Syndrome Weins
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Venecia O'Donnell
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MessageSujet: Syndrome Weins Mar 10 Juil - 20:10

" Enigma "


Le dernier carton échoue au sol à côté des autres et elle souffle en l'air pour chasser une mèche venue se balader sur son nez. Les poings calés sur ses hanches, Venecia observe la pièce avec une certaine satisfaction, ce sera beaucoup mieux ! Le grand atelier/grenier sous le toit ne servait à rien, la jeune femme n'y avait même jamais rien stocké de personnel. Du coup, après un nettoyage en règle elle a choisi d'en faire leur nouveau centre d'investigation. L'espace gagné est indéniable, c'est plus clair et cela lui a permis d'installer à chacun un poste de travail personnel avec tableaux, étagères et rangements, libérant de fait la chambre de son coéquipier. Il est temps aussi que chacun retrouve un espace personnel, c'est mieux aussi. Elle a profité de la soirée qu'il passe au tir pour déménager tout ça, il aura donc la surprise.

En quelques jours la brune a repris les habitudes de leurs débuts, ne laissant plus de chance au moindre instant d'intimité. La claque mentale qu'elle a prise lui a fait réaliser qu'elle devait se ressaisir, se concentrer et revenir à des bases saines. Venecia est un mentor, elle doit agir comme tel. Pas que ce soit simple, il arrive parfois que son organisme se rappelle à son bon souvenir, lui glissant qu'elle n'est pas de bois, ni de marbre. Mais la flic ravale ses envies, fait taire ses désirs et sans être désagréable ou spécialement distante, elle a posé des limites. Ce soir, elle dormira seule. Ça lui fend bizarrement le cœur en deux pour être honnête.

* * *

Un matin de plus au commissariat, les enquêtes sérieuses se font rares. En fait on continue de crouler sous la paperasse, on continue d'archiver et de classer, de vider des années de recherches. On fait place pour le neuf, on veut tourner la page Lecter. Dans l'espace réservé à sa petite équipe spéciale quartier Sud (soit elle,Caleb et plus récemment le petit Scott) Venecia est affairée à tout autre chose que le Clown cela dit. Son problème, ce qui lui gratte la tête depuis des mois c'est l'académie Weins. Le menton posé dans le creux de sa main la flic soupire lourdement. Le rouquin lève le nez de son classement, la regarde un petit moment avant d'oser parler.

« Vous voulez un coup de main chef ? »
« Bof, je cherche un truc sur Weins... mais rien de très croustillant. Comment ça peut être aussi clean ? Y'a pas une seule école à New York qui n'a pas connu une bavure. » La brune s'étire, croise les mains au dessus de sa tête.
« En dehors de l'attaque, c'est vrai que l'académie n'a jamais fait grand bruit. » Le jeune agent referme un tiroir, approche de sa supérieur. « Reed peut pas vous aider ? »
Elle hausse les épaules. « De ce qu'il en sait, y'a rien de négatif à dire. » Et il ne l'aidera sans doute pas.
« Pourquoi vous vous intéressez à Weins chef ? »
« Je me demande pourquoi ça a jamais été une cible de Lecter. » Elle ne va pas dire qu'elle la trouve louche. « Franchement c'était un coup rêvé pour emmerder le monde... mais en même temps je vois pas comment il aurait pu être de connivence avec eux. »
« C'est vrai, maintenant que vous le dites... » Scott se penche sur l'épaule de Venecia, observant l'écran de l'ordinateur. « D'ailleurs qui est le directeur de cet endroit ? »
« Aucune info précise, pas de visage. On dit que c'est pour une question de sécurité. Stanton est sous directeur mais pour avoir une entrevue faut pas rêver. A moins d'une bonne raison je doute qu'il m'ouvre son bureau. » Sans compter que son investigation semblerait malvenue, trop curieuse aussi. « Je vais descendre aux archives. »
« Chef, vous voulez que je réfléchisse aussi ? »

La jeune femme lui jette un regard un brin surpris, la main sur la poignée de porte. Ce gamin est toujours partant pour lui filer un coup de main, du haut de ses vingt huit ans il a l'air si pur, si gentil... parfois Venecia se demande pourquoi il a choisi ce métier. Personne ne le voulait sous son aile, trop timide, trop effacé et pas des meilleurs sur le terrain mais voilà... depuis qu'elle bossait avec Reed la brune avait élargie son champ de vision, pris en compte que son boulot devait évoluer tout comme ses charges. De fait, le Commissaire lui avait offert la gérance d'une petite unité centrée sur les affaires sordides et/ou à risques (dont la recherche des fugitifs) des quartiers Sud et Est. Lecter n'étant plus là, elle ne se sentait plus obligée de se tenir éloignée de ça. Elle avait accepté vers la fin de l'hiver, ce qui leur avait offert un espace de travail privé et une plus grande autonomie. Et parce que Scott faisait le larbin pour l'un ou l'autre, elle l'avait pris dans la bande pour le libérer. Sans regret au final.

« Si tu veux, c'est pas une véritable piste mais sait-on jamais. Avec Lecter faut s'attendre à tout et surtout à n'importe quoi de pas logique. »
« Ok, je m'y mets tout de suite ! »

Au moins il est motivé. O'Donnell lui sourit, sort du bureau et gagne le sous sol. Les archives... ça commence à s'accumuler là dedans et personne n'y est vraiment astreint. Il serait temps, ça ne ferait pas de mal. Il y a bien le gros bonhomme juste à l'entrée de la pièce, mais il passe plus de temps à manger et à mater son écran d'ordi qu'à bosser. Elle ne prend pas la peine de le saluer, il dort comme une masse. Une chance que tout ait été automatisé en ce qui concerne les entrées et les sorties sinon elle aurait le temps de mourir à l'attendre celui-là. Un soupir à fendre la pierre, elle est fatiguée rien qu'à regarder cette pièce. Bon, une chose à la fois. Venecia abandonne sa veste, remonte les manches de sa chemise et se met au travail.

* * *

Bon dieu ils il fait une chaleur de bête ! Rageusement elle allume le ventilateur, attache ses cheveux et décolle le tissu de son dos tout en soufflant. C'est l'anarchie ici ! Entre ce qui n'est pas référencé et ce qui n'est pas rangé à la bonne place O'Donnell fulmine. Du coup elle range les boites qu'elle ouvre au fur et à mesure et prend notes de tout avant de les remettre à la bonne place. Perchée sur l'échelle, elle consulte un autre classeur sans aucun espoir de trouver quelque chose d'intéressant. Il n'y a même pas un seul dossier sur les étudiants, rien ! La brune hausse un sourcil, pourtant, l'académie a bien la charge d'élèves paumés voir criminels à la base non ? Alors pourquoi elle ne trouve aucune trace de leurs méfaits ? L'académie ne peut tout de même pas se payer le luxe de garder sous clef leurs antécédents si ? Encore une chose, comment passe-t-on du truand au patriote ? Les remises en question ça existe mais quand même...

Elle repense à Caleb, comme s'il avait loupé des épisodes sur certaines choses... elle a trop de mal à croire qu'il n'ait pas eu des envies de son âge sur un campus universitaire. Surtout qu'il n'était pas victime d'un physique ingrat, loin de là alors quoi ? Avait-on bridé ces envies ou bien les avait-il purement et simplement oubliée au profit d'un patriotisme frôlant le fanatisme ? Et s'il avait oublié des périodes de sa scolarité aussi, voir même de sa vie ? C'est tordu comme idée mais, si on l'avait empêché de s'égarer pour en faire un prodige ? Comment ? La jeune femme se mord la lèvre, descend de son perchoir et se pose à l'ordinateur présent. Caleb Reed ; elle entre son nom et parvient grâce à ses autorisations à avoir accès à son dossier d'agent ainsi qu'à ses recommandations. Son cursus scolaire est bon (trop?) il a l'air parfait. Cependant, Venecia l'a vu se battre, elle l'a vu lutter contre elle aussi et non, définitivement il n'est pas devenu « naturellement » le robot qu'on décrit. C'est vraiment bizarre. Elle quitte le pc mais ne ferme pas ses pages au cas ou elle voudrait y revenir ou au cas ou une idée la traverse et retourne à la recherche d'éventuelles archives sur l'académie.

Le buste étalé sur une étagère, un pied vacillant sur la marche elle tente de saisir un classeur qui a filé au fond. Non sans pester sur la terre entière au passage. Lorsqu'elle s'en empare enfin, il ne contient rien d'intéressant, la brune grogne, le balance d'où il vient et se laisse tomber assise au sommet de l'échelle. Il doit bien y avoir un truc... La porte s'ouvre derrière elle alors qu'elle refrène difficilement l'envie d'allumer une clope. « T'as trouvé quelque chose Scott ? » Mais ce n'est pas Scott. Elle baisse les yeux, croise les siens et sent la chaleur grimper d'un cran au bas de son dos. Une chance qu'elle soit capable de feindre et de la jouer normale. « Salut, tu cherches après perdu toi aussi ? » Un sourire fade, elle a horreur de perdre du temps.

©️ Jason L.

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Cet engin raffiné est un Magnum 44 automatique. Redoutable. Correctement utilisé, il efface un homme et ses empreintes digitales aussi.
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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 1:00

Elle s'était montrée distance ces derniers temps. Quelque chose avait changé entre eux depuis cette nuit, mais il aurait bien été en peine de dire quoi. Il ignorait encore bien des choses sur la gent féminine et les relations entre les deux sexes, il débutait en la matière, et au début, il croyait avoir fait de travers. Mais à force d'y penser, il avait fini par comprendre qu'il n'était pas responsable, elle ne lui tenait grief de rien, cette soudaine passion s'était dissipée aussi vite qu'elle était arrivée, et il n'avait aucune réponse rationnelle à apporter au sujet. Il ne lui en voulait pas, elle avait fait un choix et même si les subtilités lui échappait, il respectait sa décision, autant qu'il la respectait elle. Il n'avait pas de d'explication à demander, et elle n'avait pas à se justifier, chacun était libre, et si un jour Venecia souhaitait revenir sur cet épisode, alors il l'écouterait.


En attendant, leur vie avait repris son cours, avec son lot d'enquêtes, ses investigations diverses, dans leur nouvelle unité créée spécialement pour les quartiers sud et est, et il y avait du boulot. Quand Scott, qui ne mentait jamais tant il était honnête -qualité que Caleb appréciait énormément chez lui- lui dit qu'elle était aux archives, chercher des dossiers sur Weins, il fut surpris, d'abord parce qu'elle n'était pas venu lui demander, ensuite parce qu'il ne voyait pas en quoi ça pouvait mériter de déplacer la poussière là bas. Si tant était qu'il y eut quelque chose à trouver.


Et apparemment, Venecia a du remuer pas mal de cartons, c'était un vrai chantier, organisé à sa façon, en mode limier, mais quand même, un beau bordel organisé. Elle devait y avoir passé pas mal d'heures, elle rangeait beaucoup ces derniers temps. Sa chambre, le grenier, le bureau, comme un besoin soudain de remettre de l'ordre. Oui mais dans sa vie ou seulement là où elle vivait ?. De toute façon, personne ne se donnait vraiment la peine de classer ici, seule l'habitude, et si on avait de la chance, trouver les personnes qui avaient déposé les dossiers recherchés, permettaient de s'y orienter avec plus ou moins de succès. Si le gros flic qui montait la garde en pionçant ne s'attelait à ranger que le quart de ce souk, il perdrait au moins 30 kilogs.


"Non, je me contente de chercher après toi, je suis repassé au bureau, je reviens de l'audience préliminaire sur l'affaire Hobbs, celle où on devait témoigner, remember ?. J'ai expliqué au juge que tu étais retenue sur une affaire concernant un dangereux fugitif... Il s'était penché, par curiosité, sur le pc, seule pièce moderne dans cette vieille salle qui sentait le papier en décomposition "qui s'appelle... sourire qui se change en étonnement "Caleb Reed". Il leva un sourcil interrogateur vers sa partenaire, juchée en haut de l'échelle, couverte de sueur et de poussière. "Félicitations lieutenant, vous m'avez arrêté. Il lui tendit les mains, poignets retournés, avec des yeux de cocker et une petite moue désolée "vous allez me passer les menottes ? Ne le dites pas à ma mère. Ha oui, suis-je bête, je n'en ai pas. Mais ça, tu as du le lire aussi." Il parcourut son dossier, assez succinct malgré tout, à croire que quelqu'un faisait de la rétention d'information, chose étrange parce qu'il n'y avait rien à dissimuler. C'était peut être l'occasion de le lui montrer, après tout, elle avait vu son corps nu, pourquoi pas son passé ?. Peut être qu'après, elle consentirait à lui dire à quoi rimait son intérêt soudain pour lui, à moins que...


"Tu sais que tu peux déjà tout me dire, tout me demander, et je ne crois pas que tu trouvera quelque chose d'utile ici, sur moi, mais tu penses en trouver sur l'Académie, je me trompe ?" Il pensait avoir fait mouche, mais attendit qu'elle opine, il ne chercherait jamais à lui forcer la main, il était plutôt du genre à la lui tendre. Restait à savoir si elle était décidée à la saisir. "Ok Venecia, je t'écoute, que veux tu savoir ?"

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 1:46

" Enigma "


L'affaire Hobbs ? Elle a complètement oublié et il ne s'est pas donné la peine de lui rappeler alors tant pis, d'autant qu'il lui a trouvé une excuse. Voilà son collègue penché sur le pc, Venecia ne bronche pas et n'a pas non plus cherché à dissimuler ses recherches. Ce n'est pas lui qu'elle vise de toute façon. Sa boutade lui tire un sourire un peu vert, l'allusion sur sa mère étant un peu bizarre. Cependant elle se fait un peu violence pour refouler l'idée de l'attacher. Pas l'envie qui lui manque tiens ! Si c'était sa seule envie... passons.

Sans empressement O'Donnell descend de son échelle et secoue sa chemise pour en chasser la poussière et y faire entrer un peu d'air. « Malheureusement je ne pense pas que toi tu puisses m'aider. Puis je ne tiens pas à porter un jugement sur tes années d'études ou même sur toi en fait. » Tant pis pour l'interdiction, elle allume une clope en détachant ses cheveux. « Pour toi, Weins n'est pas une si mauvaise chose, ça t'a aidé alors... » Haussement d'épaules, elle se penche sur le clavier pour pianoter. « Toi ou d'autres, alors que l'académie est sensée sauver les cas désespérés, il n'y a pas l'ombre d'un dossier même pas pour un petit délit. Comme si les conneries avaient été effacées ou bien mises sous scellées. »

Il ne pourra pas cracher sur la main qu'on lui a tendu, pas le genre de Caleb. On lui a donné une nouvelle vie, il a une situation stable, un bon boulot, il peut être fier de ce qu'il accomplit alors comment lui demander de démonter la machine responsable de son succès ? Venecia secoue la tête, un regard jeté par dessus son épaule. « Je ne te mentirai pas, selon moi Weins cache un truc louche voir même sordide. Traite moi de paranoïaque si tu veux mais je suis persuadée que cette école cache un secret. » La brune ferme ses pages, ce pc là ne lui apportera rien de plus. Chose faite elle enrobe d'un regard la pagaille qu'elle a décidé de reclasser même si ce n'est pas de son fait puis commence à reposer les boites à leur emplacement correct tout en fumant. Elle ne se servira pas de lui, pas envie de le mettre dans l'embarras pour un doute aussi vivace puisse-t-il être quant à le faire parler non. « Je cherche une excuse pour avoir un... rencart avec Hunter Stanton, si tu as une idée éventuellement ?! » Et ça, Venecia y croit encore moins. Stanton est celui qui a recommandé Caleb à bien des égards, il semble entretenir une relation privilégiée comme s'il était particulièrement fier de lui. Le premier mentor de Reed, certainement lui qui avait aiguisé son esprit.

Les mains serrées sur une nouvelles caisse, elle inspire sèchement et grimpe à nouveau sur l'échelle pour la déposer. « Je veux savoir comment cet endroit retourne le cerveau des gamins qui y passent pour en faire des pions du gouvernement ou des patriotes convaincus sous couvert de former l'élite de la nation comme ils disent. » Maintenant la jeune femme le regarde, sait que lui a commencé à changer parce qu'il n'est plus sous leur joug, qu'en lui sommeillait un animal sauvage qui s'endort encore par intermittence mais qui demeure bien présent sous sa peau. Elle veut croire que lui n'est pas au stade d'Harmony... ou des plus adeptes... elle espère.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 2:38

Caleb n'appréciait pas vraiment les soupçons de sa coéquipière, mais il ne pouvait en concevoir quelque rancœur : elle ne connaissait pas l'Académie, rien du tout à son sujet, et ce manque total d'informations avait tendance à mettre mal à l'aise les flics mêmes les plus expérimentés. S'il avait pu lui faire faire un tour, découvrir les lieux, peut être qu'elle apprendrait à mieux apprécier l'utilité de l'institution, et alors elle aurait compris ce que Weins faisait le mieux : aider des jeunes hommes et filles à devenir l'élite de demain. Il se promit d'essayer de l'aider, après tout, sa curiosité était une chose naturelle. Ça ,et l'aider à dissiper certaines contradictions.


"Par contre, faudra que tu m'explique comment un truc louche et sordide, qui lave les cerveaux des gosses, a pu m'aider, si c'est si mal que ça ?. Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir été manipulé." Il sourit, comme si un éclair de compréhension venait de le traverser "mais peut être que c'est justement ce que dirait un homme qu'on aurait manipulé, élémentaire mon cher Watson". Elle tiqua devant la référence, il précisa tout de même "littérature anglaise, c'était dans le cursus, ça fait un peu cliché quand même, non ?" Il lui sourit franchement, il tentait de détendre un peu l'atmosphère et espérait que sa petite boutade lui arracherait au moins une ébauche de sourire.


Il balaya les cartons du regard, pas grand chose à se mettre sous la dent, manifestement, mais pour lui, ça prenait sens si on y réfléchissait bien. "Après, pour les dossiers, ça dépend des élèves, d'où ils viennent, leurs passés, y'a pas de schémas précis, de profils type. Regarde Gidget, elle a des parents friqués, ne manque de rien, c'est tout sauf une délinquante - à part aux bonnes mœurs- et pourtant elle a intégré le programme. Rien à voir avec un orphelin de Chicago qui a fini par atterrir à New York, qui a gagné sa vie pourrie dans les combats clandestins, jusqu'à ce que les flics me chopent et que je me retrouve là bas. C'est vrai que sans Weins, je serai peut être devenu comme Alonso, ou un des animaux de l'autre, ou mort tout simplement." Il repensa à cette nuit qui avait changé sa vie, radicalement, et à quel point il avait été métamorphosé par l'Académie, il lui restait des bribes de son ancienne vie, on ne changeait jamais à cent pour cent, mais ce qu'il était devenu l'emplissait de fierté.


"Après, tu n'es pas la première à faire des recherches sur moi, je t'ai devancé à l'époque où j'ai commencé à avoir les coudées plus franches, mais je n'ai rien trouvé. Je ne sais même plus pourquoi je l'ai fait, juste que ça n'a rien donné. Peut être qu'ils effacent nos casiers pour nous donner de meilleurs chances à notre sortie, comme d'éponger l'ardoise, une seconde chance. Possible qu'ils les gardent à l'Académie, avec les dossiers scolaires, mais bon, qui s’intéresserait de toute façon à des faits de délinquance juvénile ?. Je ne suis même pas sur que tu trouverai ce genre de documents ici, on ne traite pas les affaires des mineurs dans le même bâtiment, le tribunal des mineurs est situé à deux blocs du notre." Il reposa son dossier sur le bureau, et son attention se porta sur la lettre d'Hunter Stanton. Même après ce temps, il réprima un frisson, l'homme laissait une empreinte indélébile chez les élèves, en bien ou en mal, mais il y avait toujours un quelque chose qui mettait plus ou moins mal à l'aise.


"Je ne peux pas te garantir quoique ce soit, concernant Hunter, il est très difficile à voir, même à l'intérieur des lieux. Et quand c'est lui qui vous demande, ça n'augure généralement rien de bon, le pire c'est quand il se déplace pour vous. Je peux toujours essayer de voir pour une visite, si tu veux, on pourrait essayer de voir si mon ancien statut peut jouer, même si j'en doute. Je connais encore quelques camarades, des "patriotes" comme tu dis, nous étions dans le même groupe là bas, peut être serai-je autorisé à passer dire bonjour, montrer aux jeunes arrivants ce qu'on pouvait accomplir. Un genre de vitrine, comme Harmony, en un peu moins perché quand même" Il éclata de rire, il appréciait Harmony, mais parfois, elle était sur une autre planète, comme quand elle chantait.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 3:07

" Enigma "


Intérieurement la jeune femme soupire. Si ses doutes sont fondés il n'avouera jamais avoir été soumis à une expérience ou un programme alors à quoi bon ? Et il en a lui même conscience, ça ne va pas faire avancer le schmilblick. Venecia ne se sent pas vraiment d'humeur à la plaisanterie et même si elle a conscience qu'il essaiera de l'aider de son mieux il ne le fera que pour lui prouver par A+B à quel point l'établissement Weins est formidable.

« Je veux bien admettre que si on remet des jeunes dans le droit chemin on évite judicieusement de laisser traîner des choses qui pourraient leur porter préjudice dans l'avenir mais arrête un peu, t'es flic maintenant Reed. Alors ramasse tes neurones et pose toi la bonne question : existe-t-il une seule école où un élève n'a pas de casier ? Même chez les gosses de riches ça existe ne serait-ce que la possession de stupéfiant. C'est un délit mineur, ça n'a tué personne. Là y'a rien du tout. » Elle gronde dans un soupire, claque plus qu'elle ne pose une autre boite. « Qu'on garde les faits impliquant des mineurs à la rigueur je peux comprendre mais certains ne le sont déjà plus à leur arrivée alors... Weins c'est un peu comme un chignon gominé où y'a pas un cheveux qui dépasse de travers. Le trop parfait c'est jamais totalement net ou même honnête crois moi. »

Finalement elle hausse les épaules dans un geste dénué de surprise, de toute façon elle ne s'attendait pas à recevoir un carton d'invitation de la part de cet homme. « Pas grave j'irai au culot. » La brune est un buffle dans son genre alors elle n'aura aucun problème à se pointer à l'académie pour tenter le coup. Qui ne tente rien... Il éclate de rire, parle d'Harmony. Tant que Venecia ne recroise pas cette peluche humaine elle se portera bien, cette fille est vraiment trop illuminée pour sa santé mentale. D'ailleurs elle a trop de fans, chose que la flic ne comprend pas tant. Ok, sa voix est assez agréable mais de là à en faire une orgie non, autant se droguer ça ira plus vite.

Il ne reste plus grand chose à remettre sur les étagères, O'Donnell s'active pour en finir et posant le dernier cartons, elle allume une nouvelle cigarette. Enfin terminé, elle frotte les mains sur son jean et s'assoit sur le coin du bureau. « J'ai pas confiance en un programme qui me vend la future élite. » ça tombe, elle se fout de savoir comment ce sera pris. « On fait tous des erreurs, on apprend et on grandit, on tire des conclusions de nos faits et gestes et si pas on est punis pour. Ce que je veux dire c'est que chacun doit décider de sa route, savoir que des gens sois disant bien pensants lorgnent sans arrêt par dessus l'épaule des étudiants et les formatent selon leurs grands préceptes ça me fait juste penser à une putain de secte. Ouais, une secte avec un gourou qui s'appelle Hunter Stanton... » Elle frisonne rien que d'y penser et fait la grimace avant de tirer sur sa clope. Ce type est aussi louche que le reste... sans parler du dirlo invisible... Nom de dieu c'est quoi cette école ?

©️ Jason L

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 4:00

Elle y allait quand même un peu fort, cet acharnement ne lui ressemblait pas, sauf...sauf si elle y allait à l'instinct. Comme avec Cimaro. Quand Venecia claquait des dents sur une piste, elle ne lâchait rien, et son flair n'avait jamais été pris en défaut. Il était partagé entre deux certitudes qui le tiraillaient, chacune avec la même intensité. L'Académie n'avait rien à cacher, Venecia sentait le contraire. Un vrai dilemme, au sens strict du terme, si les choses restaient en l'état. Il ne pouvait se résoudre à tourner le dos ni à sa partenaire et amie, ni à l'institution qui lui avait sauvé la vie en lui donnant les moyens d'être en ce moment même, en ces lieux même, avec elle, à l'aube d'une carrière prometteuse. Sur quel paradoxe la suite allait elle l'amener ?. Plus que dans toute autre affaire, il lui faudrait faire preuve de recul pour ne pas se laisser influencer ni par Venecia, ni par son passé d'étudiant, une belle partie de plaisir à l'horizon, mais c'était la seule façon de procéder.

Si Venecia avait raison, ils le découvriraient bien assez tôt, et ils pourraient analyser les preuves sous un autre éclairage. Si elle se plantait, qu'il n'y avait effectivement rien sous la surface, alors il savait que sa partenaire serait assez honnête pour reconnaître son erreur, mais elle saurait, à son tour, qu'il était assez intègre pour ne pas l'avoir influencée. Mais par où commencer ?. Hunter, ce n'était pas vraiment une bonne idée, loin de là, on commençait à plonger au milieu des poissons, des dauphins à la rigueur, pas en compagnie des crocodiles. Quand à Weins...une minute, peut être que...

Je te propose un marché, on fait équipe, comme toujours, et on mets de côté ce qui pourrait juste nous mettre des bâtons dans les roues. Je mets à part mon attachement à mon ancienne vie, je suis enquêteur, plus étudiant. Toi, de ton côté, mets à part le fait que tout ça soit trop beau pour être vrai, cet aspect sectaire qui te fait penser que ça pue. Je vais répondre à tes questions, mais je ne t'aiderai pas à les poser, comme ça je n'orienterai pas tes choix et me contenterai de répondre objectivement, on évitera ainsi de s'influencer mutuellement. On part sur des interrogations, on fait des observations, on émet des hypothèses, et on bâtit une enquête, un vrai travail de flic. Et pour ce qui est des personnes dont tu as entendu parler, on oublie Hunter, je ne sais même pas s'il acceptera de me revoir, ça fait des mois et il n'a jamais cherché à me contacter pour prendre de mes nouvelles, et moi non plus d'ailleurs. Weins, je ne l'ai jamais vu, mais je connais une fille dont la rumeur veut qu'elle soit dans ses petits papiers, Calypso Storm, une élève Zinc, autoproclamée reine de l'Académie"

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 4:30

" Enigma "


Ce qu'il propose sonne de manière bien étrange aux oreilles de la jeune femme. Comme une façon de dire ok je t'aide mais juste pour te prouver que tu te plantes. De mémoire elle ne lui a pas demandé un coup de main, elle lui a même laissé entendre que ce serait un mauvais point pour lui de la suivre dans cette quête. La brune n'aime pas ça, pas du tout. Lui ne doute de rien, tente maintenant de lui poser des limites sous le couvert du boulot de flic bien sous tout rapport. Venecia n'aime pas la tournure trop lisse de ce marché, à l'image de Weins en somme. Trop bien pour être honnête. Comme un deal qui l'empêcherait de trop psychoter ou de gratter en solo... Calypso, bien sûr qu'elle connaît son nom même si elle ne lui a jamais vraiment parlé. Cette fille avait été blessée pendant la fusillade, la reine de l'académie capitaine des Cheerleaders ; Gidget lui en parle souvent aussi. Gidget... O'Donnell sourit à moitié pour elle même. « Laisse tomber, je vais voir avec Gidget. » La blondinette est tellement bavarde.

D'abord Gidget, quitte à lui filer une mission en sachant qu'elle se fera un plaisir de lui rendre service. « Et non je n'oublie pas Stanton, tu sais ce qu'on dit mieux vaut parler au bon dieu qu'à ses saints et en l'occurrence, il vaut mieux parler au psy lorsqu'il est question de cerveaux qu'on soupçonne d'avoir été lavés non ? » Difficile de contrer ce genre d'arguments, pas que Venecia s'imagine pouvoir tirer les vers du nez de ce type mais bon. « Tu ne mettras rien de côté, et tu le sais très bien. » Si Reed voulait réellement le faire, s'il se sentait trahi il ne chercherait pas à tourner autour du pot et s'en irait trouver n'importe qui capable de lui fournir une réponse ! Non il restera persuadé du bien fondé de son école quoi qu'il advienne. O'Donnell soupire, écrase sa cigarette dans un gobelet abandonné sur le bureau, ayant réduit la distance entre eux.

Lentement elle lève les yeux, évite scrupuleusement de s'attarder sur son visage, sur lui tout court et ajoute. « Je finirai par avoir mes réponses et je n'ai pas peur d'y laisser des plumes. Ça peut pas être plus dangereux que Lecter. Au pire si on me descend parce que j'ai trop fouiné tu pourras te dire que je me plantais pas tant que ça ? » Méchante ironie, sourire venimeux. Il ne la croira pas, pas tout de suite et peut-être le fera-t-il trop tard. « En plus ils sont particulièrement ingrats pour une secte, vanter les mérite de leur prodige, leur produit phare pour ensuite le lâcher en pâture dans les rues... c'est pour vérifier si tu es capable de survivre sans eux ? Ou alors ils te surveillent de loin pour avoir la certitude que tu prêches pour leur paroisse ? » Nouvelle clope, mauvais poil, la dame est pas d'humeur. « Si ça tombe ils vont venir me punir parce que je te détourne du droit chemin !? » Là elle rit, sans aucune joie. C'est juste amer. « Non mais franchement... » La flic secoue la tête à nouveau, s'étire pour chasser ses courbatures. « T'as dit qu'ils t'avaient dressés la dernière fois, bah de toute évidence ça a plutôt bien marché. » Dit-elle, presque tristement. Qu'il se réveille, qu'il réalise c'est tout ce qu'elle lui souhaite. Pourtant une partie d'elle n'y croit pas trop. Comme si c'était peine perdue... Peut-être qu'elle ne peut pas, ne peut plus le sauver... qu'il est trop tard.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Mer 11 Juil - 23:48

Il l'écoutait, effaré, abasourdi, il avait du mal à en croire ses oreilles, tant il ne reconnaissait plus sa partenaire, son amie. Qu'était elle au final, qu'était il pour elle, si elle le considérait au fond, de la sorte. Avait elle toujours été si méfiante à son égard, juste parce qu'il sortait d'une école spéciale ?. Cela suffisait-il à faire de lui un monstre, une aberration ?. Et la fausse nonchalance avec laquelle elle lui expliquait que son décès éventuel ne susciterait rien d'autre qu'un pathétique "j'avais raison" chez Caleb, lui qui avait risqué sa peau pour elle, par amour, il avait tué pour Venecia et il aurait recommencé autant de fois que nécessaire. Et maintenant, elle le considérait comme un gosse encombrant, incapable de penser par lui même, une sorte de gêne sans amour propre ni liberté de penser. De tous les coups que la vie lui avait asséné, celui là était le plus rude, il avait envie de tout démolir dans la pièce, les meubles, les tables, les cartons, Venecia. Il se retourna et envoya un coup de poing dans une boite de dossiers, derrière lui, qu'il traversa en partie, il retira sa main, s'emparant de l'étagère avec l'intention de la faire voler avec perte et fracas, quand il s'immobilisa.


C'était comme si, d'un coup, on l'avait vidé de son énergie, l'envie y était, la motivation, les raisons d'être furax, mais bizarrement, tout ça ne suffisait plus. Un autre sentiment le submergea, la lassitude, une dangereuse adversaire pour un homme de son tempérament. Il en avait subitement marre de tout ça : cette pièce, ces cartons, ces étagères, Venecia. Marre de devoir faire constamment ses preuves pour se montrer à la hauteur, prouver qu'il méritait d'être à sa place, de vivre, tout simplement. Il avait du se montrer fort dans les orphelinats, puis sur les rings, dans les rues, à l'Académie, dans la police, et maintenant avec elle ?. Tout ça ne s’arrêterait jamais, il commençait à l'envisager sérieusement. Tout le monde ne voyait en lui qu'un prodige, un génie issu d'un programme élitiste, mais personne ne pouvait concevoir les sacrifices qu'il avait consenti, le travail acharné et constant, tout ce qu'il avait donné jusqu'à racler l'intérieur de sa propre coquille pour l'offrir au monde... Comme si on l'avait pris, mis dans une machine, lavé sur programme long et tadam, Caleb nouvelle génération, avec ses mises à jour. Il aurait aimé qu'elle, plus que toute autre personne, le comprenne, mais même ça, c'était trop demander.


"Un robot..lobotomisé...qui prêche sa secte. Ouha, faut croire que toi aussi, tu devrais te laver le cerveau, vu toutes les conneries que tu sors." Il se redressa, reniflant tandis qu'il ravalait un sanglot, inutile de verser la moindre larme, pas pour si peu, la force de l'habitude écrasait tout. "Je pensais que tu me comprendrai, mais je ne dois pas valoir tant d'efforts de ta part, manifestement" Il remit en place la boite, qui ne contenait pas grand chose, rien n'avait été détruit, mais il fallait mettre un peu d'ordre dans le chaos, de ça, au moins, il était sur. Il était vraiment dépité, les blessures font toujours plus mal quand elles sont infligées par ceux qu'on aime, maintenant il en avait fait l'expérience. "Tu sais quoi, O'Donnel, demmerde toi, t'as pas besoin d'un robot incapable de penser tout seul, sans libre arbitre, ni pour ton enquête, ni dans ton équipe. J'en ai plus rien à carrer, du sud, de Lecter, de Weins, qu'ils aillent tous se faire foutre. Et si c'est tout ce que tu penses de moi, tu peux aller les rejoindre." Il claqua sa main si fort sur l'étagère que le bois se fendit. Quand il la retira, il y avait déposé les clés de l'appartement...

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 0:29

" Enigma "


Il s'énerve, au moins il réagit. La jeune femme laisse faire, fume sans même broncher ou bouger de sa position. Puis il commence à parler et elle a l'impression qu'ils ne se sont pas bien compris. Ça sent la lamentation, la brune roule des yeux. « Arrête un peu je ne parle pas que de toi, mais pour ce qui te concerne j'essaie juste de te dire que... » Et ça tombe, ça tombe comme une énorme enclume,  comme la main qu'il abat sur l'étagère. Venecia voit briller les clés de l'appartement, repasse en accéléré ses derniers mots. Le temps se suspend, elle est comme bloquée. Il ne vient pas de dire ça quand même ?

La flic ne sait pas comment elle parvient à bondir à cette allure pour lui envoyer une droite. Qu'il n'a pas vue venir de toute évidence. Furieuse, elle préfère ne pas l'empoigner ensuite au risque de lui en coller une autre. « T'es complètement dérangé Reed non mais tu t'entends ? » Lui hurle-t-elle. « Pas tant d'efforts ? Bordel mais va ! Va leur demander à tous ces abrutis j'ai jamais accepté personne pour bosser ! Je ne me suis battue pour aucun des gamins qu'on m'a mis dans les pattes mais TOI je t'ai voulu ! » Qui blesse qui finalement ? Elle ne voulait pas perdre quelqu'un d'autre, elle n'avait jamais trouvé quelqu'un pour la suivre, pour former un bon duo mais avec lui, la jeune femme a pensé que ça pouvait le faire. « J'essaie de te faire comprendre que Weins est pas claire mais c'est ta seconde maison, je ne veux pas te mettre en porte à faux et tu ne peux pas être objectif à 100% dans ces conditions avoue le merde ! »

C'est comme si on demandait à Venecia d'enquêter sur ses collègues, elle y verrait une offense, évidemment même si certains sont corrompus, qu'ils font dieu seul sait quoi. La brune secoue la tête, c'est n'importe quoi. Inspirant sèchement elle reprend, la voix vibrante de colère. « Prétend pas savoir ce que je pense ! Tu veux te barrer ? Je ne peux pas t'en empêcher tu es libre. » Et elle allume une nouvelle cigarette, tire nerveusement dessus faute de lui faire avaler un carton. Pour qui la prenait-il ? O'Donnell n'avait jamais rien exigé de lui, même pas de lui obéir, jamais aucun ordre. Elle donne des conseils, explique sans rien attendre de particulier mais ce terrain là est à son sens trop glissant pour qu'elle l'autorise à la suivre. Par la même elle voudrait lui faire comprendre que ces tordus seraient près à un tas de saloperies (sans doute) mais il n'entend rien visiblement...  

Elle crache sèchement un nuage gris, dépitée. Elle a connu ce genre de situation où les mots ont mal fait leur chemin, induisant en erreur mais de là à ce qu'il l'envoi si violemment au diable, Venecia ne s'y attendait pas. Elle relève les yeux sur lui, n'a plus l'impression de réellement le connaître maintenant. « Rappelle toi juste un truc : je t'ai ouvert ma porte et plus encore parce que je crois que tu le mérites, parce que j'ai confiance en toi. Tu crois que j'ai fais ça souvent et pour n'importe qui ? Tu me prends pour quoi au juste ? » Maintenant elle lui tourne le dos, se laisse tomber dans le fauteuil face au bureau et tire compulsivement sur son tabac. « Crétin... »      

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 1:39

Il essuya un peu de sang de sa lèvre d'un revers de sa main, et se tâta la mâchoire, rien qu'un bobo de plus, ça passerait, de toute évidence. Pas comme les bordées d'ineptie qu'elle lui avait servi avant la mandale, mais là, maintenant, elle parlait avec son cœur, et sa colère alors semblait justifiée. Il passa sur l'insulte, à moitié vraie, à moitié fausse.

"Je pourrais te retourner la question, pour quoi TOI tu me prends ?! Tu crois que parce que c'est Weins, je ne suis pas foutu de faire la part des choses ?!. Dis moi alors, quand je suis allé chercher Cimaro, le mec qui nous avait grenadé la gueule quelques jours avant à peine, c'était quoi, hein, sinon de la PUTAIN d'objectivité !! " sa voix roulait maintenant comme le tonnerre, grondante, fracassante, à en faire trembler les murs, les veines de son cou gonflées à péter, s'il s'était avisé de grincer des dents, ils les aurait rabotées. Il serra les poings et se força à se calmer, sa tête commençait à tourner et il dut faire un gros effort pour retrouver son emprise sur lui même, au bout d'une longue minute, il finit par articuler sans risquer de se bouffer la langue : "Je t'ai proposé mon aide, et tu m'écartes pour des motifs qui n'ont pas de raison d'être, pire, tu me juges sur mon passé comme si ça allait déterminer mon avenir, sans même me laisser l'occasion de te prouver le contraire, comme si tu m'avais soupesé, mesuré, et écarté, d'une chiquenaude. Bien sur que je ne peux pas être 100% objectif, tu crois quoi ?. Tu l'étais, toi, quand on s'est lancé après Alonso ?. T'avais pas un compte à régler, une histoire en suspens ?. Je me suis fié à ton intuition, je t'ai suivi parce que moi, je crois en toi. Et là c'est pareil, t'as une intuition, je te propose de creuser, quitte à ce que je n'aime pas ce qu'on pourrait déterrer, parce que la seule certitude que j'ai avec toi, c'est que quand tu cherches, tu finis toujours par trouver."

Il sentait la tension diminuer dans ses muscles, et sans qu'il s'en rende compte, il avait desserré les poings et dépliait ses doigts pour refaire circuler le sang. Quelle habitude à la con, avant, il les balançait dans quelqu'un et ça allait bien mieux. "Et maintenant tu me ranges dans des boites, des conneries de boites, comme s'il n'y en avait pas assez ici, alors oui, ça fait mal. Si t'as confiance en moi que quand t'es sûre à 200% que je te suivrai, alors c'est pas de la confiance, ça n'a rien à voir, c'est juste du confort. C'est quand tu doutes que là, et seulement là, tu peux savoir ce que vaut une personne. Au pire, si je n'avais pas été d'accord, je me serait écarté de moi même, mais tu n'avais pas à prendre cette décision pour moi. J'en ai fini avec les gens qui décidaient pour moi, c'était avant, c'était l'Académie, tu veux vraiment t'y mettre toi aussi ?." Son ton avait baissé, il semblait maintenant plus déçu qu'énervé, il avait pensé qu'elle l'estimait assez pour le traiter d'égal à égal, s'était-il trompé à ce point ?.

"Je veux t'aider parce que je le peux, vraiment. Quand on allait dans le sud, tu connaissais les codes, les territoires, la hiérarchie, tout ce que tu m'avais enseigné à la longue, et à la dure. Et pour Weins, c'est l'inverse, c'est moi qui connais, peut être mieux que personne, mieux que Gidget, parce que j'étais dans les meilleurs là bas, et aussi parce que je suis certain que très peu prendront le risque de parler à un...extérieur, flic ou pas flic." Il soupira, de résignation, il se sentait vidé, et triste aussi de la tournure qu'avaient pris les événements, mais il n'y pouvait rien, les mots étaient sortis des deux côtés, et comme le disait le proverbe arabe, les mots étaient comme les flèches de l'archer : une fois dans les airs, on ne pouvait les reprendre. "Décides ce que tu veux, et agis en conséquence, tu sais où me trouver si tu changes d'avis"

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 2:46

" Enigma "


Elle serre les dents. Ne répond pas, ne répond pas ! Les paupières closes à s'en foutre mal au crâne. L'impression de se faire cracher de l'acide dessus, de se faire lacérer jusqu'à ce qu'il se taise, qu'il lui ordonne de prendre une décision. Maintenant la jeune femme déroule le dos, se lève l'empoigne par son col pour le tirer en arrière et lui faire prendre la place qu'elle occupait plus tôt. Les ongles enfoncés dans le cuir du dossier, l'autre main pointée d'un geste impérieux elle fait un effort surhumain pour rester calme au moins dans les gestes. « Ok, alors pour commencer tu vas arrêter de me gueuler dessus ! Le respect ça te parle ? T'es en train de me prêter de sales intentions que je n'ai jamais eu ! » Elle gronde, soupire. « Ressert moi tes faits d'armes comme si je les avais oublié, t'inquiète pas Reed je sais bien que si tu avais pas rangé ta plaque et ton sens de la justice américaine pure et dure pour aller chercher Cimarro je serai morte à force d'être passée de mains en mains. Sympa de me le rappeler au passage. J'apprécie ! » La gorge sèche, nouée elle ravale sa fierté et bat le fer tant qu'il est chaud. « Tu sais je ne prétend pas et je ne prétendrai jamais tout savoir, j'me permettrai jamais de te juger sur ton passé. Je ne te range nul part, je ne te connais pratiquement pas... le peu que je sais, je l'ai lu alors non j'ai pas cette prétention. » Le ton baisse, désolé qu'il se sente si piqué, si rabaissé. La brune se redresse, s'éloigne et tire une nouvelle tige de son paquet. Il aura fallu cette maudite académie pour le chambouler de la sorte ? Pas faute d'avoir eu des maux, ça arrive au travail mais jamais de cette ampleur.

Bon dieu de merde ça l'énerve. « Oui j'avais un compte à régler avec Cimarro et je ne t'aurai jamais impliqué si je n'avais pas su que tu farfouillais dans les dossiers de Lecter. Avec ou sans moi tu aurais cherché alors autant pas le faire seul mais putain Reed tu vas percuter quand ? » Voix qui monte d'un octave, elle balance un coup de pompe dans une armoire métallique. « Je suis responsable de toi tu saisis ? T'as oublié sans doute mais j'ai des comptes à rendre ! T'as pas encore un an de service, je suis ton mentor pour l'instant et tu crois qu'on va pas venir me souffler dans les pavillons si on apprend que j'enquête sur Weins ? » Scott pouvait pas la fermer un peu aussi ? La brune siffle entre ses dents, sent la fumée lui piquer les narines. « Et si je t'implique toi que l'académie à chaudement recommandé tu crois que ça va faire quoi ? Ben je risque mon poste et ta crédibilité voilà ! Je suis pas assez égoïste pour faire ça ! Y'a des risques que je veux pas te faire prendre. » Elle aurait préféré ne pas lui dire. Des risques physiques dans leur boulot, bah ça passe encore mais un avenir, une carrière ça se détruit tellement vite. C'est le travail d'une vie, un but atteint, Venecia ne peut pas se permettre une bavure. Pour elle comme pour lui.

Elle aurait du lui mentir, comme à Scott, prétendre que le peu d'intérêt que suscitait Weins chez Lecter lui faisait se gratter la tête et puis voilà mais non ; bien sûr que non... Mentir à Caleb, elle ne peut pas. Elle aurait peut-être du. « Que je décide ce que je veux ? Que j'agisse en conséquence ? Tu te souviens à qui tu t'adresses ? » Sa supérieur d'une part, sa partenaire de l'autre, sa confidente, sa colocataire, son amante d'une nuit... son amie peut-être ? Venecia laisse échapper un soupire à fendre l'âme, tire une longue bouffée et jette un regard à ses clés toujours là-bas sur l'étagère. C'est déjà fini alors ? Vu ses propos elle doute qu'il revienne dessus. Vu ce qu'il pense à son sujet, comment il la voit désormais... La jeune femme hausse les épaules, s'en va ramasser les clés et les pose sur le bureau non loin de lui. « Jusqu'à preuve du contraire, c'est aussi chez toi. » Ils n'ont pas besoin de s'entendre ou de se voir pour partager le même toit au pire. S'il veut partir, qu'il prenne le temps de bien faire les choses. Quelques instants la flic cherche son regard, cherche cet homme qui partage son existence depuis quelques mois. Elle n'a plus l'impression de le connaître. « Je ne t'ai jamais jugé autrement que capable de me supporter, capable de... je sais pas, j'avais l'impression que ça pourrait coller mais... » Elle renifle, écrase rageusement sa cigarette et récupère sa veste. « Visiblement, t'as plus une très haute opinion de moi. M'enfin, t'es pas le premier et tu seras pas le dernier. » Depuis combien d'années déjà ? Elle commence à avoir l'habitude. Tout ça pour un truc mal exprimé, quelques mots placés dans le mauvais ordre... comme quoi l'entente, ça ne tient pas à grand chose.         

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 3:41

Mais elle n'avait rien compris, ou alors il parlait une autre langue ?. Des mots sortait de sa bouche, et ses oreilles à elle en entendaient d'autres, ce n'était pas possible. Il commençait à avoir un de ces maux de tête, et ça le faisait flipper, parce que jamais ça ne lui était arrivé avant, même après les bagarres, même après avoir failli mourir noyé dans la merde, même après ses premiers verres de whisky, non, c'était autre chose. Comme si on avait transformé son cerveau en pelote d'épingles, ça commençait à lui vriller les tympans, il serrait si fort les accoudoirs du fauteuil qu'ils finirent par casser sous la pression. Et son nez qui coulait, sauf que e liquide poisseux, ça n'était rien de moins qu'un peu de sang. Bizarre, elle n'avait pas même effleuré son nez tout à l'heure, qu'est ce que c'était que cette connerie encore ?. A nouveau, il inspira profondément, s'essuyant les narines au passage, si ça continuait, les autres allaient se demander pourquoi il avait les mains rouges. Pourquoi ne voulait-elle pas comprendre, c'était pourtant clair, non ?. Weins signifiait "danger". Il leva les yeux, et croisa son regard, furieux, courroucé, accusateur. Il était trop tard pour revenir en arrière, elle était décidée et rien ne l'arrêterai, elle croyait dur comme fer en la véracité de ses arguments, et le fond du problème, c'était qu'ils essayaient mutuellement de se protéger l'un l'autre. Si l'enfer était pavé de bonnes intentions, leur quotidien était une putain d'autoroute.

"J'abandonne, je jette l'éponge sur ce coup là. Tu ne changera pas d'avis, peu importe si tu ne sais pas où tu mets les pieds, peu importe si j'essaye de te protéger, parce que moi aussi, je tiens vraiment à toi. J'ai jamais aimé personne avant toi." Drôle de moment pour un aveu si pesant, mais il paraissait que ces trucs là ne se commandaient pas, c'était comme ça, et il fallait faire avec. C'était de loin préférable que de faire sans, ça, au moins, ne souffrait aucune contradiction. Elle cherchait à le protéger, contre les conséquences directe d'une enquête non officielle, sur un organisme très puissant, il en avait conscience, mais il ne voulait pas la voir tout risquer, sa vie comme sa carrière, pour une intuition, une suspicion. "J'ai pas envie que tu te retrouve comme moi un jour, menottes aux poignets, cagoulé, enfourné dans une bagnole par deux flics en costume noirs, filant vers une séance d'interrogatoire dans laquelle on ne te pose pas de questions, on s'en pose sur toi, on se demande si ta vie vaut plus qu'une balle." Le souvenir de cette nuit était toujours aussi clair dans son esprit, rien n'avait jamais pu le supplanter, le gommer, c'était ancré solidement, enraciné bien à l'abri de sa mémoire, comme une peur primale.

Le saignement s'était arrêté, et il se sentait las, sa migraine s'estompait, mais elle menaçait de revenir, comme un prédateur qui décrivait des cercles en attendant que sa proie baisse sa garde. Peut être que ce qui l'énervait n'était pas tant Venecia, mais son refus de reconnaître le danger qui rôdait. Elle se décrivait comme un buffle, une fonceuse, mais même un buffle savait faire preuve de prudence face à un lion, un crocodile, elle aurait du reconnaître la menace, et ne pas foncer aveuglément. "Tu ne sais vraiment pas à quel point je t'admire, en quelle estime je te tiens. Et combien j'ai envie que "ça colle" entre nous, parce que j'adore ça. Mais comment faire si t'es morte, disparue à jamais ?. Il récupéra les clés, et les remit dans sa poche. "Je vais rentrer, je ne me sens pas très en forme, là, tout de suite. C'est juste que j'ai vraiment pas envie de voir débarquer les collègues un soir pour me dire qu'ils sont désolés, pas avec toi, jamais..." Il se leva et lui emboîta le pas.


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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 4:30

" Enigma "


Bandes d'idiots. Dans l'intention c'est louable mais dans la forme c'est une autre histoire. On soigne rarement des plaies en y appliquant une couche de sel. Ça fait juste mal. Venecia en a la nausée. Elle a l'impression de parler à travers un truc déformant, assiste à une scène où aucun des protagoniste ne parvient à se comprendre. Et lui qui saute de la rage à l'abandon, qui vacille d'une humeur à l'autre sans préavis, elle est vidée. Il n'a jamais aimé avant elle ; la jeune femme serre les dents et se mord la langue. Il n'y a rien à répondre à cela. Elle aurait beau dire non, elle ne pourrait pas l'empêcher, les sentiments ça ne se contrôle pas. Il explique son passé, ce morceau qu'il décrit comme s'il l'avait vu et revu en boucle. O'Donnell sourit à moitié. « Y'a pas si longtemps ma vie ne valait même pas une balle pour Guzman... » elle aurait pu devenir sa poupée, son animal de compagnie, sa paillasse, n'importe quoi mais pas une balle. Une arme c'était bien plus précieux que sa personne pour l'ancien militaire.

La discussion est désormais stérile, lui rentre, elle reste.
Chacun ayant essayé de protéger l'autre, de le faire comprendre en vain.
Quelque chose s'est brisé. Le chapitre est clos pour le pire.

* * *

La nuit est tombée, les couloirs se sont vidés et peu à peu il ne reste que les flics de garde ainsi que quelques autres qui bouclent de la paperasse. Scott enfile son manteau, se mord l'intérieur de la joue parce qu'il n'ose pas se montrer indiscret mais il a bien compris qu'un truc n'allait pas. Venecia est là dans son fauteuil, faisant défiler des pages qu'elle ne doit même plus réellement lire depuis cet après midi. Reed est parti, ils ne se sont pas adressé un mot dans l'entrefaite et depuis elle est là, éteinte. Le jeune approche tout de même pour la saluer et lui souhaiter bonne nuit avant de partir, question de politesse.

« Rentre bien Scott... »
« Merci chef, je... vous, ça va aller ? » Il a l'air si bienveillant, la flic lui accorde un regard, sourit.
« Oui, merci. On se voit demain. »
« Oui, reposez vous. »

Elle y pensera. Pour l'heure la policière n'a la tête à rien.
Alors elle ferme le store derrière la porte, ceux des fenêtres et se laisse tomber sur la banquette à moitié défoncée de la pièce. Elle voudrait rentrer mais non pas maintenant, pas tout de suite. La brune ne se souvient même plus quand elle a allumée cette énième clope qu'elle fume, bof tant pis. O'Donnell se sent lasse, vraiment lasse et le silence tombé dans cette pièce lui fout le cafard. Que Lecter, les autres, qu'ils aillent tous se faire foutre et elle avec... Venecia grince des dents, s'allonge sur le côté afin de pouvoir garder le cendrier à portée. À ce stade il aurait pu la cogner, ça aurait été moins douloureux. Elle pensait pourtant avoir bien fait, être un bon prof, une camarade sympa (à sa mesure) et quelqu'un de confiance ?! Maintenant elle a juste l'impression d'avoir tout foiré. Dommage, la jeune femme n'a pas de whisky ici sinon elle aurait bien noyé son chagrin... parce que ouais, elle est terriblement triste. Lorsqu'elle ferme les yeux elle peut encore sentir ses mains sur sa peau, son souffle qui caresse sa gorge, entend ses grondements de plaisir et puis la bulle irisée éclate, sa voix charrie des pointes acérées qui s'enfoncent à travers elle, la cloue et elle sursaute. Juste un cauchemar... Et maintenant, tu fais quoi ? Venecia roule en boule dans le canapé, la tête entre ses mains. Reed n'est pas là et peut-être même qu'il ne sera plus jamais là, près d'elle. Demain il est fort possible que tout s'arrête...

La flic ravale un espèce de sanglot. Et maintenant ? Maintenant c'est la merde ! Fatiguée, les yeux à moitié ouverts elle prend pourtant son téléphone, compose un message.

Destinataire Caleb : « Tu fais chier... »
Correction : « Crétin d'abruti  ! »
Correction : « J'te déteste ! »
Suppression.
« J'ai envie de toi. »
Suppressi... Confirmation d'envoi.

… O'Donnel se fige, bat des cils à trois reprises et se maudit de tous les noms.
Y'a des jours comme ça où il vaudrait mieux rester coucher.
Elle se frappe le front, enfonce le visage dans un coussin. Fait chier !

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 5:17

Caleb était morose, pour le moins. Il était rentré, avait pris une douche froide, moins froide cependant que celle reçue en ce jour. Il avait boulotté des restes sans trop savoir ce qu'il avalait, tout ça n'avait pas de saveur à ce stade. Il en était réduit à faire des gestes machinaux, et quand son regard porta sur la bouteille de whisky, il se surprit à vouloir se servir un verre. Lorsqu'il porta le breuvage à ses lèvres, il n'en reconnut pas le goût, et remit dans le flacon ce qu'il avait prélevé, sans Venecia, ce n'était vraiment pas pareil, il n'était pas fait pour boire seul, juste pour le fait. Et c'était plutôt une bonne chose. Il était largué, n'avait envie de rien. Se plonger dans le boulot, s'abrutir devant la télé, même cogner ce bon vieux sac, à chaque fois qu'une idée lui effleurait l'esprit, il la chassait, nonchalamment, il était au point mort. Après avoir grenouillé dans son marasme un certain temps, il se résolut à essayer de dormir, sans grand succès de ce côté ci non plus. Si la nuit portait conseil, elle se foutait bien de sa pomme. Il tournait dans son lit, alternant toutes les positions, mais rien n'y fit, l'insomnie le tenaillait, exactement ce qui manquait au tableau pour clôturer une journée pourrie. Il aurait pu rêver mieux, mais à quoi bon, elle n'était pas là, et il n'était pas certain qu'elle lui adresse la parole un jour.

Tant de malentendus, tant de quiproquos pour finalement en arriver au même point : ils tenaient trop l'un à l'autre pour se perdre. Quelle réussite, pour le coup, tomber de Charybde en Scylla, parfait timing, synchros même dans les plantages. Tout ça lui faisait l'effet d'un énorme gâchis, et il ne voyait pas le début d'une solution pour recoller les morceaux, si tant est qu'il resta quoique ce soit à recoller. Peut être qu'avec le temps, qui pouvait le dire ?. Par contre, si ses futures journées ressemblaient à ces dernières heures, ça allait être foutrement long. Il commençait à se perdre dans ses pensées quand son téléphone vibra. Venecia. Il hésita à lire le message, peur sans doute d'en reprendre une couche, de lui renvoyer la balle à nouveau, crainte encore d'y lire en grande lettres le mot "FIN", il n'osait pas lire. Au bout de quelques interminables minutes, il pesa le pour et le contre, et décida qu'il valait mieux se rendre à l'évidence, certaines vérités, pour aussi cruelles qu'elles paraissaient, valaient mieux que tous les faux espoirs. Il alluma son téléphone et lut.

Il dut s'y reprendre à plusieurs fois, pensant que son cerveau lui jouait encore un tour, il se pinça pour être sur qu'il ne rêvait pas, avant de se faire la réflexion que pour ça, il faudrait déjà dormir. Il ne comprendrait décidément jamais rien aux femmes, du moins à celle ci en particulier, mais est ce que ça avait la moindre importance ?. Aucune. Venecia était importante, et même si elle avait juste dit "viens", il aurait répondu de la même façon, exactement ce qu'il pianota : "j'arrive". L'accusé de réception n'était pas encore affiché qu'il était déjà habillé et refermait la porte derrière lui. C'était vrai que ça donnait des ailes.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 10:39

" Enigma "


Mais pourquoi ? Pourquoi ? Venecia a commencé à tourner en rond dans le bureau, se flagelle pour sa bêtise et songe qu'elle devrait mettre les voiles. Aller faire un tour, mais il reste possible que Reed n'ai rien vu ? Ou qu'il s'en moque après tout vu ce qu'ils viennent de se balancer dans le nez aujourd'hui. La brune soupire passe une main sur sa nuque pour en chasser les tiraillements. Au pire elle prétendra s'être trompée de destinataire ? T'as raison, c'est ton genre ! Mouais non. Maintenant elle grimace, se gratte la tête et songe qu'elle devrait dormir. Un peu. De toute manière après un tel fiasco ce genre de propos semble tellement inopportun, puis elle doit aller se faire voir non ?

O'Donnell a pris le chemin des vestiaires, vides à cette heure, et se paie une douche bien chaude pour se détendre ou au moins tenter. Dans quelle mesure pourraient-ils se faire face maintenant après tout ça ? La jeune femme pensait que l'impliquer dans cette affaire était une si mauvaise idée, qu'il valait mieux qu'il reste en dehors. Mentir, ça aurait été mieux. Pour une fois, un demi mensonge aurait été préférable à la vérité qui a tout détruit. Si on lui avait seulement dit que son coéquipier tiendrait un tel discours, qu'il se montrerait si violent elle ne l'aurait pas cru. Le fait est là... Elle a enfilé un débardeur et un legging, s'en retourne à son antre après avoir récupéré un café à la machine. Assise à son bureau elle regarde son portable : j'arrive.

Maintenant elle manque de s'étrangler avec son café, regarde l'heure, rah la voilà bien ! Relativiser, il ne se passera rien de bon. Au pire il vient pour achever le dialogue et la renvoyer sur les roses en trouvant l'approche pathétique au possible. Elle n'a pas fait exprès, zut. Franchement, Reed ne va pas se pointer à cette heure l'air de rien la bouche en cœur pour lui murmurer un « c'est réciproque » non là, O'Donnell ne s'y attend pas. Un autre ouragan en prévision certainement. Le nez dans son gobelet, la jeune femme se laisse aller dans le fond de son siège qu'elle fait pivoter de gauche à droite, machinalement. C'est bien triste d'en être rendu là après une si prometteuse collaboration. Du bout des doigts elle lisse une mèche de ses cheveux mouillés, repense à leurs boulot, cette entente devenue presque une symbiose. Ils ont passé les trois quart de leur vie ensemble dernièrement, chassé les mêmes démons, encaissés les mêmes coups et une fois de plus ils souffrent ensemble sauf qu'ils en sont responsables. Magnifique...

Une ombre sous la porte, la poignée qui tourne et une gorgée de café qui ne réconforte pas. Il apparaît dans l'encadrement, referme derrière lui et Venecia sent son corps se raidir sur sa chaise. Dans sa tête défile une sorte de décompte imaginaire avant une explosion, comme si tout allait partir en fumée là bientôt. Un frisson qui galope le long du dos, il fait chaud et froid. Tu as peur à ce point ? Non c'est bien ça le problème, si elle avait juste peur elle pourrait encore savoir quoi faire mais ça, c'est pas de la peur...  

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Jeu 12 Juil - 23:57

Et maintenant ?. Elle se tenait assise dans l'obscurité de son bureau, sirotant son sempiternel café, si ça se trouvait, froid. Une des manies de Venecia, faire des pieds et des mains pour un café bien chaud, et l'oublier. L'analogie lui glaça le sang, il espérait être bien plus qu'un café, encore qu'il avait pas mal été refroidi aujourd'hui. Il avait foncé à travers la ville à sa rencontre, gravi les étages quatre à quatre, et maintenant qu'il l'avait enfin rejoint, il ne savait plus quoi faire. Lui aussi avait envie d'elle, depuis cette fameuse nuit d'orage, où elle avait tout arrêté d'un coup, sans crier gare. Déjà à l'époque, il avait été perplexe, mais là, il pataugeait carrément, c'était compliqué les femmes.

Il ne savait pas par où commencer, mais il n'avait pas l'intention de rester figé sur place non plus, autant passer pour un benêt, pas son genre, pas le genre qu'elle affectionnait non plus. Il s'avança vers elle, et s'assit juste en face, sur son bureau. Au diable les convenances, l'heure et le motif n'étaient plus à la hiérarchie, leur rapport de force avait changé de terrain, ils étaient à nouveau réunis pour quelque chose de plus...fédérateur. Mais il n'avait pas non plus envie de se jeter sur elle, bille en tête, comme un faucon sur une souris. Déjà que cette souris là pratiquait le taekwon-do, mais surtout, elle méritait mieux.

Un autre de ses motifs d'hésitation, c'était qu'elle l'observait avec appréhension, peut être avait elle changé d'avis depuis, mais non, elle le lui aurait dit. Ou alors elle voulait le tester ?. Ou l'attirer puis le repousser ?. Bizarre, ça n'était pas elle, soit elle le voulait, soit elle ne le voulait pas. Changer d'avis, pourquoi pas, mais monter une scénario tordu, pas le genre de la maison, si elle avait décidé de vous bouffer, elle distribuait des baffes, mais elle ne jouait pas avec la nourriture. Tant pis, il fallait bien que quelqu'un fasse le premier pas, il se pencha et déposa un baiser sur ses lèvres, quelque chose de léger, de presque chaste, un souffle qui murmurait comme "désolé", avec toute la tendresse dont il était capable, pour changer de sa brutalité passée.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Ven 13 Juil - 0:50

" Enigma "


Que peut-elle dire ? Maintenant qu'il se tient là devant elle Venecia ne trouve rien à dire. Note que si elle n'avait pas envoyé ce foutu message il ne serait sans doute pas venu. Alors finalement cela signifiait quoi ?Qu'au pire il s'imaginait une partie de jambes en l'air entre deux insultes ? La brune préfère oublier cette éventualité peu flatteuse, elle ne peut pas l'imaginer si rustre. Pas question. Dans la pénombre du bureau le silence est présent comme une troisième personne, lui laisse entendre les battements sourds de son propre cœur. Ses mains restent sur son café, ses yeux ne le quittent pas. Il faudrait qu'elle bouge, qu'elle parle...

Il se penche, pose un baiser léger comme une plume sur ses lèvres et seulement là, O'Donnell s'entend soupirer comme si elle sortait d'une descente en apnée. C'est un début, disons un temps mort dans la bataille. La jeune femme se lève, achève le fond de son gobelet et lâche avec une certaine prudence :  « Tu te sens mieux ? » Référence à ce qu'il disait plus tôt, qu'il ne se sentait pas en forme. Le souci de ce genre d'instants c'est qu'ils ne durent jamais, trop capables de vaciller au premier doute. Autant dire qu'elle marche sur des œufs. Ou bien, il n'a pas envie de risquer sa place et revient à de meilleurs sentiments pour ménager la chèvre et le chou ? Gentil par intérêt ? Caleb ? Autant qu'elle se claque la tête dans un mur plutôt que penser ça. Oui mais et si ? Après tout il l'a envoyée se faire foutre, alors peut-être que...

Quand a-t-elle allumé cette clope ? Bon sang elle va finir cinglée à ce rythme. Venecia ne sait plus si elle est mal à l'aise, suspicieuse ou réticente ou bien complètement parano voir tout ça à la fois ?! Ce serait pas si faux. Dans sa poitrine ça cogne de plus en plus fort, lui fout le vertige, Non non et non pas de réconciliation sur l'oreiller ou la banquette ou non pas ici au bureau ! Et puis même pas comme ça c'est malsain, ça ne se fait pas et ils valent mieux que ça ! Noyer le poisson, changer de sujet. Bonne idée tiens, et pour parler de quoi ? Un rien pourrait remettre de l'huile sur le feu. La brune crache sa fumée, se fait violence pour trouver quelque chose de sérieux à faire. De salvateur aussi ce serait sympa !
Rien ne lui vient, ils ont l'air cons et elle est là suspendue entre une envie terrible qu'elle n'assume pas et un refus catégorique de céder à des choses aussi triviales sachant qu'il y a plus important en jeu, qu'il faudrait revenir sur les horreurs qui se sont dites, s'expliquer ou au moins réagir professionnellement parlant en conséquence. Une balle dans la tête pour y faire entrer un peu d'air ? Oh si seulement... L'homme -ou la femme- sage sait lorsqu'il faut prendre la fuite. « Je vais chercher un café, tu en veux un ? » Pour un peu elle s'applaudit.  

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Ven 13 Juil - 1:36

Un café ?. On en revenait toujours à un café, finalement. Il fut tenté, et accepta, il en avait vraiment besoin pour le coup, et ça ferait peut être passer le fond de migraine, à moins que ce ne soit la conséquence de son insomnie. Il s'assit tranquillement dans le canapé du bureau, une vieille chose en cuir craquelé qui avait vu défiler bien des flics trop crevés pour rentrer, et qui avait échoué dans le bureau de Venecia comme on se passait le relais. L'odeur était agréable, le toucher confortable, mais il ne se mit pas vraiment à l'aise, par peur de s'endormir. Il fit cesser le tremblement nerveux de ses genoux, cette anxiété précédant l'attente du jugement, d'une nouvelle confrontation, ou de n'importe quelle occasion de creuser encore le fossé entre eux. Ils n'étaient pas obligés de souffler sur les braises, bien entendu, mais à la défaveur d'un autre malentendu, jusqu'où iraient-ils cette fois ci ?. Et s'ils ne parlaient pas, combien de temps leur duo terrible survivrait-il à ce mutisme gêné ?.

Venecia revint avec les cafés, lui offrit le sien et retourna s'asseoir derrière son bureau, comme si elle préférait mettre une distance entre eux, professionnelle au boulot, finalement elle ne le désirait pas tant que ça. Ou alors elle s'était trompée de destinataire, possible au final. Il remercia pour le café, et fit rouler le gobelet entre ses mains, jouant avec la chaleur et les volutes du breuvage, se perdant dans ces tourbillons de noirceur. Les mouvements circulaires l'apaisaient, une sorte d'hypnotisme volontaire, il n'avait jamais su pourquoi mais dès qu'il faisait tourner quelque chose, il était happé, se focalisait, et ça le calmait. Qu'avait-elle demandé ? s'il se sentait mieux ?. Pas tant que ça, à la vérité, mais ça n'avait rien de très surprenant. "Je vais...je vais...je ne sais pas, sérieusement, je n'en sais rien. Physiquement, ça va, comme toujours. Mais là dedans.. il tapota son cœur "et là haut..." puis sa tête, "c'est un peu le bordel, si tu vois ce que je veux dire". Il avala une gorgée, avant de se remettre à faire rouler sa tasse, ce n'était pas peu dire qu'il était paumé, il naviguait à vue mais dans le brouillard le plus dense, vraiment pratique.

"Tu sais, j'ai ressassé tout ça, au calme, je n'aurai rien su faire d'autre de toute façon, parce que j'ai détesté la tournure que ça a pris. J'ai dépassé les bornes, parce que je ne comprenais pas pourquoi tu cherchais à remettre en question l'Académie, et tout le reste, et comment tu pouvais me mettre dans le lot en sous entendant que c'était une usine à lobotomiser les jeunes. Sachant que j'en sortais, et qu'avant de te rencontrer, c'était la seule bonne chose qui m'était arrivé dans la vie. Alors je t'ai proposé mon aide, comme ça, peut être que t'aurai appris à mieux me connaître, et puis, entre toi et Weins, j'avais déjà choisi, et je pensais que tu en serai sinon heureuse, au moins soulagée. Apparemment, on ne s'est compris sur rien du tout, et c'est allé bien plus loin que ne l'aurait du un désaccord de forme." Il finit son café, et fit mine de jeter le récipient vide comme un tir de basket-ball, sauf qu'il se manqua d'un bon mètre. Il n'avait jamais brillé dans ce sport.

"Enfin, voilà, tout ça pour te dire que je suis désolé pour ce que je t'ai dit, ce que je t'ai fait subir. A quoi bon vouloir sauver ceux qu'on aime si c'est pour les assassiner -du moins verbalement- derrière ?. Si tu veux toujours de moi, je continuerai à bosser dans ton équipe, et on ne reparlera plus de Weins, si tu choisis d'enquêter, je ne te gênerai pas, c'est encore le plus sage. C'est un sujet qui te rend méfiante, et qui me rend agressif on dirait, alors je lâche l'affaire, j'ai pas envie de te perdre."

Il croisa les bras derrière sa nuque et s'étira en arrière, ses articulations craquèrent et il se sentit un peu mieux, pas encore au top mais pour le moment, ça ferait l'affaire.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Ven 13 Juil - 3:03

" Enigma "


Elle voit bien ce qu'il veut dire oui. Venecia l'écoute et la tension qui règne dans la pièce semble s'effacer. Il s'excuse, prononce les bons mots. Mal compris, c'est bien ça. Ils auront fait pire que mieux malgré toute leur bonne volonté. Son panier est raté, la flic se lève et s'en va ramasser le récipient pour le jeter sans l'interrompre. Si elle veut encore de lui ?! Oh mais oui alors tu imagines mal à quel point ! Dans l'équipe. Oh, oui aussi bien sûr ! La brune se colle une baffe mentale, se mord la langue. Lui lâche l'affaire Weins. « C'est... comme tu le sens. » C'est plus prudent de toute manière, pour lui surtout. « Bien sûr que tu restes dans l'équipe, jusqu'au jour où tu n'en pourras plus de moi. » Un pauvre sourire mais c'est mieux que rien. Les armes sont à terre, le combat est fini mais les plaies sont toujours là, c'est encore récent.

Elle avance pour reprendre une cigarette, voit l'ecchymose qu'elle lui a imprimé au bas du visage. Un peu navrée, O'Donnell aurait pu se contenter d'une baffe. Elle la survole du bout des doigts, lâche un court soupir. « J'ai pas été tendre non plus. Mais gardes ça en tête s'il te plaît : je ne te jugerai jamais. Qui suis-je pour oser après tout ? » Personne, seulement une femme dans un monde un peu fou. Venecia ne prétendra jamais valoir plus qu'un autre. Et comme pour signer une nouvelle bonne entente elle lui ébouriffe un peu les cheveux, taquine sans plus. Ça sonne un peu faux, un peu forcé mais la jeune femme peine à agir comme s'il suffisait d'un coup d'éponge pour effacer tout ça. Elle n'oublie pas qu'il était prêt à lui laisser les clés, à tourner la page comme ça après l'avoir envoyée au diable. Et puis elle le regarde, les lèvres trempées dans son café et pinçant le carton du bout des dents.

La flic se surprend à tressauter, comme prise en flagrant délit de... quelque chose. Envie de se justifier, préciser qu'elle est fatiguée et qu'elle a l'esprit ailleurs mais c'est faux. Un petit mensonge tu te souviens ? Comme si ça pouvait marcher. Franchement il lui a fait quoi ce type ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas un inconnu c'est excitant aussi de ne pas savoir avec qui, pourquoi ou comment. Qu'est-ce qu'il a de spécial à la fin ? Il disait quoi ? Assume ? La blague ! Gidget a dû la contaminer. Ou bien peut-être qu'en réalité il est le seul qui lui a donné cette sensation de total lâcher prise. Comme si elle était soudain libre de tout une fois qu'ils s'abandonnent l'un à l'autre. En quel honneur ? Pas la moindre idée. C'est un tel bordel dans sa tête. Venecia se penche sur le canapé, lui murmure à l'oreille. « Comment tu as pu imaginer que je te rangeai dans des cases ou des boites ? » Les paupières baissées, elle sent à nouveau ce courant électrique sous sa peau, les fourmillements le long de ses membres. C'est frustrant, à la limite de l'insupportable mais elle tient encore bon. Assez pour continuer, pour maîtriser un éventuel tremblement dans sa voix rendue plus rauque à cause de trop de cigarettes. « Y'a pas de cases pour identifier ou classer ce que tu provoques. Tu ne sais même pas à quel point... » Un baiser presque vampirique au creux de son cou et elle recule, caresse sa joue de la sienne. Voilà, on recule et tout ira bien.

Maudit sms... elle s'est vendue toute seule. Une chance qu'il n'ait pas l'air convaincu de ça. Pour un peu elle aurait préféré qu'ils ne se connaissent pas, deux personnes seulement réunies par la force du désir, juste soumises aux lois du plaisir. Ça aurait pu être simple mais non hein... sinon c'est moins drôle. Franchement si c'est le bon dieu ou un truc du genre qui joue leur tête, il est méchamment sadique ! J'ai envie de toi... ça ne se dit pas en plus. Enfin si, mais pas comme ça. Elle se le répète comme un mantra encore et encore jusqu'à ce que ça ne choque plus son cerveau. Dix, vingt, cent fois... ça lui brûle les lèvres, ça file sur sa langue, ça s'échappe dans un soupir.
Tant pis. Hein ? Non pas tant pis !
Recule t'es au bureau ! Ah oui... c'est vrai.
On s'en fout. Non ! Si. Non !
Un peu... 

©️ Jason L

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Ven 13 Juil - 3:56

Caleb avait l'impression qu'on l'avait soulagé d'un gigantesque fardeau, le monde pesait de tout son poids sur ses épaules, et il venait de le déposer. Il se sentait plus serein que jamais, il y aurait encore des mises au point et il faudrait des efforts supplémentaires, pour revenir à cette période heureuse qu'ils avaient partagé, mais c'était en bonne voie, il avait retrouvé sa partenaire et le monde tournait à nouveau dans le bon sens. D'une voix tendue, elle évoque les sentiments qu'elle éprouve à son égard, pour la première fois, et il se surprend à rougir. Effectivement, il était à des années lumière de penser qu'il lui faisait tant d'effet, il pensait que ça n'allait que dans un sens, sans trop espérer une réciproque, surtout après leur altercation. Son baiser lui fit l'impression d'un baume miraculeux, une chaleur réconfortante dans son cou, le genre de feu qui ne le brûlerait jamais, Dieu qu'il adorait ça, il ne connaissait rien de meilleur au monde, pas même le combat.

Nouvelle décharge électrique quand elle lui susurre d'un filet de voix presque atone, qu'elle le désire. Ainsi elle ne s'était pas trompée, ni dans le message, ni dans son destinataire, ni dans ses intentions premières. Malgré tout, elle le désirait, et ça il pouvait le comprendre. Parce qu'il ressentait à son égard exactement le même sentiment, le même désir dévorant, la même passion qui le consumait si plaisamment. Alors que faire ?. La solution aurait du être évidente, quand deux êtres voulaient la même chose l'un avec l'autre, il n'y avait pas à réfléchir, enfin, un minimum quand même, non ?.

Il lui caressa la joue, le bout de ses doigts fourmillait, et le contact de sa peau le fit frissonner, elle était là, si près, si vivante, et terriblement belle. Son cœur battait à tout rompre, sans doute réalisait-elle à présent dans quel état elle le mettait, ce qu'à son tour elle provoquait chez lui. Sans réfléchir, il l'embrassa à nouveau, avec plus de fougue que précédemment, et quand leurs lèvres se séparèrent, il lui glissa dans un murmure : "moi aussi je te désire, Venecia".

Et au diable l'endroit, c'était avec elle et elle seule qu'il voulait savourer cette douce agonie, pourvu qu'elle s'éternise.

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Venecia O'Donnell
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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Ven 13 Juil - 5:00

" Enigma "


Quand s'est-elle retrouvée (encore) à chevaucher ses genoux, où a-t-elle laissé son café et sa clope ? Trop de questions et tellement pas assez de réponses... Venecia se laisse bercer, se laisse aller au contact de sa main comme un chat vient ronronner. Cette seule caresse suffit à lui retourner le cerveau, la revoilà en pleine embrassade et lorsqu'il s'écarte, lui glisse qu'il la désire au moins autant l'adrénaline fait un bond dans son organisme. C'est un peu rassurant pour la jeune femme de ne pas se savoir seule à ne pas savoir comment gérer cette chose. Encore que pour O'Donnell il n'y pas de ce sentimentalisme, pas d'amour dans l'air seulement de l'envie. Et c'est tellement brute, tellement sauvage qu'elle pensait bien le perturber voir le choquer. Mais visiblement ce n'est pas le cas.

Toutefois il ne faut pas perdre les pédales ! Pas ici. Ce que pense les autres l'importe peu mais en véritable louve la brune n'aime pas qu'on puisse connaître son jardin secret. Ce qu'elle fait de son anatomie et de son temps libre ne regarde qu'elle. Ce qui se passe lorsque l'uniforme est rangé c'est son affaire. Calme toi, reprend toi. Facile à dire. Il y a bien des endroits dans le commissariat où ils pourraient être tranquilles mais ça reste leur lieu de travail. Difficile de se concentrer après un tel aveu, de rebrousser chemin. Venecia encadre le visage de son coéquipier entre ses mains, pose son front contre le sien. « C'est pas l'endroit... » Pas du tout. Elle peut même entendre quelques rires éloignés de la part des agents de garde. D'autant qu'ils ne font que ça de passer puisque le bureau est justement sur le chemin du distributeur de café.

Ils ne peuvent pas se laisser aller, pas complètement et commencer pour ne pas finir merci mais non merci. Elle se bouffe la lèvre pour ne pas se jeter sur les siennes, se tend sous ses mains plutôt que d'onduler, et ses ongles s'enfoncent dans le cuir du dossier de chaque côté des épaules de Reed. Résister, elle doit rester ferme. Ses yeux sombres rencontrent ceux tellement plus clairs de son collègue, c'est tendu comme situation. Reste sages, calmons nous. Ou fuyons ailleurs... non. Sa poitrine se soulève plus vite, la matière crisse sous ses doigts. La bouche suspendue devant la sienne, séparés de quelques malheureux centimètres, électrisés comme jamais. C'est décidément très violent le désir ! Ça plane comme un vautour. Pour un peu elle le supplierait. De quoi ? De faire ou de ne pas faire ? Pitié...

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Ven 13 Juil - 23:54

Caleb était complètement obnubilé par Venecia, son toucher, son odeur, sa sensualité, tout en elle éveillait son désir, sa volonté de fusionner avec elle. Jamais elle ne se douterait de ce qu'elle déclenchait chez lui, cette passion brûlante, cette envie de se perdre et de se fondre dans le bonheur. Il ne pouvait concevoir son existence sans Venecia, plus maintenant, il avait depuis longtemps franchi le point de non-retour. Il n'avait jamais ressenti cela pour quiconque auparavant, et il savait qu'il ne le pourrait plus à l'avenir.

Il en avait oublié toute notion de lieu, d'espace, de temps, il s'abandonnait totalement entre les bras de sa partenaire, et ça lui suffisait, son horizon était aussi clair, juste jouir de l'instant présent. Ce fut elle, qui le ramena sensiblement à la réalité froide et crue, pas ici, pas dans le bureau, pas au boulot, au vu et au su de tous. Une partie de lui s'en foutait carrément, mais l'autre respectait les choix de son amante, et aussi le fait que ce manque certain à l'éthique pourrait, dans un futur proche, leur être reproché, et leur porter préjudice. Il se força à cesser son étreinte, ils avaient tous deux une envie furieuse de poursuivre, mais pour vivre heureux, il fallait parfois vivre caché.

"Et si nous décollions ?. Le commissariat est presque vide, il doit bien y avoir un endroit où poursuivre cette...discussion ?. Il prit Venecia par la main, et ensemble, ils traversèrent furtivement les couloirs du vaste bâtiment, cherchant, enfiévrés qu'ils étaient, un endroit calme et tranquille, là où personne ne viendrait les déranger dans la poursuite de leur but commun. Après avoir hésité, ils finirent par pousser une porte, entre deux embrassades torrides, pour se retrouver...sur le toit. Plus aucun hélicoptère n'atterrissait depuis belle lurette sur la piste désaffectée, et l'endroit tombait en désuétude, faute d'entretien. Le bitume craquelait par endroits, les projecteurs étaient hors d'âge, le vent faible peinait à soulever les fanions qui naguère orientaient les pilotes pour poser leurs appareils. Ils étaient arrivés à un tel paroxysme qu'ils firent juste claquer la porte derrière eux, sans plus se préoccuper de savoir s'ils pourraient l'ouvrir et descendre. Plus aucune importance maintenant, dans ce lieu isolé des dieux et des hommes, ils pouvaient enfin se laisser aller et savourer l'instant présent, personne ne viendrait les interrompre, les juger, ils étaient coincés entre la réalité et les étoiles, pour le meilleur.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Sam 14 Juil - 1:49

" Enigma "


Comment en sont-ils arrivés là ? A courir furtivement le long des couloirs pour échapper aux éventuels curieux. Au sommet d'un escalier ils s'embrassent rapidement, il pousse une porte et un courant d'air frais cueille leur peau. Le toit ? La brune sourit, plaisante idée, ça a le mérite d'être très vide. Elle y trouvait régulièrement son ancien partenaire qui fumait le joint autrefois. La porte a claqué derrière eux. Poursuivre la discussion disait-il ? C'est une si mauvaise idée après le tumulte qui les a agité. Ils ne soigneront aucune des blessures qu'ils se sont infligés Venecia le sait et pourtant... pourtant elle le pousse contre le mur, tirant sur son col pour l'amener à sa hauteur. Chose faite la flic lui mord la lèvre, langoureuse puis plus piquante. Sous ses doigts le contact de ce fout t-shirt est frustrant au possible. Elle lâche un grognement, serre les doigts dans l'encolure et éventre ce malheureux vêtement pour la seule faute de sa présence. Enfin !

Ça va partir en vrille tu le sais. La dernière fois c'était ce qui l'avait fait arrêter, la sensation d'avoir dépassé les limites, de ne plus se reconnaître. Le nez plongé dans le creux de son épaule elle respire son parfum, fait jouer ses mains le long de sa ceinture jusqu'à ne plus se satisfaire de seulement jouer avec. La boucle saute, le bouton du jean ensuite. Sincèrement elle songe à consulter, se dit que jamais elle ne se serait laissée aller à de telles choses. Depuis la cage de Guzman tout semble s'être précipité, comme un besoin maladif, vital de faire subir et de subir. Non, de c'est seulement après lui qu'elle en a. Les yeux flambants de désir, la langue passée lentement sur ses lèvres elle se sent comme un fauve, prête à bondir, le dévorer...

Rien ne va plus, vraiment. Est-ce la tension meurtrière qu'elle a ressenti chez l'autre, ressentie encore lorsqu'elle a du arrêter Reed qui la pousse de la sorte ? Comme un premier meurtre, c'est ce que disent tous les meurtriers. Envie d'y retourner, de recommencer, voir si les sensations seront identiques ou même meilleures ? La chaleur l'envahie, comme une fièvre malade. Serrée contre Caleb et plus particulièrement contre son bassin elle pose un baiser délicat sur sa mâchoire, remonte susurrer à son oreille. « Que comptez vous faire de ma personne, agent Reed ?! » Avec ce ton et cette voix elle est persuadée que même Gidget aurait piqué un fard. Note de refaire ça. A taquin taquin et demi dit-on. Une main filée dans la poche arrière du jean de son coéquipier, elle en revient avec la paire de menottes qui oscille au bout de son index. Regard lourd de sous entendus, ça ce n'est pas sage du tout...  

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Sam 14 Juil - 3:58

Jamais il n'était senti aussi déboussolé, dans ce genre de jeu, il était la souris, et Venecia un incroyable jaguar, elle savait l'acculer jusque dans les moindres recoins et le faire se sentir tout petit, vulnérable. Elle aurait donc toujours le dessus ?. N'y aurait-il jamais d'autre alternative ?. Était-il condamné à toujours attendre, inlassablement, les bons vouloirs de sa partenaire ?. Et si pour une fois, c'était lui, qui la surprenait ?. Juste une fois, histoire d'inverser les rôles. Qu'à son tour elle se sente la proie, et non le chasseur. L'idée était alléchante au possible, il fallait maintenant l'exploiter. Ha elle le provoquait !. Qu'à cela ne tienne, il allait répondre à cette invitation, puisqu'elle avait émis al folie de l'envoyer.

Il prit les menottes de Venecia dans sa poche arrière, les agita brièvement sous son nez, puis lui tordit le poignet dans le dos, selon la prise enseignée à l'école de police, lui claqua les bracelets d'un geste rapide et efficace, et entrepris de lui lire ses droits, non sans parodier la procédure.

"Vous avez le droit de garder le silence, Lieutenant O'Donnel, tout ce que vous direz ne sera pas pris en compte, et cet agent va se retenir contre vous, je vous déconseille fortement de tenter de vous soustraire à la justice." Elle n'obtempérait pas facilement, mais il avait décidé de lui laisser les clés à portée de main, juste pour qu'elle sache qu'ils jouaient, il n'aurait jamais osé l'entraver de la sorte, sans possibilité d'échappatoire, pas après ce qu'elle avait vécu. Il était prêt à jouer, à condition qu'ils soient deux à en profiter. Cette nuit, il n'avait pas envie d'être sage, il avait envie de ranger le garçon policé et bien rangé, et de laisser s'exprimer l'homme pétri de désir. Il la déshabilla aussi vivement qu'elle lui avait arraché ses vêtements, et laissa dériver ses mains sur son corps fébrile. Encore une fois nus, à nouveau sous les cieux nocturnes, comme un présage, un prélude qui annonçait que le plus beau était à venir, et qu'ensemble, ils allaient rendre cet instant mémorable.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins Sam 14 Juil - 14:54

" Enigma "


Et maintenant il la menotte, lui lit ses droits. Par principe mais aussi par fierté la jeune femme résiste, ne se laisse pas faire. Au fond elle songe que c'est aussi une bonne chose ce genre de jeu. Même si l'entrave la propulse quelques temps en arrière elle sait que ce n'est pas dans l'optique de la blesser, pas pour la soumettre à une volonté malsaine. Non il s'agit de Caleb, de leur délire et de leur désir. Alors elle prend sur elle de se laisser aller, tranquillement jusqu'à ce qu'il achève un déshabillage en règle. Les ombres qui dansent sur leur corps offrent une espèce de pudeur, de camouflage plaisant et une dimension nouvelle à leurs échanges.

Encore qu'elle ne voit plus grand chose, appuyée face contre le mur et ainsi liée O'Donnell se sent à sa merci et ça devrait très logiquement la contrarier ; beaucoup ! Mais en fait non, elle en retire une espèce de satisfaction, échauffée par ce sentiment d'être acculée, à sa merci. Elle sent ses mains balader de manière indécente le long de son corps, le sent emprisonner ses hanches. Alors Venecia tourne la tête, le voit du coin de l'oeil et ose un sourire venimeux qui ne va pas du tout avec le ton qu'elle emploi, innocent, fébrile. « Je ne me soustrais pas agent Reed mais je... je suis innocente. Soyez conciliant... » Elle voudrait éclater de rire mais continue de jouer les saintes pour la forme, les yeux larmoyants.

Ça semble faire son petit effet dans son dos. Nul doute que le gentil Caleb va difficilement pouvoir se tenir. Ou bien il sera trop chamboulé pour agir en conséquence ?! La brune se redresse légèrement, pivote pour se retrouver face à son collègue et lui offrir un regard de biche effarouchée. Et elle se mord la lèvre, tentatrice. Se soumettre parce qu'elle le souhaite c'est une chose, comme endosser un rôle mais elle y pense ; serait-il capable de la plier à son bon vouloir ? De lui imposer un rythme, de la rendre dingue parce que lui seul l'a décidé ? Un frisson délicieux lui caresse l'échine. Peut-être bien après tout... mais pourrait-elle le supporter ? Venecia n'a jamais plié genou pour qui que ce soit en la matière, elle instigue, guide, dirige et on la laisse faire bien volontiers parce que ça les excite de toute manière. Caleb oserait-il ? Y parviendrait-il ? Il l'a déjà tellement surprise. D'ici là elle peut bien lui en laisser l'illusion, pour le délire. « Caleb, s'il te plaît... » suppliante, presque tremblante, dommage  qu'elle ne puisse pas se forcer à rougir sinon elle l'aurait fait.

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MessageSujet: Re: Syndrome Weins



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