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Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial
Directeur Weins
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MessageSujet: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 16 Sep - 0:59


Sortie au Centre Commercial

Première Partie de l'intrigue





24 décembre 2099, New-York.

Dernière ligne droite avant Noël et un seul endroit encore ouvert pour acheter les cadeaux manquants : le centre commercial dans le Quartier du Milieu.
La neige tombe à torrent depuis quelques semaines et New-York en est évidemment couvert. Depuis la dernière tempête de neige, les autorités ont pris les choses en main et pas un retard de bus n'a été à déplorer et aucune coupure d'électricité n'a été constatée. La vie a reprit sa routine habituelle, faisant fi des centimètres de neige et de la température avoisinant le zéro. Chacun a reprit ses habitudes et les batailles de boules de neige se font plus rares au fur et à mesure des derniers examens des académiciens et des dernières semaines de travail des citoyens. Mais la récompense est enfin arrivée : Noël ! Certains attendent le 24 décembre au soir depuis un an tandis que d'autres s'y rendent à reculons. Pour permettre à tout ses élèves d'offrir des cadeaux, l'Académie Weins a fait don d'une belle somme d'argent à chacun d'entre eux (en fonction de son groupe, évidemment) et c'est donc pour cette raison que les magasins sont encore ouverts le 24 décembre. Les étudiants de Weins filent faire leurs derniers achats tandis que les citoyens profitent du jour « férié » pour acheter tout ce qu'ils n'ont pas pu acheter avant, par manque de temps ou d'envie. Le centre commercial est bondé de monde mais tout le monde parvient à acheter ce qu'il veut. Ou presque.

Que vous soyez venu pour acheter un cadeau, en changer un autre, voler quelqu'un ou tout simplement parce qu'un ami vous y a trainé, vous vous trouvez maintenant dans le centre commercial. Parce qu'il y a énormément de monde, un clandestin pourrait se promener sans difficulté et vous ne devrez, normalement, pas croiser de policiers d'humeur sévère. Profitez de vos dernières courses avant le traditionnel réveillon de Noël ! Sachez que pour ceux n'ayant pas de soirée prévue, la mairie ou l'Académie en a prévu afin que personne ne soit seul pour Noël ! Génial, non ?





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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 17 Sep - 1:33

La neige crissait sous les semelles de rangers du prêtre, tandis que ses pas le menaient en direction du temple de la consommation. Il avait l'impression que la terre craquelait sous ses pieds, et le froid mordant lui revigorait étrangement l'âme comme le corps. S'il n'avait jamais aimé la chaleur, et l'avait carrément détesté depuis son service dans ces hostiles contrées, il se sentait en revanche plus à l'aise dans la fraîcheur hivernale, la pureté immaculée de la neige, le lent balai aérien des flocons duveteux, emportés par un vent paisible. N'était son 44 et sa bible, au sec dans son imperméable, il se serait senti léger lui aussi, mais il valait mieux sortir couvert par les temps qui courraient, le verbe et l'épée à portée de main, les impies étaient légion dans cette ville de perdition et il n'était nulle brebis qui ne puissent être guidée à cette époque de l'année, ou nul mal qui ne pouvait recevoir sa juste rétribution. C'est dans cet esprit de Noël que le curé allait collecter des ressources pour les indigents de sa paroisse, et comme les gens ne s'aventuraient plus guère à la messe, il avait décidé d'aller les aider à soulager leurs consciences à la sortie des grands magasins, là où ils n'avaient plus aucune excuse pour ne pas savoir que des nécessiteux n'allaient pas se goinfrer le soir de la Nativité, et que tous les dons étaient bienvenus.

Et ça marchait plutôt bien, pour le moment. Oh, bien sur, on avait tenté de le dissuader de s'établir en ces lieux, pour ne pas faire peur aux clients. Il avait réagi en faisant preuve de compréhension, et, se juchant sur un podium d'exposition, avait commencé à haranguer la foule en citant les versets de l'Apocalypse selon St Jean, ce qui eut son petit effet sur la population locale. Après quoi, on l'autorisa à rester s'il ne déclenchait plus d'esclandre, ça faisait mauvaise presse de virer en plein jour un homme d'église qui effectuait une collecte alimentaire. C'est pourquoi ils attendirent la nuit pour le pister et lui donner une leçon, assez loin du parking et des caméras de sécurité. Il avait reconnu dans ses poursuivants peu discrets les membres du service de sécurité, des gros bras sans cervelle juste bons à effrayer le péquenaud et rassurer le bourgeois, qui se sent bien entouré de molosses, ça permet de consommer en paix sans avoir à renifler des crève la faim et traîne patins dans les environs. Mais même dans une ruelle sombre, on pouvait trouver l'esprit de Noël, la fraternité universelle, l'amour de son prochain et la compassion. Il se contenta de viser les rotules quand ils le chargèrent pour le dérouiller, et ils ne lui en tinrent pas rigueur lorsqu'il leur demanda, rechargeant son arme fumante, s'ils comptaient porter plainte. Ils affirmèrent que non, se cramponnant à ce qui étaient naguère leurs articulations, comme si leurs jambes allaient se scinder en deux. Ce qui pouvait arriver avec ce genre de flingue, vu la distance à laquelle il avait fait feu. Au moins aurait il inculqué la notion de pardon à ces sacripants.

Depuis, on lui avait laissé un petit espace dans la galerie marchande pour recueillir les dons en nature ou en espèces, et on lui fichait une paix royale, bien qu'on se demanda pourquoi une équipe d'agents de sécurité manquait à l'appel en raison d'un congé maladie groupé. Ce soir là, il s'installa avec son sac, son thermos de whisky, et attendit que la générosité des gens fasse le reste en cette veille de Noël...

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 17 Sep - 15:08


Le centre commercial, lieu de rencontre, lieu si commun à la plupart des mortels qui se pressent dans les boutiques pour pouvoir acheter des vêtements, des objets qui casseront dans quelques mois ou d'autres qui resteront dans un placard pour être oublié à jamais. Des jeunes, des vieux, des adultes, des enfants, des étudiants tout un tas de monde qui se pressait sur les vitrines comme si leur vie en dépendait. Daniel n'aimait pas réellement faire les magasins, encore moins pour acheter des cadeaux à Noël. Cette fête stupide. Combien de personnes avait-il entendus dire "Tu fais quoi pour Noël ? Tu as penser aux cadeaux ?". Daniel n'avait rien de prévu pour cette fête. Il avait l'intention de rester chez lui, d'observer la neige tomber, le feu crépiter dans la cheminée et un verre de whisky dans ses mains. La plupart des gens fêtaient noël en famille. Il n'en avait plus à part Gabrielle. Allegra devrait surement passer son Noël avec le reste de sa famille et Jade resterait à l'académie. Peut-être que Daniel s'inviterait à une soirée mondaine ennuyante, afin de voir quelqu'un.

Il se tenait devant le miroir. Il était venu s'acheter un nouveau costume, pour changer du noir habituel. L'argent que l'académie lui avait donné, lui servirait à payer son habit. Le tailleur, réputé dans New York finissait les dernières coutures. Il avait commandé ce costume depuis quelques semaines. Bleu nuit avec des reflets, une cravate d'un bleu clair, cela changeait énormément de ce qu'l avait l'habitude de mettre. Il saisit un chapeau pour voir comment cela lui irait. Un regard surpris dans le miroir et un demi-sourire, il se rendit compte que ses boucles ne pourraient jamais porter un chapeau.

- Voilà monsieur Lassiter, j'en ai fini.

Daniel observa son reflet dans le miroir. Oui cela convenait parfaitement. Il lança un regard vers le tailleurs et lui demanda d'une manière assuré :

- Auriez-vous une écharpe bleu nuit également pour aller avec, s'il vous plait ?

Le tailleur s'en alla dans l'arrière boutique. Il était très connu et Daniel s'étonnait de ne pas voir plus de monde dans la boutique. Il observa la vitrine qui donnait un visuel sur le reste de la galerie commerciale. Beaucoup trop de monde, trop de monde qui ne faisaient pas attention aux autres, qui se bousculaient, parlaient dans un brouhaha inaudible, exaspéraient Daniel au plus au point. Quelques minutes plus tard, le tailleur revint avec une écharpe bleue nuit en cachemire. Le jeune homme la posa sur son cou, sans faire de tour.

- C'est parfait. Combien cela va coûter ?

Le tailleur lui annonça le prix et Daniel paya par carte de crédit. Il parti se changer puis partis son sac dans les mains et sa nouvelle écharpe autour de son cou. Il n'avait plus rien à faire ici. Sa mission était donc d'atteindre la porte de sortie parmi toutes ces personnes. Tandis que Daniel flânait, piétinait pour avancer, son regard fut attiré par un magasin dans lequel il ne serait jamais allé. D'un pas précipiter il se dirigea vers l'enseigne. Devant lui s'alignait trois robes : une blanche, une noire et une verte émeraude. La première était très douce. De la dentelle s'étendait du buste jusqu'au cou, laissant apparaître la peau. La dentelle continuait sur toute la suite de la robe sur une doublure en soie blanche. Elle s'ouvrait au niveau de la taille en une sorte de cascade blanche qui allait jusqu'aux genoux. La deuxième était très décolletée. Noire en dentelle également sur le haut, la peau était visible jusqu'au nombril, mais ne divulguant pas la poitrine. Elle se terminait au niveau de la taille d'un tissu noir un peu froissé qui descendait jusqu'aux pieds. La troisième était verte émeraude, décolletée, mais moins que la deuxième. Serrée au niveau de la taille et plissée de tissus, descendant jusqu'aux pieds. Daniel resta figer devant ses trois robes. Il ignorait pourquoi exactement, mais elles étaient attirantes. Hésitant à rentrer il resta fixé l'enseigne.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 18 Sep - 16:24

Alanis ne sait pas quoi faire de cet argent.

Un cadeau, oui ! Mais à qui ? Qui mérite ce don de générosité gratuite ? Trop de gens seraient heureux d'un tel présent ! Sa première pensée se destinait à James, sans grandes surprises, mais elle se ravise. Il aura probablement plein de présents : que serait le sien comparé à tous les autres qui, pense-t-elle, seront mieux que celui qu'elle lui donnera ? Malgré tout le coeur qu'elle peut y accorder, à ce cadeau, elle doute. Puis, quoi lui offrir ? Au beau milieu du centre commercial, assise sur un banc en observant la foule défilée avec des machins de toutes sortes, l'embarras du choix se fait cruel et implacable. Au final, entre nous, Alanis est persuadée qu'une feuille de gui ne doit pas être coûteuse, pas assez pour qu'elle prive un autre d'un peu de gentillesse en cette fête de Noël...

L'Irlandaise se souvient d'un temps des fêtes moins matérialiste. En Irlande, cette façon de célébrer concernait les classes plus aisées et comme ses grands-parents vivaient à la campagne rurale, loin du luxe superficiel, Noël a fait sa première impression comme un évènement de charité et de réunion. La rouquine habite aux États-Unis depuis longtemps déjà, pourtant, ce n'est pas à l'intérieur de sa petite ville que ce type de centre commercial prospérait. Par ailleurs, elle posait les pieds ici pour la première fois. Les lieux l'ont plutôt perturbés. Ah, New-York, toujours pleine de surprises et de découvertes ! À l'intérieur de cet environnement nouveau, elle n'échappe aucunement à son dilemme : pour qui le montant de l'académie Weins ?

Elle barre James de sa liste imaginaire. L'égoïsme ne la ressemble pas (ce qui ne l'empêchait pas de ressentir de la jalousie, mais c'est une autre histoire...). Des Plombs sont si malheureux, cet hiver... Et ça la peine, aussi. Ils ne devraient pas être tristes le jour de Noël, même si ce sont des alcooliques ou des gens à problème ! Il faut encore plus les aider ! N'est-ce pas une période d'amour pour son prochain ? La compassion, tout ça... Mais à qui offrir un cadeau spécifique ? Qu'est-ce que fera la personne si elle n'apprécie pas cette pitié ? Se sentira-t-elle offensée ? D'autant plus qu'elle ne les connaît pas, pas tous en tout cas. Alanis n'est pas une Plomb. Au fin fond de son inconscience, elle sait qu'elle profite, en tant que Zinc, indirectement de cette inégalité. À qui la faute ? Pas aux Platines, ils doivent avoir de bonnes raisons de soutenir cette organisation, sinon pourquoi un homme comme James en ferait partie ? Mais... mais quand même.

La rousse se lève de son banc et intègre le troupeau, un peu distraite cependant. Elle jette des coups d'oeil à droite, à gauche, en espérant trouver l'inspiration, cette idée de génie qui règlera ses tourments d'un coup de baguette magique. Elle réfléchit tellement qu'une femme pressée la bouscule, car Pendcastle se situait sur son chemin. L'adolescente se confond en excuses alors que la femme l'ignore. Joyeux Noël... Cette attitude, bien que méprisable, n'a rien de bouleversant. Qui n'a jamais vu ce comportement grossier durant les derniers achats ? Cependant, la jeune fille ne peut qu'être choqué. Elle ne dit rien.

Elle aurait dû s'acheter un truc inutile, partir et le donner à un ami, au lieu de croire en l'esprit de Noël.

Cet évènement la pousse, dans un élan rapide d'indignation, à tourner les talons en direction de la sortie. Par la suite, le hasard (ou le destin ?) accomplit son oeuvre. Elle n'avait pas remarqué ce pauvre prêtre qui recueillait (sinon que ferait-il ici ?) des dons pour les plus démunis. À ce moment, une illumination la frappe et les doutes s'estompèrent. Alanis offrira tout ses sous au prêtre. Elle ne croyait en rien de précis mais en la bonté, ça, elle pouvait la concevoir. Si elle pouvait la concrétiser, elle doit exister, non ? Son scepticisme l'avertirait bien de se méfier mais ses jambes prirent les devants.

« Monsi-Mon Père ? Je... je voulais juste vous donner ceci,
elle tend tout son budget cadeau, pour aider les gens qui en ont vraiment besoin. »

Elle ne se rend à peine compte que sa dernière phrase fut empreinte de quelques gouttes de tristesse.

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COMMENTAIRES : Sachez mes chers que vous vous trouvez face à la Reine de l'Académie. Reine que vous devrez acclamer, admirer parce que j'ai été élue par tout le monde comme étant la plus belle de cette fichue Académie. Mais ne vous réjouissez pas : beauté ne veut pas dire stupidité...
Ça fait six ans que je suis réélue, et je compte bien continuer jusqu'à mon départ.
Je suis également la Dirigeante en chef du Quartier Nord et je peux vous faire décapiter d'un simple claquement de doigt. Je suis également une prostituée de luxe et mes clients me sont entièrement dévoués alors dis un seul truc de travers sur moi et j't'envois en prison jusqu'à la fin de ta vie !

Allez sans rancune : je suis magnifique et intelligente, t'es rien face à moi !


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 18 Sep - 20:15

Calypso avait passé la matinée à regarder la neige tomber. Pas par plaisir, ho ça non !, mais parce qu'elle espérait voir le ciel s'éclaircir. Les flocons c'était bien au début, mais ça devenait ennuyant sur le long terme. Impossible d'avoir un brushing parfait avec autant d'humidité dans l'air et son manteau en fourrure noire faisait passer les flocons pour des pellicules. Moyennement glamour... Calypso ne détestait pas la neige puisque ça lui donnait un côté impératrice russe mais si elle trouvait que ça rendait ses arrivées plus classes, ça rendait aussi ses cheminements plus instables. Oui parce que bon, les talons aiguilles dans la neige, c'était pas très pratique ! Et puis il était absolument hors de question qu'elle abandonne ses chers Boulou pour enfiler d'horribles chaussures plates et sans intérêt ! Calypso était née pour porter des talons, pas pour frôler le sol de trop près !

« Calypso ! Joyeux No... »
« Silence toi ! Noël c'est ce soir ! T'as encore le décalage horaire dans le cerveau ou bien ? »
« Eh ? Bon bah je ne t'offre pas ton cadeau si c'est comme ça ! »
« Les cadeaux c'est ce soir ! Mais on ne t'a pas éduqué, misérable épouvantail ? »

Ne trouvant rien à rétorquer à la blonde, le géant suédois ne trouva rien de mieux à faire que de jeter un oreiller sur elle. Chose digne d'une déclaration de guerre puisque Calypso avait passé trois heures à se coiffer. Trois heures réduites à néant avec ce stupide coussin s'essuyant mollement sur ses splendides boucles. Sacrilège !

« Mais qu'est-ce que tu fais ?! Haaa ! Sors de ma chambre avant que je te fasse manger ta perruque par les narines ! »
« Perruque ? Mais ce sont de vrais cheveux ! »

Le géant prit la fuite en riant : il avait été faire un petit tour en Suède et ce retour en grandes pompes lui allait beaucoup. Car oui, Sven aimait pousser Calypso à bout de nerfs. Et sous ses airs de diva hystérique, la blonde appréciait ces moments. Même si refaire une nouvelle fois sa coiffure ne l'enchantait pas des masses...

« Gros tas de muscles sans cervelle ! »
« Tu m'as appelé Calypso ? Sven est revenu ? »
« Mais sors de ma chambre, toi ! Vous avez quoi à entrer sans frapper ! J'habite pas au dernier étage pour rien ! C'est pas un moulin ici ! »
« Ha... Je me disais aussi que je ne voyais pas beaucoup de blé... »
« … disparaît immédiatement ! »

Taleh obéit juste avant que Calypso ne lâche son personnage et se mette à rire. Décidément, elle allait passer un super Noël avec ces deux boulets. Et Matthew réussirait peut-être à passer la frontière ? Le Nord s'apprêtait à fêter dignement Noël et partout dans le quartier on avait accroché des guirlandes sur des arbres de tout genre, on avait mit des décorations partout et des maisons s'élevait une douce odeur de gâteaux, de dindes, de pommes de terre et d'aliments en tout genre. Le Nord donnait l'impression d'être un Quartier froid et finalement peu de personnes pouvaient se vanter d'en avoir vu l'intégralité. Sauf les habitants, évidemment ! Le Nord était pourtant très loin de ce quartier impersonnel uniquement régit par la carrure de Calypso. Dans les faits, le Quartier Nord devait être le quartier le plus chaleureux de New-York. N'importe quelle occasion était bonne pour faire la fête et tous les habitants se connaissaient. Il n'était pas rare que les familles se retrouvent pour boire un verre, que les enfants s'invitent les uns chez les autres sans que personne ne panique ou que « l'élite » soit de corvée de nettoyage de rue. Ici, tout le monde était égal et l'élite n'était que le conseil représentant les habitants, pas des personnalités au dessus des autres. A l'extérieur, on parlait de Calypso comme de la dirigeante du Quartier mais ce n'était qu'une question de stratégie, pour diriger toute l'attention sur la blonde. Ce n'était pas pour rien si elle avait deux excellents gardes-du-corps : le fait de s'autoproclamer dirigeante n'attirait pas que des pots-de-vin... Mais Calypso avait accepté ce sacrifice. Même si ça l'obligeait à entendre des blagues nulles généralement en rapport avec les légumes. Finalement, c'était peut-être ça le plus grand sacrifice...
Devant l'étendu des dégâts, Calypso défit sa coiffure pour en refaire une plus simple et moins sensible à l'humidité. Elle attacha ses longs cheveux en une grande tresse à quatre branches reposant sur son épaule gauche. Elle avait fait une douzaine de petites tresses auparavant et elles apparaissaient donc dans la tresse principale. Une fois la blonde satisfaite du résultat, elle enfila son manteau en fourrure noir par dessus sa robe d'un beau mauve sombre. La couleur n'était pas facile à porter mais pour une obscure raison de morphologie et de tempérament, la robe lui allait à merveille et on en oubliait même la couleur de base, pourtant très jolie. Une fois ses chaussures enfilées, elle sortit du bâtiment (en n'oubliant pas de faire une grimace aux deux gorilles attardés lui servant de gardes-du-corps) et se dirigea vers le centre commercial. Elle avait des achats à faire et c'était le seul lieu ouvert alors autant faire avec ! En pénétrant dans le bâtiment, après avoir viré tous les flocons tombés sur son manteau, elle se prépara mentalement à affronter des abrutis et des crétins mais elle n'aperçut pas l'habituel père noël. Heureusement ! La dernière fois il avait essayé de lui peloter les fesses. Ou bien était-ce le policier qui se tenait à côté de lui ? Qu'importe. Habitué à analyser les situations rapidement, son regard ne mit pas longtemps à accrocher Daniel du regard. Ni une ni deux, la belle blonde fit claquer ses talons et posa son menton sur l'épaule gauche du garçon tout en posant son bras droit sur l'épaule droite de Lassiter :

« Je savais que tu rêvais de te travestir ! Tu dois être monstrueusement sexy en petite robe blanche à dentelle ! Coquine, va ! »

Calypso appréciait Daniel, même si elle ne comprenait strictement rien à ses relations avec les filles en général. Il la faisait rire et il lui était sympathique : elle ne demandait rien de plus !




« Vous m'impressionnez en fait … car dans votre humanité à souffrir du passé, votre inhumanité à tuer et à diriger un lieu à présent vous rend simplement fascinante. Retenir des larmes, brider la tristesse pour la cacher en public alors que je sais au fond qu'il existe des bras où vous aimez vous reposer … ma chère ; vous êtes une vraie Reine. Et voyez je ne serai jamais un roi ...»
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Jason et Calypso jouant aux échecs:
 


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Sam 19 Sep - 0:57

Le jour de Noël... Harmony attendait ce moment depuis un an, jour pour jour ! En 2098, Harmony avait passé la soirée à Paris. Elle avait fait un concert l'après-midi et le soir venant, elle avait fait la fête avec les fans. Néanmoins, elle n'avait pas voulu les priver de fêter Noël avec leurs familles du coup la petite blonde avait renvoyé tout le monde chez lui et était partie diner avec son équipe. Ils avaient été dans un super restaurant où Harmony avait pu manger pleins de bonnes choses. Et puis ils s'étaient promenés dans Paris jusqu'à tard, ou tôt, et ils avaient regardé le soleil se lever depuis le haut de la tour Eiffel (les personnes chargées de la surveillance avaient reconnu Harmony et s'étaient empressés de lui offrir un panorama magnifique). Comme quoi, être célèbre et voyager, c'était pratique ! Ils s'étaient offert des cadeaux et Harmony avait reçu de la part de sa garde-du-corps un porte-clef en forme de licorne. Bien évidemment, elle ne pouvait pas savoir que le porte-clef était équipé d'une puce permettant de tracer la blonde où qu'elle soit. Ras le bol de la perdre toutes les deux minutes ! Après ce Noël, la garde-du-corps de Harmony se mit à la retrouver très facilement et la blonde, trop niaise, mit cela sur le compte de l'habitude ou autre. Que nenni, la licorne la guidait, voilà tout !
L'année d'avant, Harmony l'avait passée à Londres et là encore, cela avait été une expérience fantastique. Cela dit, qu'est-ce qui n'était pas fantastique avec Harmony, hum ? La petite blonde étant incapable de voir le mal, rien ne pouvait être négatif à ses yeux. Tout arrivait avec un but précis et cela finissait, lorsque ça commençait « mal », par faire plaisir à quelqu'un ou par faire un petit pas vers la paix mondiale. Idéologie complètement farfelue mais qui, étrangement, fonctionnait relativement bien. Enfin... si on avait le cerveau aussi dérangé que celui d'Harmony ! La petite blonde avait toujours été un peu « hors normes » mais le traitement de l'Académie Weins ne l'avait décidément pas arrangée ! De gentille fille timide et manipulable, elle était passée à véritable bisounours ne comprenant pas l'intimité et impossible à manipuler. Soyons honnête : comment pouvait-on manipuler comme Harmony ? On pouvait lui indiquer une direction, la guider éventuellement mais la manipuler ? C'était impossible pour la simple et bonne raison que Harmony était complètement imprévisible. Or pour manipuler, on avait besoin de savoir comment tourner la personne pour qu'elle mette les pieds au bon endroit. Et avec Harmony, c'était impossible. Au plus grand désespoir de la moitié de la planète, cela dit.

« Donc ça te va si on fête Noël en petit comité, Harmony ? »

La blonde tourna la tête vers sa garde-du-corps. La femme l'impressionnait à toujours la retrouver (merci la puce!) et à toujours savoir comment elle se sentait. Harmony ne pouvait rien lui cacher et elle aimait cette proximité. Mais si Harmony était bien quelque chose, c'était altruiste, et la perspective de « bloquer » un petit comité pour Noël, ça ne lui plaisait pas du tout. Même si ça partait d'une bonne intention : ne pas la laisser seule pour cette fête.

« Non ça ne me va pas. »

Le silence se fit dans la salle et une stagiaire recracha même son café pour l'occasion. Harmony n'approuvant pas quelque chose ? Harmony n'étant pas d'accord avec sa garde-du-corps ? Mais le monde ne tournait plus rond !

« Je veux passer Noël seule. »

Un second stagiaire recracha son jus d'orange alors que le manager s'étouffait avec ses chips. Mais depuis quand Harmony était-elle solitaire ? Elle adorait être entourée et souriait toujours ! Alors pourquoi avait-elle ce sourire à l'envers, là ?

« Tu veux passer Noël toute seule ? »
« Oui. Sans vous. »
« … Ha bah c'est sympa, merci ! »

La garde-du-corps prit un air vexé et ce fut comme si ça avait activé un bouton sur Harmony. La petite blonde se jeta dans les bras de la femme et dit, effrayée à l'idée qu'elle ne boude ou autre (esprit naïf, n'est-ce pas?) :

« Je vous aime beaucoup ! Mais je ne veux pas que vous passiez Noël loin de vos familles et amis ! On se voit toute l'année alors prenez cette soirée pour vous ! Moi, je trouverai bien quelque chose à faire ! »

L'ambiance dans la salle se détendit considérablement : ainsi la chanteuse ne faisait pas une crise d'adolescence ! L'attitude attentionnée au maximum de la blonde était tellement habituelle que si les stagiaires s'attendrirent devant la déclaration, les habitués, eux, passèrent immédiatement à autre chose. Ils allaient passer Noël en famille, donc. Oui parce que désobéir à Harmony, c'était purement et simplement impossible. S'ils essayaient malgré tout de passer Noël avec elle, la petite blonde prendrait la fuite et la seule personne capable de suivre la puce c'était la garde-du-corps. Or cette dernière avait pour habitude de ne pas chercher à désobéir à la chanteuse. Peine perdue, donc. Va pour une soirée en famille, alors. Les agents sortirent de la salle après avoir souhaité une bonne soirée à la chanteuse. La garde-du-corps partit en dernière et seulement après quinze minutes de mises-en-gardes, de précisions sur le fonctionnement d'un téléphone portable et de gros yeux quand au fait de laisser le porte-clef licorne dans l'appartement. Une fois toute la petite clique partie, Harmony resta seule quelques instants avant de décider de sortir. Elle avait envie de se promener ! Elle enfila un manteau blanc en fausse-fourrure toute douce par dessus sa robe blanche également mais couverte de dentelles splendides et variées. Encore une tenue particulière qui aurait fait ressembler n'importe qui d'autre à une poupée morbide. Harmony, elle, avait l'air d'un ange. Il ne manquait plus que les ailes, en fait. En sortant, elle tomba nez à nez avec la stagiaire qui avait, quelques instants plus tôt, recraché son café. La jeune fille devait avoir deux ans de moins qu'elle, peut-être plus, et rougissait.

« Je... Je n'ai pas de famille à New-York et je préférerai passer la soirée avec toi. Si ça ne te gêne pas, évidemment ! »

Harmony, qui n'avait plus de raisons de dire non, hocha la tête, prit la jeune fille par le bras et elles partirent bras dessus bras dessous en ville. Leurs pas prirent la direction du centre commercial et en quelques instants, elles furent à l'intérieur, au chaud, entourées d'une foule gigantesque. Le regard de Harmony fut immédiatement attiré par le prêtre tandis que celui de sa nouvelle amie restait figé sur une grande blonde avec un manteau en fourrure noire. Harmony se dirigea immédiatement vers le prêtre, à la base pour lui donner un peu d'argent pour les nécessiteux, mais l'action d'une petite rousse la prit de court. Quelle belle âme !!

« Adorable ! Tu es adorable ! »

Et ni une ni deux, Harmony se jeta sur la petite rousse pour lui faire un gigantesque câlin. Tout en tenant la petite rousse dans ses bras, Harmony tourna la tête vers le prêtre :

« Je ne vous avais encore jamais vu, mon père. Dans quelle église habitez-vous ?  » Parce que oui, pour Harmony, les prêtres habitaient dans les églises... hum... « Je n'ai pas beaucoup d'argent sur moi mais j'aimerai faire un don ! Je ne veux pas qu'il y ait des personnes malheureuses ! » et le pire, c'est qu'elle était sincère... Et si elle comptait se décrocher de la petite rousse ? Ho bah non...




« Elle respectait les croyances des autres et acceptait qu'on puisse préférer la main d'un monsieur barbu à celle de Gordon mais on ne la ferait pas changer d'avis. Harmony n'était pas un misérable petit mouton qu'on pouvait rallier à un troupeau pour lui montrer le droit chemin ; Harmony était une licorne, une créature tellement irréelle qu'on ne pouvait pas la contrôler. »

Spéciale dédicace à Thomas *
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Sam 19 Sep - 2:18

Consommation de masse, tel était devenu le mode de vie des gens. Pour quelques bouts de papier un homme, une femme ou même un enfant pouvait se procurer des produits un certain nombre de ces papiers. En ce temps festif et hivernal, le peuple s’adonnait à cette pratique plus assidument que lors d’autres périodes. Noël était l’une de ces fêtes qui n’étaient que révolue symboliquement. Tout ce qui importait dans ce monde capitaliste était les cadeaux ou plutôt “Tchitching, Tchitching” comme le son que faisait les caisses rendues obèses. En fait, Noël, à cette époque, était comme un cadeau offert par une grand-mère. La boîte était jolie et toute belle, mais l’intérieur était rempli d’un pauvre pull tricoté avec de la laine vieille de cinquante ans. Célébrons la naissance du Christ disait-on, plutôt célébrons la naissance du capitalisme. Cette période hivernale permettait aux commerces, petits ou grands, de bien se remplir les poches et se faire une petite graisse pour passer à travers de périodes à sec s’il y avait lieu. Ce n’était plus seulement une période de réjouissance familiale, mais aussi et surtout de réjouissance financière pour les magasins. Que ce soit la traditionnelle dinde ou une boule de noël, tout portait un prix. Même l’amour portait un prix, car il était démontré par les cadeaux justement. Cependant, l’esprit de bonne humeur et d’entraide était toujours présente. On donnait à celui qui en avait besoin et c’était l’une des choses noble qui était resté dans la tradition. C’était aussi un moment pour passer du temps en famille et amis, une chose qui n’avait pas changé heureusement.

Eric n’approuvait pas ce que Noël était devenu, mais n’ignorait pas que les cadeaux n’étaient pas une mauvaise idée en partant, mais ce l’était devenu tellement c’était “obligatoire” d’en offrir à ta famille et ou amis sinon tu devenais un sale égoïste. Enfin, n’ayant pas de famille proche, tout ce qu’il achetait était du vin et des petits cadeaux pour les quelques amis avec qui il passait parfois les réjouissances blanches dans tous les sens du terme cette année. New-York avait été ensevelie sous la neige cette année. Après la dernière tempête, on ne pouvait douter de la véracité de la chose. Le sol était déjà recouvert de son duvet blanc depuis quelques temps et mais la température n’était pas trop froide. Tous portaient tuque et manteau.

Ce matin là, l’humoriste c’était réveillé d’une humeur neutre. Il ne se sentait ni bien ou mal. De duveteux flocons tombaient dehors et le soleil brillait, sa clarté amplifiée par les cristaux de la neige. Plusieurs gens circulaient déjà sur la rue. Le sourire était sur le bout des lèvres et plusieurs rires se faisaient entendre du logement d’Eric. Il enfila des vêtements adaptés à la température et se prépara un café avant d’aller affronter le froid. Il devait acheter des présents pour ses amis seulement, n’ayant aucune famille proche. L’homme n’aimait pas acheter des cadeaux, mais, s’il le faisait, il s’assurait d’avoir des cadeaux qui aurait un réelle valeur. Pas de cartes-cadeaux, c’était impersonnel selon lui.

Sortant de chez-lui aux , Eric reçut une boule de neige sur le bras gauche. Se retournant, il vit courir un enfant qui riait aux éclats. La jeunesse pensa-t-il en étirant un sourire sur son visage. Balayant avec son gant la neige de sa manche, il se dirigea vers le centre-ville. L’humoriste n’habitait pas particulièrement loin ni proche de sa destination. Après quelques temps, il arriva finalement devant le centre commercial d’où sortait et entrait déjà plusieurs personnes. Il se fraya un chemin dans cette marée humaine et atteint finalement l’échoppe de liqueurs artisanales. Eric n’était pas un buveur, mais certains de ses amis si et l’humoriste savait comment ceux-ci adoraient les vieux vins.

L’humoriste n’était pas pressé, il allait probablement rester dans le centre-ville tout l’avant et après-midi là. Prendre l’air donnait souvent de l’inspiration et c’était une belle journée. Peut-être même irait-il à la soirée organisée à la mairie? Eric n’était pas un grand amateur de ces soirées, mais pour trouver des histoires à raconter dans un spectacle, c’était la corne d’abondance.

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Sam 19 Sep - 3:04

Thomas était aux anges, c’était Noël. Le professeur adorait cette fête. Tout le monde avait un sourire accroché aux lèvres et les chants mélodieux si particuliers à cette période mettait de l’ambiance. Bien qu’il n’aime pas dépenser son argent pour rien, il se gardait toujours un beau montant pour cette célébration hivernale. Son appartement était décoré de guirlandes et de boules rouges et vertes. Tous les ans, il invitait sa vieille voisine à un repas traditionnel de dinde. Il lui achetait toujours un cadeau aussi. Elle appréciait beaucoup sa compagnie et ses attentions, étant seule tout comme lui. Thomas n’aimait pas passer Noël seul, croyant que c’était une célébration sensée rapprocher les gens et c’était ce qu’il appliquait en invitant la dame aux cheveux blancs. Il ne le faisait pas seulement pour la tradition, mais aussi parce qu’il avait de la peine pour cette femme et avait un grand coeur. De plus, elle n’était pas d’une détestable compagnie. Ses tartes étaient délicieuses et elle était la meilleure lorsqu’il s’agissait de tourte anglaise. Sa recette était tout simplement divine. Le boeuf avait était cuit d’une manière parfaite, les légumes étaient juteux et le tout s’harmonisait avec brio dans une sauce goûteuse, magique, magnifique, magistrale, extraordinaire, bref parfaite. Carte de plus dans sa, elle était très sympathique et savait discuter de tout et de rien. Elle ne faisait pas parti de ces vieilles personnes qui radotaient leur vie à toutes les secondes. Cela était très ennuyant pour être honnête, mais Thomas ne le disait pas et écoutait toujours bien entendu. Tout le monde avait le droit d’être écouté.

S’habillant chaudement, il sortit dehors et commença un bonhomme de neige sur le trottoir devant son immeuble, quelques enfants se joignirent à lui et lorsque bonhomme de neige(ou bonfemme de neige qui sait?) eut été terminé, une bataille de boule neige suivit. Le professeur rentra vers midi, tout mouillé, chez lui mais heureux comme un gosse de sept ans. Rayonnant, il se changea et décida d’aller faire un tour au centre commercial. Il aurait peut-être la chance de trouver une bébelle qui lui plairait ou croiser des gens qu’il connaissait. Thomas avala une croûte avant de partir, tout sourire, pour le centre d’achat. Celui-ci était comme une ruche: Ça sortait, rentrait, parlait dans un mouvement désorganisé mais fluide. Tout ces gens semblaient heureux et Thomas était heureux pour eux. Noël serait toujours un temps de bonheur et de rire no matter what.

Rentrant dans le centre, il s’imprégna de l’ambiance. C’était si beau toute cette camaderie. Thomas en était ému. Un large sourire collé sur sa face, il se balada au travers de la foule. Il s’arrêta devant un prêtre et lui donna un don généreux. Le physicien soutenait les causes qui venaient en aide aux gens dans le besoin. Il l’avait été et ne souhaitait à personne de vivre ce qu’il avait vécu auparavant. Ce n’était pas d’agréables souvenirs. Enfin, c’était du passé et on ne pouvait rien y faire. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort comme on dit. Cependant, il trouver la force de traverser les épreuves n’était pas une mince affaire. C’était pourquoi, Thomas aidait du mieux qu’il pouvait que ce soit en donnant ou en faisant son travail d’enseignant. Ce n’était pas parce que tu naissais dans une famille plus riche que tu méritais une meilleure vie.

Sortant de sa rêverie, il glissa l’argent dans la fente du pot, salua le prêtre d’un mouvement de tête et entreprit de continuer son chemin. Ce n’était pas le temps de s’enfoncer dans ses pensées et son passé. Il fallait vivre chaque instant. Surtout lors de cette période qu’il aimait tant.


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 20 Sep - 14:38

La neige tombait à gros bouillon blancs qui se prenaient dans les mèches roses dansant sur le sommet du crâne d'un excentrique personnage. C'était Noël ! Le premier noël de Tempest en tant que platine. Lorsqu'il avait vu la somme d'argent qu'on lui avait remise, il en avait eu un moment de bug dans la matrice, comme qui dirait. Tout cela ? Sérieusement ? C'était l'occasion de faire des folies pour son grand frère préféré ! Jin avait bien vu que son aîné était morose, et que les choses devenaient compliquées ces derniers mois. C'était bien pour cette raison, qu'avec son allant habituel, il avait décrété un moment entre frères, et lui avait demandé de le retrouver un peu plus tard dans le centre commercial… Cela lui laissait tout juste le temps de faire l'emplette qu'il avait en tête pour Yuki.

Courant presque dans la cohue, et se frayant un passage jusqu'à la boutique qu'on lui avait indiquée (des heures de renseignements en amont!). Somme démesurée en main, ça avait du bon d'être platine, il entra dans le magasin d'instruments de musique le plus réputé de la ville. L'ambiance y était électrifiante, sombre, bardée de néons. Gothiques et punk s'y retrouvaient fréquemment, et, à ce qu'on disait, c'étaient les meilleures guitares électriques de la ville. Et ça… ça, ça plaisait à Jin. Il fallait le meilleur pour son frère, rien de moins, et surtout quelque chose qui puisse l'aider à aller mieux. Les raideurs musculaires dont souffrait son frère, sans doute à cause de sa dépression, pourraient peut-être passer s'il les sollicitait différemment. Le tir à l'arc nécessitait force et concentration, mais peu de dextérité fine… C'était tout l'inverse de la musique, et Jin savait son frère fort doué dans ce domaine.

« Bonjour, mademoiselle ! »

La vendeuse qu'il avait hêlée était une petite blonde engoncée dans un corset de cuir noir, aux yeux outrageusement maquillés. Elle dégageait un charme plein de mystères auquel n'était pas insensible l'asiatique qui ne put s'empêcher de lui adresser un grand sourire avenant.

« Je chercherais une guitare électrique pour mon grand frère. Il a quelques faiblesses musculaires, il serait donc bon qu'elle ne soit pas trop lourde, s'il vous plaît. »

La jeune femme, visiblement encline à la conversation l'emmena dans un dédales de guitares, lui faisant même une démonstration du son de certaines d'entre elles. C'était indéniablement une très bonne musicienne. L'affaire fut promptement menée, et la guitare choisie emballée. C'était un instrument d'un bleu électrique soutenu, émaillée de quelques volutes d'argent d'inspiration tribales. Elle était assez légère par rapport aux autres guitares qu'ils avaient pu tester, et Jin repartit, satisfait, avec la guitare sur le dos, soigneusement emballée, et le numéro de téléphone de la jolie Cassandra dans le portefeuille.

Il se posa au lieu de rendez-vous, ne restait plus qu'à attendre son frère !



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COMMENTAIRES : La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l’œuvre du malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant !

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Dim 20 Sep - 19:19

De nombreuses personnes avaient donné ce qu'elles voulaient, ce qu'elles pouvaient, et le tronc de Noël se remplissait allègrement. Manifestement, la charité n'avait pas disparu dans cette ville en perdition, et il restait encore des âmes nobles et soucieuses de leur prochain. La période y était pour beaucoup, on se sentait redevable envers quelqu'un, envers Dieu, ou la fortune, ou autre chose, et en cette fin d'année, comme souvent, d'illustres inconnus mettaient en commun leur volonté d'exprimer de la gratitude au service du partage. C'était cela la vraie magie de cette fête, et bien qu'un peu mélancolique, le prêtre la sentait présente ce soir, et remerciait sincèrement, chaleureusement ses gentils donateurs, n'ayant rien d'autre que des bénédictions à leur offrir, et la promesse d'une prière pour prendre soin de leurs âmes immortelles. Il repensa aux passants qui avaient contribué à aider leur prochain, autant de personnalités différentes, réunies autour d'un même intérêt, l'entraide. Certains donnaient avec prodigalité, mais sans sentiment, par réflexe d'éducation plus que par réelle générosité, les nantis principalement, pour qui se départir n'est pas difficile, ni gratifiant. Puis il y avait les hésitants, ceux qui ne savaient pas s'il s'agissait d'une arnaque, qui se demandaient si on les regardait, s'ils avaient le droit de donner, et ceux là faisaient sourire le prêtre. Et ceux qui donnaient de bon aloi, par gentillesse et compassion, ceux qui avaient le cœur sur la main, plus rares que tout, un peu comme cette enfant rousse avec des trémolos dans la voix. Elle hésitait à s'adresser à lui, intimidée sans doute par son visage austère, car même s'il était détendu et souriant, sa physionomie portait toujours les stigmates de la guerre, des atrocités vues et vécues, alors il fit une chose qui l'étonna lui même : il étreint délicatement la jeune fille contre son sein, et murmura un "merci mon enfant", d'un ton doux et apaisant. "Prenez ceci, peut être en aurez vous besoin un jour, conservez longtemps votre belle âme, c'est une chose rare et précieuse, et je sens en vous une grande bonté. Allez en paix, ma fille, car ce soir et à jamais, les anges vous accompagnent". Il l'embrassa sur le front, lui fit le signe de la croix, et mit dans sa main un crucifix qu'il avait depuis son noviciat. Le petit objet était en fer forgé, avec sa chaînette, joli mais sans valeur pécuniaire, pourtant il l'avait suivi jusqu'au bout du monde, il s'y était raccroché lors de chacun des moments les plus difficiles de son existence, et aujourd’hui, il offrait son soutien à une personne qui, pensait-il, le mériterai. Il referma doucement la main de la jeune fille et lui souhaita de joyeuses fêtes.

Il eut à peine le temps de se reculer que la pauvrette fut assaillie par une tornade blonde enthousiaste, et qu'elle se retrouva dans une accolade que n'aurait pas renié un grizzli. Par réflexe, il avait fait rapidement glisser sa main vers son arme, mais quand il vit que la jeune femme un peu évaporée ne représentait pas de menace, sauf si l'on était une peluche, il se calma et sourit à la nouvelle arrivante. Rapidement, il comprit en regardant ces yeux candides qu'il n'y avait pas une lueur de méchanceté, ni même de malignité, en cette enfant un peu exubérante. Par contre, pas trace non plus d'une vive intelligence, mais il se morigéna intérieurement pour cette vilaine remarque, et salua poliment la blonde enfant.

"Je...vis...en l'église Saint Michel, et ne vous inquiétez pas mon enfant, donnez ce que vous pouvez, il vaut mieux que ce soit peu mais de bon cœur que beaucoup sans bonheur". Il lui donna en échange un petit missel, comme ceux que l'on donnait auparavant aux enfants. Il en avait retrouvé quelques uns dans des cartons, vieux et poussiéreux, décorés de dessins illustrant les paraboles de la Bible afin d'enseigner aux petits les messages de paix et la parole de Dieu. Elle aimerait les dessins, il en était sur, et lui dédia une prière et un sourire bienveillant.

Un peu plus tard, il reçut un don substantiel de la part d'un homme de sa tranche d'âge, du genre de ceux qui ont déjà connu des jours meilleurs, et pires aussi, un homme qui avait du connaître des revers de fortune, et qui savait à quel point un don peut changer une vie. Il passa entre eux un éclair de compréhension, pas besoin de palabres pour celui là, on pouvait tout dire sans un mot, et il lui glissa un gobelet fumant de café chaud, que l'homme prit avec circonspection. Il s'en servit un aussi, et trinqua avec son "interlocuteur muet", qui renifla, identifia le whisky et sourit avant d'y tremper ses lèvres. Ils se séparèrent ainsi, comme ils s'étaient rencontrés, en silence et dans le respect des hommes qui savent...

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Lun 21 Sep - 9:59

Is just a little Christmas tree
Lookin sorta sad n lonely just like me
Noone seems to care
They just went away and left it standing there
All alone on Christmas eve.



Contrairement à la plupart des gens, Theodore Traum n'apprécie plus les fêtes de Noël. Si auparavant, elles étaient synonymes de joie, de retrovailles, de repas joyeux, de rires et de sourires, elles ne sont plus qu'amertume et douloureux souvenirs. Comme tous les ans, il n'y aura personne à sa table et il ne règnera qu'un silence mortifère dans sa grande maison. Comme tous les ans, il accrochera une expression de félicité factice à son visage, souhaitera tous ses voeux à ceux qui le côtoient mais rien ne comblera le vide qu'il y a dans son coeur. Comme tous les ans, il trompera sa peine en dépensant plus que de raison pour le service pédiatrique de l'hôpital mais il sait que le bonheur ne fonctionne pas comme des vases communiquants. En ces jours bénis où on célèbre le rassemblement, il ne pensera qu'à sa femme et sa fille qu'une stupide grippe à emportées et les seules images qui peupleront sa nuit de réveillon seront les dernières instants des deux membres de sa famille qu'il ne pourra plus jamais étreindre contre lui. Il attendra fébrilement que l'hôpital l'appelle en renfort ou que l'hôpital clandestin le contacte pour un cas nécessitant son intervention. N'importe quoi pour lui occuper l'esprit et éloigner ces deux fantômes qu'il n'a jamais eu le courage de rejoindre par ses propres moyens.
En entrant dans le centre commercial, Theodore Traum s'était aussitôt dirigé vers le magasin de jouets. Au début du mois de décembre, il y avait déposé la liste au Père Noël faite par les enfants du service pédiatrique. Tous les ans, il dépense une peite fortune pour que ces mômes aient un Noël digne de ce nom malgré la maladie et la douleur. Grâce au personnel plus que dévoué, les murs et chambres de ce service semblent sortir d'un livre de conte, c'est une débauche de décorations masquant les appareils qui bipent, les tubes transparents, les dispositifs médicaux. Ted n'attend pas longtemps dans la boutique, la responsable des lieux s'avance rapidement près de lui. Un bref échange. Quelques questions. Et Ted a l'assurance de cette dernière que tout est parfait. Sa commande sera livrée demain matin, au petit déjeuner à l'hôpital et un des employés s'est porté volontaire pour incarner le Père-Noël auprès des bambins. C'est chaleureusement que Traum remercie l'équipe de ce magasin, il se laisse docilement aller à l'exercice des photos avant d'abandonner le magasin de jouets.La magie de Noël n'opère plus sur lui mais elle doit se poursuivre pour ceux qui y croient encore et qui peuvent se laisser emporter par le tourbillon joyeux de cette fête.

Dans le vaste hall du centre commercial, une foule compacte se hâte et un brouhaha d'oiseaux règne. Les papiers brillants crissent. Les roues des caddies couinent. Les visages sont rayonnants et les cuisiniers du réveillon familial doivent se demander ce qu'ils ont bien pu oublier pour que la soirée soit parfaite. Quelques inconnus le reconnaissent, lui serrent la main chaleureusement en lui souhaitant une excellence fête et Ted répond avec la même chaleur et les mêmes espoirs pour l'année à venir même s'il sait que rien ne changera. Rien ne change jamais dans ce pays. Avisant soudain l'étal d'un prêtre s'occupant d'une collecte, Theodore s'en approche. Une urne destinée à récolter des fonds pour offrir un Noël décent aux plus nécessiteux attend patiemment que les new yorkais se laissent aller à l'exercice de la charité annuelle. Ouvrant son porte-feuille, il glisse le reste de ses liquidités dans l'urne de ce dernier avant de lever le nez sur le visage de l'homme de Dieu. Ils consacrent leur temps, tous les deux, aux mêmes personnes. L'un soigne les âmes, l'autre répare les corps. Se seraient-ils croisé au détour d'une ronde de Theodore dans les quartiers les plus misérables et dangereux de la ville? Le médecin l'ignore. Mais en cet instant, il n'a pas envie de jouer les héros populaires heureux et épanoui. Il adresse un demi-sourire au prêtre avant d'indiquer d'une main gantée la place à côté de ce dernier. Bonjour, mon Père. Cela va vous paraître incongru mais puis-je rester un instant à vos côtés?



    " Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. " Stéphane Hessel

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Lun 21 Sep - 18:56

Je n’ai pas réellement envie de fêter Noël cette année. Encore moins d’aller dépenser des fortunes inutilement dans des centres commerciaux. Je ne suis toujours pas à l’aise avec ces endroits. Je m’y rends, bien sûr, mais il y a toujours ce souvenir qui me hante. Et c’est bien pire cette année, maintenant que Jayden est revenu,  maintenant qu’il est à l’Académie. Encore une raison pour laquelle je redoute Noël cette année. Parce que cette année, cette fête me rappelle ce Dieu qui nous a abandonnés. Pourquoi devrions-nous fêter la naissance de son enfant quand il a laissé les siens mourir ? Cela me dépasse.

Et comme chaque année depuis six ans, je n’ai pas prévu de rentrer. Je fêterai Noël à l’Académie, puisque c’est là qu’est ma véritable famille. Les choses seront bien encore une fois. Et puis ce sera la premier Noel depuis les attentats. Il est important de rester soudés. Les choses seront grandioses, comme d’habitude. C’est tout ce sont on a besoin. Mais qui dit Noël dit tout de même cadeau. Je suis sortie de ce matérialisme qui a détruit la famille Thomas il y a des années de cela, mais il demeure tout de même quelques rituels sociaux à réaliser.

Je me suis donc emmitouflée dans un chaud manteau d’un beau rouge, protégé mon coup d’une écharpe toute simple, un bonnet sur le crâne pour sortir dans le Quartier du Milieu. L’hiver est rude cette année, et je refuse de tomber malade en cette période d’examens. Surtout que les championnats reprendront aux beaux jours. Bref, en ce 24 décembre, je suis dehors, respirant un grand coup avant de rentrer dans le centre commercial. Sauf que je ne suis pas seule. Aujourd’hui, James est avec moi. Je suis allée le trouver il y a quelques jours, lui expliquant que je ne me sentais pas capable d’affronter seule les centres commerciaux en cette période de noël. Il sait à quel pour le retour de mon frère me perturbe plus que je ne veux bien le reconnaitre. Et dans sa grande bonté, il a accepté de m’accompagner. Il n’y a pas à dire, ma famille est vraiment dans cette école désormais.

Je ne suis pas là pour moi, par égoïsme, c’est peut-être pour cela que je réussis à être dans cet endroit. J’ai déjà envoyé une lettre à mes parents. Je le fais depuis que les choses vont mieux pour moi. Même si cette année je leur ai menti, ou caché la vérité plutôt, en ne disant rien au sujet de Jayden. J’ai un peu honte. Mais comment leur briser le cœur à Noël ? Je le ferai, plus tard. Je sais qu’il vaut mieux que ça vienne de moi. Mais pas maintenant. Alors pourquoi suis-je ici ? A qui puis-je bien offrir des cadeaux ? Daniel, qui tente de me détruire avec en plus mon consentement ? Possible. Calypso ? Possible aussi. Mon chevalier servant du jour ? En réalité je l’ai déjà, il est au chaud dans ma chambre son présent. Jayden ? Certainement pas. En réalité, aujourd’hui, c’est pour un cadeau commun que je suis là.

« Je compte acheter des médaillons représentant l’Académie, ou Gordon, ou même New-York pour tous ceux qui fêteront le réveillon avec moi, à l’école, cette nuit, tu penses que c’est une bonne idée ? »

Je n’ai pas eu le temps de m’en occuper avant, me contentant des cadeaux les plus importants, à cause des examens. Je ne sais même pas quelle tenue je vais porter ce soir. Je n’ai pas envie de dépenser une nouvelle fois de l’argent pour un vêtement. Peut-être opterai-je pour une robe noire toute simple, une de celle que je mets dans mon travail d’ambassadrice.  J’accélère le pas en voyant un homme d’Eglise. Ils me mettent toujours en colère avec leurs mensonges et leurs mystifications.

« Comment peut-on encore vénérer de faux dieux, dis-moi ? Dire que j’ai cru en ces mensonges. Qu’il y avait un être divin qui veillait sur nous. C’est tellement idiot. Si dieu il y a, il est bien cruel. »

Je glisse mon bras autour de celui de James, comme pour me dire que rien n’arrivera. Ce n’est qu’un centre commercial, nous sommes là pour passer un bon moment, et je suis avec quelqu’un qui ne me juge pas pour les erreurs que j’ai pu commettre autrefois. C’est tout ce qui m’importe. M’arrêtant près d’une vitrine, je vois des médailles représentant l’Académie.

« Oh regarde, cela pourrait être bien, qu’en dis-tu ? Ça soudera tous ceux qui restent ici pour Noël. J’ai hâte d’y être, on sera bien tous ensemble. Même si beaucoup ne seront pas là… »

Mon regard s’est porté sur quelques élèves de l’Académie que je viens de voir passer. Et sur Calypso et… Daniel. Oui, beaucoup ne seront pas là. Je me décide à entrer dans la boutique, avant de reporter mon attention sur James.

« Tu as déjà trouvé tous tes cadeaux ? »

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James J. Miller
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COMMENTAIRES : J'ai tué, j'ai été arrêté, j'ai été placé dans un hôpital psychiatrique mais j'en suis sorti. Je suis retourné dans cette académie juste pour La revoir encore et encore. Mais désormais je ne suis plus le même. Mon objectif ? Vous prouver que le gouvernement est la meilleure chose qu'il soit et si vous venez me dire l'inverse, je vous tuerai. Je suis Platine et celui qui se dressera devant moi connaîtra le même sort que Jonathan Winson.
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 24 Sep - 12:42

James n'aimait pas spécialement Noël. Il ne détestait pas cette fête mais c'est plutôt qu'elle ne lui faisait ni chaud ni froid. Le Platine n'avait jamais fêté Noël en famille étant donné qu'il n'en avait jamais eu. Enfin, avant qu'il n'arrive à l'Académie, évidemment ! Mais puisqu'il avait grandit dans un orphelinat moyennement sympa, il n'avait jamais vraiment ressenti cette "chaleur humaine" dont tout le monde parlait. James n'avait jamais connu les repas en famille, le déballage des cadeaux, les rires, les photos, le grand sapin avec toutes ses décorations... Non. James n'avait jamais grandit dans une famille lambda et ne connaissait donc pas cette version de Noël. En arrivant à l'Académie une seconde fois, il avait découvert sa propre version de Noël. C'était se retrouver entre amis à la mairie ou à l'Académie, s'offrir des cadeaux et profiter de la soirée joyeusement. Mais en soit, ce n'était pas si différent des jours ordinaires qu'il passait à l'Académie... Alors non, il n'attendait pas la fête de Noël avec impatience : pour lui, tous les jours correspondaient à ce qu'il appelait "Noël".

James était typiquement le genre de personne tellement bien organisée qu'il n'avait pas besoin de chercher des boutiques ouvertes le jour de Noël. Il n'avait pas l'intention d'offrir des cadeaux à tout le monde, même avec la bourse de l'Académie, il n'en aurait pas eu les moyens ! Mais il avait prévu d'en offrir à ses amis proches et à quelques autres personnes, comme Alanis par exemple. James avait conservé ses cadeaux dans sa chambre et il attendait le bon moment pour les offrir. En soit, ça n'était pas gênant d'attendre après Noël pour les offrir : de cette manière, il pouvait changer de plan si jamais la personne avait déjà reçu un cadeau ressemblant au sien. Mais surtout, en les offrant après Noël, il évitait de « forcer » les gens à lui en offrir en retour. James offrait des cadeaux par plaisir, pas parce qu'il voulait en recevoir ! Il attendait donc patiemment que les jours passent et qu'il puisse enfin offrir ses cadeaux. En attendant, il n'avait rien de prévu : les vacances étaient enfin là et mis-à-part son entrainement quotidien, James était libre et cherchait même des occupations. Il avait d'ailleurs postulé dans plusieurs associations pour aider les sans-abris ou les plus démunis à passer un beau Noël et à traverser l'hiver sans risque. Ce n'était pas la première fois que le Platine s'engageait pour aider les autres : il avait décidé d'en faire le moteur principal de son existence. James voulait aider l'humanité à aller mieux, il voulait faire de son existence quelque chose d'utile. James ne serait jamais le genre de personne à se vautrer dans le luxe et la flemmardise : il avait besoin d'être actif et de faire des actions utiles. C'était donc tout naturellement qu'il s'était tourné vers le professorat : quoi de mieux qu'un professeur pour aider les élèves à devenir de bonnes personnes ? Il avait longuement parlé avec Monsieur Stanton et avec quelques professeurs et élèves et il était maintenant sûr de son orientation : James Justin Miller deviendrait professeur. Mais pas à Weins. Il voulait aller dans des écoles moins célèbres et avec moins de moyens : il ne courrait pas après le succès mais après l'utilité. Il voulait aider son prochain et permettre aux enfants de réaliser leurs rêves. Il était d'ailleurs en train de faire quelques fiches de préparation pour son futur stage en tant qu'assistant dans une petite école du Texas lorsque Jade était venue le trouver. Elle lui avait expliqué son désir d'aller faire les courses mais son incapacité à le faire seule et James n'avait pas mit longtemps à accepter : de toute façon, il n'avait rien d'autre à faire et il aimait la compagnie de Jade.
Le jour J, James avait enfilé son manteau d'hiver et avait rejoint Jade et son beau manteau rouge. Ils étaient parti ensemble pour rejoindre le seul endroit encore ouvert en ce jour férié. La neige continuait de tomber patiemment et James était d'excellente humeur ! Ce soir, il allait passer la soirée avec ses amis et comme tous les ans, l'Académie allait y mettre les moyens pour qu'ils profitent à fond. Il y avait beaucoup d'orphelins et de personnes ne pouvant/voulant pas fêter Noël avec leur familles à Weins, l'Académie faisait donc son possible pour que personne ne soit seul pour ce glorieux événement. Pour tout dire, l'Académie occultait complètement les raisons religieuses qui avait, à la base, poussé à fêter Noël. Parce que le personnel ne voulait pas donner plus d'importance à une religion qu'à une autre et parce qu'il voulait éviter de créer des tensions inutiles. Et puis, soyons honnêtes, parce que l'Académie prônait la solidarité et la communauté et que la perspective de se faire voler la vedette par un bonhomme accroché sur une croix ne tentait pas trop le service de communication...

« Je compte acheter des médaillons représentant l’Académie, ou Gordon, ou même New-York pour tous ceux qui fêteront le réveillon avec moi, à l’école, cette nuit, tu penses que c’est une bonne idée ? »

James sourit à Jade et lui caressa les cheveux amicalement.

« Un peu que c'est une bonne idée ! C'est même carrément une idée géniale ! »

Jade avait toujours de bonnes idées, de toute façon. Elle avait une telle énergie en plus ! Même si depuis quelques temps, elle semblait plus sur ses gardes, Jade restait quelqu'un de fondamentalement bon et enthousiaste. Mais aussi d'anticléricale... Jade lança un regard noir au prêtre et affirma que s'il y avait un dieu, il était bien cruel. James se contenta de hausser les épaules :

« Dans les périodes de troubles, les gens cherchent à se raccrocher à quelque chose d'irréel. Et il y a toujours des personnes pour en profiter... »

James ne portait pas les religieux dans son cœur : il estimait qu'ils profitaient des faiblesses des pauvres gens. Et surtout il ne comprenait pas l'intérêt de croire en un Dieu imaginaire et faible alors qu'il y avait un humain aussi puissant et parfait que Gordon...

« Gordon nous dit d'être tolérant et d'accepter les religions et les différences des autres mais... » James s'interrompit, le temps de trouver les bons mots « Mais comment est-on censé réagir quand ces personnes viennent nous forcer à penser comme eux et nous jugent lorsqu'on ne le fait pas ? » C'était valable pour les religions comme pour n'importe quoi. « Ce prêtre ne fait rien de mal en récoltant de l'argent pour les plus pauvres mais... mais il aurait pu le faire sans nous mettre sa religion sous le nez. Il aurait récolté la même somme en faisant une collecte laïque ! Là c'est comme s'il se permettait de juger toutes les personnes qui ne donnent pas au nom de sa religion et de son Dieu. Et ce n'est parce qu'on est égoïstes qu'on ne donne pas. Ça peut aussi être parce qu'on a pas assez ou, sûrement le cas de beaucoup de personnes ici, parce qu'on est pas sûrs que l'argent arrive vraiment aux nécessiteux... Je ne voudrais pas faire dans le jugement physique mais il a quand même l'air louche, ce prêtre... »

James eut un petit rire pour montrer qu'il n'était pas complètement sérieux. Il serra néanmoins le bras de Jade pour lui faire comprendre qu'il était avec elle et qu'elle pouvait compter sur lui.

« Oh regarde, cela pourrait être bien, qu’en dis-tu ? Ça soudera tous ceux qui restent ici pour Noël. J’ai hâte d’y être, on sera bien tous ensemble. Même si beaucoup ne seront pas là… »

James sourit et hocha la tête. Les médailles étaient effectivement très jolies et elles pourraient devenir de superbes souvenirs pour les futurs diplômés. C'était vraiment une belle idée !

« Au lieu de s'attrister parce que nous ne serons pas tous ensemble, réjouissons-nous plutôt pour ceux qui vont passer Noël en famille ou ailleurs ! Et rien ne nous empêche d'organiser une nouvelle fête à la rentrée avec tout le monde cette fois ! Une sorte d'après-Noël ? Ça pourrait être très sympa ! »

James était enthousiaste en tout cas ! Mais de toute façon, la soirée allait être très sympa, qu'il y ait du monde ou pas. Les soirées à l'Académie et à la mairie étaient de toutes façons toujours très agréables. Alors certes, il n'y aurait pas les têtes connues comme Calypso ou H., Tempest serait sûrement avec son frère ou Daniel avec sa famille, puisque c'était visiblement ce qui perturbait Jade, mais il y en aurait d'autres ! Et puis ce serait l'occasion de découvrir de nouvelles têtes et de se faire de nouveaux amis ! En parlant d'amis, Jade demanda à James s'il avait déjà tout ses cadeaux et le Platine laissa échapper un petit rire satisfait :

« Oui j'ai tout, haha ! J'ai acheté au fur et à mesure pendant l'année, à chaque fois que je tombais sur un truc qui me plaisait. La bourse de l'Académie m'a bien aidé en tout cas ! C'est tellement agréable de ne pas avoir à se soucier de l'argent et surtout, je trouve ça vraiment très généreux de la part de l'Académie de donner de telles sommes d'argent à tout le monde ! On est quand même beaucoup d'élèves, mine de rien ! Tout le monde ne serait pas capable d'être aussi généreux avec tout le monde ! Même avec ceux qui ne mériteraient pourtant pas d'être ''félicité'' ou ''remercié''... »

James s'interrompit, conscient de s'être emporté au sujet de l'Académie. Il aimait cet endroit et dès qu'il commençait sur le sujet, c'était dur de l'arrêter.

« J'ai appris que tu t'entendais plutôt bien avec Calypso. Tu ne lui as pas proposé de fêter Noël avec elle ? Ou avec Daniel ? »

James eut un petit sourire entendu avant de changer de sujet, pour ne pas embarrasser son amie :

« En tout cas, une bonne soirée nous fera du bien, avec tout ce qui nous est arrivé cette année ! Je pense d'ailleurs que la fête du nouvel an va être grandiose ! J'ai entendu dire qu'ils allaient doubler les moyens cette année ! J'ai hâte ! Pas toi ? »




« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas. J'aime le gouvernement et je remplis donc cette mission pour lui. Prends garde à toi car je ne reculerais jamais. »
©️ chaussette


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Sam 26 Sep - 15:29

Visiblement, la vie ne cessera jamais de l’étonner.

Cette étreinte soudaine lui coupe court la moindre réplique ou protestation. Une peur instinctive s’empare de l’Irlandaise mais s’estompe pacifiquement au son des paroles étrangement rassurantes du prêtre. Certes, son physique porte à l’aversion mais Alanis comprend, à ce moment, que ce pauvre homme était magnifique de l’intérieur. Quelqu’un d’aussi dévoué à sa foi et à des préceptes, dont la rouquine connait bien les louanges mais moins les travers, ne peut être que bon par nature, non ? Ainsi, notre jeune fille se laisse étreinte en plus de permettre le passage les mots du Père. Si c’était cela la religion, des histoires de belle âme, de charité et de paix, alors ça doit être génial ! À dire vrai, la petite sait peu de chose sur les dogmes religieux, de là à dire qu’elle est une ignorante en la matière, il n’y a qu’un pas. Pourtant, ce qu’elle vit aujourd’hui la grise, en un sens, surtout qu’elle croyait l’esprit de Noël perdu il y a de ça quelques secondes. Remarque, elle n’avait jamais lu de poésie avant de rencontrer une certaine Anastasia White : la preuve que mademoiselle apprend tous les jours.

Un objet métallique glisse entre ses doigts. La rousse ne capte pas immédiatement que c'est un crucifix. S'il y avait eu plusieurs étalés, elle aurait cru à une distribution gratuite aux donateurs mais comme ce n'est pas le cas, elle est forcée de constater que cela appartenait au prêtre. Était-ce précieux ? Pour le souvenir qu'il évoque, certainement. Ensuite, seul le temps dira si c'est une bricole mais pour ceux sachant l'histoire derrière cet objet, il ne fait pas de doutes que ce crucifix continuera son voyage. Elle tient fermement le cadeau, animée par une crainte irrationnelle de l'échapper, avant de déclarer, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde :

« Vous êtes si gentil ! Joyeux Noël ! »

Elle écoutait à peine la femme qui lui, semblait-elle, vociférait qu’elle était adorable. En fait, non seulement elle ne portait aucune attention particulière aux passants (logique, elle vivait un moment assez unique, d’après elle) et les paroles de la blonde se mêlaient au bruit ambiant. Ceci dit, maintenant que tout son corps se jette sur le sien, elle n’ignore plus rien de cette femme et en reste bouche bée derechef. Ironiquement, une frayeur plus grande la parcourt que lorsque le Père lui fit son câlin. Des souvenirs de la fusillade lui traversent l’esprit.

La Zinc ne reprochera à personne d’être chaleureux en cette période de fête mais quand même : elle n’est pas une peluche ! La situation lui donne un malaise difficile à nier et malgré ses petits gestes de protestation, la femme ne semble pas en prendre en compte. Ce qu’elle est étrange, celle-là. Pourtant, elle ne pense pas que l’inconnue soit méchante. Peut-être a-t-elle un problème mental ? Alanis ne se pardonnerait pas de tourner le dos aussi vertement à une étrangère uniquement à cause de ses manières un peu extravagantes. Ceci dit, elle aimerait respirer, un peu. Elle tient toujours le crucifix.

« Madame… je… pourriez-vous me… libérer ? »

Au fond d’elle-même, l’Irlandaise a conscience qu’elle ne mérite pas autant d’attention et de tendresse pour le maigre sacrifice qu’elle fit aux nécessiteux. C’était, en grande partie, l’argent de l’académie Weins après tout. Inconfortable, elle jette un regard quasi-suppliant à la chanteuse qu’elle ne connaissait pas. De nom elle sait vaguement qui est Harmony Chanteloup, a entendu quelques musiques, mais sans plus. La rousse ne sait pas qu’elle est en présence d’une superstar et il vaut mieux qu’il en soit ainsi pour le moment. La pauvre : elle n’en croirait pas ses yeux.

« Joyeux Noël. »

Politesse et gentillesse oblige. Malgré tout, une question reste en suspend : les prêtres vivent-ils vraiment dans les églises ?

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 1 Oct - 12:15



Après une pause trop courte ou au contraire trop longue, les deux monstres du Sud ont abandonné le Canada pour retrouver New York et sa vie fourmillante. Exit les paysages enneigés qui donnaient la sensation d'être dans un monde déserté par l'être humain. Exit la chasse introspective que Boogie a amené après son double d'il y a une décade. Exit cet apaisant anonymat sans responsabilités. A peine le pied posé sur le sol américain, il a fallu retrouver la Horde et se délester des éléments qui ont cru être libéré du pied que l'imprévisible duo avait posé sur leurs nuques. Bien qu'Alonso ai relativement bien géré leurs sbires, il n'a pas cette paranoïa presque maladive qui rend chaque regard que pose le Croque-Mitaine sur un de leurs hommes, suspicieux et diablement intuitif. Retrouvant son costume d'ennemi public - plaisante seconde peau qu'il retrouve non sans un certain plaisir malveillant - Boogie avait annoncé à Jason qu'il allait emmener le gros Bob en vadrouille au centre commercial. Leur sous-fifre le plus replet et le moins patibulaire a bien mérité son tête à tête avec lui. S'ils souhaitent lui accorder plus de confiance et de marge de manoeuvre, ils doivent être sûrs et certains que ce dernier est à la hauteur. Il est hors de propos de devoir confier le déroulement d'un plan au bedonnant en éprouvant ne serait-ce que l'ombre d'un doute. Sans aucune cérémonie ni explication, le Croque-Mitaine avait arraché Bob de sa table de jeu pour ce qu'il présenta comme "une petite balade". Le rondouillard se figea un bref instant, un voile de panique parut traverser son crâne laissant une traînée dans son regard brillant. La présence de Boogie n'a rien de rassurante et le simple fait de se retrouver seul avec lui n'est jamais de bon augure. Du moins, c'est ce qu'il se dit dans les dortoirs de la Horde. Bien que Bob ai eu l'occasion de faire ses preuves, le Croque-Mitaine n'a jamais caché l'animosité qu'il éprouve à son égard. Une animosité toute en froideur et en mépris, en remarques désobligeantes et en exigences difficiles à assouvir. Pourtant, le dodu s'est toujours incliné sans piper mot ignorant que si Boogie est si imbuvable avec lui, c'est uniquement à cause de cet air inoffensif qui amuse grandement son Clown. Un jour, il exigera peut-être de lui qu'il se ravage le visage pour annihiler cette particularité et il aura tout intérêt à obtempérer. Les rétifs voient leurs chances de survie s'amenuiser radicalement au moindre signe de dissidence et personne n'ira à l'encontre de ce dogme sudiste.

Le trajet du repaire jusqu'au centre commercial se fit dans le silence. Un silence stressant pour l'un, amusant pour l'autre. Du coin de l'oeil, le Croque-Mitaine distinguait la main dodue se crisper et se décrisper sur un genou tout aussi dodu. Et dès que cette paume quittait la jambe du pantalon, elle laissait une empreinte légèrement plus sombre et humide sur le jean. Relax, Bob. Si j'avais voulu te tuer, je l'aurais fait à la maison. énonce le Croque-Mitaine d'un ton las d'où semble percer une pointe d'agacement. Arrêtes tout de suite de te liquéfier. On est arrivé. Le parking sous-terrain est bondé. En cette veille de Noël, les new yorkais se hâtent de terminer leurs achats et il a beau y avoir des chants joyeux qui résonnent dans la structure de béton, l'anxiété est tapie dans l'ombre de tous les citoyens. Après avoir déniché une place, Boogie et le ventru quittent leur voiture pour se diriger vers les escalators menant dans le vaste hall du centre commercial. Bob tenta maladroitement un début de dialogue avec le Croque-Mitaine mais ce dernier lui fit comprendre d'un geste sec de la main qu'il valait mieux qu'il la boucle et ne lui serve pas de ces banalités tristes à pleurer quand on ne sait pas quoi dire à quelqu'un. Parfois, le silence et le mutisme sont les meilleures attitudes à adopter.
La lumière irradie de toute part. Dorée, chaleureuse, festive. Le rouge et le vert traditionnels s'étalent dans toutes les vitrines qui vomissent leurs peluches de rennes et de marmottes, leurs automates aux sourires figés, leurs skis et luges décoratifs, leurs stalactites de polystyrène et leurs cristaux de neige tagués sur le verre. Avec la présence d'une foule de mômes impatients de rencontrer le Père-Noël, on se croirait dans le septième cercle de l'Enfer. Boogie se tourne vers Bob, baisse son regard sur le visage décidément trop débonnaire de ce dernier et lui tend une enveloppe avec un papier plié en quatre. Si tu n'es pas complètement demeuré, tu te doutes que je ne t'ai pas amené ici pour ta présence agréable. Tu as une heure pour me trouver tout ce qui est sur cette liste. dit-il en tapotant de l'index le morceau de papier. Une heure. Pas une minute de plus. Et je veux tout ce qui y est indiqué. Absolument tout. Bob hoche silencieusement la tête avant de lire la liste des exigences du Croque-Mitaine. Sourcils froncés et la cervelle en ébullition, il demande d'une voix guère assurée : Une solifuge? C'est quoi ça? Un sourire amusé étire les lèvres de Boogie qui hausse les épaules avec nonchalance. Excellente question, mon cher. Une solifuge, c'est une petite bestiole. Il y a trois animaleries dans la galerie marchande. continue-t-il en levant trois doigts avant de laisser seul l'index dressé. Mais une seule fait de l'import illégal d'animaux exotiques. Bien évidemment, ce n'est pas indiqué sur leur vitrine. poursuit-il d'un ton léger et détendu. Je te rassure...ils ont cette adorable chose. Je la leur ai commandé il y a des semaines. Posant la main sur l'épaule de Bob, Boogie s'incline légèrement, murmurant à voix basse. Je te conseille de prendre un plan des lieux et d'organiser avec intelligence tes...courses. Estimes toi heureux que Jason t'ai à la bonne, si tu échoues, je ne te démembrerais pas jusqu'à ce que mort s'ensuive mais je devrais prélever quelques livres de ta chair vive pour compenser mon immense déception. Considères cela comme ton petit miracle de Noël rien qu'à toi. Reculant d'un pas et affichant un sourire désarmant de bienveillance, le Croque-Mitaine remonte légèrement la manche de sa veste pour jeter un oeil sur sa montre. Je t'attendrais juste là-bas. J'espère que tu es prêt? C'est parti.

Plantant là Bob qui s'élance d'un pas pressé jusqu'à l'accueil pour prendre un plan du centre commercial, Boogie s'avance jusqu'à un café où il commande deux expressos serrés avant de s'installer sur un des bancs qui fait office de semblant de terrasse intérieure. L'odeur des plantes artificielles qui l'entourent est agressive et se mélange au fumet de l'humanité. Parfums capiteux, sueur et confiseries. Laque, lessive et baume décongestionnant dont on tartine les poitrines des enfants morveux plein de germes...la quintessence des courses de veille de fête. Noël...tu parles d'une fête. C'est l'occasion annuelle pour les mortels de se racheter une conduite. Tout le monde affiche bienveillance et altruisme mais ils sont toujours dévorés et aveuglés par leur égocentrisme. Il suffit de compter le nombre de sourires chaleureux adressés à ce trentenaire installé seul sur un banc, qui savoure silencieusement ses cafés noirs et a l'allure du gendre idéal. Personne n'a encore réussi à relier son cerveau à ses yeux. Personne n'a reconnu le Croque-Mitaine.



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"Tes tueurs maniaques sont des puzzles de 10 000 pièces diverses et minuscules qu'on peine à imbriquer, à agencer. Combinaisons complexes de tant de vices et travers. Comme eux je suis aussi un puzzle, mais ne compte pas plus de 10 pièces. Seulement les miennes tu vois, sont toutes les mêmes. Elles ne s'assembleront jamais..."
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 1 Oct - 12:19

" Jingle Bomb "

Oh jingle bomb, jingle bomb... BOUM.
La chanson lui trotte en tête, à peine un murmure au bord des lèvres et ça le fait terriblement rire. Intérieurement bien sûr, sans quoi ils auraient déjà tous fuit ces petits humains pressés et auraient relégué leurs courses de dernières minutes bien loin dans l'ordre de leurs préoccupations. Sauver sa peau en présence d'un psychopathe se hissant bien entendu en première place dudit ordre vous l'aurez deviné...
Ah Noël, il adore cette fête ! Pas pour l'orgie commerciale et gastronomique de la chose non ! Non lui reste plus terre à terre, bien au chaud au creux des bras du merveilleux esprit de partage, pour le simple... plaisir d'offrir ! La fête, les cadeaux, ce genre de petites choses voyez ? Et plus il y pense, plus Jason Lecter se gausse au souvenir de Noëls passés où les seuls cadeaux qu'il abandonna de bonne grâce furent explosifs. Tellement de couleurs, tellement de... rebondissements qu’il en aurait pour un peu la larme à l’oeil.

Le magasin de jouets vomi un tel boucan qu'il ferait passer à n'importe quel humain pourvu d'un minimum de logique l'envie de procréer. Ça court, ça braille, ça fait des caprices et ça se chamaille... c'est risible. Des chiots seraient plus disciplinés ; on apprend décidément plus rien à l'école de nos jours hein ? Même pas la politesse s’il en juge par cet asticot qui vient purement et simplement de lui écraser un pied sans même se rendre compte de sa présence. Bordel il en a égorgé pour moins que ça ! Mais il soupire, se résigne et passe son chemin sans se morfondre. C’est Noël après tout... Pour le moment.

Au fond ça ne lui fait pas tant de mal, un peu d’agitation purement urbaine après ces journées entières perdues dans le Nord du Canada à ne savourer qu’une seule compagnie privilégiée. Ce fût magique, maléfique et grandiose mais les bonnes choses se doivent de trouver une fin et les vacances ne sauraient durer éternellement hélas. Il faut bien s’y résoudre, accepter de revenir à sa mission de méchant et reprendre en main ce bon vieux quartier Sud car au fond, il n’aura jamais qu’un seul maître. Boogie aussi a voulu sortir, chose assez étonnante quand on sait que l’homme apprécie tellement peu les rassemblements. Jason les apprécie lui, enfin ça dépend des jours. De son humeur, de la météo, de la nuit qu’il a passé ou non, de bien des choses si on y regarde. Et là, ce bon vieux clown ne manifeste pas (encore?!) le besoin compulsif de faire exploser les passants parce qu’il les estime en surnombre. Bien bien.

Face à la vitrine parfaitement lustrée d’une boutique luxueuse Jason prend le temps de se recoiffer un peu, que sa perruque n’ait pas l’air de pendre lamentablement et que son maquillage reste entier. Chose faite il replace correctement le col de son long manteau. Trop angélique une fois encore cette allure, trop parfait et bon à faire glousser les petites ados qui le croisent. C’est juste risible, voir qu’un pauvre déguisement -et banal de surcroît- lui donne plus de crédit que ses atours clownesques. Triste aussi, on ne l’apprécie pas à sa juste valeur... tssss....  
Il aimerait bien fumer, mais c’est toujours interdit dans les lieux publics alors il presse le pas, entre dans la prochaine boutique sans même s’être inquiété de l’enseigne. De la décoration... Lecter se mord la langue, il a une vision trop personnelle de la chose et les modes actuelles lui semblent toujours fadasses en comparaison de ses propres envies. Toutefois, il parvient vite à y voir un jeu en se demandant à qui irait bien quoi. Ce coussin rose ? Cette lampe vintage ? Ce tableau ? Il sourit, amusé et lorsqu’il quitte les lieux ce n’est pas sans quelques bricoles dont il ne fera certainement rien mais qui auront eu le mérite de l’occuper un temps.

Tiens ! Ne serait-ce pas ce cher Croque Mitaine qu’il aperçoit plus loin ? Quelle charmante coïncidence ! Aussitôt Jason presse le pas, achète deux cafés (chers ! Trop chers bon sang c’est indécent !) et s’apprête à rejoindre son « adorable » second préféré lorsqu’il remarque une autre tête connue.
« Tiens ! Si je m’attendais à vous revoir ici, Padre. Vous ne vous ennuyez pas trop ? » Sans même y penser Lecter abandonne ses deux sacs d’articles divers dans la boite servant à recueillir les dons aux nécessiteux et tend naturellement l’un des gobelets cartonnés à son interlocuteur. « Je suis ravi de vous trouver en forme, c’est... vraiment une bonne surprise. » Et il le pense, parce que c’est bien l’une des rencontres de sa vie qu’il n’oubliera pas. Un religieux armé jusqu’aux dents franchement, ça ne se croise pas à tous les coins de rues ! Quant à savoir si l’autre l’aura reconnu sous cette apparence trompeuse de bel homme bien mis... Jason n’en doute pas une seule seconde.

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« La dernière voix qu'il faut écouter dans ce putain de monde est celle qui te dit de regarder où tu mets les pieds, qui te met en garde et qui a terme ne cherche qu'à t'entraver. Les « attention », les « non », les « prudence » je les laisse aux lâches. On ne fait pas la révolution en se souciant de demain et en se posant des limites ! Sois arrogant, sois confiant et si demain tu crèves dis toi seulement que tu n'étais pas digne des armes que tu avais en mains. »

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Jeu 1 Oct - 23:10

Noël. Ses décorations, ses cadeaux, ses rires et ses partages. Haaa... Que de choses inconnues pour Nine ! La brune n'avait jamais fêté la moindre chose, sauf la mort de sa mère. Et là encore, pouvait-on parler de fête ? Nine s'était contentée de décapiter le cadavre, de le découper en petits morceaux et d'en jeter des bouts aux cochons. La tête, elle l'avait gardée précieusement pendant cinq jours puis elle l'avait enterrée profondément là où personne n'irait la chercher. Nine irait enterrer celle de sa sœur à côté, lorsqu'elle l'aurait assouvit sa vengeance. Et elle finirait par se laisser mourir de vieillesse en veillant sur ses deux trésors. Un beau plan de vie mais rien de bien festif...
Noël se fêtait le 24 décembre au soir. Traditionnellement, du moins. Et ça, Nine l'avait appris quelques jours plus tôt. Pour tout dire, elle ne connaissait même pas l'existence de cette fête jusqu'à ce que Brian lui propose de la fêter avec lui. Bien évidemment, Nine avait refusé en prétextant une soirée déjà prévue mais elle avait réussi à glaner des informations en posant, discrètement, les bonnes questions. Noël se fêtait traditionnellement en famille mais dans certains pays, comme au Japon, c'était plutôt quelque chose qu'on partageait avec son amoureux. On mangeait tous ensemble, on riait, on se racontait des histoires et on finissait par ouvrir les cadeaux après le passage d'un homme louche habillé en rouge et blanc. Cet histoire de père noël avait fortement dérangé Nine et elle avait dû lire plusieurs livres sur le sujet avant de se rendre compte que ce n'était qu'un gros mensonge destiné aux enfants. Le Père Noël n'existait pas. Nine avait passé presque une heure à digérer la nouvelle...
Pour ce grand événement, l'Académie avait offert à tous les élèves une petite somme d'argent. C'était censé permettre à chacun d'acheter des cadeaux pour la famille, les amis ou pour soit. Nine, elle, ne savait absolument pas quoi en faire. Elle n'avait besoin de rien et le concept de cadeaux lui était complètement étranger. Comme celui d'amis. Alors forcément... Son entourage s'était empressé de décrire avec milles mots tout ce qu'ils allaient acheter et Nine s'était contentée d'écouter en souriant bêtement. Des gâteaux ? Mais pourquoi ? Ceux de l'Académie étaient excellents. Des peluches ? C'était quoi une peluche ? Des livres ? Bah il y en avait déjà pleins à la bibliothèque... Sans s'en rendre compte, Nine commençait sérieusement à s'adapter à l'Académie. Pire que ça : le traitement commençait à fonctionner sur elle ! Qui aurait cru que Nine, meurtrière folle et enragée, serait sensible à un traitement censé la transformer en parfait petit soldat américain ? Personne. Pas même elle. Pas même le gouvernement, honnêtement...

Et c'est justement parce que le traitement commençait à adoucir Nine, (sûrement parce que les doses étaient beaucoup plus chargées à l'approche de la fin d'année), qu'elle ne s'opposa pas à aller faire les boutiques avec Brian et Emily le 24 décembre. En temps normal, elle aurait rué dans les brancards et aurait prit la fuite en prétextant un rendez-vous quelconque mais là, elle avait accepté. Sans même réfléchir... Le traitement avait dû être très fort, sans doute pour pallier aux quelques jour que certains passeraient loin de l'Académie, pour bloquer l'esprit de Nine de la sorte... Elle était donc prête à l'heure et avait même passé une robe pour l'occasion. Une robe. Nine. La traitement l'abrutissait complètement. Les collants en laine lui tenaient chaud et son manteau maintenait sa température dans le rouge. Parfait donc. Non. Pas parfait. Nine eut un court moment de retour à la réalité en attendant ses deux « amis ». Mais que faisait-elle là ? Pourquoi portait-elle une robe ? Et elle avait mit du parfum ? Mais ! Et ça s'arrêta presque immédiatement. Le temps que Brian arrive, en rougissant, et que Emily débarque, en retard, Nine était de nouveau retombée sous le joug du traitement. La journée s’annonçait palpitante...

Nine faisant les magasins. Nine souriant et riant bêtement. Nine prenant la pose pour les photos. Bordel. Nine était complètement larguée. Complètement. Son esprit semblait être au trois-quart débile et au dernier quart normal. Elle se retrouvait donc à analyser la situation comme si ce n'était pas elle. Son corps bougeait sans lui demander son avis et elle se retrouvait à faire des choses qu'elle n'aurait jamais imaginé faire. Comme faire un bisous sur la joue de Brian parce qu'il lui avait acheté une peluche. Sérieusement ? Le pauvre petit 25% restant de l'âme de la meurtrière se cacha les yeux pour ne plus rien voir. C'en était trop. Elle ne pouvait pas supporter de regarder son corps s'humilier de la sorte. Qu'à cela ne tienne, elle récupérerait le contrôle lorsqu'elle en aurait les capacités. Là, elle ne pouvait pas lutter contre le 75% débarqué d'on-ne-sait-où. Nine laissa donc le traitement prendre le contrôle de son corps. Ce dernier se rendit, seul, faire la queue pour acheter du café et se rendit compte que la caissière avait mal rendue la monnaie au monsieur juste devant la brune. Elle ne connaissait pas Alastor Burton : Nine aurait peut-être pu le reconnaître mais elle était occupée à bouder, loin des yeux. Le traitement, lui, ne reconnu rien. Et c'est donc tout naturellement que Nine tapota l'épaule de l'homme le plus délicatement possible pour lui dire :

« Bonjour. Excusez-moi de vous déranger mais la caissière vous a mal rendu la monnaie. » Nine prit le contrôle juste une minute pour glisser « Je crois qu'elle essaye de se faire un petit pécule pour Noël. Elle a essayé de m'arnaquer aussi... » et le traitement repris le dessus « Tenez. J'espère que votre café aura meilleur goût maintenant que justice a été rendue. Joyeux Noël »

Ironie ? A vous de voir, mon cher.




« Je vais te tuer, et tu ne me verras pas arriver. Regarde bien derrière toi parce que j'apparaitrais lorsque tu t'y attendras le moins. Tu vas mourir et c'est moi qui te ferais agoniser. On est jamais assez loin de Nine Werthem... »
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Lun 5 Oct - 9:45



Combien de temps avant que quelqu'un ne vienne l'importuner? Car dans la tête de Boogie, c'est net. Si une personne se présente à lui, elle l'importunera à coup sûr. Négligemment, il jette un oeil sur sa montre qui dépasse de sa manche, le rondouillard Bob doit être dans tous ses états et s'il ne sait pas gérer son stress, ça se transformera en panique. Et c'est bien connu, la panique provoque les pires effets secondaires. Levant le nez sur le centre du hall d'entrée du centre commercial, le Croque-Mitaine y aperçoit une silhouette familière qui se tourne dans sa direction. Il adresse un bref signe de tête au Clown qui se lance dans sa direction. Achetant au passage deux cafés, Jason reprend son chemin vers mais mais se détourner au dernier instant. Paupières plissées de suspicion, Boogie suit le déplacement de Jason jusqu'à l'étal d'un curé. Un foutu curé. Il voit Jason abandonner ses sacs près des urnes destinées aux dons et tendre un de ses gobelets au type en bure. Inconsciemment, Boogie crispe les mâchoires, ses dents grincent. Lèvres serrées, il prend une profonde inspiration et une longe gorgée d'un café correct mais brûlant notant dans un coin de sa tête de se renseigner sur ce type en bure. Ce n'est ni la rédemption ni l'appel de l'encens qui a pu amener son Clown à se détourner de lui pour ce prêtre. C'est alors qu'un léger froissement dans son dos attire son attention. Avant même qu'une main ne se pose sur lui, Boogie a déjà baissé l'épaule ciblée et ses doigts s'enroulent autour un poignet. Les yeux pâles croisent ceux d'une jeune fille et il libère aussitôt l'articulation de cette dernière sans lui provoquer le moindre mal. Elle sera tout au plus surprise de ses réflexes...d'un battement de cil, la lueur meurtrière disparaît des iris pâles remplacée par une surprise feinte et un sourire radieux.

D'une voix délicate et d'un ton aussi doux que le bêlement d'un agneau, la jeune femme le salue avant de lui présenter ses excuses pour l'avoir dérangé. Ce ton plein de politesse et de bienveillance évoque une calligraphie fragile et complexe que l'on esquisse d'un geste délié et souple. Raah, ces personnes si respectueuses et délicates lui donnent des envies de fractures multiples et toutes ouvertes. Rapidement, elle avance la raison de son intrusion. Une erreur de monnaie. Ca pour le coup, c'est étonnant. Boogie arque un sourcil avant de légèrement se pencher sur le côté pour distinguer la caissière qui lui tourne vivement le dos dès l'instant où il croise son regard. Petite imbécile...autant brandir un panneau "je suis coupable". Un claquement de langue à peine irrité précède un long soupir blasé. Il n'est pas venu ici pour provoquer un esclandre avec une hôtesse inintéressante et fadasse, même si l'image de son visage plaqué sous sa machine à expresso et tourné vers la buse d'où s'écoule l'eau bouillante a quelque chose...d'inspirant. Reportant son intention sur la jeune fille, il hausse les épaules d'un air parfaitement dépité et résigné. L'inconnue poursuit, d'un ton subtilement différent, en émettant l'hypothèse que cette erreur n'en serait peut-être pas une mais un vol tout ce qu'il y a de plus intentionnel. Et pas le premier, de surcroît, à en croire ce venin gentiment distillé au fil d'une banale phrase. Serais-tu donc malveillante, jeune fille? Un demi-sourire étire les lèvres du Croque-Mitaine tandis que l'inconnue lui rend son appoint en espérant que cela rendra le goût de la justice à ses cafés. Tiens donc, sa voix est redevenue adorable et dégoulinante d'innocence. Boogie referme les doigts sur les pièces en lâchant un bref rire chaleureux.

Et bien, merci Mademoiselle. C'est fort plaisant de voir un tel zèle dans le respect des lois qui nous dirigent. Qu'on se permette de délester les gens de quelques cents si près de Noël...c'est vraiment vil. La douce voix calme et posée du Croque-Mitaine s'influe légèrement, adoptant la même intonation que celle de la jeune fille lorsqu'elle lui a révélé la supercherie de la caissière. Se penchant doucement vers elle, il lui demande. A votre avis, devrais-je demander à voir un responsable et libérer cette pauvre caissière de son frustrant emploi? Accompagnant sa question d'un "hum" interrogatif murmuré derrière ses lèvres closes, Boogie plonge dans le regard de la brune à la recherche de cette lueur malfaisante que tentent d'étouffer les gens que l'on considèrent comme "bons".



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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Lun 5 Oct - 21:02

Ézéchiel avait vu passer beaucoup de monde, certains avaient même parlé avec lui, d'autres s'étaient contenté de rester un moment à ses côtés, comme pour lui tenir compagnie. Il n'avait plus l'habitude d'être près des siens, mais y'avait il encore des humains qu'il pouvait considérer comme tels ?. Les dons avaient été nombreux ce jour là, variés aussi, aussi bien en espèce qu'en objets. Les vêtements iraient aux sans abris, les jouets aux enfants, la nourriture à un peu tout le monde au fond. Il ne savait pas trop que faire que certains "cadeaux", qu'il n'avait pas eu le cœur de refuser mais qui, dans leur incongruité, le plongeait dans une certaine perplexité. Enfin, il se débrouillerait bien pour leur trouver une utilité, car si la ville regorgeait effectivement d'une chose, c'était de nécessiteux. Il était plongé dans ses pensées quand il le vit. Il ne portait pas son costume traditionnel, mais il était tout de même reconnaissable pour qui savait voir avec autre chose que les yeux, et au delà des simples apparences. Le clown, Jason, la terreur du quartier sud, le monstre sacré de New York, l'enfant terrible de Babylone. Beaucoup s'enfuyaient à la simple mention de son nom, mais pas le prêtre, qui appréciait les rares moments où il avait eu l'occasion de parler avec le facétieux trublion, qui s'était toujours montré, au demeurant, d'une correction exemplaire, y compris quand il faisait preuve d'une morgue satirique qui semblait lui coller à la peau, comme son maquillage. Il ne prit pas tout de suite le gobelet de café bouillant que Jason lui offrait, mais sortit plutôt une flasque de sa poche pour faire tomber quelques gouttes dans les deux tasses improvisées.

"Salutations et joyeux Noël, mon ami" et il le pensait sincèrement. "Si c'est du carton de contrebande, je te suggère d'écluser vite fait le breuvage, parce que l'additif vient de chez Bertha, et tu sais ce que ça fait aux récipients susceptibles de fondre". Le clown ne pouvait pas ne pas connaître le tord-boyaux en question, ça vous démarrait une voiturette et réveillait les morts, ou l'inverse. Là, ça tenait juste chaud et il était heureux de partager une liqueur avec un visage familier. "Où vas tu donc ainsi, grimé comme tu l'es en mortel du commun ?. Je ne sais ce qui est le plus drôle : un loup qui se déguise en mouton ou des moutons qui ne sentent plus le danger dès qu'ils ont à boire et à manger. Le prêtre esquissa un sourire et fit un clin d’œil à l'illustre pécheur. "Tu sais ce que dit la Bible : l'habit d'un homme proclame ce qu'il fait, sa démarche ce qu'il est, et toi, tu m'as tout l'air d'être en chemin pour faire des pitreries sanglantes.". Zeke farfouilla dans le tas de présents qu'on lui avait donné, il savait maintenant que faire d'un certain paquet. "Ha, les voilà. Pas de bénédiction de Noël pour toi, d'abord parce qu'on n'insulte pas les gens qu'on apprécie, surtout quand ils font un don désintéressé. Oui, car je ne pense pas que tu te soucies grandement du rachat de tes péchés, c'est qu'il en faudrait, du crédit. Disons que c'est mon boulot. Ensuite, parce que j'ai peur que ça ne fonctionne pas, ou que tu prennes feu instantanément, va savoir." Le cureton eut un rire grave, chaleureux mais en même temps, comme venu d'outre tombe, d'un passé lointain dans lequel il savait encore pratiquer la chose. "Prends ce carton, il y a dedans des sachets de friandises pour chien, des sacs entiers, des shampoings, des brosses, plein de trucs, les gens donnent tout et n'importe quoi, et comme tu as une belle meute à charge, ça fera des heureux. C'est Noël pour toutes les créatures de Dieu".

Il but une gorgée chaude et relevée, et posa sa tasse à proximité. Il sortit discrètement son pistolet et en retira une balle, une simple balle sur laquelle était gravée une croix, faite au couteau, deux entailles profondes et parfaitement perpendiculaires, la tête lissée et polie pour n'avoir aucune aspérité. Bien plus qu'une marque religieuse ou un symbole, c'était aussi et surtout pour maximiser l'impact, quand la balle explosait en morceaux au contact, causant ainsi de spectaculaires dégâts "Tiens mon ami, pour toi, fais en bon usage. Je sais que tu en as des caisses, mais celle ci est spéciale, non pour sa croix, tu sais bien pourquoi, mais parce que c'est un cadeau. Conserve là précieusement, mais n'oublie pas que, quoique tu aies prévu ici et ce soir, veilles bien à ne pas blesser d'enfants, c'est un peu leur fête ce soir. Dans le cas contraire, j'ai ses cinq sœurs jumelles pour te rappeler que seul l’Éternel est en mesure de tout pardonner. Heureusement que nous ne sommes que de simples mortels, pas vrai ?" Zeke trinqua avec le clown "Aux hommes de mauvaise volonté".

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 7 Oct - 0:11


Noël. Elle n'a jamais bien compris l'importance de cette fête. Le bonheur de tous ces visages inconnus glisse sur elle comme une goutte de rosée sur un brin d'herbe ; elle demeure impénétrable à la frénésie ambiante. Noël... Les guirlandes, les sapins, les étoiles dans les yeux des enfants et les généreux cadeaux que l'on offre pour faire plaisir aux autres, les repas en famille, le sentiment de se dire qu'on est bien. La fin de l'année approche, on fait le bilan, on parle un peu de politique - mais pas trop, c'est jour de fête - et on réfléchit déjà à quelques bonnes résolutions.

Sans surprises, Hypathie Allegra Lockhart n'aime pas cette fête. Pas qu'elle la trouve mièvre, dénuée de sens ou hypocrite, non. Elle éprouve juste une immense frustration, ne pas pouvoir ressentir cette insouciance bienveillante que la neige et la promesse des cadeaux amène. Les Lockhart n'ont jamais vraiment fêté Noël : comme toutes les familles politiques, ils étaient souvent contraints de faire bonne figure dans un orphelinat, à un bal de charité, ou de dîner avec quelques grands noms du pays. Keith et Amber n'ayant pas un sens extraordinairement développé de la famille, il n'y a jamais eu de réunion même factice entre les trois membres autour d'un repas chaud cuisiné par une domestique dans un salon personnalisé par le meilleur décorateur d'intérieur du pays, attendant des cadeaux que le majordome sera allé acheter. Même ça, ils n'en ont pas été capables.

Hypathie a découvert Noël à travers les livres et les films. Enfant, elle enviait ce bonheur qui lui a toujours été inaccessible, dès l'instant où elle s'est mise à respirer. Maintenant, elle s'efforce de ne plus y penser, de ne pas penser qu'elle ne connaîtra jamais cette sérénité dont se repaissent les autres. Et donc, elle fait ce qu'elle a toujours fait : elle prétend, et le soir du 24 décembre sera un soir comme un autre. Qu'y a-t-il à l'agenda ? Rien du tout : elle a refusé toutes les invitations de gala, prétextant quelque chose. Quelque chose ? Mais quoi ? Rien non plus. On lui rabâche que Noël c'est la fête de la famille, où l'on se retrouve tous et où l'on enterre la hache de guerre pour célébrer ce moment de liesse.

S'il y a bien une chose qui n'a jamais cessée d'être brandie dans le clan Lockhart, c'est la hache de guerre. Le père, la mère, la belle-mère, la fille, la soeur : au jeu des sept familles ce sont les fous qui gagnent, les tordus, les monstres, les arrivistes, les sans-coeur et sans conscience. On ne fête pas Noël avec ces gens-là. Et derrière il y a une question de religion, de Dieu et de pardon mais Allegra est vouée aux Enfers depuis bien trop longtemps pour qu'elle daigne s'y intéresser.

Alors, pourquoi est-elle là ? Dans son manteau de fourrure, elle scrute un instant le paysage absurde que lui offre le centre commercial de New-York. Ses gardes du corps à ses côtés, elle s'enfonce dans la foule sans visage. Malgré son aversion pour Noël, elle sait que deux personnes mériteront son attention cette année. L'une d'elle, c'est Calypso, qui a été la première a recevoir un cadeau de Noël d'Allegra - le tout premier jamais offert par pur altruisme. Encore une fois cette année Calypso bénéficiera de la gratitude qu'éprouve la jeune autrichienne envers elle. La seconde personne sera Daniel Lassiter. Contrairement à Calypso, H. ne lui doit rien, ce serait même le contraire. Pourtant... pourtant elle s'est dit qu'elle ferait un effort. Qu'elle se réconcilierait avec lui en faisant preuve d'une extrême générosité.
Évidemment, elle n'attend rien en retour - rien de matériel, en tous cas.

C'est l'un de ses gardes du corps, Anthoy, qui la tire de ses pensées d'un discret coup de coude, et lui désigne du menton la devanture d'une boutique dans laquelle deux jeunes gens discutent.

Un sourire éclaire le visage d'Hypathie, qui se dirige naturellement vers les deux personnes qui semblent compter le plus pour elle. « Miss Storm, monsieur Lassiter... quelle surprise de vous trouver tous les deux ici en même temps ! » Petit effet de surprise, naturellement, elle attend qu'ils se retournent. Avant de lancer un regard dubitatif à la boutique. « Je suppose que vous n'essyaez pas de choisir une tenue pour Daniel, si ? Personnellement je préfère la verte, » susurra-t-elle.

Elle devait admettre qu'elle se sentait contente de les avoir croisé.



i did something bad
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"Tes tueurs maniaques sont des puzzles de 10 000 pièces diverses et minuscules qu'on peine à imbriquer, à agencer. Combinaisons complexes de tant de vices et travers. Comme eux je suis aussi un puzzle, mais ne compte pas plus de 10 pièces. Seulement les miennes tu vois, sont toutes les mêmes. Elles ne s'assembleront jamais..."
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Mer 7 Oct - 2:17

" Jingle Bomb "

C’est toujours appréciable de croiser des visages connus et plus encore lorsqu’on se nomme Jason. La raison est fort simple, monsieur a trop peu de connaissances encore vivantes et il jouit si peu de leur chaleureuse présence, de leur agréable et régulière compagnie qu’il en vient à apprécier le fait de seulement les croiser, de leur offrir un sourire... non plus sérieusement ; tenant compte du fait qu’il oubli systématiquement le nom des trois quarts et qu’il méprise farouchement le quart restant il n’a pas grand chose à faire desdites personnes bien qu’il arrive (fort rarement voir jamais) que quelques unes trouvent grâce à ses yeux, dont ce sympathique homme de Dieu que Lecter estime délicieusement décalé, dangereux, déjanté et donc : drôle !

Par ailleurs comment ne pas apprécier le bonhomme lorsqu’il ajoute à votre café quelques gouttes de quelque chose d’inconnu mais provenant de chez la taulière la plus... moins... enfin bref de chez Bertha ? Partant d’un éclat de rire le clown -pour l’heure pas si clownesque- lève une main comme pour se décharger de toute responsabilité en cas de carton défectueux. « Je note de prévoir des récipients plus à même de contenir son... breuvage de sorcière barbare à l’avenir. Je ne saurai hélas, assurer une longue vie à ceux que nous tenons. »
Des pitreries ? Lui ? Oh allons... Si peu. « Oh je me dégourdis un peu après quelques trop courtes vacances. Le... retour à la civilisation si j’ose dire et... » Qui est cette greluche fadasse et même pas blonde (parce que venant des blondes c’est de coutume) occupée à faire la conversation à SON Croque mitaine sans aucune vergogne ? « ...Et certains manquent tellement de civisme que leur tête serait plus à leur place au bout d’un balais taillé en pointe mais je m’égare... » Tellement pas. Souviens toi Jason, l’esprit de noël, le partage tout ça tout ça... et partager Boogie aussi ? Non. Juste, Non. Bon sang quel sans gêne ces femelles ! Elles ne savent tellement pas tenir leurs hormones ! Toujours à se jeter sur les hommes comme ça ; pas étonnant qu’elles soient responsables de l’exil du jardin tiens ! Sales pestes !

Cela dure quelques micro secondes, le temps d’un battement de cils suffisant pour le laisser maudire copieusement la gente féminine sans même une once de machisme mais pas sans une belle dose de mauvaise foi, avouons le au moins. Qu’y peut-il cependant ? Les femmes le lassent lorsqu’elles ne lui créent pas les pires ennuis et très franchement il n’y en a pas tant eu dans sa vie qu’il puisse qualifier d’intéressantes ou même de seulement... attachantes. Alanis peut-être ? Il n’a pas la moindre animosité contre cette petite rousse qu’il couvre de cadeaux sans aucune raison si ce n’est peut-être... une envie simple de lui tenir la main pour l’aider à traverser la route et lui éviter un chauffard. Cela lui arrive parfois, c’est comme avec ses chiens, vraiment identique en tout point. On abandonne pas ses animaux de compagnie. Il a apprécié Caly par le passé, quel gâchis elle aura causé ! Tess aussi ! Ah Tess, qu’elle franche déception, il la trouvait tellement fraîche, tellement... ah la la... Pour un peu il en aurait un pincement à la place du cœur. Mais il se vengera en temps voulu.

Hm ? Pour ses chiens ? Par l’enfer c’est si rare qu’on songe à eux et à la place qu’ils occupent dans les pensées du clown. Ce dernier sourit franchement, ses compagnons à poils seront heureux. Et pour lui une balle, explique le prêtre mais ce cadeau singulier n’est pas sans porter un message nullement déguisé puisque expliqué de surcroît. Menace, mise en garde ou autre elle caresse les oreilles de Lecter comme une douce musique. Et lorsque ses yeux noirs retrouvent tout naturellement ceux de son interlocuteur, Jason trinque, acquiesce et pas même l’ombre d’une autre émotion que la joie ne vient perturber ses traits. « Je ferai bon usage de cet objet aussi... commun puisse-t-il être parmi mes bagages. » non du commun ça, il n’en possède pas de son point de vue. « Vous savez Padre, j’ai quelques objets fétiches et... l’un d’eux est un pauvre éplucheur... ça paraît tellement risible n’est-ce pas ? » Il a l’air de se moquer lui même, trop peu de temps avant qu’il complète d’un ton plus naturel encore. « Pourtant même un couteau suisse ne le vaut pas, enfin... à condition de ne pas l’abandonner à la seule compagnie des légumes bien sûr. » Et de ponctuer le tout d’un clin d’oeil. Ah ce cher éplucheur... Et s’il s’en servait pour dépecer la grande tringle à rideaux brune beaucoup trop collante là tiens ? Hm... c’est tentant...  

© Jason L.





« La dernière voix qu'il faut écouter dans ce putain de monde est celle qui te dit de regarder où tu mets les pieds, qui te met en garde et qui a terme ne cherche qu'à t'entraver. Les « attention », les « non », les « prudence » je les laisse aux lâches. On ne fait pas la révolution en se souciant de demain et en se posant des limites ! Sois arrogant, sois confiant et si demain tu crèves dis toi seulement que tu n'étais pas digne des armes que tu avais en mains. »

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 16 Oct - 14:42


Sortie au Centre Commercial

Première Partie de l'intrigue



« Oh, jingle bells, jingle bells, jingle all the way!
Oh, what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.
Jingle bells, jingle bells, jingle all the way!
Oh, what fun it is to ride in a one-horse open sleigh.
»


Malgré le mauvais temps extérieur, tout se passait bien. Les décorations illuminaient l'intérieur du bâtiment, permettant ainsi d'éviter de penser aux ténèbres extérieures. Dehors, la neige virevoltait et les nuages sombres donnaient l'impression d'avoir dépassé l'heure du réveillon de Noël. Heureusement pour les joyeux consommateurs, le centre commercial était chauffé et chaleureux. Le gigantesque sapin de Noël était amoureusement décoré et rien n'était laissé au hasard. Rien sauf l'électricité, visiblement...

Jingle Bells, Jingle Bells, Jing...

D'un seul coup, tout s'éteignit. Plus de musique, plus de lumière, plus rien. Pendant quelques secondes, personne ne bougea mais au bout d'une demi-minute, la lumière n'était toujours revenue et avec les nuages extérieurs, on ne voyait strictement rien à l'intérieur. Certains commencèrent à paniquer et à tenter, avec plus ou moins de succès, de se déplacer. On entendait ça et là des bruits de pas, de chocs, des questions, des petits cris lorsqu'une personne percutait une autre, etc... Les réactions étaient aussi variées que les personnes présentes ce jour-là dans le centre commercial : immobilité, panique, incompréhension, opportunisme, patience, colère, etc... Et pendant ce temps-là, la lumière ne revenait pas.

Comment allez-vous réagir dans ce noir opaque ? Les faibles lumières des téléphones portables ne vous aideront pas beaucoup, malheureusement pour vous... Et puis les portes menant vers l'extérieur sont bloquées... Mais rassurez-vous, cela ne saurait durer... L'électricité va rapidement revenir, non ? Non ?





« Vous savez qui je suis mais vous ignorez ce que je suis... »

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COMMENTAIRES : Je suis le policier le plus sexy de tout New-York ! Comment ça vous ne me croyez pas ?! J'vous le permet pas ! Tiens... pour la peine tu vas allez faire un séjour anticipé en prison, hein ! Non mais oh ! On ne critique pas la loi et JE représente la loi !

Faudrait que vous m'expliquiez un truc : pourquoi toutes les filles qui passent devant moi ne se retourne pas sur mon passage ? J'suis pourtant super sexy comme mec, bien plus que n'importe quel humain normal ! Non ?! QUOI ?! Tu oses dire que j'suis moche ?! Allez hop ! Prison toi aussi ! Le prochain qui ricane...
Qui ?! Qui vient de ricaner ?!
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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 16 Oct - 15:40

« When I walk on by, girls be looking like damn he fly
I pay to the beat, walking on the street with in my new lafreak, yeah
This is how I roll, animal print, pants out control,
It's real fool with the big afro
They like bruce lee rock at the club !
»

La voix grave et tout sauf esthétique de Samson résonnait dans son petit appartement. Le pauvre homme s'imaginait, à tord, être un tombeur, un homme avec un grand h mais... mais non. Alors oui, il avait sauvé l'Académie et il avait fait un petit discours devant tout le gratin de New-York mais cela ne suffisait pas à être qualifié de bel homme. On pouvait être brave, courageux, populaire sans être recherché pour son physique et, dans le cas de Samson, on ne cherchait pas sa compagnie mais ce qu'il pouvait apporter en réputation. Parce que oui, Samson était devenu le héros de New-York et, de ce fait, on le reconnaissait dans la rue, on le saluait, on prenait des photos avec lui, etc... mais ce n'était qu'un phénomène de mode. Bientôt un autre héros ferait son apparition et plus personne ne se préoccuperait de ce looser de Hugher. N'importe qui d'un peu censé se serait vite rendu compte que l'attention des citoyens était tout sauf sincère : ce n'était qu'une bande de requins aux dents longues. La personnalité de Samson n'intéressait pas le moins du monde ce ramassis de nombrilistes : ce qu'ils voulaient, eux, c'était récupérer l'attention de la caméra braquée sur Samson. Alors on posait à ses côtés et on parlait de lui en termes élogieux parce que c'était ce qui intéressait la caméra en ce moment. Et si demain il fallait cracher sur le policier, eh bien ils le feraient sans hésiter. L'amitié n'avait pas de place dans ce monde d'apparences et il fallait être ou bien niaise comme Harmony ou bien stupide comme Samson pour ne pas s'en rendre compte. Quoi que le cas de Samson était à part puisque l'homme s'imaginait être réellement apprécié là où Harmony ne comprenait de toute façon rien à rien. Le policier se trouvant génial et beau à tomber par terre, toute cette attention lui semblait parfaitement naturelle.

« When I walk in the spot, this is what I see
Everybody stops and they staring at me
I got passion in my pants and I ain't afraid to show it !
»

Et pourtant, il aurait dû... Samson était très loin d'avoir un physique de mannequin et les trop nombreuses bières qu'il avait bu restaient bloquées dans son ventre, lui faisant une sorte de mini-bouée de sauvetage. Nul doute qu'en cas de naufrage, l'homme n'aurait aucune difficulté à flotter. Le visage de Samson n'avait aucun charme ou plutôt, pour être complètement honnête, n'apportait rien de nouveau au monde. Il avait un visage on ne peut plus banal, typiquement le genre de face qu'on oubliait quelques minutes après l'avoir aperçue. Corporellement parlant, Samson était lourd et il s'entêtait à entrer dans des vêtements trop petits pour lui et donc trop moulants. Pour le policier, c'était à l'homme de porter le vêtement et pas aux vêtements d'habiller l'homme. Fort bien. Dans son cas, de toute façon, les vêtements auraient eu quelques difficultés à l'habiller puisqu'il continuait à prendre une taille en dessous de ce qu'il aurait dû prendre, sans doute par volonté de ne pas s'avouer gros. En continuant à prendre une taille trop petite, Samson continuait de se boucher les yeux sur la dure réalité : un régime ne lui aurait pas fait de mal. Et pas que physiquement parlant ! Le policier buvait trop et mangeait trop gras : son organisme avait du mal à tout digérer et le soir, alors que Samson ronflait joyeusement, son estomac criait à l'aide. A ce rythme là, le policier finirait par se retrouvait à l'hôpital ou en cure... Mais toute cette agitation autour de son auguste personne ne l'aidait absolument pas à se remettre en question... La preuve étant que malgré la température peu candide et l'énorme sandwich avalé à la va-vite, Samson se décida à sortir pour aller parader au centre commercial. Tout était fermé et il était en jour de congé : en gros, il n'avait rien à faire. Et puis il avait terminé ses pornos la veille et il fallait qu'il aille en acheter de nouveau.

« I'm sexy and I know it ! »

L'important c'est d'y croire, non ? Samson enfila son manteau et sorti en esquissant quelques pas de danse ratés et franchement pas en rythme. Il chantonnait joyeusement en marchant comme un caïd (mais comme un constipé, dans les faits...) et il aperçu le center commercial de loin. Fantastique ! Il y avait l'air d'avoir du monde en plus ! Samson ne pressa pas le pas, préférant garder sa démarche de ''beau-gosse''. Et puis la lumière s'éteignit brusquement dans le centre commercial.

« Bah... »

Cela laissa Samson complètement pantois. Que se passait-il ? Le centre commercial fermait plus tôt aujourd'hui ? Ho bah non alors ! Et Samson, en bon policier adepte des énigmes et des suspicions, fit demi-tour pour rentrer chez lui. Si la lumière s'était éteinte c'est que le centre commercial venait de fermer. Tant pis. Il lui restait de la viande dans le frigo et puis il ouvrirait le porno qu'il s'était réservé pour Noël plus tôt que prévu. Au pire il le regarderait deux fois dans la journée et puis voilà. Pour accueillir dignement sa résolution nouvelle, Samson lâcha un pet odorant et disparut au détour d'une rue, ne laissant derrière lui qu'une odeur d’œuf pourri bientôt dispersée par le vent.

Spoiler:
 




« Plus beau et efficace que moi, ça n'existe pas allons ! Je suis policier, je n'arrête pas d'être gradé et j'ai une réputation de tombeur ! … Comment ça c'était pas tombeur dans ce sens-là ? »
©️ chaussette


Samson version "game of thrones:
 

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Ven 16 Oct - 22:43



Assis sur le banc près du prêtre, Theodore pousse un profond soupir. Techniquement parlant, il n'a plus rien à faire ici, l'information qui l'a amené à venir au centre commercial lui a été délivrée, il peut donc quitter l'endroit l'esprit plus ou moins reposé. Mais il ne parvient pas à s'arracher au vaste hall rempli de gens. Posant les mains sur ses genoux, il ferme les yeux. Le joyeux brouhaha envahit peu à peu ses oreilles. Des rires, des discussions échangées d'un ton chaleureux. Il distingue le tintement de la monnaie que quelques passants glissent dans l'urne du prêtre, les remerciements que ce dernier ne manque pas d'émettre à l'égard de ces hommes et femmes qui n'ont pas oublié ce que signifie qu'être un humain...même si pour la plupart, ce n'est qu'une fois par an, pense avec amertume Theodore. A se couper ainsi du réel pour ne se focaliser que sur des sensations, il s'efface petit-à-petit jusqu'à devenir invisible. Les odeurs de pâtisseries, de sucreries, de parfums l'assaillent par vagues mais ne lui soulèvent pas le coeur. Derrière ses paupières closes, il repense à ces années où tout était encore si simple. Ces années où toutes les fêtes qu'il vivait n'étaient jamais synonyme de tristesse ou de mélancolie. Elle lui paraît tellement cette époque. Presque une autre ère. Doucement, il rouvre les yeux pour se retrouver face à sa solitude. Là, devant lui, le prêtre parle à un homme. Les échos lointains de leur échange lui parvient. Sans impudeur, Theodore dévisage l'inconnu devant l'étal de l'homme d'église. Imperceptiblement, les sourcils du médecin se froncent et son coeur manque un battement. Ces traits...il les connaît. Il les a déjà vu. Placardés sur les journaux. Apparaissant sur les écrans de télévision. Que fait-il ici? Que fait Jason Lecter dans ce centre commercial?!

Tendant l'oreille, il essaie de saisir quelques bribes de la conversation. Malheureusement tout lui échappe et il ne peut se fier qu'à la posture des deux hommes qui semblent échanger des paroles courtoises. Courtoises ou lourdes d'un sens caché. Tandis que ces deux-là trinquent, Theodore balaie les alentours du regard. Depuis qu'il est à New-York, depuis que le Sud s'est trouvé une bête plus féroce pour s'imposer aux autres, il sait qu'il est rare de voir Jason Lecter sans un de ses acolytes. Que ça soit la montagne de muscles ou l'homme de glace discret. Où se terre donc ces deux-là. Quand son regard croise une paire d'iris aussi pâles que la mort, sa bouche s'entrouvre. L'air s'engouffre dans sa gorge, il le sent se scinder en deux dans sa trachée pour remplir ses poumons. Ses cordes vocales se figent. Il a bien vu quelques vigiles ici et là. Mais oùsont-ils bien fourrés maintenant? Il n'en voit pas un. Le souffle coupé, Ted hésite entre raison et réflexe. Appellera-t-il à l'aide? Signalera-t-il la présence de ces deux-là? Theodore se lève soudainement, peut-être trop soudainement car ses yeux accrochés à ceux de celui que l'on appelle le Croque-Mitaine distinguent un mouvement tout aussi soudain chez le second de Lecter. Et c'est à cet instant que tout devient noir.

Sans que rien ne le laisse présanger, les lumières s'éteignent, les chants de Noël diffusés par les baffles disséminées dans le centre commercial se taisent, les voix mécaniques des quelques automates meurent dans un ralenti d'agonie. Un ultime clignotement et les guirlandes ne répandent plus leur scintillement d'or. Par les baies vitrées ne parvient aucun éclaircissement, le ciel est bien trop nuageux pour qu'une quelconque source de lumière perce la pénombre. Un bruissement parcourt la foule brusquement plongée dans le noir. Personne ne sait ce qu'il se passe. Des murmures commencent à s'élever. Un enfant pleure, un autre interroge ses parents. Le froissement des sacs plastique font écho à quelques pas que l'on esquisse prudemment. Et puis, le troupeau aveugle se met à bouger. Les pieds collés au sol, la gorge sèche, Theodore est incapable d'esquisser le moindre geste ou d'émettre un son. Le visage impassible d'un des monstres du Sud reste ancré sur ses rétines. On le bouscule, il entend un marmonnement en guise d'excuses. La peur commence à le saisir. Il y a au moins deux loups dans une bergerie pleine à craquer de moutons, d'agneaux et lui, Theodore Traum, ne fait pas partie des carnassiers.



    " Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. " Stéphane Hessel

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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial Sam 17 Oct - 17:30

Quelle joie de constater que James approuve mon idée ! Il demeure un modèle pour moi, encore aujourd’hui. Il a tellement raison, il ne peut arriver que des bonnes choses cette année. Nous avons eu notre lot de malheurs, il ne faut pas avoir de regret et fêter ceux qui seront présents. Certains manqueront, mais il faut se consoler en se disant qu’ils seront bien et heureux, dans leur famille. Moi j’ai la mienne, James en fait partie, et je lui souris, rassurée.

« Quand cesseras-tu d’être le plus sage de toute l’Académie, dis-moi ? Nous passerons un excellent moment et je m’en réjouis ; »

Même si de viles âmes profitent de cette période pour jouer sur la corde sensible et instiller des mensonges dans les esprits. Je me rapproche encore plus de James en l’écoutant disserter sur les prêtres, les religions. Je suis tellement d’accord. Je sais qu’on peut avoir besoin de se raccrocher à quelque chose. Alors que c’est sur soi et sur l’Humanité qu’il faut compter. Gordon est bien tolérant de les autoriser. Pour moi ce sont des corrupteurs d’âmes et il faudrait les interdire ! Je secoue la tête, pour me concentrer de nouveau sur les médaillons et sur le vendeur auprès duquel je passe commande.

« Oh c’est une idée grandiose ! Quelque chose de spectaculaire et d’inattendu. Loin des clichés. A noël on s’attend tous à un décor de conte de fée, ça serait bien de faire autre chose. Comme un voyage dans le temps des meilleurs moments de l’année écoulée et de ceux qu’on espère ! Avec des photomontages et autres. »

Je fourmille déjà d’idée, et je suis persuadée que monsieur Weins nous accordera cette démarche. Il est effectivement très généreux, comme l’a soulignée James. Et comme lui, je suis particulièrement aidée par l’argent que me verse l’Académie. Je n’ai pas de travail rémunéré, je refuse l’aide de mes parents, je n’aurai rien sans Weins. Là, je peux me consacrer pleinement à mes études et à mon entrainement, sans avoir à m’inquiéter. Cela a contribué à l’apaisement de mon esprit. Esprit un peu torturé pour diverses raisons.

« Je te comprends et partage ton avis ; je leur dois tellement, j’aimerais un jour pouvoir leur rendre autant qu’ils m’ont apporté. C’est terrible, je me demande ce que je ferai après, quand j’aurais terminé mes études. J’aime courir, vraiment, c’est ce qui me fait me sentir… libre. Mais j’aimerais agir pour l’académie, pour aider comme elle m’a aidée. C’est un peu angoissant d’ailleurs, de se dire qu’un jour… on sera dehors. Tu sais déjà ce que tu feras, toi ? »

Et que ferai-je quand il ne sera plus à l’Académie. Autre chose d’angoissant, mais je sais que tout ira bien, pour tout le monde. Il ne peut en être autrement. James s’en sortira et fera de grandes choses tandis que l’Académie sauvera encore bien des enfants. Sa question me tire toutefois de mes pensées en me faisant rougir de manière incontrôlée. Comment… pourquoi dit-il ça ? J’apprécie Calypso, c’est un fait, mais peu de gens connaissent réellement le lien qui nous unit. Quant à passer Noël avec Daniel… Non enfin, nous ne sommes pas… enfin ce n’est pas ça qui nous unit. Après tout, on ne se fréquente que pour les leçons… J’ai cru, à un moment, qu’il y avait autre chose, sans pouvoir dire quoi précisément mais...  non, depuis notre dérapage dans la cantine, il a été on ne peut plus clair à ce sujet. Et puis c’est mieux ainsi. Je dois rester concentrée sur la compétition et les études.

« Ne sois pas idiot enfin. Ce sont deux personnes très occupées, je suis sûre qu’elles débordent de projets. Et je ne vois pas pourquoi tu parles de Calypso et Daniel…. »

Mes liens avec eux restent quelque chose que je garde pour moi. Ceci dit, il a raison sur un point… peut-être aurais-je pu demander à Calypso. Pas Daniel, il doit avoir des soirées mondaines et d’autres personnes à torturer mentalement, mais peut-être Calypso. D’un autre côté, je ne suis pas malheureuse de fêter Noel à l’Académie. J’ai juste l’impression… je ne sais pas, qu’il va manquer un petit quelque chose. Puis je souris de nouveau en sortant du magasin, avec mes médaillons.

« Oh si, j’ai hâte. Je suis certaine qu’on est même loin d’imaginer tout ce que Weins nous réserve. Je me souviens de mon premier Noel là-bas… »

Je resserre mon bras autour de celui de James. Pendant longtemps j’ai affronté mes démons seule, mais finalement, être avec lui me fait le plus grand bien. J’arrive à laisser derrière moi mes contrariétés, je ne pense même plus à Jayden.
Mais alors que je savoure mon entrain retrouvé, je me retrouve paralysée par la surprise. Le noir, total et soudain. A peine déchiré par quelques cris de surprise. Je me suis instinctivement rapprochée de James, me maudissant quelque peu de cette faiblesse.

« Ce n’est qu’une panne de courant… », que je m’entends murmurer.

Les lumières des téléphones éclairent faiblement le hall, et j’imite la foule en sortant le mien, histoire de pouvoir au moins voir à un pas devant nous. Quelques minutes passent, et rien. Je m’oblige à rester immobile, mais certaines personnes commencent à paniquer. Je sens qu’on me bouscule, j’entends des gens crier que c’est fermé. Bon sang, faut absolument éviter un mouvement de foule. Quelque part, ça me rappelle la fusillade. Et encore, j’ai été épargnée. Je m’agrippe à James, effrayée à l’idée de le perdre dans le noir.

« Qu’est-ce qu’on fait? Si on reste là, ils vont finir par nous écraser. C’est quoi ces histoires de portes fermées en plus ?! Tu crois qu’on devrait essayer d’aller voir ? »

Ce n’est qu’une panne de courant… ce n’est que cela… Cela ne peut pas être une nouvelle attaque. Est-ce à nous d’agir ? J’en doute, mais une foule qui panique est dangereux. Je suis sûre que c’est une erreur, que tous nous pourrons aller tranquillement réveillonner tout à l’heure… il le faut.


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MessageSujet: Re: Intrigue n°3 ▬ Première Partie : Sortie au centre commercial



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