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La garçonnière de Veneccia
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Caleb Reed
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Caleb tira d'un coup sec sur les cheveux du type, rejetant sa tête en arrière. L'autre éructa un borborygme inepte, crachotant des bulles de sang.
"AH MAIS BORDEL, TU VAS CAUSER FUMIER ?!?!"
"euh, patron ?..." l'autre était livide..."il ne peut pas parler patron...sa bouche..."
"eh bien quoi, sa bouche ? retires lui ce truc qui gêne, que j'entendes ce qu'il a à dire"
"patron...on peut pas, c'est...sa mâchoire"

Caleb rejeta la tête du type en avant.
"très bien, voyons si sa femme est plus bavarde, fais la entrer..."
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MessageSujet: La garçonnière de Veneccia Mar 12 Juin - 19:22

La sonnerie du réveil retentissait dans l'appartement, résonnant dans tous les recoins, bondissant d'écho en écho dans le vide de l'espace. Caleb résista, encore, à l'envie de jeter l'objet maudit dans le mur le plus proche, mais il se ravisa. Le souvenir de son dernier lancer, au demeurant magnifique, se raviva dans le bas de sa mâchoire. Ce matin là, Veneccia s'était enfoncé un des rouages dans la plante du pied, renversant son café brûlant sur sa poitrine, pourrissant par là même son t-shirt favori, un genre d'atrocité représentant un bulldog affublé d"un stetson et d'une étoile de shérif, qui proclamait "c'est qui le boss ?". Avant d'avoir eu l'opportunité de lui faire remarquer qu'elle pouvait porter des pantoufles, ou boire du café moins chaud, ou porter un vêtement moins moche, Caleb avait juste eu le temps d'esquiver le mug supersonique qui menaçait de lui défoncer le nez. En revanche, il n'avait pas vu venir le coup de poing qui avait failli lui décoller la tête. Bon sang, cette femme cognait comme un mec, un vrai, un dur, un tatoué, et elle frappait juste. Heureusement qu'elle lançait comme un manche, et plus heureusement encore, elle n'avait pas de batte de base-ball, en tout cas pas que Caleb aie remarqué. Vivre avec Veneccia, c'était comme cohabiter avec un pote de caserne, mais le bordélique, pas le soigneux, celui qui jurait tous les dix mots, qui bouffait n'importe quoi pourvu que ça remplisse, mais qui, paradoxalement, prenait soin de son équipement de police comme une mère de son enfant, parce que bien souvent, sa vie en dépendait.

Son équipière, et mentor aussi, avait proposé de l'héberger suite à l'incendie qui avait ravagé l'immeuble médiocre où il créchait auparavant, une installation électrique cinquantenaire, des murs miteux et un chauffe eau défectueux avaient suffi à faire flamber la cage à lapin en quelques minutes. A l'arrivée de Caleb, il ne restait plus guère qu'un tas de décombres fumantes, l'édifice s'étant effondré, ce qui n'avait pas fini consumé était maintenant noyé sous des hectolitres des lances des pompiers. Tout ce qui lui restait était au commissariat dans son bureau, non qu'il posséda grand chose dans son clapier de fortune, mais tout de même. Ce fut elle qui la première remarqua qu'il dormait sur la banquette en vieux cuir, qu'il se lavait dans les vestiaires, et qu'il gardait dans son bureau un sac de sport avec des fringues neuves. Lorsqu'elle l'avait interrogé, il avait répondu que ce n'était rien, haussant les épaules nonchalamment, mais bosser avec un partenaire, surtout un comme elle, crée des liens particuliers, elle lisait en lui avec un peu trop de facilité, et elle avait fini par comprendre. Aussi pourri que fut son appartement, c'était pour Caleb ce qui se rapprochait le plus de son premier foyer, son premier chez lui, après les orphelinats, la rue et l'Académie, c'était, pour le meilleur, et aussi pour le pire, sa première "maison". Et c'était dur à encaisser, même pour un bagarreur comme lui. Sans rien montrer de sa sensiblerie, qu'il aurait pu prendre comme de la pitié, chose qu'elle n'aurait jamais voulu lui faire subir, Veneccia avait pris les choses en main, et lui avait ordonné de venir chez elle, le temps qu'il retrouve un appartement. Et pas question de refuser un ordre, elle l'avait piégé, balayant tous ses arguments, écrasant sous son talon ses moindres velléités de préserver sa fierté de mâle blessé, à la fin, il avait cédé et accepté, autant pour lui faire cesser le tir que, parce qu'étrangement, il se sentait touché de son inquiétude à son égard. Un sentiment nouveau pour le jeune homme.

Veneccia n'avait pas menti, il y avait largement de la place pour deux. Elle habitait un loft qui était anciennement une distillerie irlandaise, comme pour coller au cliché, mais remis au goût de sa propriétaire, et très loin d'être girly, on aurait pu prendre le lieu pour un vieux gymnase de boxe, un pub de Dublin et un atelier de mécano, tout ça à la fois. Caleb avait insisté pour participer aux frais, bien entendu, et Veneccia n'avait rien dit, la chose semblait tout à fait normale pour tous les deux, et rapidement, une sorte de routine s'installa. Caleb était aussi organisé que Veneccia était bordélique, ce qui généra quelques frictions au début, jusqu'à ce qu'ils apprennent tous les deux des leçons fondamentales de coexistence : primo, on ne lave pas les sous-vêtements de sa partenaire, même pour rendre service, deuxio, c'est plutôt pas si mal de prendre ses repas sans avoir à chercher une heure après une assiette propre, avant de décider de sortir manger un chinois dans une box en carton, qui, de toute façon, finira sur le tas qui cache la poubelle. Petit à petit, leur vie se rythmait, et, contrairement au début, où ils profitaient de l'espace pour s'éviter et vivoter dans leur coin, ils se retrouvaient de plus en plus souvent en même temps, dans la même pièce...

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Venecia O'Donnell
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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mar 12 Juin - 22:40

" Partners "


Bordélique Venecia ? Jamais ! Enfin juste ce qu'il faut. Elle grogne et boude pour la forme lorsqu'on lui fait la remarque mais en réalité elle s'en moque. Une maison ça doit vivre disait sa mère, un sourire tendre aux lèvres lorsque son aînée hurlait à ses frères de ranger leurs affaires, de ne pas laisser traîner leurs jouets ou bien qu'elle tempêtait pour obtenir un semblant d'ordre. Bien que femme de maison accomplie la matriarche O'Donnell avait consenti à lâcher du leste et Venecia s'était résolue à lui emboîter le pas. Après tout ça n'avait pas grande importance et il fallait avouer que marcher sur un légo était bien moins pénible que de voir ses cadets en larmes certains soirs face au visage de leur père à jamais figé sur le papier glacé des photos de famille.  

Alors oui il arrivait que la brune laisse passer le rangement, l'ordre au second plan pour la seule raison que le trop parfait ne lui apporte aucun sentiment de sécurité, ni même l'ombre d'un réconfort. Cependant il faut bien plier de temps à autre et s'occuper du minimum syndical. Aussi soupire-t-elle de soulagement une fois le sous sol et la buanderie atteints pour trier son linge et mettre sa machine à laver en route. Elle attendra un peu moins longtemps la prochaine fois histoire d'éviter cette tonne de linge accumulée !
Son uniforme est parfaitement en ordre en revanche, ses chaussures sont propres et son flingue est déjà prêt pour son prochain service. On ne mélange pas le boulot et le privé, ça aussi elle le sait. Enfin elle le sait bien moins lorsqu'il s'agit de son bureau mais bon...

S'organiser lorsqu'on est plus seule c'est un peu différent ; pour autant Venecia se voyait mal laisser à la rue son nouvel équipier. Pas qu'il se soit plaint c'est même tout le contraire mais elle l'avait bien vue cette petite lueur de tristesse à la seule évocation de son chez lui perdu. Un clapier qu'il disait oui peut-être mais un endroit où il pouvait rentrer tout de même et sans un tel lieu, on perd un peu de soi. Alors voilà, ils cohabitent. Pas que ce soit tellement difficile, la brune a passé tant de temps avec ses frères qu'un mec de plus ou de moins dans les pieds lui fait autant d'effet que la pluie ou le beau temps. Puis quitte à partager sa piaule autant le faire avec un collègue au moins ça ne le regarde pas de travers lorsqu'elle parle meurtre.

Si on lui avait dit ça le jour où elle a choisi d'acheter ce loft... elle revoit encore la tête de l'agent immobilier lors de sa première visite. C'était son genre, entre le béton et le métal, le bois et le vintage brute. L'espace était là, lui offrant même le luxe d'une salle de sport personnelle, que demander de plus ? Elle s'étire, allume une cigarette et se laisse tomber avec la délicatesse d'un phacochère sur son divan. Sa journée est finie, ses corvées sont faites... le silence la pèse. Un soupir nostalgique aux lèvres elle se force à bouger et rejoint sa salle. Besoin de s'abrutir dans un truc et vite.

* * *

Frapper, frapper et encore frapper. Le rythme des coups qu'elle assène à ce sac devient une musique et les battements de son cœur cognent de plus en plus fort dans sa boite crânienne. Sa jambe vole à une vitesse dangereuse, percute la cible qu'elle retient de justesse lorsqu'elle lui revient droit dessus. Le souffle court, la peau moite et vidée de toute énergie même la plus négative Venecia se laisse tomber au sol, les cheveux en désordre et les poings en sang. Voilà bien longtemps qu'elle ne s'est plus acharnée sur ce truc, pour oublier. Oublier et chasser ce sentiment désagréable qu'elle traîne depuis plus longtemps qu'elle le voudrait.
Bah ça passera bien un jour … Peut-être.

Le bruit d'une porte la tire de ses pensées, Caleb doit être de retour. Elle se redresse et attrape une serviette éponge pour s'essuyer le front. Une fois de plus son regard tombe sur le sac qui pend, oscille toujours au bout de sa chaîne. Cette furie brune n'a pas encore eu son compte. Elle devrait aller courir ! Ou pas. Un grognement lui échappe, une douche froide sera plus appropriée finalement. Surtout que son short et son débardeur lui collent à la peau comme des sangsues. Direction la salle de bain.

Ah non mais attends ! Il est rentré lui !

« Hey les poubelles c'était ton tour ! » Beugle-t-elle sans savoir où il se trouve. « T'as intérêt à avoir une bonne excuse sinon la prochaine fois je balance ta tête de premier de la classe dans la benne pour les recyclables c'est clair ?! »

Adorable cette fille !

© Jason L.





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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 15:32

Sortir les poubelles. Caleb l'avait déjà fait, mais elle n'avait pas du le remarquer. Veneccia était un peu distraite ces derniers temps, mais Caleb n'avait pas jugé nécessaire de le relever, si sa coéquipière souhaitait lui parler, elle le ferait à sa façon, quand elle le voudrait. Il lui répondit en beuglant à son tour, l'imitant comiquement :

"C'est déjà faiiiiit !!! Et en temps qu'ex premier de la classe, je me dois de t'informer : notre système de tri sélectif s'appelle John, il se douche tous les mois ou quand il pleut, il pue le whisky bon marché et il m'a encore gratté 5 dollars, mais bon, il ne mord pas."


Il déposa les courses sur le plan de travail, passant en revue le courrier tout juste récupéré, triant leurs missives respectives, factures, factures, injonction à témoigner dans telle ou telle affaire, prospectus détaillant le projet pour le nouveau quartier sud (la blague).


"Hey Veneccia, t'as du cou..."


Elle était là, debout, immobile comme une statue, tous ses muscles saillant sous l'effort, les poings en sang, bien sur qu'il connaissait tout ça, le calme après le déferlement de fureur, mais il ne l'avait jamais encore observé chez une autre personne. De fines volutes de vapeur émanaient d'elle avant de disparaître dans l'atmosphère, sa poitrine se soulevait au rythme d'une forge tandis qu'elle exhalait sans haleter, la sueur perlait par tous les pores, traçant de minces rigoles sur sa peau bronzée, sinuant entre ses cicatrices, et ses vêtements trempés lui collaient si près du corps qu'ils ne laissaient guère de place à l'imagination, dessinant une silhouette athlétique, mais incroyablement féminine. Cette dernière pensée le troubla, bien plus qu'elle n'aurait du. Il était facile de ne voir en l'inspecteur O'Donnel qu'une flic bourrue, bagarreuse, délicate comme une tigresse sous coke, mais elle était avant tout une femme, et l'une des plus attirantes qu'il aie jamais rencontré. Il en avait côtoyé bien d'autres avant, à l'Académie, mais ne les avait jamais considéré autrement que comme des gamines qui se prenaient pour des femmes, bien à l'abri des vicissitudes du monde extérieur, des filles à papa trop gâtées, mielleuses à vomir. Mais elle, c'était une autre histoire, et plus que les autres, cette femme le déstabilisait sans qu'il ne sache bien pourquoi, une première pour Caleb, qui ne se laissait pas désarçonner si facilement. 


"T'as du cou.." il déglutit péniblement, incapable de détacher le regard de cette vision inattendue, et incroyablement agréable. Agréable ? Bon sang Reed, ressaisis toi, t'as l'air tellement balourd, ferme ta bouche et recommence, sans bégayer cette fois, tu ne voudrais pas qu'elle croie que c'est la première fois que tu vois une femme, même si.


"Des lettres, y'a des lettres pour toi, je te les pose...où tu veux."


Pathétique. Autant la boucler que de s'enfoncer plus encore, mais même si sa bouche débitait des âneries, et qu'il en reprenait le contrôle à grand peine, c'était une autre paire de manches que de forcer ses yeux à ne pas la détailler des pieds à la tête, chose dont il ne s’aperçut que trop tard, c'est à dire juste après qu'ELLE ne l'aie remarqué. Oh misère.

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Venecia O'Donnell
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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 16:41

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Ah oui John, le type qui ramasse des trucs... elle hoche la tête pour elle même. Un de ces quatre elle songera à surveiller d'un peu plus prés les extérieurs histoire d'éviter les types bizarres qui viennent roder près de son loft. Ramirez (un mec devenu proche sans être un ami) en son temps avait même trouvé le moyen d'entrer par une lucarne alors imaginez un peu les clodos même s'il fallait avouer qu'elle avait bien plus confiance en cet addict du pétard plutôt que d'autres. D'ailleurs, elle ne le voit plus depuis un moment ou plutôt depuis que Caleb s'est ajouté à la population du lieu. Instinct de survie peut-être, histoire d'éviter de se faire tirer les oreilles ou pire...

Elle l'entend l'appeler, s'arrête une seconde la main posée sur la porte de la salle de bain. Et bien quoi ? La brune arque un sourcil, attend qu'il se décide à poursuivre mais le prodige de l'académie reste là la bouche ouverte à la toiser comme s'il la voyait pour la première fois. Ben alors ? Venecia lâche un « hum » interrogatif espérant le faire revenir sur le plancher des vaches -en l'occurrence le sien- avant de le voir achever sa phrase de façon bien maladroite. Elle ne tique que quelques instants plus tard et soupire finalement sans moquerie, un demi sourire aux lèvres choisissant de ne pas le tacler parce que ce n'est pas le genre de la maison. « Ok je vais jeter un œil. Et Caleb, promis la prochaine fois je t'attendrai pour boxer, tu seras certainement plus réactif que mon sac de frappe. Enfin peut-être... ! » Elle tire la langue, noie le poisson et disparaît dans la pièce.

Comment lui en vouloir ? Venecia ne se formalise pas de ce genre de malaise parce que ce n'est pas une première. Pendant les cours de self défense au poste ils l'avaient découverte plus naturelle, s'étaient souvenus que sous cet uniforme et cet air de cowboy il y avait une femme. Et ça a beau savoir cogner comme un bonhomme, foncer comme un char et bien oui le sexe opposé fait fatalement grimper les hormones de certains. C'est chimique, rien de plus et rien de moins.

Rafraîchie, Venecia glisse dans un legging et un large débardeur coupé court sur ses côtes avant de descendre et  rejoindre la cuisine ouverte, s'installant à moitié sur l'un des tabourets du bar. Du courrier pas très intéressant et ce prospectus qui la fait rire jaune. Le Sud ouvert et rénové... quelle blague ! Machinalement elle lisse une mèches de ses cheveux mouillés, se souvient d'eux en leur temps.
La nostalgie lui tombe dessus, écharpe lourde sur ses épaules et sa bouche désormais ourlée d'une cigarette se fend d'un air dépité. Avant elle songeait que la clique de Lecter n'était pas là pour rien et qu'il devait y avoir quelque chose à apprendre de ces tarés qui rendait la vie à la fois impossible et effrayante. Mais tout s'est arrêté un jour comme on souffle une bougie, le rideau du théâtre macabre est tombé et lorsqu'on l'a ouvert à nouveau plus rien ne faisait rire. Au jour d'aujourd'hui Venecia sent s'installer une routine sans substance ni piquant, un ennui à la saveur amère : celle du manque. Manque de tout ce qui a aidé à construire sa carrière. Une raison de courir... son job désormais est à peine plus reluisant que poser des pv sur les pare-brises. Elle souffle sa fumée, lorgne sur ce foutu zippo qu'elle ouvre et ferme depuis de longues minutes.
Sale con. Elle serre les dents, songe en voyant son nouvel équipier du coin de l'oeil...

Et s'il devait disparaître aussi ?

La jeune femme se masse la nuque, faut pas penser comme ça. Non mais à force, puisque tout change si vite, que les gens s'envolent sans laisser de traces... pourquoi pas un autre encore ? Être coéquipier c'est pire qu'un mariage dit sans arrêt son pote Don qui pour sa part aura fait sa carrière entière avec le même bonhomme. On se lie forcément, on se connaît, on en arrive à ne plus avoir besoin de mots qu'il dit... mouais. Arrête va, la vie doit continuer. Pas le temps de pleurer sur son sort, elle n'a pas le droit.

« Bon, je commande à bouffer c'est mon tour. » Lance-t-elle le téléphone en main et avancée jusqu'au frigo où sont aimantées toutes les cartes et les menus des livraisons des environs. Mais en fait non, la jeune femme se ravise, jette un regard sur Caleb. « Tu bouges ce soir ou pas, que je paye pas pour rien. » On ne sait jamais, c'est un ancien étudiant, il pourrait préférer une virée en boite, se chercher une fille pour la nuit ou même aller boire un verre avec d'autres potes. Ce n'est pas comme si elle l'empêchait. Attendant sa réponse, la flic s'ouvre une bière, s'accoude au plan de travail et consulte sa messagerie. Pour sa part, on ne l'attend pas...

©️ Jason L.





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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 17:39

Nom de Dieu, c'était pas passé loin cette fois ci. Mais non, pas de remarque cinglante, pas de gifle sanglante, pas de question gênante, l'ouragan est passé sans éclater, comme étouffé dans l’œuf. Étrange, venant de sa part, elle qui n'a pas pour habitude de faire dans la demi mesure, pour le coup, son calme détaché est plus que surprenant. Presque inquiétant à vrai dire. Caleb l'avait bien appris, dans la rue, quand un molosse, à quatre ou à deux pattes, cesse soudainement d'aboyer et de mordre, c'est qu'il y a un malaise, ce qui ne présage rien de bon en général. Ses pensées s'évanouirent en même temps que Veneccia, et il reprit ses esprits, du moins partiellement. Une partie de son cerveau s'attardait encore sur la jeune femme, plus attentivement sur ses formes, sensation qui fit naître en lui un frisson d'excitation et de fébrilité, mais pas du genre auquel il était habitué, c'était comme avant un combat, ce shot d'adrénaline à l'idée d'une bonne baston, cette tension dans l'air, tout y était, avec un petit quelque chose en plus, qu'il ne comprenait pas, mais qui changeait la donne, rendant la situation plus piquante. C'était entièrement nouveau pour le rookie, et sans être déplaisant, quelque peu embarrassant, parce qu'il ne savait pas par quel bout l'appréhender. Il tenta de chasser cette impression, mais à sa grande surprise, sans grande conviction, comme s'il rechignait à se séparer de ce sentiment jusqu'alors inconnu. Sentiment. Il grimaça à cette idée, avec moins de véhémence, cependant, qu'il ne l'aurai souhaité. Il fallait qu'il se change les idées, et pour l'heure, il ne savait pas comment. Jusqu'à ce que son regard ne tombe sur le sac de frappe. A défaut d'un type, ça ferait l'affaire, pour l'instant.

Caleb commença à se changer, enfila un short et un débardeur, puis sortit un rouleau de strap pour se bander les mains, comme on le lui avait montré lors des entrainements au poste. Mais au dernier moment, il se ravisa, il avait envie de sentir le contact du cuir et la morsure brulante des frottements contre le sac, n'importe quoi qui puisse détourner son attention...eh bien d'autre chose. Bon sang, il fallait vraiment qu'il se défoule. Il s'apprêtait à attaquer sa séance lorsqu'elle sortit de la salle de bain, de nouveau environnée d'un halo de vapeur évanescente, mais cette fois, un peu plus vêtue, chose qui attrista le jeune homme, et cette pensée le fit rougir. Et ce pantalon moulant. Mais quel con, il se força à arrêter avant qu'elle ne décide de lui coller une balle, pour la forme. Il entendit à peine sa question, au sujet du repas. Ah oui, manger, pas con ça, il fallait manger. Veneccia s'ouvrit une bière, pianotant sur son portable, comme tous les soirs depuis qu'il vivait avec elle, c'était son rituel. Au bout de quelques secondes, elle allait refermer le clapet, le jeter sur le plan de travail et avaler une grande gorgée de sa canette avant de soupirer et de se passer une main sur le visage. Quand elle l'aura retiré, elle sera redevenue normale, égale à elle même, mais pendant ce fugace instant, en observant attentivement, Caleb pouvait voir comme une attente, un espoir, rapidement déçu. Et la vitesse avec laquelle la jeune femme reprenait son emprise sur elle même, tout cela témoignait d'une longue et triste habitude. Mais Caleb n'osait pas l'interroger, tout le monde a son intimité, et on ne s'y immisce pas sans être invité, il ne voulait surtout pas lui manquer de respect, à elle encore moins qu'à d'autre.

"Oui, je ne vais nul part, c'est pas trop mon truc de sortir.

Pour avoir une vie sociale, il fallait avoir deux choses élémentaires : l'envie, et les amis, et Caleb n'avait rien de tout ça. Avant, il aurait lu un bouquin, c'était ça son rituel, un peu de défouloir, une douche, un repas expédié, et un bouquin. Réglé comme un métronome, sauf que tout ce qu'il possédait avait cramé, y compris le papier à musique, du coup, il ne lui restait plus grand chose. Il avança tout près du sac, mit quelques coups délicats, comme des caresses, une mise en bouche, et son épaule l'élança à l'endroit où il avait été blessé, lors de l'attaque terroriste l'année précédente. Ses vieilles fringues avaient aussi brûlé, et ce nouveau débardeur, avec ses coutures à la con, trop petit aux entournures, le gênait plus qu'autre chose, ainsi il s'en débarrassa, fit jouer ses articulations et se mit en position. Le premier coup qu'il envoya résonna dans tout le loft, comme un coup de tonnerre, et le sac décolla en arrière, faisant grincer les chaines qui le soutenaient au plafond.

C'est ça, mon truc ajouta t-il, mezzo voce comme pour lui même, et il commença à envoyer coup sur coup, laissant à peine au sac le temps de redescendre. Il lui fallait chasser certaines choses de son esprit, mais même en se défonçant comme ça, il n'était pas sur d'y parvenir.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 18:24

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Ah donc il ne sort pas. C'est pas son truc dit-il... remarque à bien y penser elle ne se souvient pas l'avoir vu filer souvent. Pour courir et encore ?! La brune n'en a même pas souvenance. Enfin, tant pis ils seront deux à se faire chier puisque c'est comme ça ! Ou pas, ils devraient bien trouver un truc pour passer le temps, un truc qui ne soit pas du travail ou … Coup de poing. Venecia se fige, retient son souffle puis se dirige plus en avant vers la salle de sport. Encore un qui passe le temps de cette façon en somme …

Un sourire fugace, Venecia se hisse et s'assoit discrètement sur la commode de la pièce. Elle a toujours trouvé ce spectacle plaisant, apaisant plutôt et le rythme que Caleb installe pourrait tout aussi bien la bercer. Le sac vole, retombe, vole et retombe sans cesse pendant un temps qu'elle ne calcule pas. C'est perturbant aussi cette régularité, cette précision... la jeune femme sait que son collègue est un ancien des rues, pour autant il y a une telle discipline dans cette exécution de mouvements... c'est contradictoire. Bof, ça n'a pas tellement d'importance si ? Non.

Regarder ça va une seconde ceci dit, rapidement la brune fourmille, bat des pieds et n'y tenant plus elle glisse du meuble. Quitte à passer la soirée autant s'amuser hein. C'est à pas de loup que la flic se pose de l'autre côté du sac, attendant qu'il vole une fois, deux fois sous son nez et lorsque la troisième fois sonne, Venecia balance une droite contenue dans le sac. Ses articulations grincent, elle a déjà cogné un peu plus tôt mais l'adrénaline commence à monter, un frisson rampe le long de son dos et bon sang ça l'amuse déjà.

« Ben alors, tu n'as jamais joué à ça ? » Combien de fois avant ? C'était tout juste bon pour risquer de voler à trois mètres si on avait pas d'appui solide ou de quoi renvoyer l'ascenseur.  « Concentre toi gamin sinon tu vas voler ! » Elle se moque pour la forme, souffle une mèche venu chatouiller son front. Un sourire un brin plus carnassier lui étire la bouche, mains levées elle l'enjoint à venir, provocation à la con oui mais assortie de ce petit sifflement ça fait toujours son petit effet ça elle le sait. « Come on ~ »

Venecia Venecia … un nez cassé ne t'a pas suffit ? Espèce de dingue !

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 19:07

On y est, ça commence à faire effet, cogne, cogne, et cogne encore, en cadence, chaque coup faisant plus mal que le précédent, donc plus de bien, rien que les poings, le sac, mélangez la fureur, mixez la violence, saupoudrez de concentration et enrobez de discipline, le résultat est explosif, tout un monde, et il n'appartient qu'à lui, c'est son petit univers, son échappatoire, son exutoire. Mais même un jardin secret n'a pas de clôture assez haute pour empêcher quiconque de jeter un coup d’œil en passant, et à tout prendre, Caleb n'est pas du genre à s'en formaliser, surtout pas avec elle. Inconsciemment, il a même décidé de laisser la porte ouverte, et elle a franchi le pas. Sans hésiter, mais sans brusquerie, après tout, les tigresses sont bel et bien des félines, et cette démarche discrète, assortie à cet air joueur, donne un instant à Caleb la désagréable sensation d'être la souris. Et pour couronner le tout, elle le provoque, lui qui ne recule jamais devant un défi, sait elle vraiment ce qu'elle risque ?. Bien sur qu'elle le sait, c'est justement pour ça qu'elle le fait, certains animaux sont fait pour jouer sauvagement, et indéniablement, même si ces deux là ne sont pas du même sexe, ils sont de la même espèce, du genre qui sourit quand ça cogne dur. Et bien elle veut jouer, elle ne va pas être déçue. Sauf que. Comment on joue à deux ?. Caleb ne sait pas. Habituellement, il commence avec quelqu'un et finit tout seul, les autres n'arrivent pas à suivre. Mais elle est bien là, elle sourit, et elle ne reculera pas. Et hors de question de la ménager, ce serait insultant, humiliant même. Non, il va falloir envoyer du lourd, et se préparer à encaisser tout autant, parce que la brune ne fait pas de cadeau. Et plus difficile, oublier qu'elle le déconcerte à ce point.

Comment faire ?. Il commence par arrêter le sac, prend une longue inspiration, et envoie un punch méchamment calibré, mais bien dirigé, qu'elle puisse le cueillir de la bonne façon. Difficile de n'y mettre que de la force brute, sans émotion, alors que c'est justement cette émotion qu'elle lui fait ressentir qui lui donne l'envie de jouer, d'apprendre comment on joue à deux. C'est ce que font les partenaires, ce n'est rien de plus que de l'entrainement, rien d'autre. Alors pourquoi est-ce si difficile de s'en convaincre ?. Pourquoi, dans le même temps, refuser que ça soit un peu plus, tout en le désirant ardemment ?. Concentré, elle a dit concentré. Sinon, le gamin, comme elle le surnomme, risque bien de se faire étaler, et elle va se foutre de lui, et ça, il sait qu'il ne le supportera pas.

Premier coup, premier round, à son tour de sourire, l'envie d'en découdre est là, et bien installée, calez vous dans vos fauteuils, missile armé, et bon voyage. Première salve, la danse peut débuter, la nuit est encore jeune et promet d'être longue...

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 19:46

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Pourquoi cette surprise ? As-tu passé plus de temps en solo ou bien as-tu toujours eu le dernier mot parce que tes combats finissaient obligatoirement sur les mots vainqueur et vaincu ? La brune penche délicatement la tête de biais, les yeux rivés sur celui qui semble plus perturbé qu'il le devrait. Ce n'est qu'un jeu...

Il bouge en définitive et il ne se retient pas en plus ! Pour un peu O'Donnell hurlerait bien de joie mais ce n'est pas le moment et puis il faut renvoyer ce machin d'où il vient. A en juger par la vitesse à laquelle il lui arrive dessus la flic sait qu'elle manque de recul pour le renvoyer au poing alors pas le temps de tergiverser. Un tour d'élan sur elle même, son jeu de jambes n'est pas encore assez rouillé pour lui faire faux bond ! Touché, ça ralenti le missile et le renvoi d'où il vient juste … dans un angle un peu différent.

Là ça devient drôle, si l'attention n'est pas au rendez-vous ce sera juste bon pour finir assommé ou pire mais en attendant c'est grisant et inconsciemment la voilà déjà qui sautille sur place prête à bondir dans n'importe quel sens pour répliquer ou esquiver le plus rapidement possible.

Et ça s'enchaîne, deux trois, quatre, cinq fois. Venecia ricane, inspire un bon coup et songe qu'il serait temps de rendre ça plus... dangereux ? Arf, oui, mais dangereux … elle ne sait pas où elle va avec ce bonhomme là. Avec Zach elle savait, ils se cognaient dessus pour la forme alors un peu plus ou moins mais Caleb... Y'a quoi sous ce capot là ? Elle se mord la lèvre, c'est tentant ; trop. En fait c'est la bagarre que tu cherches hm ? Si peu voyons. Au diable, faut bien mourir un jour non ? Ne pas chercher les emmerdes c'est bien aussi si on va par là ! Rien de plus agaçant que les petites notes mielleuses elle est la première à le savoir, parce que ça la met en boule elle même.
Et toi jeune homme ça te fait quoi ?

« Hey ! » Sa voix est basse, penchée vers l'avant pour capter son regard, un sourire innocent/machiavélique au visage elle lance comme une confidence :« Tu te réveilles quand concrètement, trésor ? »  

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 20:20

"Trésor" ?. Elle se moque de lui, elle est sérieuse ?. L'espace d'un instant, Caleb perd sa concentration, juste le temps d'assimiler qu'elle le cherche, elle l'asticote parce qu'elle prend autant son pied que lui, et qu'elle veut passer à la vitesse supérieure. C'est donc ça, jouer en tandem. Et bon sang, qu'il trouve ça plaisant, chercher à cogner son adversaire sans le mettre KO, mais quand même, juste qu'il faut pour qu'il y ait un gagnant, ça va être l'escalade, la surenchère, le vainqueur sera celui -ou celle- qui ne fera pas le premier et seul faux pas. Le sac, lui, finira invariablement perdant, mais bon, il s'en fout un peu. Se réveiller, tu vas voir ce que ça fait quand je me réveille, chérie. A t'il vraiment pensé ça ?. Assurément, ce qui le fait sourire, juste le temps de laisser le sac lui arriver dessus à pleine blinde. Elle joue selon ses règles, elle tourne autour, trouve les angles favorables, et balance aussi ses longues jambes musclées et magnifiques. RÉVEILLE TOI !!! ça arrive !!! Il arme un crochet, recule le coude en arrière, au maximum de son extension, pivote son bassin, et au lieu de frapper, comme elle s'y attend certainement, accompagne le sac en arrière, avec son poing solidement fermé. Ha tu veux du sport, tu ne vas pas être déçue du voyage. Les combats de rue, c'est pas stylisé pour deux ronds, pas de techniques particulières, mais un assortiment d'improvisations visant à déstabiliser l'autre, parce si l'on ne pense pas à son prochain coup, c'est presque impossible pour l'adversaire de riposter efficacement, pas de préparation, pas d'anticipation, juste du bon vieux feeling, aux tripes et à l'instinct. Alors que le sac achève sa parabole, on pourrait croire que c'est le poing de Caleb qui l'a ralenti en plein vol, mais non, il s'est contenté de l'accompagner sans rien diminuer de sa vitesse, et au moment où l'objet est prêt à retomber, le jeune homme l'a déjà cueilli, et le renvoie à pleine puissance sans l'avoir frappé, ce qui accroît encore sa vitesse, et rend sa trajectoire plus erratique.

Bon Dieu, ce que c'est bon.

"t'inquiète pas pour moi, je suis réveillé...chérie.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Mer 13 Juin - 22:02

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Il semble bien le prendre encore qu'il vaut mieux se méfier de ce genre d'oiseau qui vous regarde d'un air innocent pour mieux vous sauter aux yeux la seconde suivante. Venecia jubile, cela fait tellement longtemps qu'elle ne s'est pas amusé aussi simplement, sans avoir besoin de trop penser parce que ce n'est ni le moment ni le lieu pour, qu'il vaut mieux vivre l'instant et le savourer seconde par seconde.

Chérie … Ah ouais quand même ! Il est réveillé oui pour sûr et elle se trouve même dans l'obligation de reculer de trois pas pour éviter de se manger le sac dont la chaîne grince longuement lorsqu'il tourne. Impossible d'abandonner non, ce serait gâcher cette partie de balle... ou de sac qui démarre si bien et elle n'en a pas envie du tout ! Le tout étant maintenant de chopper ce truc qui n'a plus aucune logique de mouvements (bien qu'il n'en ait jamais eu) et le renvoyer d'où il vient. A ce stade un peu plus musclé, la flic peut bien jouer du coude ou des genoux et c'est plutôt bienvenue, elle est habile en vol.

Et vas-y que ça continue encore et encore, ça devient n'importe quoi et plus moyen d'anticiper. L'envie n'y est pas d'ailleurs, le qui vive y'a rien de tel et la sensation de danger imminente qui plane dans l'atmosphère dépasse désormais ce maudit sac. Et s'il n'était pas entre nous, ce sac à la con il se passerait quoi hein ? Venecia a parfaitement conscience que cette situation n'est pas très très normale et qu'ils ont un pied dans le vide, un rien suffirait pour embraser cette scène. Il faut en rester là dirait le sage mais qui est sage dans cette pièce hein ? Certainement pas eux !

C'est maintenant que tout se joue, poing levé, armé le prochain coup sera …
Crac ; chute et … silence. De quoi ? Elle grimace, suit le sac qui roule et lève les yeux au plafond. Le crochet est arraché. Ah mais non alors ! Là c'est vexant, lamentable ! Non ça ne peut pas finir comme ça, c'est abusé ! L'air semble soudain froid sur sa peau moite, un frisson court et court, fourmille de plus belle. En manque, elle se souvient, en manque de sensation forte comme un drogué auquel il manque une dose.
Et s'il n'y avait pas de sac ?
La brune lève le regard face à elle, sonde l'autre sans savoir si la lutte doit s'achever là ou s'il veut poursuivre. Judicieux ? Pas du tout surtout lorsque le jeu n'a pas réellement trouvé sa fin. C'est grimper un échelon et celui là serait bien incertain. Danger qui s'inscrit en lettres rouges et capitales dans son cerveau.

Un pas, deux. Arrête. Son cœur cogne dans sa poitrine. Trop tard.
Esprit en pause, le corps a bondit et la voilà sur ce pauvre Reed qu'elle a purement plaqué à terre. Assise sur son coéquipier O'Donnell se surprend à manquer de la moindre once de sérieux ou de retenue mais à ce stade tant pis ! « Et maintenant trésor, on abdique ou on joue les prolongations ? » Lui susurre-t-elle d'une voix de mauvais génie, les doigts d'ors et déjà crochetés autour de ses poignets.

La balle est dans ton camp.

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Caleb tira d'un coup sec sur les cheveux du type, rejetant sa tête en arrière. L'autre éructa un borborygme inepte, crachotant des bulles de sang.
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"euh, patron ?..." l'autre était livide..."il ne peut pas parler patron...sa bouche..."
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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 6:24

Tu parles d'une furie !!. Cette femme est un démon, la voilà qui virevolte dans tous les sens avec un seul but, choper ce foutu sac, n'importe où, n'importe comment, et le lui renvoyer de toutes les façons possibles et imaginables en pleine figure. Pas un seul but en fait, le sac n'est qu'un outil, un moyen, son but c'est Caleb, et plus précisément, l'envoyer au tapis, le sonner pour le compte, et ça, il peut le comprendre, parce qu'à mesure que leurs échanges s'intensifient en violence et en énergie, Caleb voit se dessiner la même intention, prendre le dessus, et gagner. Ce serait trop facile que l'un d'entre eux arrête maintenant, prétextant la fatigue, ou une douleur quelconque, une fois qu'on a dépassé un certain stade, plus question de faire machine arrière, ça passe et ça casse. Et elle a l'air salement douée à ce jeu là, autrement, ça perdrait tout son intérêt, n'est ce pas ?. Quand on choisit de s'enivrer de ce genre de sensation, on boit la coupe jusqu'à la lie, encore que dans ce cas précis, même vide, on en redemanderai. Allez O'Donnel, montre un peu ce que t'as sous le capot...euh bref, fais voir de quoi t'es capable, jusqu'au bout. Encore un coup à placer, et ça pourrait le...

Eh merde, ça risquait d'arriver, mais quand même, non, pas maintenant, sac de merde, tu ne pouvais pas tenir encore un peu, juste un peu, il sentait qu'il l'avait, presque. La vie est décidément pleine de ces petites contrariétés, sauf que là, pour le coup, ça frise l'injustice. On aurait dit deux mômes qui venaient de casser leur jouet préféré, drôle d'image, mais assez pertinente en fin de compte. Caleb contemplait le sac inerte, rempli de sable et de mauvaise volonté, et sentait poindre en lui un soupçon d'amertume, de déception, comme un goût de trop peu, une désagréable sensation d'inachevé. A peine le temps de se remettre de la déconfiture du punching ball, et le voilà plaqué au sol, Veneccia venait de l'aplatir avec la finesse d'un footballeur pro, chose avec laquelle le jeune homme était familier, et pour cause. Ses années d'entrainement lui permirent d'encaisser, difficilement quand même, et il n'eut le souffle coupé qu'un bref instant, conservant assez de lucidité pour la voir, elle, à califourchon, son sourire matois jusqu'aux oreilles, le toisant de toute sa superbe. Doublement surpris, de s'être fait rétamer si facilement, d'une part, et par leur promiscuité dans cette position, de l'autre. Une étrange pensée le traversa, d'habitude, les rêves ne se réalisent pas si vite, et une partie de lui souhaiterai rester au sol, juste pour voir comment tourneraient les événements.

Mais voilà, la partie n'est pas terminée, et aussi sûrement qu'il souhaite poursuivre, il est certain que c'est son souhait à elle aussi, et il n'a pas l'intention de la décevoir. Abandonner ?. Jamais, il aurait trop peur de la vexer, surtout si elle s'éclate à moitié autant que lui, ce serait vraiment un tour de con. Hors de question. Elle continue à lui serrer les poignets, attendant sa réponse, et même s'il ne se définirait pas lui même comme un gentleman, il sait qu'on ne fait pas attendre une dame. D'une torsion, il fait pivoter ses poignets vers l'extérieur, simultanément, puis, écartant pouces et index, se sert de ses doigts comme de fourches pour passer sous les poignets de sa partenaire, imprime une légère poussée pour se dégager de leur étreinte. Sauf qu'elle appuyait en même temps qu'elle serrait, et du coup, elle bascula soudainement en avant, son visage s'arrêtant à une poignée de centimètres du sien, leur nez se frôlant presque. Une goutte de sa sueur perla sur les lèvres du jeune homme, elle avait un goût à la fois salé et acide.

"On continue, sugar, sauf si tu fatigues lui lança t'il d'une délicate insolence.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 7:56

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Sale petite bestiole !

Venecia a beau trouver une satisfaction dans la surprise qu'elle a su provoquer chez son partenaire de jeu celle-ci n'est que de courte durée parce qu'en dessous, le type a tout autant qu'elle l'envie d'abandonner (c'est à dire aucune) et semble tout autant déterminé à poursuivre. Le plus drôle c'est encore qu'ils puissent y prendre goût et remettre ça une prochaine fois enfin, à condition que cela s'achève aussi bien que ça a commencé évidemment. Basculée vers l'avant la brune sourit de plus belle et pourrait à ce stade se payer le luxe d'un lèchement de babines à la simple vision de la lutte à venir. C'est foutrement excitant ce genre de challenge !

Elle éclate de rire, se fend d'un sourire en coin et d'une oeillade voulant tout dire. Ni une ni deux qui resserre les jambes et le fait basculer d'une roulade au dessus d'elle et à peine s'est-t-il stabilisé qu'elle le repousse en arrière avant de se relever à son tour, accroupie comme un fauve et de nouveau prête à bondir.

« Je suis l'aînée de cinq frères mon p'tit bonhomme, va fallvoir te motiver un peu si tu veux me fatiguer. » Clin d'oeil, ça provoque de plus belle. « On a toujours adoré les parties de catch ! »

Certes mais c'était un peu plus bon enfant et ça n'avait pas ce goût dangereux qui est en train de lui envahir la bouche. L'effet de surprise joue encore d'un côté comme de l'autre puisqu'ils ne se connaissent ni lui ni elle à la lutte et que les enjeux ne sont pas assez sérieux pour qu'ils cherchent à gagner à tout prix. Dangereux pour la forme car ils se pourrait que Venecia tombe sur un os et vice versa mais ce n'est pas du domaine de la survie... ou de l'affrontement réel. Non et d'ailleurs c'est mieux ainsi parce que ça risquerait de virer à la bagarre en règle autrement et se manger une droite n'est pas à l'ordre du jour. Quoi que...

Ah non, cesse d'y penser miss Red Bull il faut rester bonne joueuse et ne pas s'aventurer sur les terrains glissants. C'est un jeu, seulement un jeu ! Ou c'était ? Elle ne sait plus trop pour tout dire et cette proximité récente a un méchant goût de reviens-y. Le corps à corps rien de tel pour se défouler surtout s'il est imprévisible ! Calme toi, c'est un jeu disait-on. C'est cela c'est cela...
Courte glissade en avant, équilibre précaire sur un genou et sur le bout des doigts la brune ose -faisant une croix sur un semblant de bon sens- approcher si près qu'elle sent mourir la respiration voisine contre ses lèvres, frôlant son nez du sien et lui siffle d'une délicatesse agaçante. « A ce stade je pourrai tout aussi bien te border, tu veux une berceuse avant de dormir, Sweety ? » En moins sous entendu : tu la sors quand l'artillerie lourde hm ?

Et on s'étonnera qu'ils finissent tous par la fuir comme la peste...
Ma chère, il vous manque des cases !

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 14:44

Tout bonnement incroyable, cette femme était impressionnante à bien des égards. Caleb avait jadis lu des récits à la bibliothèque de l'Académie, sur des femmes guerrières de la Grèce antique. Rien de plus que des mythes, des légendes, mais il se figura assez aisément que si les Amazones avaient existé, elles ressembleraient à Veneccia. Une tribu de Veneccia, le bordel que ça devait générer. Cette simple pensée le fit frissonner des pieds à la tête, mais heureusement, tout cela demeurait du domaine du fantasme. Parlant de fantasme, sa partenaire, elle, était bien réelle, tangible, palpable. Gloups...fausse bonne idée ou vraie stupidité ?. Elle était si près de lui maintenant, tellement proche qu'il ne pouvait pas détourner le regard, qui l'aurait voulu de toute façon ?. O'Donnel n'est pas le genre de femme dont on se détache, surtout si elle a décidé de vous garder dans son aire de jeu. Lui qui n'a nulle autre part où aller, mais qui de toute façon n'échangerai sa place pour rien au monde, alors l'un dans l'autre...ah non, pas encore...

Il commençait de moins en moins à penser à se battre, se demandant si la capitulation, à ce stade, n'était pas synonyme de douce agonie, mais ça aurait tout aussi bien pu signifier la fin du rodéo, match terminé, les équipes aux vestiaires. Avec en prime le risque de siffler la fin de la saison, sans match retour, insupportable. Non, à ce stade, il fallait aller jusqu'au bout, peu importe la manière, et pour une fois, se laisser porter sans réfléchir. Mieux valait demander pardon que permission, au pire, il aurait le temps de sauter par la fenêtre avant qu'elle n'aie atteint son flingue. A moins qu'elle n'en planque un autre à proximité ?. Naaaan...et si ?...

Sans réfléchir on a dit.

Sans prévenir, il plaqua ses lèvres sur les siennes, et l'embrassa, pas un baiser long et passionné comme dans ces vieux films, mais pas plus les embrassades à la dérobée qui s'échangeaient à l'Académie quand les élèves se croyaient seuls, quelque chose de sauvage, rapide, comme de chercher à caresser le feu, et se retirer juste avant que la morsure commence à piquer. Une éternité dans quelques secondes, un moment qu'il aurait voulu prolonger encore et encore, mais, tapi au fond de lui, toujours alerte, le bagarreur reprend la charge, c'est le moment. Il profite de ce court instant de répit, et, tandis que leurs bouches se séparent -dommage- , il remarque qu'elle n'a pas l'air si surprise que ça, comme si elle s'y attendait -ou qu'elle n'attendait que ça, difficile à dire-, d'autant qu'elle n'a pas perdu son sourire mi-moqueur, mi-enjoué. Alors tu t'y attendais, hein ?. Et ça, tu l'a vu venir ?.

Et il lui balança un crochet au côté pour l'envoyer bouler.

"on dormira quand on sera mort, honey" et il tenta de se relever, encore tout excité, mais pour la première fois depuis longtemps, heureux.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 15:22

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Sans réfléchir, ok mais là c'est un saut dans le vide et ils n'ont pas de filet, pas de parachute... Oui c'est drôle comme tisonner un gros animal endormi jusqu'à son réveil, attendant d'être croqué, déchiqueté ou embrass... non attend quoi ? Venecia accuse l'idée et le choc d'une même fois. Ok ok... fichtre les garçons de l'académie ont été tenus en laisse et affublés d'une ceinture de chasteté pendant leurs études ou bien celui-là à perdu tellement de raison qu'il en devient suicidaire ? Encore un coup des hormones, elle doit prendre en considération que Caleb est plus jeune qu'elle, qu'il est attiré par la nouveauté et que cette partie épicée l'aura un peu chamboulé ? Elle ne lui en veut pas, c'est compréhensible si on prend les choses sous cet angle.

Elle ose un mince sourire, c'est au pire de la gratitude ? Aller gamin t'en verra d'autres et... Impact dans ses côtés, la flic serre les dents au constat de sa glissade-roulade plus loin et soudain tout s'accélère dans sa tête. Quand on sera morts ? O'Donnell s'assoit, un bras ceinturé sous la poitrine dans l'illusion machinale de contenir la douleur sourde qui lui cuit le flanc. Il n'a pas osé ?

Un. Il s'est tout bonnement foutu de sa gueule ! Deux. Elle peut encore comprendre une envie mue par un coup de sang masculin au niveau inférieur mais certainement pas un coup en traître. Trois. C'est petit ça on amadoue pas une bête pour mieux lui foutre une claque sur le nez ensuite et quatre... NOM DE DIEU ELLE VA LUI PETER LES DENTS !! Grognement furieux qui file entre ses lèvres, les yeux balançant des éclairs la brune perd soudain toute forme de cette délicatesse féline qui lui déliait les membres un peu plus tôt.
Maintenant il va bouffer de la vache folle !  

Le tout ne prend qu'une poignée de secondes entre cette phrase qu'il vient de jeter avec indolence et la réplique assassine de la brune. Ça sort de nul part, sans calcul et sans retenue et ça vaudra mille mots : son poing dans la mâchoire de Reed. Tu veux jouer gamin ? On a dit jouer... Non ce jeu là il a des risque de passer par la case hôpital si personne ne dit stop mais il apprendra qu'avec cette femme là on joue sans tricher.

« Debout. » Cinglante, elle lui tourne autour et fait craquer sa nuque. « Tu as cinq minutes pour m'allonger et je précise au cas où tu aurais pas compris : pour que je sois plus en état de te décoller les dents. » Oui elle est en colère et pourtant elle n'a pas encore dit stop... Du suicide dites vous ? Si peu... Venecia lève un œil à l'horloge qui égraine ses secondes à coups de tic tac régulier.

Tic Tac... « Décide-toi, gamin. »
La chaleur a grimpé d'un cran, la pièce semble rétrécir et les murs se rapprocher.
Tic Tac... Comme une bombe à retardement sous la carrosserie...

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 16:09

Y'a des choses qu'on rate de peu dans la vie : un train, un taxi, un mariage, une carrière, une sauce béchamel. Puis il y a ces choses qui ne nous ratent pas : le fisc, le rhume, la faucheuse, et le poing rageur d'une Veneccia déchaînée. Mais par quoi ?. Le baiser ?. Le coup ?. Un peu litigieux, certes, mais bon, on est pas à la maternelle, quand on cogne, tout est permis sauf de perdre. Il pensait qu'elle le comprendrai, mais apparemment, ce n'est pas le cas. Cela dit, elle l'a cueilli en retour, sans ménagement, alors, quitte ?. Non, elle veut doubler la mise. Pas de problème, à ce niveau, y'a plus de cadeau, la castagne, c'est pas une partie de monopoly, ni une science précise. Si tu voulais être sûre de ton coup, valait mieux te faire un œuf à la coque.

Caleb se releva en grognant, prit le temps de se redresser, et sentit un goût métallique dans sa bouche, une saveur qu'il avait presque oublié, celle de son propre sang. Il s'essuya les lèvres en esquissant un sourire sans joie, laissant sur son avant bras une traînée écarlate. Bien, maintenant, elle est sérieuse. Maintenant, elle le prend au sérieux, même le "gamin" sonne creux à présent. Fini, le ton presque maternel, plus question pour elle de le border, sinon d'un linceul improvisé, et c'est exactement ce qu'il voulait. Avoir affaire à la femme, la vraie, la furieusement attirante, l'indomptable barjo. Un orphelin de son âge, qui a vécu les épreuves qu'il a traversé, n'a que faire d'une mère. Plus tard, quand tout sera terminé, il aura tout le loisir de se demander ce qui serait passé s'il s'était arrêté au baiser, mais là, pour l'heure, il avait un combat -et une Veneccia- à achever.

Il releva sa garde, toute trace de déconne évanouie, et la fixa droit dans les yeux. Des yeux injectés de flamme, emplis d'une terrible volonté de combattre, même comme ça, elle continuait à le fasciner. Il était temps d'en finir, mais avant d'entamer ce dernier round, il se devait de le lui dire, histoire de dissiper tout malentendu, et parce qu'elle méritait qu'on soit honnête avec elle. De toute façon, il l'appréciait trop, maintenant, pour vouloir le lui cacher.

"Avant que tu n'ailles au tapis. Ce baiser. Je le voulais vraiment."

Il se cogna les poings, souffla comme un taureau et avança, prêt à lui décoller la tête, et dans ses yeux à lui, il n'y avait plus la moindre trace d'un gamin.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 18:51

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Pas qu'elle soit vexée ce n'est pas ça mais la bagarre et le reste ce sont deux choses très différentes ! Enfin théoriquement, les rapports musclés ça existe aussi mais au fond qu'est-ce qui la dérange le plus ? Juste de s'être faite avoir ou de lui avoir prêté des intentions « innocentes » ? C'est vrai, elle n'a pas pensé une seconde au fait qu'il ait pu la distraire et profiter d'un instant comme celui-là pour placer un coup. En fait peut-être que ça l'a vexée, un peu quand même parce qu'elle en a une image bien lisse ; (trop lisse?) et qu'elle ne s'attendait pas à un coup « bas ». La loi de la rue chérie ! Marche ou crève.

La loi de la rue … un voile noir tombe sur ses yeux, la salle de sport s'efface pour laisser place au commissariat central. La bombe qui a ravagé les lieux, elle se rappelle les décombres et la poussières, les meubles qu'elle enjambait et …

La douleur lui vrille à nouveau les côtes, elle se stabilise, esquive le coup suivant plus par réflexe qu'autre chose. Concentre toi merde ! La brune secoue la tête, les flash se superposent à la réalité, la pièce est plongée dans la peine-ombre et ne dessine plus que silhouettes et ombres à cette heure-ci. Les enchaînements pleuvent, personne n'a le dessus pour l'heure et ce n'est pas pour arranger les choses. Le rythme est de croisière ce qui laisse tout le temps aux pensées parasites pour revenir à la charge.

Le gris de la cendre, de la poussière et lui. Lui face auquel elle est tombé nez à nez c'est peu de le dire, Venecia se souvient le frisson glacé le long de sa colonne, du regard orageux de l'autre qui la toisait de toute sa foutue hauteur. La suite est un trou noir, venu d'on ne sait où comme la massue à cinq doigts qui lui brisa le nez et lui flanqua un trauma crânien. Le monstre de rue, le Cerbère de Lecter que les bas fonds avaient élevé... Elle n'a jamais pu ravaler l'amertume qui teintait et teinte toujours ce souvenir. N'avoir rien pu faire, devoir ravaler sa fierté et ses dents à peu de chose près, n'avoir que le goût de son propre sang et d'une défaite sans possibilité de revanche... t'as pas démérité disait Gaunt, t'aurais pu et même t'aurais dû crever logiquement... on échappe pas aux Monstres.

Ses songes explosent comme une bulle de savon au contact rude et pas vraiment confortable du mur dans son dos. Au cas où tu aurais zappé tu as provoqué un autre genre de bête là et tu lui as laissé cinq minutes tu te souviens ? Ah oui c'est vrai. Arrêter là ce serait bien, non ?

Il disait quoi un peu plus tôt au fait ? S'en soucier semble une bonne idée aussi. Un genou levé entre eux pour arrêter la course adverse, Venecia souffle un bon coup, une main plaquée sur l'épaule de son adversaire du moment. « Si c'était... ce que tu voulais Reed, tu pouvais pas demander ? » Index levé qui s'agite sous le regard ambré d'un air réprobateur. « Voler c'est mal ! » Sourire, elle s'autorise à prendre appui derrière, jambe encore remontée pour faire barrage mais les bras retombés le long de son corps. « Au fait, il te reste vingts secondes. » Coincée entre le marteau et l'enclume et toujours capable de fanfaronner, la flic a la tête un peu trop dure pour son propre bien. Ses cheveux lui collent aux joues, sa respiration est un véritable chaos et d'avance -lorsqu'elle balance son t-shirt sur le côté pour ne rester qu'en brassière- elle sait que sa peau sera couverte avant minuit d'une vraie constellation d'hématomes mais putain ! C'est salement bon de se sentir vivant !

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 20:02

Elle avait l'air à bout de souffle, mais pas prête pour autant à abandonner. Flancher, certainement, mordre la poussière, elle savait que c’était une possibilité, mais elle n’était pas le genre à jeter l'éponge. Ou alors, dans la tête, avec une brique à l'intérieur, il savait qu'elle n'arrêterai plus désormais, que c'était lui qui allait devoir mettre un terme à leur manège. 20 secondes, c'est 19 de plus que nécessaire pour trancher, et les options défilaient à la vitesse d'une balle dans l'esprit électrisé de Caleb. Faire encore durer ne prouverai rien, et d'expérience, il savait qu'ils risquaient l'un comme l'autre un sale coup, involontaire mais aux conséquences désastreuses, un coup puissant envoyé sous l'effet de la fatigue, du manque de lucidité, ou en désespoir de cause, ceux là étaient les pires, on pouvait tout autant se blesser que son adversaire, et il ne voulait vraiment pas en arriver là.

La vision de son corps endolori et contusionné, loin de le rebuter, lui fit hésiter un quart de seconde, et quoique son regard fut indéniablement attiré par sa poitrine, c'est un peu plus bas qu'il trouva sa planche de salut. Puisqu'il fallait l’assommer, elle lui offrait une cible de choix. Dieu qu'il aurait préféré distribuer des caresses...il s'efforça de chasser cette pensée, sans pour autant savoir s'il avait laissé entrevoir, même fugacement, ce qu'il éprouvait à la vue de la plastique parfaite, même meurtrie, de sa partenaire. De toute sa vie, c'était la première fois qu'il affrontait la beauté, et il réalisa que chacun des coups qu'il avait porté lui pesait, comme s'il se les était infligé à lui même, et les derniers allaient être les pires. Sa mâchoire l'élançait, c'est que la belle cognait dur, et avec précision. Mais il réussit tout de même à esquisser un sourire malicieux, qui voulait dire "merci", "j'ai adoré", "c'était génial", "tu es géniale", "je t'adore", un peu de tout ça à la fois. Et peut être aussi une dernière bravade, comme une invitation à un match retour, à elle d'en choisir le moment,le lieu, et le terrain d'affrontement.

"Désolé, j'aurai du demander, c'est vrai. La prochaine fois...j'espère que c'est toi qui demandera" lui fit il, ponctuant cette dernière phrase d'un clin d’œil complice.

Allez, il était temps de conclure un autre débat. Moins de 10 secondes, ça allait être court, mais suffisant, il y a des choses qu'ont ne souhaite pas faire durer plus que de raison. Elle esquiva son crochet du droit d'un pivot de la hanche, balançant sa jambe comme un fouet pour parer son avant bras, exactement comme il l'avait envisagé. Le secret d'un "une-deux", c'est le timing, le premier coup est une diversion, le second trouve la faille, en l’occurrence, son foie, non protégé. L'impact du "liver blow" de son gauche lui coupa la chique, manquant la faire vomir, et lorsqu'elle redressa la tête pour essayer de se protéger du coup suivant, rien. Bizarre, ça aurait du venir en pleine tête, alors pourquoi ne voyait elle pas son poing ?. Elle comprit une demi seconde trop tard, quand la droite de Caleb lui écrasa le menton d'un uppercut, envoyant des décharges désordonnées dans tout son crâne, les nerfs affolés. Elle perdit alors l'équilibre, les jambes flageolantes, et tomba à la renverse, le sol arrivant à pleine vitesse. La lumière s'était déjà éteinte à l'étage, et il eut juste le temps de la rattraper avant qu'elle ne s'éclate la tête sur le béton. Les blessures de merde...

Peu de temps après, il l'avait allongé sur le vieux canapé en cuir craquelé, la nuque bien calée sous un sac de glaçon dans un torchon, il avait lavé ses mains et pansé du mieux qu'il le pouvait les craquelures de ses phalanges. Casser était toujours plus facile que réparer, et pour le coup, ses mains ressemblaient plus à celles d'une momie qui se serait coincé les bandelettes dans un mixeur. Le temps qu'elle émerge, Caleb commanda les pizzas, un supplément de glace et un pack de cette bière irlandaise qu'elle affectionnait tant. Comme convenu, elle payait les pizzas, il offrait les bières, et ils auraient besoin de la glace avant longtemps. Il disposa le tout sur la table basse, et tandis qu'elle grommelait au sortir de son KO, il en profita pour décapsuler deux bières, en espérant qu'elle trinquerait avec lui. Après tout, un premier baiser valait bien d'être arrosé d'une première bière.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Jeu 14 Juin - 21:56

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C'est le jeu ma pauvre Lucette, dit-on. Le point final -ou poing- lui a cloué le bec sans tambour ni trompette et pourtant le sommeil forcé sur lequel Venecia navigue a tout d'un nuage. Le repos du guerrier peut-être à moins qu'il s'agisse seulement de cette phase où le cerveau et le corps se font la gueule et où plus personne n'a envie de se remettre au boulot. La flic flotte entre deux eaux, paisible -profitez en pauvres mortels- et tout ce que son coéquipier bricole lui passe loin par dessus la tête. Un certain temps, dommage, il est l'heure de revenir parmi les vivants et nom d'un cochon ça fait très mal au crâne ! Grognant une flopée d'injures incompréhensibles la jeune femme parvient difficilement à passer une main sur son visage et particulièrement sur son menton. Aoutch ; ça pique ça !

Un œil ouvert, le bras tendu en direction de la table elle trouve sa bouteille comme par miracle (à moins qu'il l'aie aidée) et porte le goulot à ses lèvres. La première gorgée chasse le goût ferreux qui lui tapissait le palais, il lui faut tout de même ravaler un hoquet au moment où elle se redresse et cela même en usant de mille précautions. D'un revers de main bandée O'Donnell s'essuie le front, elle a besoin d'une bonne douche... encore une.

Les contours commencent à lui apparaître moins flous, son regard cherche le sien et s'attarde sans un mot. Longtemps, de très longues minutes à le dévisager fixement jusqu'à finalement applaudir, pour la forme. « Ok, t'as gagné cette manche. » Sa voix traîne un peu trop à son goût il lui faut le temps de revenir à la réalité. Envie de dire c'était sympa, c'était … quoi ? La flic ne sait plus quel mot poser sur l'émotion finale de cette lutte. Parce que, à moins qu'elle ait halluciné il semble que Caleb ait apprécié pour des raisons un brin différentes. Des raisons plus... physiques ? Inutile de se formaliser avec ça, mange plutôt !

Sa pizza devrait avoir un petit goût de bonheur comme d'habitude, elle devrait l'apprécier parce que la pizza c'est la vie ! Mais non. Pas moyen... Calée dans le fond du canapé, une jambe dans le vide et l'autre étendue sur l'assise elle fait le point entre deux gorgées de bières et une part avalée sans plus d'envie. Tes neurones sont attaqués à ce point ? Va savoir. Bof, elle s'étire et repose sa boisson vidée sur la table basse. Le problème d'un jeu comme celui-ci c'est que l'après a trop souvent cet aspect vide, cette sensation de « oh déjà fini ? » qu'elle n'aime pas mais alors pas du tout. Le regard perdu au plafond du loft, il faut absolument qu'elle se change les idées sinon ça va flanquer un coup à son moral et ça ce serait très mauvais pour lui comme pour elle. Venecia en mode grognon c'est aussi mignon qu'un ours qui a la dalle.

« J'vais me doucher. » Et la furie disparaît.

L'eau trop chaude est encore la dernière chose au monde capable de la détendre. Ça et l'aspirine qu'elle a gobé avant de se plonger dans le bain. Là enfin elle décompresse, une clope à la bouche et la flotte jusqu'au cou qui embaume la menthe et le cèdre. Malgré elle, Venecia sent poindre un sourire. La prochaine fois... Il est mignon lui tiens ! Pas le genre de la maison ces élans et ces embrassades, elle n'y a même jamais songé depuis qu'il partage son loft. Elle ne le savait pas attiré -par quoi d'ailleurs finalement ?- ou intéressé non, ce n'est jamais arrivé dans le boulot qu'un collègue puisse la voir autrement qu'en « pote ». Avec la brune on préfère bien souvent partager une bière, un repas sur le pouce et des vannes pourries mais absolument pas la moindre intimité.  
O'Donnell n'est pas sans s'autoriser quelques sorties disons plus hot en température et couleurs ceci étant elle s'arrange toujours pour n'avoir aucune régularité en la matière. Oh il y a bien une nana avec qui elle a remis le couvert mais cette fille est tellement barge et libertine que Venecia sait trop bien qu'elle ne prendra jamais le truc au sérieux, c'est donc tout bénef pour tout le monde.

Mais Caleb Reed … ça semble si improbable. Moue septique qui s'installe sur son visage humide, elle ouvre son paquet de clopes, prend le briquet et... vide. Ah non, non et non elle ne va pas bouger ; tout sauf envie de sortir de là quoi que ce n'est pas si loin. Hmmm tant pis... La flemme l'emporte.

« Caleeeb ! Sans te déranger -et même si ça te dérange en fait- monte moi des clopes s'te plaît ! » Après tout il l'a assommée non ? Il peut bien lui faire une fleur et se plier à un caprice pas trop méchant non ? Il peut même prendre sa bière et squatter à côté de la baignoire si l'envie lui prend !

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Ven 15 Juin - 7:13

Ses clopes. Ok. Ses clopes, et tant qu'à faire, elle voudra peut être une autre bière. C'est pas mal quand on y pense, le goût est sympathique, l'amertume agréable, étonnant qu'il n'aie jamais été tenté par le passé. C'est à dire qu'en ce moment, sa vie avait la fâcheuse tendance de dérailler à grande vitesse, tout s'enchaînait si vite depuis son départ de Weins. Diplômé, stagiaire, flic, indépendant, SDF, amoureux... Hola, pas si vite, et d'abord, qu'y connaissait il ?. Ce genre de truc, ça ne lui avait jamais effleuré l'esprit, aucun béguin, aucune de ces stupides roucoulades à la mord-moi-le-nœud, rien que le sentiment du devoir accompli, jour après jour, pas le temps pour autre chose, et ça lui suffisait largement. Oui mais pourtant... N'y avait il rien de plus ?. Il connaissait la satisfaction, elle l'emplissait à chaque fois qu'il était fier d'avoir bien agi, casser des Plombs pour les dresser, marquer un touch down, ramener le calme par sa simple présence, travailler dur pour se hisser sur les plus hautes marches, mettre hors d'état de nuire -ou hors d'état tout court- des criminels, des choses simples. Satisfait, oui. Mais heureux ?. Difficile à dire, il n'avait pas vraiment de définition du bonheur à laquelle se raccrocher. Oh bien sur, il avait adoré leur combat, toutes ces provocations, ces duels, cette violence débridée, et pour une fois, avec quelqu'un. Et pas contre quelqu'un. La nuance était de taille. Plus que la bière, c'était sa victoire qui lui laissait un goût amer en bouche, peut être parce que c'était terminé, ou parce que ça ne s'était pas terminé autrement, que ça aurait pu mieux se terminer ?. Pour le coup, il était paumé, largué au milieu du désert, ne sachant plus quoi faire, quoi dire, même quoi penser.

Enfin, pas totalement. Elle était toujours là, tapie à la lisière de son esprit, la démone irlandaise. Voilà qu'il se surprenait à penser à elle, alors qu'elle n'était même pas dans les environs. Qu'est ce qui clochait chez lui, il avait envie, il ne voulait pas ?. Bordel, c'est tellement plus facile de réfléchir quand on te dit ce que tu dois penser, le problème, c'est qu'il n'y a personne qui puisse te dire comment ressentir, tu parles d'un piège à con. En plein dedans mon grand, et plus tu te débattra dans le filet, moins t'aura de chances de t'en sortir. A condition de vouloir s'en extirper, ce qui n'était rien moins que sûr. Après tout, tu t'y es toi même jeté, faudrait savoir ce que tu veux. Finalement, c'était là toute la beauté d'un coup de poing dans la gueule : y'a pas 36 façons de l’interpréter. Simple, concis, efficace. Ha oui, ses clopes.

Si le ridicule tuait vraiment, Caleb se serait fait foudroyer sur place, en tapant à la porte de la salle de bain. Il avait cherché à l’assommer avec le sac, puis embrassé, puis tabassé, puis suggéré qu'elle l'embrasserait -éventuellement-, puis re-tabassé de plus belle pour finir par l'assommer, cette fois avec succès et sans l'aide du sac, s'il vous plaît. Sans jamais cesser de la dévorer des yeux, qui plus est, ce qui l'avait autant aidé à la combattre, que failli lui coûter quelques dents, à trop s'égarer. Et malgré tout ça, il frappait à la porte, attendant qu'on l'invite à entrer, comme si sa partenaire ne s'attendait pas à ce qu'il déboule, après lui avoir crié de lui monter des cigarettes. C'était bien le moment de se montrer courtois et galant. Et maintenant, il attendait. Comme un con. Grand, beau, musclé, Calebien. Mais un Caleb tout con.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Ven 15 Juin - 8:15

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Plus sérieusement, soyons honnête, elle avait provoqué quelques tumultes dans les regards et les hormones sensibles de certains, certaines aussi mais jamais on ne lui avouait franchement. Venecia avait bien senti les oeillades appuyées de quelques collègues, celui de Scott par exemple le petit rouquin qui bégayait souvent en sa présence, troublé fasciné puis écrabouillé dés qu'elle haussait le ton. Le rouge qui montent aux joues des jeunes elle connaît, parce que l'image délicate de la demoiselle en détresse ça fait rêver un moment jusqu'à percuter de plein fouet la réalité de la femme à poigne. D'expérience aussi, car elle en a maté d'autres et ça depuis l'adolescence. Les plus hardis osèrent lui déclarer qu'elle leur foutait les jetons mais aussi qu'elle les échauffait un peu trop pour leur propre bien ce qui ne la rendit pas plus fière ou même séduisante par volonté de plaire. Elle s'en fiche, O'Donnell n'a pas besoin de se savoir agréable à regarder ou attirante, elle est à prendre ou à laisser et ça s'arrête là.

« Tu les fabriques ces cigarettes ou quoi ? » Lance-t-elle en voyant filer les minutes sans jamais le voir débarquer. La prochaine fois précise que c'est un ordre ça ira peut-être plus vite. Comme si ! Note que c'est une idée. Il frappe... elle roule des yeux. « T'es con ou quoi ? Si j'avais pas voulu que tu te pointes je serai descendue chercher mon paquet toute seule... » Et il le sait bien alors concrètement il lui fait quoi ?

Venecia le voit enfin, souffle à travers un sourire en coin la main tendue pour récupérer l'objet désiré et aussitôt la boite en sa possession, s'allume une clope avant de reposer le reste sur un meuble proche. A quoi tu penses ? Elle se le demande en lui jetant un œil distrait, la tête calée sur le rebord de la baignoire. « A se demander qui a assommé qui hein ? » Ça la fait rire sur l'instant, à peine juste pour marquer le coup. « Sinon tu restes planté comme un piquet ou tu te poses je ne sais où ? Ou tu retournes au salon ? » Pas qu'il l'ennui non, pas du tout même.

Comment ça pas du tout ? Non. De la compagnie, c'est plaisant et quitte à se détendre ils peuvent causer, boire une bière, fumer et elle peut le faire dans son bain où est le problème ? Il aura le temps d'être mal à l'aise une autre fois. Pour maintenant, puisqu'il a ouvertement avoué quelques désirs enfouis il n'a plus qu'à assumer et vivre avec ! Hors de question qu'un malaise même le plus infime s'installe dans leur duo. « Hey, détends toi je ne vais pas te mordre. » Mouais. « Enfin, pas tout de suite en tout cas. » C'est très réconfortant ça ! Elle se colle une baffe mentale, souffle une volute au dessus de l'eau. Ne pas oublier, il en a vu des vertes et des pas mûres et pas dans un ordre très logique pour son jeune âge. De l'expérience il en a sur le terrain, c'est un flic sacrément prometteur et un type qui mérite d'être connu mais pour le reste ? L'ordre des priorité, elle le sait, vous colle des lacunes sur certains sujets ou situations à gérer. Le négliger serait un manque de respect total. Puis elle est sa supérieure, son mentor et plus récemment elle est devenue une amie, une colocataire aussi. Rien a faire la brune est incapable de le laisser mariner, ce n'est pas son genre.

Alors elle se redresse pour s'asseoir, pivote et croise les bras sur le bord. Abandonnant de fait son air j'm'en foutiste et lui offrant une sincère attention. « Y'a un truc dont tu veux qu'on discute ? » Lui a-t-on seulement offert dans sa vie l'opportunité ou le droit de s'ouvrir ? De juste poser des mots sur des sensations, des doutes ou sur n'importe quoi ? Elle en doute. Caleb est du genre à encaisser, à patienter, à accepter comme par fatalisme. La preuve, si elle n'avait pas constaté qu'il vivait au poste et qu'il n'avait aucun endroit où aller il serait probablement encore là-bas à dormir sur la banquette défoncée de la salle de repos.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Ven 15 Juin - 17:06

Elle en a de drôles, aussi, "je ne vais pas te mordre". Bien sur que si, mais le plus flippant, c'est pas la morsure, c'est l'anticipation, imaginer quand et comment sans vraiment savoir à quoi s'attendre. Pour l'heure, Caleb est assis, adossé à la baignoire, sirotant sa bière, vidé de son énergie. Un combat fatiguant, épuisant comme rarement, mais pas seulement pour des raisons physiques. Que dire ?. Par où commencer ?. Le problème n'était pas tant de parler, sa partenaire était la seule personne vraiment franche et honnête qu'il avait rencontré hors les murs de l'Académie, et même là encore, il ne voyait guère que James et Harmony, la franchise n'étant pas le fort du reste du campus. Tout le monde cachait quelque secrets, ou parlait à demi mot, et donc, énonçait des semi vérités, ce qui équivalait aussi bien à des moitiés de mensonges. Pas Veneccia, justement. Elle pouvait tout dire, tout entendre, elle ne demandait rien, n'exigeait rien, elle méritait qu'on soit franc, tout simplement. A quoi bon taire cette chose qui montait en puissance, de toute façon, et qui menaçait de le submerger tôt ou tard. Non, la vraie colle, c'était comment expliquer une chose qu'on ne comprenait pas vraiment.

3C'est...étrange..." il s'empressa d'ajouter : "mais en bien, hein, je veux dire, c'est bien, je.... Il but une gorgée, il avait la bouche sèche d'avoir autant bégayé. Il se retourna, s'agenouilla pour lui faire face, et essaya de la regarder dans les yeux. Avec un succès mitigé, cela va sans dire. "C'est juste que, ben, j'avais jamais fait ça avant, je veux dire.." alors dis le "me battre, c'est une chose, j'y suis habitué, on dirait que toi aussi d'ailleurs" il lui sourit en massant sa mâchoire endolorie. "et faire ça, avec toi, c'était la première fois que je cherchais à gagner, sans vouloir que ça s'arrête. C'est nouveau, d'habitude je cognais pour faire mal, et j'aimais ça, et là, j'ai adoré notre combat, mais pas les douleurs que je t'ai causé". Parler lui faisait du bien, il se sentait d'un coup plus léger, et au fur et à mesure que son cœur s'apaisait, son corps endolori se rappelait à son bon souvenir, et cette souffrance réelle, palpable, explicable, lui faisait l'effet d'un cocon rassurant, familier. Il grogna en s'étirant, et ses yeux revinrent se poser dans les siens. Il se fit violence pour réprimer un sourire béat qui commençait à poindre, il s'était assez tourné en ridicule pour la journée, à chaque jour suffisait sa peine. "Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je me sens bien avec toi. Pas seulement mon équipière, mon instructeur, t'es quelqu'un que j'admire, tu sais ?. T'es aussi directe que tes droites, et t'as pas forcément besoin de cogner pour faire des dégâts. T'es intègre, et juste aussi. Et pour tout ça, et d'autres raisons aussi, tu...tu ne me laisse pas indifférent. Voilà."

Que lui dire de plus ?. Comment expliquer à quelqu'un qui vous perturbe autant, des choses qui elles même vous ébranlent, sans que vous ne puissiez y apporter un semblant d'ordre et d'organisation ?. Il avait du pain sur la planche, mais pour l'heure, il pouvait tout aussi bien mettre ça de côté, et passer un moment agréable en sa compagnie. Il ne l'avait pas volé, semblait il.

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MessageSujet: Re: La garçonnière de Veneccia Ven 15 Juin - 18:35

" Partners "


Par où commencer ? Doit-il se dire. Par le début pense-t-elle sans trop oser sourire. Il lui fait face, troublé mais honnête et déjà ça plaît à la jeune femme. Elle tire sur sa cigarette, doucement sans l'interrompre et le laisse vider son sac, ce n'est pas dramatique tout ce qu'il dit mais elle en comprend le poids. N'avoir cogné que pour la forme, pour faire mal elle en saisit le principe, c'est une éducation comme une autre qui vise des fins sans possibilité de revanche. La brune hoche la tête, quoi que ses douleurs franchement elle s'en moque comme de l'an 2000 parce que d'une elle s'est amusée et de deux parce qu'elle en a l'habitude.

« Je ne suis pas en sucre, va pas t'en faire pour si peu. » Un coma de courte durée ça remet le compteur à zéro, ça désintoxique le cerveau. Et sinon, à part ça jeune homme un autre problème sur ta conscience ?
Tu ne me laisses pas indifférent... Ah ben celle là, elle ne l'attendait pas. Enfin si mais comme ça, pas si enfin... pas si clairement et avec si peu de détours. Les yeux dans les yeux comme un secret qui n'en sera plus jamais un. Venecia ne peut pas lui en vouloir, le rembarrer sèchement non plus... et donc ? C'est facile quand elle y pense, il suffit juste de le prendre comme ça vient.

M'enfin, O'Donnell ne se voit pas non plus lui balancer un simple : ok cool t'as plus qu'à digérer. Et dors sur la béquille aussi tant qu'on y est. Nan ; nan elle ne peut pas lui faire ça. D'abord écraser sa cigarette, plonger la tête dans l'eau pour se donner une minute de réflexion. Revenue à la surface, elle souffle profondément et revient à sa hauteur, colle son front au sien tout en glissant une main sur sa nuque. « Moi aussi je t'aime bien Reed. T'es un chic type et tu mérites vraiment qu'on se penche sur ton cas. » C'est la stricte vérité, nette. « Puis tu sais, si j'ai décollé les dents de Carter pour te récupérer c'est parce que toi aussi à ta façon, tu ne m'as pas laissé indifférente. Bon, pas tout à fait dans le même style mais tu vois ce que je veux dire. » Avouer qu'elle peut les compter sur les doigts d'une main, les rares individus à l'avoir sincèrement marqué.

Une camaraderie telle que la leur, ça se protège bec et ongles, elle ne veut pas la gâcher. Ne plus jamais perdre quelqu'un qu'elle apprécie, Venecia s'en est fait la promesse et le devoir. Ça ira tu verras, au pire ça te passera. Un coup de cœur ça arrive mais ce n'est pas pour autant que la chose dure, elle sait ça aussi. L'admiration peut aussi se confondre avec de vrais sentiments, on en arrive à se mélanger les pinceaux. Qui n'a jamais craqué sur un prof, un supérieur ou un aîné après tout ? Il a encore bien des détours à prendre, à découvrir et des expériences à faire en la matière, qu'il prenne son temps. Caleb sort à peine des bancs de l'école et des femmes bien ce n'est pas ce qui manque après tout... oui.

« Et au fait, Caleb... » Un murmure qui meure sur ses lèvres, le temps qui se suspend et ses ongles qui s'enfoncent dans la nuque du plus jeune. « C'est mignon de parler trésor mais, tu as sifflé ma bière là... »

Pas de malaise.
Enfin, logiquement...

©️ Jason L.





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