Versus
Venecia
avatar
Venecia O'Donnell
Informations
AVATAR : Michelle Rodriguez

DC : Lecter

DISPONIBILITÉ RP :
  • Disponible


CRÉDITS : Moi même

MESSAGES : 91

Date d'inscription : 06/10/2013

CASIER JUDICIAIRE
ÂGE: 35 ans
CAMP: Sans idées fixes
JE SUIS: un(e) new-yorkais(e) aux habitudes plus ou moins douteuses


MessageSujet: Versus Jeu 5 Juil - 14:12

" Confrontation Intérieure "


Il éclate d'un rire détestable lorsqu'il la laisse au sol, qu'elle se tord sous le haut voltage du taser. Faut te calmer qu'il a dit, je t'y obligerai qu'il a dit. Elle ferme les paupières à s'en faire mal au crâne mais ne parvient pas à retenir une larme. Alors elle essaie de se relever, titube contre le mur le plus proche et lui jette un regard assassin. Il approche et l'empoigne par les cheveux, elle lui balance son coude dans les cotes et le plie en deux l'espace de quelques minutes. Elle se précipite sur la porte, tente de l'ouvrir en vain. Une seringue dans son cou, le paysage vacille et elle avec. Son corps heurte le béton à plat ventre, comme une masse. Incapable de bouger mais avec les sens en état de fonctionner. Il l'enjambe, se penche sur elle et se marre de plus belle, lui lèche la joue au passage. Elle voudrait lui arracher la tête. Il pose un truc autour de sa gorge, se relève en lui flanquant une claque sur les fesses comme à un brave animal. Maintenant elle voudrait se couper la langue, l'avaler et s'étouffer avec! Il se redresse, elle le voit sourire et l'entend:
« T'en fais pas ma biche, tu vas finir par aimer ça autant que moi ! »
Électricité qui la traverse, un hurlement muet.
Une explosion dans sa tête, trou noir.

Cauchemar.


Venecia vient de bondir dans son lit, haletante et tremblante. Son débardeur est trempé, la sueur coule dans son dos et elle claque des dents. Le visage de cette ordure de Guzman est imprimé dans sa rétine, elle a l'impression de le voir partout. Rageusement elle pousse sa couette et se lève, descend presque à l'aveugle et sans plus de vêtements que son haut et son shorty pour fumer une cigarette. Elle n'a passé qu'une nuit en observation, ils n'ont pas pu la garder d'avantage et elle devrait se reposer mais comment fait-on pour se reposer avec l'image d'un malade qui refuse de disparaître ? O'Donnell est épuisée...

Pire, elle se fait pitié et c'est bien ça le plus difficile à supporter. L'impuissance chez la flic, son talon d'Achille. Elle a besoin d'avoir lutté. Perdre c'est une chose supportable, mais à vaincre sans péril ne triomphe-t-on pas sans gloire ? Que dire de la défaite alors ? Elle ne supportera jamais de se soumettre sans avoir eu le droit légitime de se défendre. Ce salaud l'a traitée comme une chienne, comme sa chose, son jouet. Combien de fois a-t-elle songé qu'il en viendrait au pire ? Mais non, il prenait trop son pied à la voir tordue de douleur sur le sol pour penser à autre chose. Est-ce mieux ? En fait il ne la considérait même plus comme un être humain.

La brune avale de travers, tousse la fumée qui lui brûle la gorge. Elle a même du mal à parler correctement, il faudra quelques jours ont-ils dit. Besoin d'un exutoire, tout de suite. La jeune femme se lève, s'engouffre dans la salle de sport non sans un semblant d'hésitation. Pas d'effort qu'ils ont dit. Elle s'arrêtera au pire.
Cogner et encore cogner, sa tête se vide lentement.
Caleb, Caleb a tué Guzman et ce n'était pas son rôle. Ce n'était pas à lui de porter ce poids là, pas à lui de vivre ça et d'en supporter les conséquences. Ce n'était pas sa proie, il lui a volé, il lui a volé sa vengeance. Remords, Colère, Venecia aimerait lui demander pardon, Venecia lui en veut, elle voudrait le serrer contre elle, lui dire merci ; lui balancer son poing dans la figure, l'engueuler. La contradiction bancale de ses sentiments l'étrangle de plus belle.  
Dernier coup de poing, la peau de ses phalanges a craqué, a laissé des éclaboussures et des impacts vermeils sur le sac et sur le sol. Ses jambes ne la portent encore plus, elle a le tournis et se laisse tomber assise. La brune ne craque pas, elle n'y arrive pas. Envie de tout casser, envie de se terrer dans un coin, il y a trop de rythme différents dans cette chorégraphie. Elle ne sait plus, elle se ronge, comme une bête blessée. Un sourire lui fend les lèvres, sans aucune joie... l'autre avait peut-être raison sur son compte au final... O'Donnell se laisse glisser au sol, sent la fraîcheur du parquet sur sa joue cuisante. Sa vue se trouble, le poids de son corps disparaît... non. NON !

La revoilà au bar, la revoilà à fumer. Elle ne doit pas se rendormir, sinon l'autre reviendra. Caleb, où est-il au fait ? La brune lorgne sur le whisky... ce ne serait pas raisonnable. Un verre à la main, elle soupire. Décidément rien ne va plus chez elle.        

©️ Jason L.

---------------------------------------------------------------------------