Flame Turns Blue /!!!\ CLOS
Boogie
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Alastor Burton
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COMMENTAIRES : Mon monde est une vaste étendue aride couverte de poussière et d'une végétation desséchée. Les arbres y sont tordus et leurs branches aux mains griffues écorchent et s'accrochent. Les seules visites que j'y reçois sont celles de spectres décharnés, de bêtes sauvages et de monstres sanguinaires. J'habite au coeur d'hectares désolés où j'expose des cadavres d'une macabre Beauté, et lorsque je parcours ces champs de Mort et de Douleur, marchant seul sur des ossements humains, les seules fleurs qui se mêlent à mes cheveux sont les flocons de neige qui descendent d'un ciel gris plombé.
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MessageSujet: Re: Flame Turns Blue /!!!\ CLOS Mar 8 Avr - 23:27


Et le chaos se répand. Méprisant ce qui a toujours coulé dans un sens. Renversant un ordre dont il est parfaitement étranger et dont il se fiche. Ce qui a été ne sera jamais plus après son passage. Si survivant il y a à cette altercation - un véritable miraculé qui échapperait aux mâchoires des monstres - sa vie changera radicalement. Dans ces rues où ce gang se croyait les rois, il restera, tapi dans l'ombre, le souvenir de ces deux citoyens en apparence au-dessus de tout soupçon et qui se sont avérés bien plus cruels en une poignée de minutes que tous leurs membres. Vous n'êtes pas au sommet de la chaîne alimentaire, messieurs. Face aux monstres new-yorkais, vous n'êtes plus des carnassiers, vous n'êtes plus des prédateurs mais de pauvres proies, des sacs de viande, des jouets bientôt brisés, rapidement oubliés et remplacés par d'autres. La violence se déchaîne et elle est gratuite. Aucune raison à ce raz-de-marée. Ces deux-là ne sont même pas de Chicago, éternels inconnus au bataillon, surgis de nulle part pour repartir certainement vers nulle part. Le mal se moque des frontières, il ignore la distance. Cet épisode est semblable à une météorite traversant un ciel noir. Un éclair qui éblouit, modifie les teintes d'un décor avant que la routine reprenne enfin ses droits momentanément usurpés. Derrière Boogie lui parviennent des cris, des suppliques, des échanges de coups. Mais il ne se retourne pas. La notion de danger et de mort imminente n'est pas destinée à son alter-ego et si le froid du trépas rampe sur les peaux, ça n'est certainement pas sur celle de Jason.

Un sourire dénué de toute chaleur humaine apparaît sur le visage constellé de taches de sang du Croque-Mitaine tandis qu'il lâche le leader au sol. Ca prendra du temps mais pour ce dernier, sa carrière minable prend fin sur un bitume moite où volent quelques immondices. Les yeux polaires se lèvent sur les deux autres qui hésitent encore sur la marche à suivre. Prendre leurs jambes à leur cou en laissant leur boss agonisant derrière eux? Venger ce dernier en sautant sur le taré qui a troué si facilement celui à qui ils ont prêté allégeance? La situation est trop inédite pour qu'ils réagissent au quart de tour. Boogie arque un sourcil, tête légèrement inclinée sur le côté, il pourrait entendre les rouages rouillés de ces deux cervelles s'activer difficilement. A ses pieds l'ancien chef de gang se tortille comme un ver couvert de grains de sel, se vidant lentement de son sang. De la semelle et avec dédain, le Croque-Mitaine éloigne la carcasse mourante de la scène. On ne lui oppose qu'une molle résistance se manifestant par des doigts étreignant sans force un de ses mollets. Mais la pression se relâche vite et le corps roule lourdement sur lui-même dans un ultime gargouillis. Ecartant gracieusement les bras, le Croque-Mitaine n'esquisse aucun geste agressif, il se contente de sourire, invitant d'une oeillade froide les deux survivants à réagir. Les deux paires d'iris se portent par-delà leur glacial adversaire, une furtive lueur d'espoir s'y lit peu de temps avant que le fauve entende un choc sourd derrière lui. La brute épaisse de la bande doit être de sortie, une version bancale et puante de vulgarité d'un cubain laissé à New-York. Un beuglement bovin émane d'une poitrine qu'il ne voit pas, Taré de psychopathe de merde. Tu n'as pas idée, mon cher...

Malgré l'insulte et l'irruption imprévue de ce dernier larron, le regard glacial ne dévie pas et il n'esquisse aucun geste pour secourir son compagnon. Les iris pâles passent d'un malfrat à l'autre presque avec nonchalance. Un hurlement qui se voudrait bestial et martial s'échappe enfin d'un gosier face à lui. Un couteau à la main, le plus grand et le plus maigre des délinquants de basse fosse qui lui fait face s'est enfin décidé à bouger autre chose que les paupières. L'attaque et la rage sont là, à fleur de peau, dans cette charge qui se voudrait presque désespérée. Et désespérante ! car si ce genre d'attaque est efficace sur des citoyens du commun ou sur des petites frappes locales, elle est absolument dérisoire face au Croque-Mitaine. Là où l'agressé devrait s'esquiver ou exécuter un petit bond sur le côté, Boogie avance d'un pas. Les yeux de glace captent une étincelle de surprise dans ceux de son adversaire. D'un geste auguste de la main gauche, Boogie pare le poignet armé avant d'y refermer les doigts. On ne passe pas dix années avec un foutu serpent sans savoir comment faire une clé de bras. Tenant fermement le bras du maigrichon, le Croque-Mitaine se poste aux côtés de son adversaire et l'autre n'a pas d'autre choix que de détendre les doigts faisant tomber au sol son arme avant de plier un genou pour essayer de soulager la torsion qui quitte son poignet pour remonter maintenant à son épaule. L'espace d'une seconde, il croit entendre déjà le craquement de l'articulation qui se brise pourtant, le son sinistre ne vient pas de là. Un genou heurte violemment son visage. Explosion de paillettes blanches et noires devant ses yeux tandis que le souffle lui manque aussitôt. Sa vue s'embue, ses lèvres s'ouvrent sur un cri qui monte aussitôt d'un octave lorsque le Croque-Mitaine lui disloque le bras.
Le bruit d'une course précipitée fait lever vivement la tête de Boogie. A travers les mèches sombres qui masquent son regard pâle, la Bête aperçoit sa proie tenter de s'échapper. Le second a pris ses jambes à son cou. Réaction qui serait presque intelligente...le fauve dédaigne sa victime blessée, se baisse, ramasse le couteau encore au sol avant de s'élancer à la poursuite du plus râblé de ce qui était avant un trio. Au martèlement effrené des semelles sur le sol s'ajoute un "putainputainputain" répété inlassablement comme une litanie ou une prière, puis c'est la respiration rapide et paniquée de la proie qui sent le prédateur proche, si proche, trop proche que le monstre perçoit. Bande sonore qui ne dure que quelques secondes à peine le temps pour le Croque-Mitaine de rattraper sa proie et de lui bondir sur le dos. Lourdement, le râblé tombe au sol, cloué au bitume. Des ongles raclent l'asphalte, des poumons s'emplissent d'air. Chante toutes les malédictions que tu souhaites, ce sont tes dernières paroles. De sa main libre, Boogie empoigne une tignasse sale, dégageant un cou. Les iris paniqués savent que c'est fini en distinguant sur le côté la lueur argentée de la lame. Le Croque-Mitaine se penche jusqu'à l'oreille du fuyard qui a déjà abdiqué. Ronronnement délicat qui file entre ses lèvres. Sssh. C'est bientôt fini. Ca sera rapide mais pas indolore. Tirant plus sèchement sur sa prise, la nuque se renverse avant que l'acier ne morde profondément la chair libérant un tiédasse sirop vermeil. Essuyant la lame sur le dos du corps agité de soubressauts, le Croque-Mitaine se déplie lentement avant de se tourner vers le fond de la rue et enfin, il daigne lancer un oeil derrière lui. La bataille était gagnée d'avance et c'est sans étonnement qu'il distingue un Jason toujours debout, s'avançant lentement vers lui.

Les yeux pâles se posent tour-à-tour sur les cadavres puis sur l'entaille au menton de Jason. Discret froncement de nez de la bête lésée qui observe la marque d'un coup sur son coup avant de s'approcher des morts laissés par son alter ego. Un buffle s'est ajouté au tableau de chasse, certainement la grosse voix gutturale entendue précédemment, invectivant et se croyant menaçante. Ils sont tous cassés déplore Jason faussement navré. Par un heureux ou malheureux hasard, selon le point de vue, il y en a encore un qui essaie de respirer. énonce calmement le Croque-Mitaine en s'approchant du Clown toujours adossé au mur. Tirant Jason de son appui, il se glisse derrière lui, dos contre dos, avant d'accrocher ses bras aux siens et de le soulever en tirant sur les épaules du Clown.
L'ultime survivant est parvenu à reculer jusqu'à des poubelles laissant de petites gouttes rouge vif dans son sillage sur le bitume et parmi les immondices. Une respiration sifflante, à peine audible émane de derrière des bennes, des poubelles et diverses ordures qui s'amoncellent là depuis des lustres. Bras croisés dans le dos, Boogie s'avance parmi elles jusqu'aux chaussures de l'infortuné au museau en miettes et à l'épaule pendant lamentablement. Tapi derrière des cartons, le maigrichon lève un regard encore brillant de larmes et lâche un grognement piteux de bestiole blessée. Nasillard et mâchoires crispées, il demande d'où ils sortent bordel, pour qui ils bossent, qu'ils aillent se faire foutre, que ce sont des cinglés et qu'ils s'en sortiront pas comme ça. Plissant les lèvres de dépit, Boogie se tourne vers Jason écoutant distraitement le flot de paroles rageur. Tu entends? On va pas s'en sortir comme ça. On ne l'emportera pas au Paradis... lâche-t-il d'une voix légère avant d'éclater d'un rire cristallin tout en reportant son attention sur le nasillard. Mais j'espère bien qu'on ne finira pas au Paradis. En Enfer, les gens comme nous, mon petit, ils s'occupent des gens comme toi. Se penchant, il ramasse une planche vermoulue certainement tombée d'une fenêtre aveugle d'une façade. Une ombre vaguement rectangulaire avale le rescapé avant que l'arme improvisée ne s'abatte sur sa tempe. Un morceau de bois se brise, vole par-dessus l'épaule du Croque-Mitaine tandis que le corps s'effondre sur le côté. Sans émotion, Boogie se penche sur le corps inerte pour le redresser et éviter qu'il ne s'étouffe dans son propre sang. Après tout, comme le dit Jason, ils pourraient bien lui trouver une utilité. Tendant la main, il s'empare d'un paquet de cigarettes dépassant d'une poche. Trois choix s'offrent à nous. On l'embarque pour trouver un jeu auquel il peut participer dans les heures qui viennent... Sortant une clope et un briquet du paquet, il s'en allume une. Baissant les yeux sur le corps inconscient, il poursuit sur le ton de la conversation. On le laisse crever dans son sang ou je finis de le battre à mort.

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    "Il n'est point dessein de bourreau qui ne lui soit suggéré par le regard de sa victime." Pier Paolo Pasolini

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Jason
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MessageSujet: Re: Flame Turns Blue /!!!\ CLOS Mer 9 Avr - 13:10

" Ice Road "

Tel est pris qui croyait prendre, pourrait-il dire. On prend les mêmes, mais on ne recommence pas tout à fait. Saveur éphémère et grisante de la représentation qui ne souffrira d’aucune réplique car on ne joue jamais réellement le même rôle même si les faits se ressemblent dans l’idée. Les Monstres continueront longtemps à arpenter l’asphalte, à le salir autant de sang que de larmes, rarement des leur voir en aucune façon. Sentez vous, avez vous senti plutôt, ce frisson glaciale vous ramper sur la peau tas de si petits joueurs ? Jeunes, trop et surtout bien trop stupides pour prétendre être capables de se mesurer aux véritables bêtes... Lecter pensait être agréablement surpris, à peine, amateur de surprises mais aucune ne tient place honorable entre ces rues aussi peu accueillantes, sordides puissent-elles être. Est-ce dommage ? Oh non, le Serpent a bien conscience qu’en dehors du chat, il ne trouvera pas alter-ego aussi sombre... diaboliquement séduisant.

Sourire qui s’étire -sans aucun rouge pour le souligner cette nuit- à voir revenir la bête après une chasse évidemment menée à bien. Le pas léger, on se paierait bien le luxe des mains dans les poches et d’une chanson au bout des lèvres pas vrai ? Jason ricane, non ça c’est bien plus son style et non celui du Croque Mitaine. Très cher, tu devrais lâcher la bride sais-tu ? Mais le Clown n’en dira rien, pas cette fois.
Nouant ses bras à ceux de Boogie, il ne réagit aucunement aux craquements émis par ses propres os mais en revanche, hausse un sourcil à l’évocation d’un survivant. Lequel ? Il n’a même rien remarqué... Faisant rouler ses épaules une fois libre, Lecter gonfle les joues face à sa négligence et emboîte le pas à son second pour voir enfin apparaître la silhouette repliée sur elle même d’un sbire qui pour la première fois de sa courte existence doit méchamment maudire son choix de carrière. L’avalanche de questions précède les insultes et Lecter glousse, les yeux rivés sur ces ciseaux rouillés qu’il n’a définitivement pas envie de renvoyer à la benne. « L’emporter au Paradis... » Répète-t-il d’une voix chantante, moqueuse, sirupeuse. « Grand dieu... je n’y tiens pas du tout ! » Et c’est vivement qu’il hoche la tête aux propos du Croque Mitaine, aussi concentré qu’il puisse être compte tenu de la situation qui lui donne surtout envie de rire jusqu’à s’en user les cordes vocales. « Puis très franchement, tu te vois là-bas ? Je suis certain qu’on a pas le droit de fumer en plus. » Et ça, c’est très ennuyeux ! Puis on est pas sans le dire : qu’il vaut mieux régner en bas plutôt que servir en haut. Ont-ils des têtes de serviteurs ? Clairement pas.

Fracas boisé sur une tête, Lecter lève enfin les yeux de son arme de fortune et se fend d’un sourire immense, pouffant de plus belle. « Jamais fait de baseball Boogie ? Quel dommage ! Mais, le golf t’irait bien aussi. » Vilaine pointe d’humour noir là où le quidam n’oserait jamais. Ce serait aussi décalé et immonde que de faire livrer un composition florale ornée d’un « tous nos vœux de bonheur » pour un enterrement. Les concernant, on ne dira rien pour la bonne et simple raison qu’on oserait pas ; sans compter que les oreilles les plus proches appartiennent plus fréquemment à des morts alors... autant dire qu’ils peuvent bien se permettre tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi en fait. Preuve ? Trois choix leur sont offerts annonce Boogie comme on énonce les menus disponibles d’une carte quelconque tout en allumant une cigarette.
Oh tant que ça ? Même celui de l’expéditif ou du mépris le plus total... allons bon, c’est tellement loin de tes habitudes vilain chat. Qu’as-tu donc en tête, toi d’ordinaire tellement minutieux et appliqué que cela pourrait frôler la maniaquerie ?

« Oh oh, quelle surprise ! Comme une petite envie de... sauvagerie rapide mais ô combien efficace ? C’est jubilatoire je te le concède. » Comment prétendre le contraire alors que Lecter vient de purement exploser la tête d’un de ces types contre les briques ? Non, c’est vrai c’est amusant ! Mais sur le moment seulement ; c’est un peu frustrant. Le temps d’y penser le Clown plisse les lèvres en une moue songeuse, allonge quelques pas en direction du gros échoué sur lequel il ne tarde pas à sautiller comme un gamin sur son matelas. Et ce ne sont pas les os brisés sous ses talons qui viendront le perturber ; après tout leur propriétaire est un tantinet trop mort pour réagir. « Voyons voir... hm il est quelle heure là ? » Rapide coup d’oeil à la montre qu’il porte au poignet, ils ont encore une belle partie de la nuit devant eux. « Rien ne presse donc tout est envisageable. » La bouche plissée d’un air de réflexion, le Clown descend de son perchoir sans y prêter une attention supplémentaire et approche le fauve à pas glissants, se coulant derrière lui avant de poser le menton sur son épaule. « Nous sommes des gens raffinés, évitons de le laisser crever dans son jus. Ce qui nous laisse deux choix... ils me conviennent dans tous les cas. » Murmure-t-il tout en empruntant sa cigarette au Croque Mitaine pour en tirer une bouffée avant de lui rendre. Voile de fumée soufflé en l’air et Jason soupire, amusé en enroulant un bras à la taille de son second.  

Jouer avec cette chose serait fort distrayant il n’en doute pas une seconde mais au delà persiste cette proposition tellement inhabituelle, cette idée de purement briser un corps sans aucune forme de réflexion... Allons vilain reptile, ton choix était fait à l’instant même où les idées sont tombées. N’est-ce pas le but de cet étrange voyage en définitive ? Oublier ses costumes, ses bottes... se laisser aller ?! Le Clown sourit, se mord la lèvre et contourne l’autre Monstre après s’être débarrassé des lentilles claires qui ne lui sont plus d’aucune utilité. Noir impatient caressant un bleu indéchiffrable et le Serpent lève une main, la laisse échouer sur la nuque du chat. Sifflante, la bête se penche et murmure à nouveau, cette fois contre les lèvres de sa jumelle. « Achève donc cette chose, et ne te retiens pas. » L’être est indigne des jeux, les bêtes ne l’ont pas choisi alors après tout c’est là tout ce qu’il mérite. Et d’ailleurs, tout ça pourrait bien être instructif... barbare certes mais pas inutile. Pour une fois très cher, laisse toi aller, cesse de penser. Que cela serve d'entrainement, de prologue. Car ce qui se profile au loin, planifié par Lecter dans les jours à venir sera autrement plus sauvage...  

© Jason L.

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