu'il faudra en venir aux mains et cette idée ne lui plaît pas plus que cela. Parce que ce sera pas vraiment honnête... ce n'est jamais honnête à cent pour cent avec Guzman.

* * *

La discothèque est fermée maintenant, mais on distingue encore de la lumière par les quelques fenêtres. Cimarro doute toutefois que les arènes soient déjà closes, il doit rester quelques combats en cours. Entrer comme des voleurs risque de leur attirer un retour de flamme sans compter qu'ils détiennent toujours O'Donnell. Ils n'ont rien pas même la certitude que la flic est vivante. Chose qu'il se garde de préciser. Tant pis, il faut tenter le coup. Qui vivra verra. Dans le doute il demande quand même à la blonde de rester en planque dans le pick up au cas ou...

Deux types fument dehors, Alonso les connaît un minimum et après une poignée de main, demande à voir le boss pour affaire. On ne dit pas non, on les escorte dans la boite noire en grande partie, après la soirée, l'endroit est même plutôt ragoutant suite au passage des clients et Cimarro prend le temps de regarder où il pose ses godasses histoire d'éviter de glisser dans... bah dans un truc pas clair.
Une porte dissimulée qui s'ouvre, un escalier qui s'enfonce dans le noir... et bientôt des clameurs. C'est encore loin, mais il les entends, il entend le chaos des rings. Comme un chant de tambours, ça martèle son cerveau comme une berceuse, la seule qu'il connaisse depuis des années. Sentiment d'être chez soi bientôt avalé par l'arrivée d'un homme flanqué de deux armoires. Allures de sumo sauf que les deux sont noirs. Guzman s'élance les bras ouverts en grands, empoigne la main de Cimarro comme s'il était un ami heureux d'en retrouver un autre. Il n'a pas changé, une bonne tête de moins qu'Alonso mais aucune courbes ; l'homme est fait de lignes dures, sec, taillé à la hache. Coupe en brosse réglementaire, des yeux vifs, une barbe qu'il doit encore tailler au couteau de chasse... d'une condition physique irréprochable sous son débardeur et son pantalon treillis.  

« Te revoilà sur les rails ? J'aimerai le croire mais vu ta tête ça m'semble mal barré. »
« Comme tu dis, je cherche quelqu'un en fait. »
« Ici ? Bah ça va être compliqué on entend pas parler de grand chose tu sais ?! »
« Je veux la femme que tu as acheté aux maques du Delirium. »
Un blanc, un foutu blanc désagréable où personne n'a envie de rire, de causer ou quoi que ce soit. Le patron fini tout de même par inspirer une longue goulée d'air en enfonçant les deux mains dans ses poches. « Un rapport avec toi ? »
« Plus ou moins... »
Le type hoche la tête, considérant le plus jeune derrière. « Le truc c'est que ça va être compliqué Alonso... d'une j'ai perdu du fric à l'acheter parce que c'est pas la came que je recherchais et en plus cette salope m'a fait perdre des milliers de dollars ! »
Envie de répondre, en si peu de temps ? Mais le Cubain se retient et arque un sourcil en signe d'étonnement.
« Ouais, on l'avait foutue avec les autres à la douche et tu sais quoi ? Elle me les a libérée !! Elle a fait s'envoler les poulettes que je réservais à mes garçons les plus méritants  ! »
« L'âne et la carotte hein ? Battez vous, faites moi gagner du fric et j'vous file une poupée pour la nuit ? » Le colosse n'aime pas ça, ça l'énerve, il a tout sauf l'air amusé.
« Il est mort le temps où on prenait notre pied à juste défoncer l'adversaire, où on se fendait les poings sur un ring parce qu'on aimait ça, putain crois moi j'le regrette ce temps ! Maintenant faut les motiver ! C'est de la connerie mais ça marche alors tant que je fais mon pognon j'm'en lave les mains. »
« Bon écoute Guzman... »
« Non mais attends il faut quand même que je te montre ! » Et voilà ; le tordu lui prend le bras, le fait suivre ses pas en laissant ses deux blacks fermer la marche derrière Reed. « Au départ, je me disais que même si elle avait pas l'allure réglementaire je la donnerai quand même au pire je l'aurai faite tourner mais après j'ai eu une autre idée parce que c'est un buffle cette nana ! J'en ai plusieurs qui sont couchés en ce moment, je vais devoir les emmener à l'hosto ! »

Sa voix part dans des octaves dérangeant, ceux du mec qui prend son pied à raconter ses histoires dégueulasses. D'avance ça sent le pourri, Cimarro le sent mais il se force à écouter, à se tempérer et à rester un chien bien sage pour le moment. Un air de courtoisie qui n'en est pas et n'en sera jamais. Guzman les amène à ce qui ressemble à une grande salle de pause pour ses combattants, certains attendent, d'autres se rafistolent et d'autres encore ont été posé sur un lit de camp en attendant qu'on daigne les soigner tant qu'ils respirent. Puis un couloir barré d'une grille que le patron ouvre. Des portes tout du long, avec des numéros et au bout une dernière à ouvrir avec un pass. « Ma salle de dressage. » Oeil malfaisant, gloussement. Il entre en premier ; s'arrête face à ce qui doit être un genre de cage difficile à dire dans la pénombre. « J'ai eu une super idée ! Je vais jeter ce fauve dans mes rings les parieurs vont adorer le spectacle mais je devais lui apprendre à obéir d'abord... franchement c'est pas gagné j'y suis depuis quelques heures là. Elle a un caractère de merde ! » Et comme pour valider ses dires il presse le bouton d'une télécommande et quelque chose semble se tordre dans la cage  sur un fond de sifflement ou de grognements il n'est pas sûr.

Un néon clignote puis s'allume, révèle la flic qui gît au sol comme prise de convulsions dont Alonso ne tarde pas à comprendre la cause. Un putain de collier électrique. Ses bras sont pliés, ligotés dans son dos dans un tel angle que le Cubain se demande par quel miracle il ne lui a pas déboîté les deux épaules. Les stigmates qu'elle porte sont un récit d'heures entières à le subir lui et son obsession du dressage sur tout ce qui respire. Elle transpire à grosses gouttes et pourtant continue de trembler, les yeux révulsés comme à l'approche de l'inconscience. « T'endors pas ma biche ! » Et le revoilà qui joue avec sa télécommande, commence à se marrer tout seul de la voir se tordre de douleurs mais ça ne dure pas.

Cimarro lui tord le bras, récupère la commande qu'il claque par terre avant de l'achever sous son talon. « Maintenant ça suffit ! » Dit-il, la voix sombre et bel et bien menaçante.
« Oh allez ton patron faisait pire ! »
Possible, mais c'était plus compliqué que ça et il n'est pas là pour déterminer qui fait pire que qui et d'ailleurs il s'agit de méandres qui appartenaient aux deux autres. Alonso n'a jamais été porté sur la torture ou le meurtre en guise de passe temps. « Qu'est-ce que tu veux ? » Demande-t-il, à bout de patience.

Guzman va pour parler, un type passe la tête à la porte et le demande pour la fin du dernier combat en lice. L'autre part. « Je reviens rapidement messieurs, attendez moi là on en reparle j'ai peut-être bien une petite idée. » Sourire pas net, il part avec ses gorilles et les laisse là. Alonso parcours la pièce du regard, trouve une masse avec laquelle il fait rapidement sauter les cadenas de la cage. Quel que soit le deal il faudra y plier... ils ne sont pas assez armés pour leur tenir tête et pas assez nombreux face à des types qui passent leurs journées au combat. Autant que possible Cimarro se fait la promesse de prendre le maximum de risques dans l'histoire. Il aurait dû mettre Guzman hors d'état de nuire depuis longtemps mais faute de raison personnelle il n'en avait rien fait. Maintenant il regarde O'Donnell et il regrette...
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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Mar 3 Juil - 18:55

Il n'y avait rien de rassurant dans les propos d'Alonso, mais à quoi s'attendait-il, à vrai dire ?. Il savait par expérience que le milieu des combats clandestins était peuplé de gens sans remords, sans morale, qui érigeaient la cruauté au rang de vertu. Il avait passé quelques temps là dedans, et il n'avait fait que gratter la surface, il savait que plus on voulait gagner gros, plus il fallait prendre de risques, et verser de sang, la palme étant réservée aux combats à mort, proches de ceux des gladiateurs d'antan. Et c'était là bas qu'on avait emmené Venecia pour servir de divertissement. Il commençait à avoir une sale sensation, il savait très bien ce qu'il advenait des éléments perturbateurs, ceux qui ne voulaient pas plier étaient brisés, ou broyés plutôt, jusqu'à finir muselés ou morts. Pourvu qu'ils arrivent à temps.

Une fois garé le pick-up, Caleb poussa un soupir intérieur, de soulagement, il valait mieux pour Gidget qu'elle reste dans le véhicule, il ne savait pas s'il pourrait déjà assurer sa propre sécurité, alors celle de la jeune femme, hors de question qu'il lui arrive quoique ce soit de fâcheux, voire d'irrémédiable. "Gidget, jusque là, t'as été super, mais là dedans, c'est beaucoup trop dangereux. Par contre, on aura besoin de toi pour conduire au retour, ça se pourrait qu'on soit obligés de partir en catastrophe, ou qu'on ne soit pas vraiment en état de conduire. Où qu'on ne revienne pas du tout. Il lui laissa le temps d'encaisser le choc, lui s'y était préparé depuis sa première virée dans le sud, elle, pas du tout, elle n'avait jamais été confronté à ça. Comme il l'enviait pour cette candeur qu'il n'avait jamais eu. "Quoiqu'il en soit, tu restes une heure maximum. Si dans une heure on est pas revenu, ou si tu vois des types louches s'approcher de toi, tu mets les bouts et tu files au commissariat, tu demandes Don et tu lui racontes tout, ok ?. C'est d'une importance capitale, j'ai confiance en toi, ne nous lâche pas, on va faire de notre mieux. Reste sur tes gardes."

Leur entrevue avec Guzman ne faisait que confirmer à Caleb ce qu'il soupçonnait déjà, le type était un malade mental, une véritable pourriture, un mec à éliminer, le monde ne s'en porterait que mieux. Il écoute attentivement l'échange avec Alonso, tout en notant mentalement la disposition des lieux, le nombre de gars présents, évaluant machinalement les forces en présence. Dans une telle arène, pas de cœurs tendres, juste des cogneurs sans finesse, des gueules cassées, des pauvres types espérant décrocher la timbale, ou attendant le coup de trop. Les pires des vautours ont mis les bouts, les parieurs sans qui ce genre de lieu n'aurait aucun intérêt, pas de sens réel. A moins que ce ne soit qu'une annexe, un genre de salle d'attente pour les combattants, et que le ring soit un peu plus loin. Il lui semble entendre des clameurs au loin, comme étouffées, mais ici ne règne que la douleur et le silence qui baigne les débuts de chaque combat. Ici aussi, tout le monde n'a d'yeux que pour Cimaro, autant pour sa stature que son aura charismatique, et certainement sa réputation. Personne ne prête vraiment attention à lui, au point qu'on n'a même pas pris la peine de le fouiller, c'est dire s'ils s'en foutent, ou s'ils s’estiment préparés à toute éventualité. Ce qui était souvent le cas dans ce genre d'endroits.

Arrivés à destination, il sentit son cœur s'emballer. Elle était là, vivante, si proche maintenant mais dans quel état ?. Ses yeux mettent du temps à s'habituer à la pénombre, et il ne discerne que peu de détails, ce qui l'interpelle plus, ce sont les gémissements. La lumière se fait aveuglante, lui vrillant les yeux, et lorsqu'il réussit enfin à retrouver une vue correcte, il regretta de n'être ps resté aveuglé. Elle gisait dans une cage, comme une bête blessée, un collier autour du coup, en pleine convulsion. Il avait entendu dire que certains chiens, devenus fous de rage ou de douleur, étaient capables de se briser l'échine à force de se débattre, mais ça !!!. Et l'autre fils de pute qui trouvait la chose divertissante, au point de lui envoyer une autre dose. Il porta machinalement la main sur la crosse de son arme, dans son dos, et compta. Guzman, plus ses gardes, 3, peut être 4 balles, mais loin d'être assez pour filer, surtout pas avec Venecia dans cet état. Il fit un effort surhumain pour se retenir de vider le chargeur dans les couilles de ce détraqué, juste pour la forme, mais ça ne ferait que les condamner. De plus, Alonso lui barrait maintenant la ligne de tir, tandis qu'il détruisait la commande à distance. Il s'approcha de Venecia, s'agenouilla et lui prit la tête sur ses cuisses, lui ôtant ce collier d'infamie. Elle tremblait de tout son être, en proie à des convulsions nerveuses, la faute aux décharges électriques. Il faudrait du temps pour que cette énergie s'évacue et cesse de perturber son système nerveux. Il lui passa délicatement une main sur la joue, et elle eut un réflexe instinctif de recul, avant d'écarquiller légèrement les yeux, et il crut bien qu'elle l'avait reconnu, ou qu'elle croyait à sa présence, puisqu'elle réussit l'exploit d'esquisser un timide et douloureux sourire.

Il se força à le lui rendre, alors même qu'il bouillait intérieurement d'une rage si ancienne qu'il avait du mal à se souvenir depuis quand il ne l'avait pas ressenti. Ni même pourquoi il l'avait enterré, peut être que c'était un reliquat de son ancien lui, avant l'Académie, quelque chose d'explosif et d'implacable, qui grouillait sous sa peau comme des milliers de vers incandescents, qui prenait progressivement de l'ampleur, augmentant à chaque respiration, de manière exponentielle, une bête avide de carnage qui grattait pour sortir, trop longtemps enfermée dans une cage sans barreaux. Une bête dont l'attention était maintenant focalisée sur un seul homme, une seule proie satisferait ses envies de meurtre, un seul gibier à massacrer, et il attendait son retour...

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Mar 3 Juil - 22:42


Ce tableau lui fait de la peine, le renvoit au jour où ils sont allés secourir Boogie, l'extirper des mains de la mafia. Jamais rien n'avait autant perturbé la montagne Cubaine que ce foutu jour. Devoir tenter de raisonner Lecter, le subir comme un démon sur pattes, c'était affreux et cette fois encore il la sent. Cette tension dans l'air qui annonce la venue d'une chose qu'on a trop longtemps laissée enfouie. Le monstre que chacun abrite et qui gratte, cherche à s'arracher de sa tombe... il garde l'oeil rivé sur ce jeune trop calme pour être honnête, sur ses gestes, les précautions qu'il prend et il sait d'avance : l'amour rend dingue. Pas ce beau sentiment des bouquins à l'eau de rose non l'amour comme un attachement qui nous dépasse, nous ronge et nous avale. Le besoin maladif de quelque chose ou de quelqu'un. Ça ne s'explique pas, cette sensation que si l'objet en question disparaît le monde perd en grande partie son sens, est-ce le cas à ce point pour toi gamin ? Envie de lui dire tu es encore tellement jeune pour foncer là dedans. Quelles affinités peuvent bien te faire pousser ces ailes là ? Le Cubain soupire lentement, s'agenouille à distance raisonnable du duo. « Ne crois pas que j'agis par sentimentalisme. Guzman est une ordure dont la mort me fera aucun effet, mais je ne veux pas qu'il entraîne avec lui les jeunes qu'il a eu le malheur de former. »

Ils ont peut-être l'impression d'avoir été sauvés, ne sont que des chiens pour l'autre et il les fera combattre jusqu'à les tuer pour du fric. Seulement pour beaucoup, ils n'ont plus de repères, ne connaissent plus que le son de la voix de ce mentor cinglé alors... Alonso ne peut pas se contenter de briser la nuque du patron de boite même s'il en meurt d'envie, il risquerait trop les représailles des chiens d'arène. Oh oui il pourrait les tuer aussi ; mais non. Il n'a rien contre eux c'est un principe. Pas de raison ; et Alonso Cimarro ne tue pas sans raison. Puis il jette un regard à la flic, sort un couteau de sa poche et ôte lentement les liens qui bloquent ses bras. Elle ne doit plus les sentir à en juger par les noeuds et la torsion qu'on leur a fait subir, il faudra attendre un peu. La peau de sa gorge est à vif, le colosse soupire comme un grondement. « Je l'aurai bien laissé à Vlad ce tordu tiens... » Ah Vlad... disparu aussi, ils s'entendaient bien tout les deux. C'était ce qui se rapprochait vraiment du frère de cœur pour Cimarro. Il en aurait fait des copeaux à n'en pas douter. « Mais je crois que tu rêves de l'avoir pour toi hein ? »

La porte s'ouvre à nouveau sur un Guzman en liesse dirait-on, à peine ennuyé qu'on ait détaché sa dernière trouvaille. « Vous la voulez vraiment hein ? Bon bon si y'a que ça pour te faire plaisir Cimarro, je ne suis pas égoïste. Je te la file faut juste pas m'en vouloir si elle claque dans quelques heures, par contre... » Regard lourd de sous entendus, ça veut dire qu'il veut un truc. « Tu vois, ça fait longtemps que je me suis pas dérouillé les articulations ! » Alonso hausse un sourcil, l'air de demander s'il est vraiment en train de lui demander un combat. « Oh non pas toi, tu m'auras dévisser la tête avant même que le gong ait fini de sonner. » Oui c'est fort probable, ils ne jouent pas du tout dans la même cours. L'un d'eux avait ordre de mise à mort pendant des années sur ses adversaires, et ce n'était pas Guzman... L'autre ricane, désigne Reed d'un signe de tête. « C'est lui que je veux, j'aime son petit côté chien de garde bien dressé ! Comme les molosses de l'armée, les petits toutous d'attaque mais qui reviennent se coucher au pied d'un claquement de doigts mes préférés ! » Pas qu'il en a la bave aux lèvres mais presque. Cimarro dévisage un moment son acolyte, il n'a pas besoin d'en dire plus. Quelqu'un va mourir ce soir.

« Ok, si y'a que ça pour te faire plaisir. » Le Cubain enlève son manteau, l'enroule autour des épaules de la policière et la soulève de terre non sans une certaine délicatesse, un bras autour de ses épaules et l'autre glissé sous ses jambes. Elle est inconsciente pour l'instant. « Je pose les conditions. »
« Vas-y l'ami je t'écoute. »
« Aucune condition : Free fight. »

Guzman éclate de rire, c'est ce qu'il attendait et il n'a pas conscience qu'Alonso n'a pas posé ces bases pour son petit plaisir personnel. Il les a posé pour Reed, il a désormais champ libre et qu'importe l'issue, elle sera respectée par tous. Le ton est donné, on ne revient pas dessus c'est la règle.
Ils sont escortés une fois encore mais de façon plus enjouée cette fois et ça suit derrière pour mater le spectacle. Bientôt un vaste sous-sol, des rings et des cages, une fosse, des terrains de combats divers et variés. Guzman a déjà choisi : parterre de sable, délimitation par quatre gros piquets de bois et des cordes tressées comme un gros filet de pèche. Le sable pour se battre, c'est une vraie plaie mais c'est digne de ce malade. Il est déjà pieds et torse nus, amorce quelques bonds sur place sans quitter son sourire tordu. « Putain je vais prendre mon pied avec toi j'le sens ! »

Et tout en allongeant O'Donnell non loin de lui, Alonso songe seulement que le type ne sait pas sur quoi il va tomber. Alonso aussi a cru à ses airs de premier de classe, l'épisode du bar lui a prouvé le contraire. Alors il sait d'avance que Guzman va en chier et rien que ça, ça lui fait méchamment plaisir. Une voix mielleuse, Jasonesque semble roucouler à son oreille, lui dire : et si il dérape le gentil policier ? Allons allons, tout le monde n'est pas cinglé dans cette ville... enfin, il espère.
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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Mer 4 Juil - 18:59

Caleb n'écoutait plus qu'à moitié. Il était bloqué sur Venecia, comment avait-elle survécu à ça, quelle force de caractère était la sienne pour endurer un tel calvaire, et avoir encore la force de résister ?. On n'avait pas le droit de chercher à détruire quelqu'un d'aussi admirable, et pour quoi, un peu plus de divertissement ?. L'absurdité de la chose l'aurait fait vomir, si son estomac n'était pas déjà noué à rompre. Sa colère intérieure le consumait rapidement, il allait exploser s'il ne la libérait pas bientôt sur quelque chose, ou plutôt quelqu'un. L'ancien Caleb n'avait jamais vraiment disparu, année après année, on avait posé une succession de couches de vernis par l'éducation, l'apprentissage, les règlements, mais vous pouvez habiller une bête fauve avec n'importe quel smoking, il arrive fatalement un jour où les coutures finissent par craquer, révélant au monde votre vraie nature. Weins lui avait fourni un but, une façon de canaliser sa brutalité, mais ce faisant, avait altéré ses pulsions de violence, il y a des choses qui ne peuvent disparaître, juste être mise de côté, en sommeil. Et plus ce dernier dure, plus fracassant est le réveil. Il se releva, sans vraiment porter attention à Guzman, qui n'était déjà plus qu'un sac de viande, son regard croisa celui d'Alonso, et il hocha la tête, il acceptait. Cependant, il n'osa pas regarder Venecia, peut être qu'il ne souhaitait pas lui montrer cet aspect fondamental de sa personnalité, et de toute façon, qui savait à ce moment là ce que pensait sa partenaire ?.


Il suivit le cortège le long du complexe, jusqu'à l'arène choisie par l'autre. L'autre. Plus besoin de nom, comme s'il était déjà rayé des cadres, effacé des mémoires. Il était assez costaud, comme un type qui s'entraine régulièrement et s'entretient, tout comme Caleb, un ancien militaire avait dit Alonso. Rien à foutre, ces types n'avaient rien d'exceptionnel, ils étaient efficaces armés et équipés, mais dans un corps à corps, une bagarre à mort, il n'y avait pas de règles, de codes, de schémas tactiques, pas de renforts, pas de repli. L'arène était rudimentaire, mais ce décor n'avait pas non plus d'importance, ce lieu en valait bien un autre pour mourir. Du sable, c'était stupide comme mise en scène, encore plus comme choix de terrain. L'autre tordu s'imaginait que ça déstabiliserai le jeunot, mais il n'en serait rien, au contraire, ce crétin arrogant et à moitié cramé se fatiguerai plus vite que Caleb, parce qu'il était un adversaire contre lequel on ne gagnait pas : le temps. L'expérience, la maîtrise, tout ça ne jouait qu'à moitié dans ce genre de combat, l'instinct et les réflexes, voilà qui faisait la différence. Et la motivation était différente chez l'un et l'autre. Le premier voulait se payer une bonne partie de rigolade, mâter le gentil toutou trop sérieux. Caleb, lui, ne voulait que le tuer, encore et encore.


Il se déshabilla à son tour, il portait encore certaines cicatrices de leur dernière rencontre avec Alonso, mais depuis, il s'était entrainé de plus belle, et lorsqu'il ôta son T-shirt, ils purent tous le constater. Il n'avait pas la musculature d'un jeune homme qui faisait de la gonflette pour épater les minettes, non, c'était l'outil d'un cogneur, des nerfs comme des câbles d'acier, le genre de stature que l'on développait à force de frapper, parce que c'était la seule raison pour laquelle on se dépensait. L'autre sembla un instant hésiter, mais il était trop tard pour faire machine arrière. Il retira aussi son jean, ne restant qu'en boxer, rien ne le gênerait pour combattre à sa façon.


Les premières minutes ressemblaient à un vrai combat, chacun installant son rythme, tournant, feintant, attaquant, reculant, les coups échangés avaient versé les premières gouttes de sang, rapidement absorbées par le sable. Les hématomes commençaient à sortir de part et d'autre, mais Caleb s'en foutait, il se retenait, contenant sa hargne, attendant le bon moment, qui se rapprochait rapidement. L'autre était un boxeur confirmé, il cognait dur, fort, mais surtout, tentait régulièrement des coups de travers, balançant du sable du pied, frappant à certains endroits interdits dans ce sport, mais Caleb s'en foutait. Il connaissait bien ce genre de combat, et ce genre de combattant. Une fois qu'il aurait prit sa routine, il perdrait. Il croyait à un affrontement gagné d'avance, son sourire narquois lui faisait prendre les choses trop à la légère, il ne voyait pas qu'il commençait à fatiguer, qu'il suait à grosses gouttes, à essayer ses trucs pas nets, mais Caleb, lui, gardait la tête froide. Et ce qui devait arriver arriva : l'autre lui lança un coup de pied dans les côtes, profitant d'un espace sans défense, une invitation masquée. Caleb lui coinça le pied contre sa hanche, et abattit son poing sur le côté du genou, qui craqua sous l'impact. Les vivats et les cris s’arrêtèrent soudain, et ce silence lui fit prendre conscience, alors, qu'ils étaient observés. Il l'avait oublié, mais c'était le bon moment pour leur offrir à tous une leçon.


Il ne lâcha pas la jambe de son adversaire pour autant, empoignant sa cheville à deux mains, il la tordit si fort que l'autre essaya d'accompagner le mouvement, et alors qu'il se retournait au sol, comme une crêpe, Caleb inversa la torsion, et poussa dans le sens inverse. Emporté par l'élan contraire de son poids, son articulation prise dans l'étau de Caleb, son genou, sa cheville, et certainement d'autres parties, se déboitèrent, rendant la jambe inutilisable, tandis que le pied était dorénavant figé dans un angle impossible. L'autre hurla comme un cochon, avant que Caleb ne lui enfonce la tête dans le sable, il commença alors à lui en faire bouffer par paquets, lui emplissant les narines, les yeux et la bouche, le faisant tousser. C'était une chose terrible que de suffoquer, de savoir qu'on avait provoqué sa propre ruine, mais ça ne suffisait pas. Caleb le fit rouler sur le côté, retournant la jambe morte, lui arrachant à nouveau des hurlements tandis qu'il avalait du sable, et écrasa son talon dans le plexus du type, avant de se laisser tomber sur lui et de lui rouer le visage de coups. Plus il frappait, plus il avait envie de le tuer, plus il avait envie de le massacrer. A mesure que ses coups s'abattaient, comme un marteau pilon, ce qui servait naguère de visage à l'autre se ratatinait, se creusait, sa respiration se faisait irrégulière et sifflante, mais il vivait encore. Faiblement. Alors Caleb le retourna, une fois encore, et se leva, attrapant le cou de l'autre pour le mettre à genoux. Par quel miracle tenait-il encore droit, impossible de le dire. Il était presque mort, mais pas encore assez à son goût. Alors il lui prit les bras, ces bras qui avaient cogné, torturé et abusé tant et tant de personnes, il lui posa un pied en dessous de la nuque, et tira à lui les deux bras de son adversaire, en arrière, tandis qu'il poussait de toute ses forces sur son pied. Les deux clavicules se déboitèrent simultanément dans un craquement lugubre, tandis que la colonne vertébrale se brisait. Le corps sans vie de Guzman tressaillit un instant avant de s’effondrer grotesquement en un tas brisé, démantibulé, méconnaissable.

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Mer 4 Juil - 20:38

" Chiens fous "


Elle a la nausée, de l'acide dans la gorge qu'elle n'arrive pas à ravaler. Depuis combien d'heures le monde a changé de couleur ? Venecia se le demande. Est-ce les volts à répétition, les chocs divers et variés qui lui font voir en noir et blanc ? Et cette douleur qui ne la quitte pas ; dés qu'elle tente de remuer un peu c'est son corps entier qui se révolte, sursaute et roule en boule. Ses dents s'entrechoquent, la flic crève de froid alors qu'elle sent la transpiration lui dévaler la peau. Comme si tout allait de travers, qu'elle réagissait à l'envers.
Caleb, l'a-t-elle rêvé tout à l'heure penché sur elle avec ce visage inquiet ? A moins qu'elle ait juste halluciné, cherché une image apaisante dans un moment de tourment. Un souvenir récent, cet instant explosif entre eux  qui lui fait oublier momentanément le mal de ce monde et le sien.  

Elle navigue ailleurs, sent à peine qu'on l'emporte et il faudra des cris, des acclamations pour l'arracher à sa torpeur. Qu'est-ce qui se passe ? La flic ouvre difficilement les yeux, se redresse avec raideur. Le silence est tombé après les hurlements, elle les voit figés sans en comprendre la vraie raison. À porté de main il y a Alonso Cimarro, elle tend la main et saisit son jean. Le Cubain l'aide à se lever, lentement et la laisse s'appuyer sur son avant bras. Des coups, comme un sordide bruit de fond. O'Donnell observe, et elle sait maintenant pourquoi. Le type qui l'a torturée gît dans le sable et à en juger par les angles improbables dans lesquels il est plié il est mort ou alors pas loin de l'être. Et Caleb, Caleb qui s'acharne, encore et encore... ça aussi elle le comprend.

Venecia pousse sur ses jambes, quitte le soutien du géant et dépasse les cordes, traîne les pieds dans le sable du ring. Si seulement... elle pose les doigts sur sa nuque, se plie douloureusement pour venir caler son menton dans le creux de son épaule et murmurer d'une voix cassée à son oreille. « Arrête... C'est terminé Caleb... il est mort. » Elle a du mal à parler, fait un réel effort pour lui et rassemble le peu de forces disponibles pour l'enlacer, l'obliger à lâcher sa proie. Si seulement elle avait pu lui éviter ça, pu lui éviter d'en arriver là. Elle s'en veut terriblement. Mais ce n'est ni li lieu ni le moment, elle serre sa main dans la sienne. Épuisée, elle l'est mais ce n'est plus rien en comparaison de l'amertume qu'elle ressent désormais. Il ne méritait pas ça, il avait le temps d'en venir à cet extrême. New York est définitivement détraquée... On ne détruit pas un monstre en en devant un soi même ; elle se l'est toujours répété, comme un leitmotiv. Venecia commence à en douter, douter de l'identité des dits monstres. Elle vient d'être enlevée, vendue, battue puis secourue entre autre par pire que son bourreau. Plus rien n'a de sens... La brune soupire, vacille sur ses jambes et se rattrape à son collègue. Son cœur bat trop vite, elle n'aurait pas du se lever. Les voix s'estompent, Venecia s'endort lentement.      

©️ Jason L.

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Mer 4 Juil - 22:43


Nom de dieu si Lecter avait vu ça ! D'office le Cubain sait que son clown de patron aurait adoré ce combat, lui pourtant pas très porté sur les arènes. C'était arrivé que Jason s'installe près d'un ring, tapant la causette dans les très bas fonds avec quelques types venus lui proposer des marchandises. Il jetait alors un œil distrait à l'action, sans jamais être très concerné ni concentré. À moins qu'Alonso y soit et encore, il savait tellement que le Cubain était parmi les plus grosses bêtes, il n'y avait pas de surprises. En dix ans, le seul qui tira au clown l'envie de suivre un combat de bout en bout fut un outsider, un grand type qui ramassait les corps, les découpaient pour s'en débarrasser ensuite et qu'on avait eu le malheur d'interpeller dans on travail. Le Boucher des ruines... il avait même réussi a filer la nausée à Cimarro. Mais pas à Jason, forcément.

Caleb Reed, Lecter l'aurait adoré c'est sûr. L'aspect lisse, tiré à quatre épingles mais capable de lâcher la bête fauve sous sa peau. Rangé pour la cause et Rongé par lui même, un contraste magistral. De son point de vue Alonso se doute que demain, après demain viendra le temps de la remise en cause. Il a des tripes, il a du courage et il est sacrément bon mais on est pas programmé -hors-mi quelques uns- pour tuer de sang froid.
On tire son jean, la flic est réveillée et il l'aide à tenir debout sentant bien qu'elle menace de retomber aussi sec. Elle est brûlante, chancelante et pourtant la voilà partie, parce qu'elle est la seule qui pourra arrêter ce  genre de furie. Même loin, un chien écoute toujours la voix de son maître, Cimarro le sait. Elle est sa partenaire, son mentor alors oui, il arrête.

Guzman est mort... laisse une troupe qui ne comprend pas trop, qui se regarde sans savoir ce qu'il faut faire car le combat a été honnête contrairement à la majorité des coups de Guzman. On s'interroge, on se gratte la tête, on ne sait plus. Sur le ring O'Donnell s'écroule, Alonso va pour la récupérer quand une main puis une autre se referme sur chacune de ses épaules. Les deux sumos black, il les avait presque oublié tiens. Eux n'ont pas l'air bien content de l'issue des hostilités et le toisent d'un œil mauvais. « Tu sortiras pas d'... » Mais l'heure n'est plus à bavasser, à menacer ou autre c'est fini et dommage qu'ils n'aient pas compris. Bondissant vers l'avant le cubain enroule un bras autour du cou du premier, verrouille sa prise tandis qu'il empoigne les cheveux du deuxième et les enroule autour de sa main. Celui-là se retrouve bientôt la face écrasée contre le poteau du ring et profitant de l'impact causé par sa masse, Alonso tire un coup sec vers l'arrière. La nuque craque. Le second toujours coincé sous un bras du géant vire au violet, a beau tenter de se débattre pour chercher son air il n'y arrive pas et ce n'est pas plié en deux vers l'avant qu'il va aller mieux. « On arrête là les gars, Guzman est mort. » Annonce Cimarro comme s'il était besoin de le préciser. De leur préciser à tous. Le gros noir s'essouffle, ramollit alors le cubain pose une main sur son crâne parfaitement chauve -contrairement à celui de l'autre- tout en resserrant la prise sur sa gorge. « Je reprend l'affaire. » Et la tête vrille, un autre cou se disloque. La signature du Cerbère de Lecter, son briseur d'os. Le corps s'écroule lourdement aux pieds d'Alonso, il jette un regard circulaire sur l'assemblée. « Des objections ? »
Bien sûr que non.

* * *

Les hommes ne sont pas retenus, ils sont libres de partir s'ils le souhaitent mais aucun ne file. Cimarro annonce qu'il reviendra dés le lendemain, d'ici là il confie la boite au vétéran du coin, on le respecte assez pour ne pas lui causer d'emmerdes. Il faut aller poser la flic aux urgences et sans trop tarder, qui sait combien de temps elle tiendra à sortir du comas et à y replonger ?
La blondinette a fait chauffer le moteur et piétine autour du pick up. Lorsqu'elle les voit réapparaître elle ne cache pas sa joie et sautille sur place, frappant dans ses mains comme une enfant comblée. « Je savais que je ne devais pas encore partir ! » Elle a bien fait d'attendre, c'est mieux.
« Reed passe derrière avec ta collègue, je prend le bichon survolté à l'avant. » Ce sera plus confortable pour eux, le jeune doit avoir de belles courbatures et il sera sans doute rassuré de sentir la présence de sa supérieure. « Et toi tu touches à rien ! » tu parles elle fouille déjà la boite à gants. Mais quelle plaie cette nana !

* * *

Il les a laissé près des urgences, ne peut pas se permettre d'approcher mais il a promis à Reed de se manifester assez rapidement pour avoir de leurs nouvelles. Ils n'ont pas eu le loisir de réellement se connaître ou d'échanger mais qui sait un jour dans d'autres conditions ? En attendant, le Cubain a une affaire à remonter et à assainir. Au pire si jamais ils ne se revoient pas, les deux flics savent désormais où le trouver et les connaissant, Cimarro est sûr qu'il ne lui porteront aucun préjudice. Les dettes d'honneur c'est sacré et comme dirait l'autre : il lui en doit une n'est-ce pas ?  
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COMMENTAIRES : Je sais ce que tu penses : « C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel, j'ai pas très bien compté non plus. Mais c'est un Magnum .44, le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu'une question : « Est-ce que je tente ma chance ? ». Vas-y, tu la tentes ou pas ?

Cet engin raffiné est un Magnum 44 automatique. Redoutable. Correctement utilisé, il efface un homme et ses empreintes digitales aussi.
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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS Jeu 5 Juil - 6:01

Le temps s'était comme figé dans le ring, sorte de bulle à l'écart du reste du monde. Plus rien que lui et les craquements sans fin des os broyés, les gargouillis des bulles de sang qui sortent des poumons percés en petites grappes écarlates. Il n'arrivait plus à s'arrêter, il avait dépassé le besoin de mort, il lui fallait anéantir, oblitérer toute trace de ce qui fut un jour Taylor Guzman. Jamais il n'était allé aussi loin, à tous les égards possibles et imaginables, mais il n'avait plus conscience de rien. Il avait dépassé depuis longtemps le stade de la colère, de la vengeance, de la haine, c'était autre chose, indéfinissable, incompréhensible.

Puis cet univers éclata, il sentit des mains se poser sur lui, et comme un éclair, la lumière rejaillit dans son cerveau embrumé. Venecia. Il était venu pour elle, avant tout, alors que faisait-il encore avec ce tas informe et vidé de toute substance ?. Elle parla à peine, mais ses mots lui firent plus d'effet que les coups qu'il venait de prendre, ou même de donner. Mort. Ce qui semblait une évidence lui apparut soudain clairement, il venait de tuer un homme, pour la première fois de sa vie. Massacrer serait un mot plus adéquat, mais il n'eut guère le temps de s’appesantir sur la sémantique, car elle venait déjà de s'évanouir dans ses bras. Il la soutint fermement, indifférent à ce qui se passait autour de lui, et alla l'appuyer contre un coin du ring, le temps de se rhabiller, machinalement. Il vérifia son pistolet, plus par réflexe que par nécessité, personne ne l'empêcherai de partir maintenant, pas après ce qu'il avait commis. Apparemment, Alonso n'avait pas perdu de temps pour gérer la situation à sa manière, froidement, efficacement, on était loin du carnage qu'il venait de perpétrer, mais pour l'heure, ça l’arrangeait, ils allaient s'arracher de là en vitesse, Venecia avait besoin de soins, de toute urgence.

Le trajet du retour fut silencieux, étonnant, même avec Gidget, d’ordinaire si volubile. Tous s'inquiétaient sans le dire, à propos de Venecia, qui semblait endormie, à peine secouée de soubresauts spasmodiques, vites apaisés tandis qu'il lui murmurait des mots de réconfort, espérant qu'ils trouveraient écho chez sa partenaire. Alonso les déposa non loin des urgences, il ne pouvait se payer le luxe de s'exposer plus avant, et Caleb l'en remercia.

"J'aurai jamais cru dire ça, après notre première rencontre, mais j'ai une dette envers toi. Je ne sais pas encore quand, ni comment, mais je ne manquerai pas à ma parole. Merci encore, Alonso" Le géant serra la main qu'il lui tendit, avec force, et repartit vers le sud. Caleb et Gidget portèrent Venecia jusqu'aux urgences, ou il expliqua qui ils étaient, et que sa partenaire avait été exposé à une très forte intensité électrique lors d'une poursuite, elle fut instantanément prise en charge par tout ce que le service comptait de médecins et d'infirmiers, et ils s'installèrent, avec Gidget, attendant des nouvelles de Venecia.

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MessageSujet: Re: Lâchez les fauves CLOS



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