Avant, j'étais heureux. Mais ça, c'était avant. [PV Hugo]

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MessageSujet: Avant, j'étais heureux. Mais ça, c'était avant. [PV Hugo] Lun 9 Jan - 14:10

La belle au bois. Viens de rendre l'âme. Mais j'serai son homme. A travers toute ces femmes. Oui esprit es-tu là. Au rendez-vous des libertins. J'ai pris avec moi. Des femmes jusqu'au petit matin. Au nom de la rose. Mon amie la femme. Prête-moi ton corps. Pour écrire des choses. A celle qui m'attend au ciel. Et que j'adore. Au nom de la rose. Mon amie la femme. Prête-moi ton corps. Ouvrez les maisons closes. A celle qui descend du ciel. Et que j'adore.

Il n'y avait pas si longtemps, Frederic ne venait au gymnase que pour fumer ou prendre son trip tranquillement. Il y avait un coin dans les gradins où personne n'allait jamais à part les toxicos. Il y avait dans ce coin une odeur d'herbe et d'alcool fort et quelques seringues y trainaient. Quand on avait de la chance, on tombait des restes d'héroïne dans les seringues. Il n'y était pas allé depuis longtemps et l'endroit n'avait absolument pas changé. Il n'était que sept heures du matin alors il n'y avait encore personne et pas d'herbe sur les bancs. Il faisait froid. Depuis là, on voyait le reste des gradins et le terrain. Il venait là aussi pour observer les entrainements de sa Reine et parfois se moquer des sportifs. Mais ça, c'était avant.

Les odeurs de drogues diverses lui firent un bien fou et il sourit. Il s'assit entre deux bancs, comme à son habitude et regarda le terrain. Le jour n'était même pas levé.

Depuis son retour de Los Angeles, l'idée de reprendre là où il s'était arrêté l'obsedait. Il avait envie de plonger la tête en direction de la poudre blanche. Il avait envie de ressentir cette douleur quand il mettait l'aiguille dans la veine. Il avait envie de boire de l'eau pour avaler les pilules de toutes les couleurs. Il avait envie de sortir ses feuilles et son herbe pour se rouler un bon vieux joint. Il avait envie de faire tout ça en même temps. Il avait envie de boire pour se bourrer la gueule un bon coup. Il avait envie de faire n'importe quoi sous l'emprise de la drogue.

"Pauvre con." C'est toi le con. "Mais je suis toi." Non. Tu n'es qu'une voix dans ma tête. Tu n'es rien. "J'existe puisque tu me donnes formes." T'existe pas. "Tu m'écoutes, donc j'existe." Tu existes parce que je le veux. "Alors fais en sorte que je n'existe plus."

Il soupira. Il ne savait pas si cela faisait de lui un schizo mais cette petite voix dans sa tête commençait à l'agacer très très fortement.

"Je t'agace ?" Putain oui. "Tu crois que c'est joyeux d'être dans ta tête ?" Qu'est ce qui te retiens ? "Tu serai perdu sans moi." Je suis déjà perdu.

Il sortit le paquet de cigarette qu'il avait acheté un quart d'heure plus tôt et l'ouvrit. Il en pris une, l'alluma et recracha la fumée. Fumer comme un pompier était sans doute la seule chose qui lui restait. Il avait envie de faire tout ce dont il avait envie mais il savait qu'il ne devait pas.

"Qu'est ce qui t'en empêche ?" Beaucoup de chose. "Ca changerait rien à ta vie et en plus ça te manque." Ca changerait tout. "Mais ça te manque." Oui. "Tu as besoin de ça et tu le sais." La ferme. "Tu aimes ça." La ferme. "Ca te plait à mort." Je t'ai dit de la fermer. "Tu adores l'effet que ça te procure." Arrête. "Tu as tellement envie de reprendre." Tais toi. "Tu en veux." LA FERME.

Il frappa dans le banc de pierre et il eut mal. Il s'insulta mentalement de pauvre con et d'incapable de ne pas obéir à sa voix intérieure. Cela faisait longtemps que cette saleté était là et il aurait bien voulu qu'elle le lache mais cela semblait presque impossible. Il se fatiguait tout seul à lutter contre elle.

Qu'on se l'avoue : il avait besoin d'aide.

Il ne pouvait pas lutter contre lui même, la petite voix et ses envies de drogues tout seul. Il allait bien falloir qu'il soit plusieurs. Sa mère ? Hors de question. Elle n'était pas de taille. Calypso ? Il voyait bien qu'elle avait peur de lui parfois. Quand au reste de ses amis ...

"Mais t'as pas d'amis !" Oui, je sais. J'en étais là dans ma constatation.

Ou alors son psy. ... Oublions cette idée tout de suite.

Non, mais quelqu'un. N'importe qui. Une marraine bonne fée, une reine avec un château blanc, un lièvre fou, un réveil sur pattes d'éléphant rose, un strip teaseur ou même un tueur en série, quelqu'un. Quelqu'un pour lui.

"Tu crois que tu vas trouver ? Tu rêves." Rigoles pas sur ça, j'espère que ça moi. "Le grand amour ? Tu ne le trouveras jamais." Sans doute que non. Mais me casse pas mes espoirs.

Il sortit une autre cigarette et l'alluma en fermant les yeux. Ca le calmerait peut être. Ses idées n'étaient plus bien claires.



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MessageSujet: Re: Avant, j'étais heureux. Mais ça, c'était avant. [PV Hugo] Jeu 19 Jan - 17:47

Le jour commençait à se lever. C'est la première constatation qu'il avait faite en se levant. Signe qu'il avait dormi plus tard que d'habitude. Parce que, normalement, il assistait au lever du soleil, en hiver. Plus précisément, de septembre à mars. Entre ces deux mois, le soleil se levait trop tôt et laissait place à la Lune beaucoup trop tard pour qu'il les voit lors de ses exercices. Car oui, c'est pour cela qu'il voit le début du jour. Parce qu'il s'exerce tous les matins. Mais pas tout le temps la même chose. Ça non, Hugo aime varier. Tant qu'il ne pleut pas, il préfère s'entraîner en extérieur. Que ce soit du jogging dans l'Académie, aux alentours, voire même dans la ville, des tours du terrain de football américain, des sprints sur ledit terrain, des lancers de balles... Il faisait aussi de la corde à sauter, mais ça, plus en été. Ou en intérieur. Ce qui faisait bien rire bon nombre de ses camarades.

-Eh, Hugo, t'es sûr d'avoir un truc entre les jambes ? C'est pour les gonzesses la corde à sauter ! A moins que t'imites le cabri ?

Le tout suivi d'éclats de rire qui résonnent longtemps. Mais Hugo n'en a que faire. Il n'est pas l'un des meilleurs de l'équipe de football de Weins pour rien, pour ne pas dire le meilleur. Mais ça, il préfère ne pas se le dire. Car, il pense qu'on peut toujours faire mieux qu'actuellement. Certains se disent "Je suis le meilleur, plus la peine que je fasse des efforts, du moment que je maintiens mon niveau actuel". Pas Hugo. Il est un fervent défenseur du proverbe "Le progrès pour le progrès est récompensé". Ce qui ne lui attire pas toujours que des avantages. Certes, sa condition physique est impeccable, mais les moqueries sont quand même là. Bien sûr, à un moindre niveau que ceux qui ne sont pas connus, ou connus mais mal famés. Il passe outre ces petites piques, estimant que tant qu'il est bien dans sa tête et dans son corps, tout va bien.

Il s'était donc levé tard, en ce jour froid et pluvieux. Pluvieux... Il allait donc devoir s'exercer en intérieur aujourd'hui. Après une rapide toilette, il s'est donc habillé en tenue décontractée, ses affaires de sport se trouvant dans les vestiaires du gymnase. Un jean sombre, un sweet à capuche gris et le voilà parti en direction du palais des sports de l'Académie.

Passant par la porte de côté du terrain de basket pour ne pas rester trop longtemps sous la pluie, il débouche dans la salle parquetée, qui semble vide. S'éloignant dos aux gradins, il part dans la réserve chercher un ballon de basket, et revient sur le terrain tranquillement en dribblant, les yeux rivés sur le panier. N'étant pas vraiment doué dans ce sport, il en profite pour tenter de faire quelques paniers, dont un quart ne rentrent pas. Pas de doute, il a bien fait de s'inscrire dans l'équipe de football. Soupirant en respirant un bon coup en décidant d'aller en fin se changer, il a senti une odeur. Une odeur que beaucoup de monde, sinon tout le monde, connaît. Une odeur de cigarette. Il n'était donc pas seul dans le gymnase, mais ce n'était pas une personne du personnel qui était présente. Elle n'aurait pas fumé à l'intérieur. Alors qui ? Hugo a donc levé les yeux, qui ont rencontré un filet de fumée, en dessous duquel un jeune homme mince, pour ne pas dire androgyne, se tenait. En le regardant un peu plus longuement, il s'est aperçu qu'il le connaissait.

- Eh, Frederic, une partie ? Tu as bien un peu de muscles, quand même, non ?

Avec un grand sourire. Ne pas oublier le sourire, surtout. Car c'est loin d'être méchant. Hugo aime bien Frederic. Même si, depuis leur rencontre sur le terrain, un jour d'entraînement de football, il lui a semblé... Perdu. C'est d'ailleurs pour ça, qu'il s'est attaché à Fred.


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MessageSujet: Re: Avant, j'étais heureux. Mais ça, c'était avant. [PV Hugo] Mar 14 Fév - 12:57

La belle au bois. Viens de rendre l'âme. Mais j'serai son homme. A travers toute ces femmes. Oui esprit es-tu là. Au rendez-vous des libertins. J'ai pris avec moi. Des femmes jusqu'au petit matin. Au nom de la rose. Mon amie la femme. Prête-moi ton corps. Pour écrire des choses. A celle qui m'attend au ciel. Et que j'adore. Au nom de la rose. Mon amie la femme. Prête-moi ton corps. Ouvrez les maisons closes. A celle qui descend du ciel. Et que j'adore.

Mais que tout le monde aille se faire mettre bon sang de merde. Il fixa Hugo dans les yeux. Il avait une grande envie d'aller lui dire d'aller se faire foutre. Qu'on lui foutte la paix, qu'on le laisse tranquille, qu'on ne lui fasse rien et tout le bordel. Il tira sur sa cigarette avant de se relever.

Non il n'avait pas de muscles, non il n'avait pas envie de jouer à des jeux débiles bons pour les lycéens pleins de testosphérones hétéros, il ne voulait pas s'arrêter de fumer, il ne voulait pas, point barre. Il détestait le sport. Il n'avait jamais commencer, il n'allait pas commencer maintenant. Le sport était un sport d'hétéros frustrés et débiles qui ne pensent à rien d'autre qu'à muscler leurs corps. D'accord, il était totalement empli de préjugés idiots. Mais il avait vu beaucoup de choses qui faisaient qu'il n'avait pas forcément tord. Il avait vécu déjà beaucoup de choses dans sa vie et maintenant il en était presque blasé.

Il se leva et descendit sur le terrain, sa clope au bec. Il fit tomber la cendre. Hugo était ... pas pareil que les autres. Il n'avait que le sport en tête et pourtant il était différent. Autrement fait. Plus attachant. Ils auraient même pu être amis en plus. Mais Frederic n'avait pas besoin d'amis. Il avait juste besoin de deux bras protecteurs capables de le serrer fort et de lui remettre les cervelets en place. Il soupira et pris le ballon des mains de l'autre.

"Non, je n'ai pas de muscles et en plus, je n'ai jamais joué au basket de ma vie."

Ce n'était quand même pas maintenant qu'il allait commencer. Dans son pays, ils jouaient aux gendarmes et aux voleurs dans les ruelles sombres et désertes. Et après, il faisait mumuse avec de la poudre blanche. Il lacha le ballon sur le sol et le laissa rebondir tranquillement.

"Fous moi la paix maintenant. Je suis occupé."

Il retourna s'installer dans les gradins, au premier rang cette fois. Hugo n'avait qu'à jouer autant qu'il voulait, ce n'était pas sa tasse de thé. Il ralluma une autre cigarette et se concentra pour la fumer. Il avait finalement eu tord de venir ici. Dans ce gymnase, il y avait toujours du monde. Demain, tant pis, missions séchage de cours et foutage de rien du tout. Et apprentissage du dictionnaire. Regarder les autres jouer était toujours plus intéressant de toute façon. Il se moquait des autres, c'était tout plus façile.

Rectification, il n'aurait pas du venir seul. Il inviterait des amis.

Il n'avait aucun ami.

HS : C'pourri *se pend*


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