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ALLEGRA ♣ you've been thunderstruck.
Cheerleader
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H. Allegra Lockhart
Informations
AVATAR : Teresa Palmer

ANNÉE D'ÉTUDE : Troisième année

DC : Tess Sayers, Spencer J. Fitzpatrick, Zélis Jaeger-Hyde

DISPONIBILITÉ RP :
  • Indisponible


COMMENTAIRES : « Mirror, mirror on the wall, tell me, who has the sickest mind of them all? »

CRÉDITS : korrigan (avatar) || alaska + tumblr (signature)

MESSAGES : 610

Date d'inscription : 10/04/2011

CASIER JUDICIAIRE
ÂGE: 22 ans
CAMP: Sans idées fixes
JE SUIS: un incertain, je peux basculer d'un côté comme de l'autre


MessageSujet: ALLEGRA ♣ you've been thunderstruck. Sam 4 Juin - 21:14


ALLEGRA LOCKHART
« seuls les désirs scandaleux font les grandes choses. »





« it's your life! »

NOM : Lockhart
PRÉNOM : Hypathie Arsène Allegra
DATE DE NAISSANCE : 02 Février 2082 À : Vienne
NATIONALITÉ : Américano-Autrichienne
SIGNE PARTICULIER : Fausse jumelle de Nine Werthem.

Poste vacant ; scénario ou inventé? Inventé.
Célébrité choisie : Teresa Palmer.
Groupe : Cheerleaders.
Code du règlement : LOL.

Crédits :
© Dévotion & Fanpop (icons) || © Lya (avatar)





HISTOIRE

« ll y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète,
où sont les véritables causes des événements. » — Balzac.



Lorsqu'elle se réveille le matin, elle ne pense à rien.

Tout est déjà planifié. Aucune surprise. Aucun événement. Chaque erreur peut être essuyée, réparée, effacée comme si de rien n'était. Même ce qu'elle décide d'improviser, c'est récupérable.
À la fin, ça devient chiant. Et frustrant.
Allegra est une personne spéciale. Comprendre, à part. Différente. Pas par son histoire, pas par sa psychologie, mais par les deux à la fois. Peut-être qu'elle est brisée. Peut-être qu'elle est restée une petite fille au fond du gouffre. Peut-être que c'est pour ça qu'elle ne ressent plus très bien les émotions.
Peut-être que tout aurait pu être différent.

She is frequently kind / And she's suddenly cruel / She can do as she pleases / She's nobody's fool
And she can't be convicted / She's earned her degree / And the most she will do / Is throw shadows at you.


Il fut une époque où les gens ne se souciaient guère de ceux avec qui ils copulaient. Je te prends sur un canapé, tu me prends dans un bar. On ne se connaît pas, on s'en fout. Souvent, c'était les riches qui prenaient les pauvres, jamais le contraire - ça réveillait les vieux rapports. Dominant/dominé, maître/esclave, pouvoir/faiblesse. Les hommes ont toujours aimé ça. Histoire de creuser encore plus les inégalités, sûrement.
Il fut une époque où un homme du nom de Keith Lockhart était très insouciant. Héritier d'un héritier d'un héritier, la fortune était assurée par le nom et l'entreprise qu'il reprendrait à la mort de son paternel. En attendant, il s'envoyait dans les bordels dans ce qui restait de l'Autriche. Client/pute, encore un. Enfin.
Il y avait une femme ce soir-là. Une femme, pas une pute, pas une junkie, pas une femme d'affaire. Juste, une femme. Différente, un peu perdue, un peu perplexe, un peu étrange. Keith n'avait jamais vu de femmes de ce genre, c'est pourquoi il la trouva belle. En Amérique, les femmes étaient toutes formatées, aucune ne portait sur son visage les marques de la beauté brute, celle donnée par Mère Nature. Or, dans son souvenir, elle avait de longs cheveux blonds et des yeux d'un vert incroyable, qui, pourtant, ne reflétaient aucune expression. L'Autrichienne, qui devait répondre au doux patronyme de Marlene Von Werthem, s'apparentait à une statue de glace, celle qui fait fondre le coeur des hommes. Dont celui de l'Américain. En gentleman trop sophistiqué, il l'aborda, lui proposa un verre. Stupide idiot. Il ignora jusqu'au trouble qui se saisit de ses tripes, il dissimula la frayeur et la fascination que lui causèrent le regard de la blonde Marlene. Un regard vide. Cruel. Malsain. Mais elle parut néanmoins séduite, et dans un anglais approximatif pour elle, ils finirent dans une chambre d'hôtel.
Au petit matin, ni l'un ni l'autre ne se sauva, et ils passèrent d'ailleurs plusieurs journées ensemble. Keith parla même mariage, ce qui contenta fortement Marlene, qu'il trouvait entièrement à son goût. Malgré leur petite idylle, Keith dût retourner à New-York pour affaire en promettant à Marlene de venir la chercher. Ce qu'il ne fit jamais.

Marlene se rendit vite compte que son amant l'avait oublié, ce qui constituait en soi une grossière erreur. Il se trouva en effet que la jeune femme était ce que l'on appelle une psychopathe. Une personne sans vision du bien et du mal, incapable de ressentir les émotions et ayant un comportement imprévisible, antisocial et violent. Et il se trouva malheureusement pour tous que la jeune femme était enceinte de ce bâtard d'Américain. Malgré ses appels à répétition, il ne revint jamais sur le sol européen et la jeune femme se retrouva dans une galère monstre.
L'Autrichienne donna naissance à deux fausses jumelles: Bianca et Hypathie. Brune aux yeux verts et blonde aux yeux gris, les parfaits enfants de leurs parents. Sauf que Marlene n'éprouvait aucune affection pour ces deux gosses et une chose en entraînant une autre (surtout à cause de sa pathologie), elle s'amusa longtemps à mettre la vie des filles en danger. À les battre, parfois. À les torturer - elle trouvait ça fascinant. Or, cela eut pour principale conséquence de bloquer les sentiments des jumelles. Elles finirent par ne plus rien ressentir, ni la douleur, ni la peur, ni la colère, ni la joie.

Tandis que Marlene s'amusait cruellement avec sa progéniture, Keith Lockhart venait d'épouser une fraîche top-model, Amber. Qui se révéla stérile et donc incapable d'assurer la lignée des Lockhart. Dramatiquement dramatique, il se souvint alors qu'il était peut-être père, et s'embarqua une seconde fois pour l'Autriche dans l'espoir d'en apprendre un peu plus. Il retrouva assez facilement Marlene et fut complètement déstabilisé face à elle. En outre, elle domina leur entrevue du début à la fin, s'amusant assez sadiquement à attaquer son ex verbalement. Puis, finalement, elle lui amena les jumelles et lui proposa un horrible marché. Il choisissait l'une des deux filles qui serait aimée et élevée dans la richesse tandis que l'autre resterait avec Marlene et continuerait à souffrir. Keith fut saisi de stupeur en observant ses deux poupées de trois ans, et considéra la folle qui lui faisait face avec dégoût. Il tenta de s'insurger, d'être intègre, d'en appeler aux Droits de l'Homme mais Keith était un homme, et en ce temps, les hommes ne se souciaient plus d'être intègres.
Ainsi, la guerre commença.

Don't hide yourself in regret / Just love yourself and you're set / I'm on the right track baby / I was born this way
Don't be a drag, just be a queen / Whether you're broke or evergreen / I'm on the right track baby / I was born to survive


Au bout d'un moment, les années finirent par se ressembler. Après les premiers chocs, les premiers émois, elle s'était adaptée. Cette petite blonde aux yeux immenses s'était faite sa place dans ce monde de brutes, et s'y était accrochée. Fille unique des Lockhart, elle avait immédiatement joui d'une réputation imparable. Cependant, et il faut le reconnaître, Keith et Amber protégèrent bien Allegra de la société et la gardèrent à l'abri des scandales du mieux qu'ils purent. En parlant d'Amber... magnifique jeune femme, blonde décolorée, un peu écervelée, elle accepta avec joie la venue d'une petite fille dans le couple, peu importait qui était sa mère - la consigne, d'ailleurs, était simple: Allegra était la fille biologique des Lockhart, point. Son acte de naissance fut falsifié comme il faut, et tout fut programmé pour que la petite gamine grandisse dans du coton. Fréquente les meilleurs établissements de l'État. Devienne l'une des plus jolies adolescentes du pays. Se conduise en lady. Ait conscience de qui elle était, et de ce qu'elle pouvait faire.

Rapidement, elle s'adapta à ce mode de vie. Après tout, c'était mieux que la cave sordide où Marlene la faisait autrefois dormir... Si les Lockhart avaient pris soin d'éloigner Allegra de sa mère biologique et de sa soeur, elle y pensait souvent. Très souvent. Trop souvent. En même temps, comment s'en empêcher? Tout était ennuyeux dans cette vie - Allegra avait développé un instinct de survie incroyable. Habituée à repérer quand les coups allaient partir, à déchiffrer dans les yeux de cette mère démoniaque quelle punition elle allait leur infliger, sa vie dorée affaiblissait ses réflexes. Et ici, en plus, on l'encourageait à montrer ce qu'elle ressentait. Sérieux, c'était quoi ce délire? À peine née, elle devait déjà se taire, ne pas sourire, ne pas pleurer, ne pas crier, ne pas lever les yeux au ciel... Désormais, c'était le contraire. Mais c'était beaucoup trop dur de changer, et surtout, elle n'en avait pas vraiment envie. C'était drôle de n'avoir presque aucune réaction, de rester de marbre devant des foules hypocrites et expressives. Elle décida donc qu'elle ne deviendrait pas un clone de ces filles préfabriquées, sans âme et sans personnalité. Elle décida qu'elle allait être fascinante, insaisissable, indomptable.
Inégalable.

Dix autres années passèrent sans qu'Allegra ait le moindre contact avec l'Autriche. Dix autres années pendant lesquelles Allegra laissa son passé s'enterrer profondément. Elle avait fini par croire à un cauchemar. Ses parents n'en avaient jamais parlé. Aucune photographie, aucune lettre. Aucun souvenir. Elle avait endossé le rôle de la pétasse pour faire plaisir, mais tout lui était indifférent. Parfois, elle apparaissait dans un film, chantait avec un artiste connu, posait pour un magasine de mode. Les premières fois, c'était nouveau. C'était frais, inédit, sensationnel. Ensuite, ça redevenait commun et Allegra cherchait alors de quoi s'émerveiller. Elle perdit sa virginité dans cet optique, de vivre un truc encore inconnu. Même chose pour la drogue, sa seule et unique cuite, la cigarette. Rien n'arriva cependant à la rendre dépendante, rien d'autre que son propre ennui. Ses cours particuliers se révélèrent relativement intéressants, surtout en mathématiques, matière dans laquelle elle brillait. Allegra acheva ainsi son éducation bourgeoise, en acquérant une grande culture et un savoir vivre, qui, s'il était parfaitement hypocrite pour elle, lui servirait à maintes reprises. À quatorze ans, elle était devenue exactement la fille dont ses parents avaient rêvé.
Or, elle était bien loin de la fille dont elle avait rêvé d'être.

No matter where I live / Despite the things I give, / You’ll always be this way / So go ahead and….
Go ahead and hate on me, hate on / 'Cause I’m not afraid of it / What I got I paid for / You can hate on me.


La télévision américaine n'en parla pas. La presse passa à côté, la radio n'en eut cure et le monde entier continua de tourner - et de souffrir.

Allegra avait fêté ses seize ans quelques temps auparavant. Elle se trouva déjà dans l'Académie Weins, un choix étrange et improbable qui n'en était pas vraiment un. D'abord, il y avait eu cette foutue lettre d'avertissement du Gouvernement, informant les Lockhart que le comportement de leur fille se trouvait en décalage par rapport à la société (...) et qu'elle devait passer des examens psychologiques. Allegra s'y était pliée sans sourciller, car elle se savait bien plus futée que ces tests à la con.
Elle échoua sur le test de sensibilité. La mort la laissait visiblement impassible, de même que la violence, les massacres ou la folie humaine. Les scientifiques à sa chargent virent en elle un excellent potentiel pour la Police Secrète et proposèrent aux Lockhart une place à Weins. Dans un premier temps, la blonde déclina poliment l'invitation - cette Académie n'était pas spécialement réputée pour son excellence. Puis, après avoir été assurée qu'elle bénéficierait de cours adaptés à son niveau, elle revint sur sa décision. Elle se dit qu'elle n'avait rien à perdre, mais ce fut l'idée d'une nouvelle aventure complètement imprévue qui l'emporta.
Septembre 2080, elle était officiellement acceptée.

Décembre 2098, elle reçut une lettre, un événement rare, chez elle. L'enveloppe ne contenait qu'un cliché en noir et blanc. Rentrée pour les vacances, Allegra trouva curieux que cette lettre lui soit adressée. La photographie représentait une jeune femme de face. Son visage, resplendissant, reflétait néanmoins une certaine cruauté dans ses traits - rien qu'à la moue que formait sa bouche, on pouvait constater à quel point elle était méchante. Son regard se braquait en direction de l'objectif et atteignait ainsi Allegra dans les yeux. Son habituelle impassibilité s'effaça alors avec un hoquet de stupeur.
Cette fille, c'était elle.
Même attitude, même expression faciale. Même air supérieur, même bouche fine et sensuelle. Sur l'image, la fille avait de longs cheveux raides et noirs. S'ils avaient été blonds et bouclés...
Allegra ferma les yeux, et fut dérangée dans son trouble par le bruit d'un objet tombant par terre. Il s'agissait d'un papier blanc, format carte de visite.
Au dos, quelques lettres tracées en langue Allemande.
« Je t'ai retrouvé. »
L'américaine n'eut pas besoin d'analyser l'encre rouge pour deviner que ce n'était rien d'autre que du sang humain.
Elle ne s'étaient jamais connues, mais la ressemblante était frappante et, instinctivement, Allegra savait qui était cette jeune femme. Une myriade de souvenirs affluèrent dans sa tête, et elle se retrouva quelques instants le souffle coupé.
Le message était clair.
Elle était mise en danger par sa propre soeur.

Septembre 2099, Allegra Lockhart commençait sa seconde rentrée à l'Académie Weins. Vaguement pressée de retrouver le train de vie du lycée, elle se dirigea vers sa bande. Storm, Everwood et d'autres dont elle ne se donnait pas la peine de retenir le nom. De loin, elle aperçut les sportifs, déjà habillés. Certains se faisaient confisquer leurs joints et leurs symboles anarchistes pendant qu'ils se faisaient tous rassembler dans le Hall pour le discours de rentrée scolaire. Au milieu des autres élèves, tandis qu'on l'assommait de paroles moralisatrices, Allegra mit sa main dans sa poche de jean, et caressa les contours de la photographie. Depuis un an, elle n'avait cessé de se demander ce qui se passerait quand sa jumelle débarquerait, probablement pour la tuer.
Storm lui chuchota quelque chose à l'oreille, tirant ainsi la jolie blonde de sa rêverie, qui lui laissa en mémoire le chuchotement de quelques mots.

Cette année, quelque chose d'intéressant allait peut-être se produire.
Enfin.

• • •


CARACTÈRE

« Un homme de caractère n'a pas bon caractère. » — J. Renard.


Allegra pourrait être une caricature. Celle de la petite garce née avec une cuillère en argent dans la bouche. Le cliché de la « Queen Bitch », bourgeoise issue de la jeunesse dorée de sa génération, qui obtient tout d'un battement de cil. Ou bien le stéréotype de la blonde, ennemie blasée tellement populaire à l'extérieur mais si seule à l'intérieur, celle qui rabaisse la gentille héroïne un peu paumée parce-qu'elle n'a rien d'autre à faire de sa vie.

Allegra n'est pas une caricature. Là où certaines veulent tenter d'exister, Allegra est. Point. Pas une victime, pas un fantasme, pas la pute, pas un masque. Elle ne perd pas de temps à jouer les fausses modestes, les naïves, les allumeuses. Elle se contente d'être un peu au-dessus des autres, désinvolte, accoudée au comptoir, son éternel sourire sarcastique gravé sur son visage. Silencieuse, elle observe, note et retient, toise et assassine, valide ou refuse. Elle paraît blasée. Elle l'est souvent, d'ailleurs. Les rares fois où Allegra ne se sent pas ennuyée de tout, c'est quand elle découvre quelque chose de nouveau. Dans ces moments-là, c'est une enfant avide qui prend sa place, qui absorbe la moindre miette d'une expérience inédite. Une fois qu'elle l'a assimilée, c'est foutu. Allegra s'ennuie vite et longtemps.
Sa vie n'a pas vraiment de but. D'façon, sa finalité, c'est la mort, donc le reste, à la limite... Mais sa vie n'a pas de but uniquement parce-qu'elle a décidé qu'elle n'en aurait pas, c'est tout. Il ne faut pas tenter de lui trouver des excuses, à cette fille-là. Ça ne marchera jamais. Elle aime dominer les autres, se sentir supérieure, décider de tout. C'est une hystérique qui s'ignore, en fait. Gosse, elle n'a jamais fait de caprices - pas besoin. Elle est née avec des fils au bout des doigts, son seul travail est de les accrocher aux bonnes marionnettes. Ensuite, ça marche tout seul. Pire, ça court.

Allegra a toujours été une sale gamine, mais pas de celles qui se pavanent sur le devant de la scène. Les paillettes, le bruit, les foules en délire, ce n'est définitivement pas pour elle. C'est bien trop vulgaire, darling. Allegra est sobre, élégante, discrète, efficace. Pas besoin d'artifices. Elle fait partie du camp des méchants plus par défaut que par véritable choix. Remarque, même si elle devait choisir, elle resterai où elle est. Le camp des méchants l'a toujours intéressée. Attention, pas n'importe lesquels. Pas ceux qui sont battus à plate couture par la bande au beau gosse. Pas ceux qui virent de bord lors des dix dernières pages ( « putain, si je ne deviens pas gentil, je vais rater ma vie, merde alors » ), pas ceux qui sont complexés par une blessure secrète. Allegra n'est ni gentille, ni douce, ni généreuse, et ça, parce-que ça l'amuse. Peut-être reste-il un peu de loyauté et d'intégrité au fond d'elle, mais elle en doute sérieusement. Hypocrite manipulatrice, elle aime bien mettre les autres dans la merde, c'est tellement fascinant, presque autant qu'observer des scarabées reversés sur leur carapace, agitant vainement leurs petites pattes en l'air pour tenter de se remettre sur pieds. Elle pourrait observer ça pendant des heures.

Cette fille, cette garce égocentrique, cynique et tellement inaccessible ne mène pas une vie ordinaire et n'a, par conséquent, pas un caractère ordinaire. Par ailleurs, elle sait qu'elle est intelligente, sa richesse saute aux yeux, et elle se trouve belle - vraiment belle. Ce n'est pas son corps de mannequin, les lapis-lazulis qui lui servent de pupilles, les fils d'or sur sa tête qui diront le contraire. Elle se trouve belle, terriblement belle. Et aimerait passer au niveau supérieur. Passer de « plaire » à « être aimée ».
Plaire. Ça doit bien faire seize, dix-sept ans qu'elle plaît. C'est tellement commun, plaire. Tout le monde plaît, plaisait, plaira. C'est trop facile, c'est trop évident. Un truc de novices, ça, plaire. Un truc de pauvres - c'est son insulte intemporelle, ça, les trucs de pauvres. Elle n'a rien contre eux, mais il faut avouer que les pauvres ne peuvent que se permettre de plaire. Fades et dans la norme, en plus. Elle, elle est exceptionnelle. Elle est une perle rare. Elle a le droit d'être aimée. Pas vrai?

La Nature doit être vachement bien foutue - une histoire de karma, à tous les coups. Elle ne peut pas tout avoir dans sa vie, la réussite sociale et le bonheur. Le second s'est fait la malle au moment de sa naissance, mais elle a appris à vivre avec - non, sans. Allegra s'est coupée des émotions.
C'est un truc qu'elle ne ressent pas. La joie, la tristesse, la colère, la peur, ce ne sont que des vagues palpitations dans son coeurs, au plus, un noeud à l'estomac. Et ça s'arrête, point à la ligne, retour, majuscule. Une vie d'ennui et d'auto-satisfaction, c'est un peu bâclé, mais il faut croire que ça paie. Allegra se suffit à elle-même. Les autres n'ont jamais compté à ses yeux. Ses parents ne sont que des esclaves, ses amis des passe-temps, et le reste n'est qu'un tas de phoques qui se roulent dans la fange.

Allegra n'a pas le sang bleu, mais s'est auto-proclamée Impératrice. Sa tiare est posé sur sa table de chevet, son sceptre est rangé dans un tiroir. Elle trimballe son pouvoir et sa supériorité avec elle - dans ses poches, ça ne tient pas de place. Enfin, son trône se situe quelque part entre deux nuages, au dessus des autres.

Les Autres.
Quelle invention ridicule.

• • •


YOU & YOURSELF



Ton p'tit nom/pseudo : Mou
Ton âge : Seize ans
Un ou plusieurs comptes sur le forum ? Un - pour le moment.
Comment as-tu connu le forum ? Par magie \o/
Et comment tu le trouves ? ...
Quelque chose à ajouter ? Pfouuuuuuuuuu. J'ai eu du mal à la terminer, cette histoire. Ah, sinon? Je m'aime.



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